Sunday, May 17, 2009

Je suis au bout de ma vie

C'est dit.
Là je suis peinard dans mon lit, avec une tasse de thé, la radio et mon ordinateur. Je voudrais vraiment, mais alors là vraiment, faire deux choses:
- Chercher la collection complète des écrits de Katherine Mansfield, qui se trouve actuellement dans ma salle de bain.
- Dire bonjour à ma coloc que j'ai entendu rentrer.
Mais ces deux actions impliqueraient le fait de me bouger. Alors bon.
Je me suis dit que ce n'était pas grave. J'ai envoyé un sms à ma coloc pour lui dire bonjour (je pourrais crier et elle m'entendrait, mais en fait j'ai la flemme de crier aussi). Puis je me suis dit que je pourrais écrire. J'ai ouvert un document word vide, et j'ai essayé de faire une phrase - houla mais c'est pas possible. A la place, j'ai comaté en écoutant la radio. Elles sont bien ces chansons, elles sont calmes, tiens mon esprit s'égare et pense à plein de choses, et tiens il combine bizarrement des événements improbables, comme si j'étais en train de rêver... Oho, Bibil, tu dors, et comme une larve si je puis ajouter.
Misère.
Je ne peux pas aller me coucher maintenant.
1. Parce que me coucher avant 20 heures, c'est quand même un peu la loose.
2. Pour aller dormir, il faut que j'aille me brosser les dents. Pour me brosser les dents, il faut que je me lève. Et si je me lève, je peux tout aussi bien aller chopper le livre de Katherine Mansfield, ou dire bonjour à ma coloc, ou tout simplement choisir d'aller manger, et ne pas me brosser les dents du tout. Ce serait con que je me réveille à 2 heures du matin parce que j'ai la dalle, n'est-ce pas?
Déjà que je me réveille à 6 heures du matin parce que mon estomac fait un esclandre généralisé, genre mode grève de la faim maximal, et ses revandications sont claires: "Bibil si tu ne me nourris pas, je vais te faire défaillir d'hypoglycémie alors que tu ne t'es même pas levée, et on te retrouvera morte et mangée par des rats dans quelques jours". Alors que bon, quand on y réfléchit, ça ne fait jamais que depuis la veille que je n'ai plus mangé.
Je n'ai jamais compris les gens qui arrivaient à faire l'impasse sur le petit déjeuner, ceci dit en passant.

5 comments:

Strep said...

T'as rien mangé ?

Et le buffet ? Et les canapés aux carpaccio que l'autre tendu nous a refusé ?

Je te comprends : I'm at the end of my life

maman said...

Elle s'est levée et est venue manger des restes chez nous.
Mais nous étions aussi au bout de notre vie, en tout cas de la journée!!
Et je suis toujours vexée que Strépy n'ait pas goûté ces carpaccios parce qu'il était au bout de sa vie..

Seb - Strep said...

Mais je les ai goûtés au moment ou le type les préparait !

Et là, ce sont mes fesses qui sont au bout de leur vie...Mais hier en descendant les escaliers j'avais tellement les jambes en coton que j'avais l'impression de descendre avec des bottines de ski.

Je savais qu'en faisant du sport, j'allais perdre plein de points.

Anonymous said...

Le sport ça a été pour ma part, par contre, la prochaine fois, j'essaie de trouver une selle spécialisée un peu plus douce sur les ischions. Sauf que je ne sais pas du tout comment prononcer ischion.

maman said...

ANONYMOUS : il faut s'habiller en culotte moulante empruntée dans l'armoire paternelle. D'après Alice, c'est LA solution pour ne pas souffrir des fesses le lendemain et les jours suivants.

Et si vous faites cela tous les dimanches, vous finirez par faire le grand parcours sans souci.