Tuesday, June 01, 2010

20km (le post détaillé)

Bien, bien, bien. Vous l'avez attendu, vous l'avez mérité, le voici enfin: le post plus détaillé sur les 20km 2010.
Bon.
Il a plu. 
Mais ça vous avez pu le constater par vous-mêmes.
En gros, le matin, je me suis réveillée au doux son d'une drache nationale, ce qui n'a en rien entamé ma motivation, mais qui a résulté en l'abandon précoce d'un de mes colocataires dont je tairai le nom. Nous ne ferons pas de commentaires afin de préserver le bon équilibre diplomatique de ma colocation. 
Un bon repas pâtes plus loin, rdv au stand d'Infirmiers de Rue, dont je faisais partie de l'équipe. Photos, mondanités, tentative désespérée de pouvoir faire une pause pipi avant le départ, (car bon, si les mecs peuvent sans soucis aller contre un arbre dans le parc du Cinquantenaire, pour les filles c'est un peu plus compromis), et c'est déjà l'heure d'y aller... Je croise Vincent et Mathilde dans le box du départ, et on part ensemble.
Là j'aperçois le coureur qui porte le ballon 2h00, à suivre donc si on veut faire l'itinéraire (l'aurez-vous deviné?) en 2h00. D'habitude il me distance toujours avant même la fin du kilomètre 2. Je n'y porte pas plus d'attention.
Sauf que.
Au kilomètre 4, j'ai comme une révélation céleste lorsque je me rend compte, soudainement, que j'étais toujours derrière lui.
Au kilomètre 5, 6, 7, 8, 9 et 10 aussi.
La gloire, les amis, la gloire.
J'ai passé le kilomètre 10 après 58 minutes, je vous jure je me sentais en mode superhéros, genre, on m'a donné un superpouvoir de courir à du 10km/h tout à coup, rien n'est impossible, je rentre et j'écris un chapitre pour ma thèse, et puis je sauve le monde.
Lecteur perspicace! L'auras-tu remarqué? A ce stade-ci je suis arrivée au kilomètre 10, le point de rendez-vous de mon fan club. Et je dois dire que bravant la pluie, j'ai d'abord croisé Diane, Amaury et Sophie, et ensuite ma famille et les Merri avec les banderoles suivantes:
Le comité de soutien
Banderoles qui, on me l'a avoué plus tard, on été terminées la veille à 4 heures du matin. J'admire, j'admire, et j'admire encore. Vraiment cette année les supporters ont été plus méritants que les coureurs cette année, merci encore, vous êtes des stars.
Sauf que bon, vous le devinerez aisément, cette situation de grâce n'était pas faite pour durer. Le point décisif, en l'occurence, fut le kilomètre 14. Là, j'ai commencé à voir le ballon 2h00 se distancer progressivement, j'avais beau l'implorer intérieurement de revenir, heu, bon. 
Et là on commence à penser de façon très automatique.
"2h00, 2h00, 2h00." Et comme ça pendant 6 kilomètres.
C'est assez monotone, quand on y pense.
J'ai définitivement perdu le ballon des 2h00 de vue au kilomètre 16, et ma montre m'indiquait inexorablement l'effritement de ma belle avance. Pfff. Découragement. Si j'avais eu un bref espoir de faire 1h56, et bien, c'était bel et bien fini. A l'arrivée, j'étais carrément en perte de moral, sur le point de marcher, quand j'ai entendu - ô! Fan club adoré! - mon nom scandé par la foule en délire, enfin par Caro, le père de Caro, Max et Gé; ce qui fait que puisant dans mes dernières ressources d'énergie, j'ai sprinté pour grappiller de dernières petites secondes... Et pour terminer avec le score record de 2h00'59.
A une seconde près.
Serré.
Bon, à ce moment-là, évidemment, on pense à deux choses.
1. C'est 15 minutes de mieux que l'année passée.
2. Boire. Manger. S'assoir. Survivre.
Plus tard, la beauté de mon score a été relativement effacée par la beauté supérieure du score des autres coureurs... Un des Sophies de mon blog a fait 1h47, Gaëlle 1h51, bon, on se sent peu de choses.
Si ce n'est qu'un autre de mes colocataires masculins, que je vais garder anonyme afin de préserver l'équilibre diplomatique de ma colocation, les a terminés en 2h17. Mais bon. "Bibil s'était hyper entrainée" et "2h17 pour un premier 20km c'est normal".
Ne nous attardons pas sur ce sujet sensible.
En tous cas merci à tous pour être venus m'encourager!
(L'année prochaine, objectif moins de 2 heures; quoique je ne sais pas encore si je me répéterai intérieurement "1h50, 1h50, 1h50" ou "1h55, 1h55, 1h55.")
(Ou juste, "survivre, survivre, boire")
(Hypothèse tout aussi valable que les précédentes).

1 comment:

Groupe fan2 said...

groupe de fan 1 aurait pu saluer groupe de fan 2 si ils l'ont vu de pas trop loin...
Est ce que Isaure était là??