Tuesday, June 17, 2008

Fatigue

Oui. Je l'avoue, je suis vraiment fatiguée. Je suis presque au bout de ma vie. Presque.
Au boulot, je suis devenue l'esclave de ma chef d'unité. Cela fait trois semaines que je suis forcée d'arriver à 9h (qui est l'heure à laquelle je commence, mais enfin à quoi ça sert d'être stagiaire si on ne peut pas arriver à 9h30) parce qu'à 9h00'03'' j'ai un coup de fil me demandant d'aller dans le bureau de la boss.
Et à ce moment-là elle me donne tellement de boulot que je regrette de m'être levée de mon lit, parce que je sais qu'il me faudra beaucoup, beaucoup de temps avant que je ne revoie mon oreiller à nouveau.
Le soir je n'arrive pas à aller dormir tôt: il y a toujours un endroit où je suis invitée, quelqu'un à la maison, un discours de mariage à écrire. Quand j'arrive à être dans mon lit avant minuit, je bénis mon édredon pleine de joie et de reconnaissance à l'idée de la nuit complète que je vais passer, et puis... et bien non. Je fais des insomnies. Il y a tellement de choses à penser, tellement de trucs qui m'attendent au boulot le lendemain ou de choses auxquelles je réfléchis que j'ai le cerveau en ébullition. La situation se résoud vers 3 heures du matin quand je vais dans mon frigo piquer les restes de mon plat du soir, ou le cas échéant du plat d'une autre personne.
Et chaque matin, je suis réveillée par mon réveil et je me demande si je ne me ferais pas porter pâle pour la journée. Mais cela n'arrangerait rien parce que le boulot que je dois faire ne se fera pas sans moi. Je me lève à contre-coeur, me passe le visage à l'eau froide, regarde mes yeux bouffis et je me dis: "mert".
P*tain (patelin?) de fatigue. Je lutte pour garder les yeux ouverts devant mon écran. Je regarde le sol avec envie en me disant que ma moquette a l'air hyper confortable. Je considère sérieusement l'option de me planquer sous mon bureau pour dormir. Je suis en train de me dire tout ce que j'ai à faire pour le boulot, après le boulot, de tenter de trouver des plans pour être à 11 heures dans mon lit. Mon cerveau se met en grève et je passe mon temps à oublier des trucs. Même ce que j'écris est d'une qualité médiocre.
Oui, j'atteins progressivement le bout de ma vie.
L'inévitable est donc arrivé. Oui, un acte atroce et ignoblissime venant de ma propre personne. Après 5 mois de désintoxication, j'ai repris une tasse de café.
Si.
Je l'ai fait.
Et bien je le regrette parce que maintenant je suis non seulement crevée mais en plus j'ai mal au bide.

1 comment:

Anonymous said...

Après le sandwich au brie... pense à ton pauvre petit foie et à sa copine la vésicule... oui oui je sais facile à dire mais...
En tout cas je compatis. Moi aussi suis crevée mais je remplace le café par du coca light. Remarque je crois que ce n'est pas beaucoup mieux!