Monday, April 20, 2009

Prague

Vous n'avez pu l'ignorer, j'ai disparu de la circulation pendant quelques jours. Si, si, vous l'avez remarqué. Rassurez-vous, il ne m'est rien arrivé de déplaisant, j'étais juste ici:
Charles Bridge
J'étais en meeting transnational à Prague. Soyez jaloux. J'insiste.
J'ai pris l'avion jeudi matin, après avoir écrit pour la énième fois mon testament du "au-cas-où-y-a-un-problème-avec-l'avion" - franchement, je pourrais écrire un roman rien qu'avec ces lettres. Que je n'entende pas dire "Rho Bibil elle a peur de tout, d'abord ce qui pique, ensuite le vide, et maintenant les avions" car la peur de l'avion est (dans mon cas) liée à la peur du vide. Donc je maintiens que je n'ai pas peur de grand chose, sauf de ce qui pique et du vide, et toutes les subcatégories que cela contient.
Mais rassurez-vous, tout s'est bien passé, mis à part le sandwish fromage-dinde-chou, qui en réalité était un sandwish à la sauce tartare avec traces de fromage et de dinde. Je suis arrivée à Prague sans encombre, pour me dire... Diantre, tous les prix qui sont affichés ici sont fichtrement inhabituels.
Et il est écrit CZK derrière.
Ca alors, la République Tchèque ne fait donc pas partie de l'Eurozone?
Near Charles Bridge
Ce petit moment de solitude derrière moi, je me suis retrouvée, ni une ni deux, dans une salle de conférence, et je ne devais en sortir que trois jours plus tard. Il pleuvait. On discutait. Il pleuvait encore, et on discutait davantage. Je réfléchissais sur la raison mystérieuse qui avait fait que je n'avais pas oublié mon parapluie, mais que j'avais oublié ma veste. Je buvais des quantités d'eau faramineuse pour me distraire, profitant de chaque pause pipi comme d'un mini-break.
Finalement, au bout d'efforts prolongés, nous sommes parvenus à remplir nos objectifs, et nous avons été libres de profiter librement de la ville. C'est alors que le soleil est apparu. Que de joie.
Panoramic Prague
Et c'est là qu'on a vu la différence entre la junior toute heureuse de pouvoir visiter une ville à haut potentiel touristique aux frais de son employeur (moi), et les seniors blasés qui voulaient juste attendre à l'hôtel puis rentrer chez eux (tous les autres).
J'ai finalement choppé un guide et j'ai marché, marché, marché pendant deux jours, jusqu'à ce que mes semelles se trouent et que je frôle la tendinite.
St Vitus Cathedral
Prague est une ville superbe, à l'architecture unique et aux couleurs délicieusement kitchounettes. C'était le moment idéal pour y être, paraît-il: à Pâques sortent foules de marchés de Pâques et d'arbres de Pâques, comme à Noël, sauf à Pâques.
Easter tree
J'ai donné une chance aux petites spécialités locales, genre des dumplings de patate et de pain, qui en réalité n'ont rien d'un dumpling et ne sont qu'une boulette compacte au contenu incertain et au goût plus que douteux. Je me suis aussi vite rendue compte que la seule viande disponible était le porc... J'ai donc mangé du poisson pendant quatre jours. Surtout de la truite, et parfois du requin (apparemment ce n'est pas illégal, non non). C'était drôlement bon.
J'ai aussi testé ceci:
Trdelnik (local specialty)
C'était sucré, c'était gras. Je ne saurais pas vous en dire plus.
Et enfin, ce que j'ai apprécié le plus, c'étaient les balades au fil de l'eau très tôt le matin. La ville était déserte et le soleil se levait... C'était limite ultra romantique, sauf que bon, j'étais toute seule. Mais je ne considère pas que visiter une ville toute seule soit pathétique, cela démontre plutôt une curiosité intellectuelle épanouie, et heu, ouais bon comme je mangeais avec des collègues, ça allait.
Prague, near the water
Le vol du retour, par contre, ne s'est pas aussi bien passé qu'à l'aller. Tout d'abord, l'aéroport me faisait curieusement penser à un roman de Kafka (ça tombe bien alors, il est tchèque), avec une file interminable qui commençait au terminal voisin. Ce n'est qu'au bout de 20 minutes de file que je me suis rendue compte que j'avais une gommette "fast track" sur mon ticket, et que je pouvais donc allègrement skipper la file pour ne pas rater mon vol. Je suis arrivée tout juste à l'heure pour l'embarquement, ce qui n'a servi à rien car de toutes façons, on est partis 45 minutes en retard. L'avion faisait un drôle de bruit. Il était curieusement turbulent, zones de turbulences ou non. De temps à autres, ça lui prenait de perdre de l'altitude, comme ça, sans rien dire, juste assez pour nous donner une sensation de montagne russe dans l'estomac. A l'atterrissage, il a commencé à tanguer pour le fun, juste avant l'impact. J'ai prié pour ma vie.
Plus jamais, plus jamais je ne prends l'avion. C'est dit.
Enfin.
Je me comprends.

2 comments:

maman said...

Si tu visitais seule, qui t'a pris en photo??

Bibil said...

Ouais allez, ça, c'était un collègue.