Monday, November 12, 2007

Ich bin ein Berliner
C'est en ces mots que s'est exprimé le président Kennedy en 1963 pour montrer son support aux Berlinois de l'Ouest. Sauf que paraît-il, il aurait dû dire "ich bin Berliner", parce que "ein Berliner", c'est ceci:

Boule de Berlin


Je vous rassure tout de suite: malgré cette introduction gastronomique, ce n'est pas (uniquement) pour la bouffe que je suis allée à Berlin. Je suis allée rendre visite à Saskia, qui était à la LSE avec moi.
Berlin est une ville très impressionnante. Je n'aurais jamais cru qu'on aurait pu y voir, de façon si visible, les traces de la guerre et du communisme. De temps en temps, un bâtiment plein d'impacts de balles; il date d'avant les années 50. Des grands blocs de béton, des déprimants quartiers sans vie dans Berlin Est; ça date du communisme. Il y a surtout des chantiers partout. Saskia n'a d'ailleurs jamais connu Berlin que comme un grand chantier. Quand elle avait six ans, elle est allée avec ses parents détruire le mur. Un mur dont, bizarrement, ceux qu'il contenait n'étaient pas les prisonniers, mais bien ceux qui étaient libres... Et depuis, on construit.
Samedi matin:
Un avant-après. Avant la restauration, après la restauration, ou encore: masquer les traces de la guerre.

Before and after

Porte de Brandenburg

Brandenburg gate

Mémorial de l'Holocauste

Holocaust memorial

Restes du mur

Berlin wall

Mémorial aux victimes de la tyrannie

Memorial to the victims of tyranny


Et puis ces considérations historiques ont été brusquement interrompues par une chiée de grèle, qui s'est transformée en tempête de neige, avec moulte vent, éclairs, tonnerre, et petits tourbillons de neige à gauche à droite qui fouettaient le visage et l'intérieur des chaussures de façon vivifiante.
Comment savoir à l'avance que j'allais arriver le week-end où le gel est tombé sur Berlin, et avec lui la première neige? Et nom d'un pretzel, j'ai eu froid comme Knut en Arctique. (Petit jeu pour le lecteur: qui est donc Knut?)

hail on the stolen Starbucks mug


Avez-vous pu spotter sur cette photo la tasse Starbucks que j'ai piquée au petit déjeuner? Oui?
Le samedi soir, nous sommes sorties, et Saskia avait un peu, juste légèrement, trop bu. 7 ou 8 bouteilles de bière, soit à peu près trois litres.
Le lendemain, pendant qu'elle gisait au fond de son lit telle une boule de Berlin sans confiture, je suis allée visiter quelques musées (la seule option face au temps qui était resté dégueulasse). Celui qui m'a le plus impressionnée était le Pergamon Museum, où se trouvent entre autres l'autel de Pergame, la porte d'Ishtar, et paraît-il la porte du marché de Milet (en restauration).

Ishtar gate


Autel de Pergame


Après ce week-end caillasse mais fun, je me suis rendue paisiblement à l'aéroport, laissant à Saskia le soin de gérer un repas avec ses parents pour lequel elle avait été sortie du lit. Sauf que.
Oui.
Il y a toujours un sauf que dans mes histoires, vous avez remarqué?
Sauf que le vol du dimanche soir sur Bruxelles était annulé.
Un problème de sécurité avec l'avion. J'imagine un réacteur endommagé, les roues d'atterrissage déficientes, une attaque terroriste - mais j'imagine tout aussi bien la lumière des WC qui ne fonctionnait plus.
Quoiqu'il en soit, la compagnie aérienne, après avoir sous-entendu qu'elle m'avait probablement sauvé la vie par sa décision, m'a inscrite sur le premier vol du lendemain et m'a offert l'hotel et le repas.
Sauf que (encore une fois), comme une loseuse, j'avais mangé avant d'apprendre cela et je n'avais absolument plus faim au moment où j'ai décidé de profiter de mon crédit repas. A que cela ne tienne. J'ai dépensé 12 euros en desserts et thés sur le compte de la compagnie aérienne, un record personnel dont je suis assez fière.
Et une coincidence hasardeuse a fait que, sur le vol du retour, j'ai rencontré mon précédent boss, celle à qui j'avais donné ma démission la semaine passée.

5 comments:

Anonymous said...

Le copain de Panda version immaculée au zoo de Berlin?

Anonymous said...

Je sais je sais c'est le p'tit ours blanc du zoo de Berlin! On gagne quoi si on trouve la bonne réponse ? Une tasse Starbucks Coffee ? : )
Moi aussi j'étais en 'Germany' le w-e passé ... mais pas pour les mêmes raisons... je te laisse deviner ; )
bisousssss

Anonymous said...

On dirait que depuis notre escapade à Paris, "piquer" les tasses starbuck est devenu une habitude ;)

Bibil said...

Que veux-tu, vu le prix du café chez Starbucks, j'estime que la tasse est comprise dans mon achat! Malgré ma droiture de pensée, j'avoue que je n'ai aucune honte à déposséder cette grande compagnie multinationale (exploitant probablement des enfants du tiers-monde pour faire son café) d'une modeste tasse (exploitant probablement des enfants de la Chine pour les faire).
Ceci dit Knut est bien le bébé ours polaire né au zoo de Berlin, que sa maman avait rejetté et qui a fait l'objet d'une grande émotion médiatique à cause de cela. L'Assistant, aurais-tu peur d'affirmer que Knut est blanc? C'est politiquement incorrect peut-être?

Anonymous said...

Zut, pourquoi je n'ai pas été sur ton blog plutôt. Knut est cette adorable peluche vivante (enfin, il n'a plus tellement l'air d'une peluche, il a bien grandit, le petit) qui a été reccueillie par le zoo de Berlin après que sa mère l'aie abandonné. Il y a plein de polémiques autour de lui. Les écologistes disent qu'élever l'ourson alors qu'il a été rejeté par sa mère est contre nature et qu'il faut le laisser mourir de faim. Mais bon, comment peut-on abandonner une aussi adorable petite chose?