Hellou, je sais que je vous ai habitués à être plus régulière dans mes posts, mais j'ai tellement de travail que je trouve à peine le temps de dormir...
Comme vous le savez, depuis mardi je suis en work placement à the Independent on Sunday. Cela implique 1h15 de métro aller, 1h15 retour, en peak time, parfois serrée contre de pauvres hères aux problèmes d'haleine ou d'hygiène corporelle.
Cela est partiellement compensé par ma destination. Canary Wharf! Les gratte-ciels, les banques, les magasins posh... Dans une marée humaine en costard-cravate. Aaaah même la pluie à quelque chose de classe. 

Je n'ai pu résister à la tentation de prendre cette photo artistique de la station de métro de Canary Wharf.
La newsroom de The Independent on Sunday est mélangée à celle du Independent, elle s'étend à perte de vue. Et elle est bordélique. Des journaux trainent dans tous les recoins, sur les bureaux, sur les étagères, par terre, cachés derrière les imprimantes. Sur mon bureau il y a des cv qui trainent (probablement de pauvres applicants évincés en ma faveur, héhéhé), ainsi que quelques interviews confidentielles au contenu explosif. Personne n'a vraiment l'air de s'en soucier.
La première journée, je n'ai strictement rien fait. Au bout d'une heure j'avais passé en revue tous les blogs que je pouvais voir. Je me suis mise à regarder les différentes sections de la newsroom.
La section voyage est la plus clash. Elle se distingue par un cocotier géant en plastique, portant l'inscription "Coconut about travel". Quelques singes en peluche sont placés à proximité. Je n'ai pas pris de photo pour épargner une redécoration de la maison de Mathilde, mais cela vaut le détour.
Je n'ai pas eu trop de mal non plus à trouver la section business, c'est la seule section où il règne un peu d'ordre et où les journalistes sont habillés comme des banquiers. Ironie du sort, elle côtoie la section "fashion". Je vous laisse imaginer le contraste.
Je me livrais à ces réflexions diverses lorsque des cris me sont parvenus de l'autre bout de la newsroom. "Come on" sur un ton anxieux, "Come on" sur un ton exité, "COME ON!!!" crié à s'en casser la voix, et "Come oooon" d'un ton déçu. C'est la section sport. Ils regardent la télé à longueur de journée pour suivre tous les matchs et se prennent un peu trop au jeu.
Le premier jour on m'a mise aux archives. J'ai eu un peu peur que mon rôle se limite là, mais au bout de deux heures on a mis quelqu'un d'autre à la tâche. Parce que j'ai eu mon premier accident de travail.
Hé oui à peine deux heures après mon arrivée. Il faut savoir que l'archivage se fait de façon assez particulière. Il s'agit de percer d'empaller les journaux concurrents sur des piques métalliques de manière à les relier ensemble. Cela va sans dire, ces piques sont acérées. Vous devinez la suite... J'essayais d'espionner le meeting éditorial qui avait lieu dans le bout de la pièce. Lorsque, distraite, je me suis piquée le doigt à la quenouille... Je préfère que nous le voyons de façon poétique.
Cela m'a valu une traversée remarquée de la newsroom avec les mains en sang.
Le lendemain, on m'a assigné une toute autre tâche.
La recherche.
Coïncidence ou non, la travel section met en place un numéro spécial sur la Belgique. Je jure que je n'ai donné aucun chocolat à personne.
Aaaah une Belge, s'est exclamé l'un d'eux, mais c'est magnifique il a justement besoin de quelqu'un du pays pour lui traduire un texte. Il me l'apporte. C'est de l'Allemand.
Mais je parle Français, je lui répond. Il a l'air surpris. Ah oui, intervient une autre journalisme, la Belgique est bilingue. Français-Allemand.
Dire que ces gens sont nos voisins... Serait-ce l'accent Allemand pris par le personnel de l'Eurostar à chaque annonce en néerlandais?
Cela n'est pas bien grave après tout. J'adore mon work placement, j'adore l'ambiance de la newsroom, j'adore le désordre règnant. Les horaires sont chargés, je travaille du mardi au samedi, de 10h à quand ça finit (on va dire en moyenne 19h). Mes jours de congé sont le dimanche et le lundi. Je suis independent on Sunday... huhuhu.
Je pourrais définitivement me voir travailler là dedans plus tard, mais il faudra que je perde l'habitude d'avoir une vie sociale.
Et la cantine sert du crumble à la rhubarbe.
4 comments:
J'imagine bien la scène, la main ensanglantée au dessus des exemplaires destinés aux archives.
Demande la recette du crumble à la rhubarbe à la section cuisine, si elle existe.
Du crumble à la rhubarbe ? Dément, je suis preneur ! Je veux bien avoir ma rubrique juridique belge dans ta boîte alors !
Ca consiste en quoi en fait ton boulot de recherche?
j'ai vu les premières pousses de rhubarbe sortir de terre..
même hauteur que les crocus mini.
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