Monday, October 23, 2006

Mon week-end, deuxième partie
J'ai tellement de boulot, teeeeellement de boulot, je ne pouvais vraiment pas me permettre un week-end sans rien foutre. Et pourtant je l'ai fait. Samedi matin, culpabilisant de mes excès de la veille, j'ai fait deux heures de jogging dont je sens encore les courbatures. Puis, au lieu de m'y mettre, je suis allée à Neasden Hindu temple pour Diwali, comme l'année passée, mais cette fois-ci pas accompagnée d'Indiens.
Nina, moi, Anders, Julie, et Sandrine de l'autre côté de l'objectif.
En réalité, si, nous devions y aller avec des Indiennes, mais qui malheureusement fonctionnaient toujours à l'heure de chez elles. Rendez-vous à 16 heures à Bond Street Station, ont-elles dit, mais il est vite apparu qu'elles étaient en retard. "Nous arrivons dans deux minutes", répétaient-elles à chaque coup de téléphone que nous leur donnions. Mais après 45 minutes d'attente et au moins autant de coups de fils, nous avons craqué et nous sommes allés au temple sans elles.
Aaaah Neasden, tout près de mon chez moi de l'année passée... Le calme, la quiétude, la verdure, les petites maisons toutes mignonnes, comme ça me manque! Le temple était, comme d'habitude, très impressionnant, et plein à craquer pour l'occasion. "Nous sommes à deux minutes" nous ont assurées les Indiennes juste avant qu'on n'entre. Lorsque nous sommes ressorties, une heure et demie plus tard, elles n'étaient pas encore arrivées. Nous les avons finalement croisées sur notre chemin du retour, il était 19h30: pas mal pour un rendez-vous qui, à la base, était fixé à 16 heures.
Enfin bref, après cela, nous sommes allés à un restaurant Indien du côté de Soho, dont vous pouvez admirer la fontaine de fleurs sur votre gauche.
Et par la suite, nous sommes entrés dans un bar à wisky posh pour prendre des photos avec le cerf illuminé. Après avoir (longuement) hésité entre prendre une bouteille de champagne à £500 ou à £800, nous avons décidé de rentrer, espérant travailler mieux le lendemain.

Mais le lendemain je n'ai pas travaillé plus, je suis allée à Kew Gardens avec Sandrine, et manque de chance il a commencé à pleuvoir dès le moment où nous sommes arrivées. Au début c'était une petite pluie gentille, mais précisément au moment où nous étions bien paumées de l'autre côté du parc, ça s'est transformé en une drache lourde et continue. Le jardin était beau quand même, mais nous étions trempées, et Dieu sait comme c'est désagréable de ne pas avoir ses pieds au sec.

<-- Enfin nous avons quand même pu voir un bout du festival d'automne, se composant essentiellement de cranberries dans les fontaines et de citrouilles dans les mares.

Sous mon parapluie, je me suis rappelée une de mes anciennes flatmates qui annulait ses activités quand le temps était mauvais. La pluie la déprimait, disait-elle. L'année passée j'avais du mal à comprendre, mais dès le moment où je suis rentrée chez moi, trempée, fatiguée et à moitié malade, j'ai commencé à penser pareil. Le mauvais temps, et les nuages qui donnent l'impression d'être nuit en plein jour, ça n'aide vraiment pas lorsqu'on a un tas de boulot à faire et un tas de soucis en tête. C'est vrai que depuis le début de ce nouveau master je manque de motivation, je me demande un peu ce que je fais là, si c'est vraiment ce que j'ai envie de faire. Du coup je me laisse complètement aller, je dis et je fais des choses que je regrette, et je regrette encore plus ce que je ne fais pas. Je n'arrive pas à m'y mettre, j'ai l'esprit lourd comme dans une chape de béton. Et même quand je fais une pause comme ce week-end, la perspective des livres qui m'attendent chez moi reste constamment dans un coin de ma tête, et m'empêche d'en profiter pleinement. Non, vraiment, je ne suis pas très fière de moi ces derniers temps. Il serait temps que je me concentre sur ce que je dois faire plutôt que de faire tout ce que je ne dois pas.

2 comments:

Anonymous said...

thème de dissertation : vaut il mieux avoir des remords que des regrets? Eternel dilemme..

Anonymous said...

Tu as dis que "Dieu sait ce que ça fait ne ne pas avoir ses pieds au sec". Sauf que Dieu il a sa maison au dessus des nuages, donc il ne pleut pas chez lui. Dans qq heures je pars pour londres.