Tuesday, February 15, 2011

Bien, prenons un peu l'air, voulez-vous?

Pour ceux qui se demandent ce qu'il advient de ma personne - car je l'admets, je n'ai pas été wunderfidèle au poste ces dernières semaines,
1. Je vais bien, mais
2. Je commence à sentir la fatigue, là.
J'explique. (Attention ça va être technique, mais d'un autre côté c'est vous qui l'avez voulu). Pour ma thèse, je devais commencer mon terrain Union européenne en octobre 2010. (Et pour ceux qui ne le savent pas encore, dans le langage du doctorant, terrain = collecte de donnée, dans mon cas par le biais d'interviews multiples). Seulement voilà, j'ai plutôt choisi d'aller faire une autumn school en Suède, pour laquelle j'ai dû écrire un article, puis une formation intensive sur le fonctionnement des institutions européennes, ce qui fait que j'ai commencé ce terrain début décembre. Donc depuis décembre, je rattrape le temps perdu.
Et évidemment, le fait que mon budget retranscriptions d'entretiens soit limité, et que je ne puisse engager que des étudiants - à savoir des gens qui sont en blocus et examens en décembre et janvier - n'arrange pas ma situation. 
Bon. 
Là dessus, sachons qu'en avril, je commencerai mon terrain londonien, ce qui impliquera, si Dieu le veut, (ou plutôt le jury de ma demande de financement), de passer trois mois en Anglonie, youhou les amis, danse de la joie et félicité multiple. 
Mais un terrain, ça se prépare. C'est à dire qu'à partir de mars, je devrai lire, lire et lire sur le système de décision politique anglais, j'adoooooore ça justement (not), ça va être fun. Et ce qui implique, vous l'avez deviné, de terminer mon terrain Union européenne d'ici deux semaines. Hum.
Faisable? 
Je pense que je vais plutôt laisser quelques entretiens pour l'après-Londres, histoire de "continuer mon terrain Union européenne avec une nouvelle perspective", i.e. c'est pas possible, il y a un moment où on ne tient plus le coup, hein. Mais ça signifie aussi que je prend du retard sur l'agenda global qui devait me faire finir avec brio ma thèse pour octobre 2013.
Et sinon, la vie en dehors de la thèse, ça marche, aurez-vous envie de me demander?
Et bien, disons que pour le moment, tout est plutôt consacré au mariage de ma soeur, dans lequel je m'échappe avec joie parce que, soyons honnêtes, les retranscriptions d'entretien c'est chiant c'est ma soeur adorée qui ne se marie qu'une fois. Du coup j'accepte sans réfléchir des tâches qui finalement me prennent full temps, mais que je préfère tellement mieux à la situation actuelle de ma thèse qu'au final j'accumule des retards des deux côtés.
Ah oui, et je voudrais bien me coudre une ceinture pour une veste dont la ceinture a mystérieusement disparu, si possible avant que l'hiver ne se termine.
Faire ma traditionnelle vidéo de rétrospective de l'année précédente.
Faire mes exercices d'allemand.
Lire les livres que j'ai reçus à Noël.
Dire à Georges Clooney que ce n'est pas la peine d'insister, que deux mois de vacances dans sa villa sur le lac de Côme, ça ne va pas être possible. 
Et dans tout ça on est en train de m'annoncer un flot constant de casages, fiançailles ou bébés, et je me dis vaguement que tiens, tout ça s'est déroulé sans que je m'en rende compte, et mine de rien le temps ça continue à passer. Ce qui me rappelle aussi que j'ai ma deadline annuelle dans un mois.
Ça ne nous rend pas plus jeunes. (ni plus avancés).

1 comment:

Alice said...

Tu es bien bonne