Saturday, February 25, 2006

VARSOVIE Mercredi et jeudi, j'ai pris un break pré-week-end (de toutes façons, ça fait longtemps que mes week-ends ne sont plus des breaks, donc je pourrais carrément dire que j'ai pris des vacances) pour aller voir Gaëlle à Varsovie.
Je suis arrivée en pleine tempête de neige, ce qui a rendu l'atterrissage difficile, comme n'a pas manqué de le signaler le pilote. Je n'ai jamais vraiment eu peur de l'avion mais là, j'ai complètement paniqué. Surtout lorsqu'on nous a conseillé de re-jeter un oeil attentif aux mesures de sécurité... Alors que l'avion tremblait de toutes parts au point que j'ai cru qu'il allait se désintégrer dans l'instant. Vous ne pouvez même pas vous imaginer les pensées noires que j'ai eues... Si j'allais mourir avant de toucher le sol ou bien pendant la chute, par exemple.
J'ai eu envie d'embrasser le sol quand je suis descendue de l'avion.
Je me suis remise de ces émotions en me confrontant aux inscriptions polonaises de l'aéroport. J'ai jeté mon dévolu sur un téléphone public polonais pour prévenir Gaëlle de mon arrivée. Il me disait d'insérer une carte avec une puce qui ressemblait drôlement à ma visa. Cela n'a pas marché. Par contre à la vue de la visa j'ai eu facilement une dizaine de "chauffeurs de taxi" polonais me proposant un lift.
J'ai finalement réussi à comprendre les instructions en anglais approximatif de la madame du bureau d'informations me disant qu'il fallait que j'achète une carte de téléphone. Ce que j'ai fait (tout en recevant un échantillon de shampooing pour cheveux gras, je ne sais pas si je dois le prendre personnellement ou pas). Puis j'ai essayé d'appeler Gaëlle.
Il semblerait que je n'ai pas composé le numéro de façon correcte, car j'ai reçu des instructions en polonais de l'autre côté du téléphone. Mais au bout de cinq ou six tentatives + aller-retour au bureau d'information, j'ai réussi à joindre Gaëlle.
Autant dire que cela a été un soulagement énorme.
Comme Gaëlle n'a pas de blog, je me permets de vous donner de ses nouvelles. Elle va bien. Est en bonne santé. Organisait une journée belge le jour après mon départ. Et dit bonjour à tout le monde.
Le lendemain, visite de Varsovie.

Nous voici visitant la vieille ville. Varsovie est une ville très émouvante. Elle a été complètement rasée pendant la Seconde Guerre mondiale et a été reconstruite sur les plans de l'ancienne ville. Si les bâtiments ont une architecture ancienne, leur aspect neuf et leurs couleurs vives ne trompent personne. Comme si les tentatives faites pour oublier le traumatisme de la guerre ne faisaient que l'accentuer.
J'ai trouvé ce monument aux civils de la guerre particulièrement parlant. D'autant plus que les habitants viennent y déposer des fleurs dans les fusils des soldats.

Varsovie porte aussi les traces du communisme, moins évidentes à voir au premier coup d'oeil. Ici, le bâtiment de la culture, rappelant vaguement l'Empire State building à New York.

Plusieurs projets avaient été présentés pour rentabiliser cet espace laissé désert par la destruction de Varsovie, m'a dit Gaëlle. L'un d'eux était notamment un ensemble de bâtiments destinés à améliorer le niveau de vie des habitants. Mais c'est un monument à la culture qui a été construit.

Les traces du communisme sont bien présentes dans l'architecture de Varsovie. Rien que dans le fait qu'on n'y trouve pas de maison, même à l'extérieur du centre-ville. A la place, il n'y a que des grands buildings construits à l'identique.

Difficile de réaliser que cela ne fait qu'une quinzaine d'années que la Pologne en est sortie, cependant, car elle ressemble selon beaucoup d'aspects à une ville occidentale. Un coup d'oeil au shopping centre m'a permis de voir des marques internationales (MacDonalds, H&M, Zara) ou encore françaises (Carrefour ou LeRoy-Merlin), contre très peu de magasins polonais.Malgré tout il existe des plats typiques polonais (ce paragraphe devrait faire plaisir à Strepy - j'espère que ça me fera un commentaire de plus). Voici les "Pierrogis". Je dois dire que c'était fort bon, même si je ne suis pas arrivée au bout de mon assiette.

Et voici encore un illustre palais dont j'ai bien malheureusement oublié de noter le nom (Gaëlle, j'ai besoin de ton aide). Il est en dehors du centre-ville et n'a pas été trop touché par la guerre. C'est un intéressant amalgame de toutes les époques, portant les traces de chacun de ses propriétaires.

Enfin, pour conclure, voici une photo de Gaëlle posant dans le parc de son campus. Le Collège d'Europe est construit sur le domaine d'un château et seuls les étudiants sont autorisés à s'y promener. Ca le fait à fond. Et puis je dois avouer que je suis secrètement jalouse de sa chambre qui fait facilement la taille d'un salon, entièrement équipée (frigo, télé, salle de bain etc) et nettoyée tous les jours. Même les draps sont changés. Si c'est pas beau ça...
Et pour finir, voici une photo prise trente secondes avant que je n'entre dans mon taxi. Hé oui, un rayon de soleil pour finir mon voyage.
Je suis rentrée saine et sauve en Angleterre, malgré un vent de 140 km/h (!!!) que le pilote n'a pas manqué de nous signaler, en nous demandant de regarder avec attention la vidéo de sécurité, comme si nous devions en avoir besoin.

Merci Gaëlle pour cet agréable bien qu'un peu frisquet séjour...

2 comments:

Anonymous said...

Pourquoi le commentaire sur la bouffe devrait me faire plaisir ? Moi qui me suis tapé une indigestion toute la journée...Tu es cruelle !

Anonymous said...

Très cool les photos Sybille!! Pour le chateau il s'agit de Wilanow, encore merci pour ta visite!