Friday, August 19, 2016

Quoi de neuf docteur?

Et bien, j'ai deux raisons de sabrer le champagne...
La première, vous vous en doutez, est que Knacki va s'en sortir. Elle a repris du poil de la bête, elle a du chien, enfin vous savez. Sa plaie cicatrise bien, elle arrête les antibiotiques dimanche, on enlève les fils lundi, et mardi elle pourra enlever sa collerette. Je pense qu'elle attend en particulier ce dernier jour, parce que dites donc, la vie n'est pas la même quand on porte un cône de la honte...
Sur le plan psychologique par contre il y a quand même des effets à plus long terme. Elle est devenue hyper intense envers la nourriture. Il n'y en a jamais assez, et ce n'est jamais mangé assez vite, au point qu'elle s'en rend malade (et je vous épargne le détail de quand elle remange son vomi avec le même appétit que si c'était un menu cinq étoiles). Et puis elle commence à être un peu nerveuse de rester chez moi à zoner sur le canapé sans lapin à chasser... Sur le long terme je ne vais pas pouvoir éternellement éviter la chose, et donc quelle est la solution? Puce GPS? Est-ce efficace? Comment discerner les arnaques? Enfin il y a encore des choses à régler.
Mais allons donc! Me direz-vous, n'avais-je pas mentionné une seconde bonne nouvelle? Et bien oui, car figurez-vous que j'ai trouvé un travail! Ah bon Bibil, mais tu ne dis rien, mais vas-y, balance? Et bien, comme il n'est jamais très bon d'être trop explicite à ce sujet sur internet (ne me virez pas! je n'ai même pas encore commencé!), disons juste que c'est un poste chez un gros employeur dans un domaine qui n'a absolument rien à voir avec ma thèse. Je suis très enthousiaste, car je vais beaucoup apprendre, et apprendre des choses qui servent à faire avancer l'économie et la société (non pas que ma thèse n'était pas..., enfin, bon un peu quand même). J'avais postulé à ce poste en me disant que je visais peut-être un peu trop haut, un peu trop loin de mes compétences, mais qui ne tente rien n'a rien, et je vous avoue que je suis surprise, mais en même temps très heureuse d'avoir été sélectionnée! Je commence le 1er septembre. Une vraie rentrée, donc... Et un vrai soulagement!
Je ne vais pas mentir, trouver un travail après sa thèse est particulièrement dur, surtout après une thèse en sciences sociales, qui ne crie pas vraiment "expérience professionnelle" sur le CV. J'ai beaucoup de chance d'avoir eu un gap post-défense de seulement 4 mois, car on dit toujours que cela prend au moins un an, voire plus... La perspective de la recherche d'emploi me faisait très peur. Je vois à quel point mes collègues se démènent, avec des contrats d'un ou deux ans qui s'overlappent puis ne se suivent plus, des postes à un dixième temps, compléments de chômage à mi-temps, et qui ne s'en sortent pas financièrement alors qu'elles triment et qu'elles triment et qu'elles doivent postuler comme des dingues en même temps... C'est épuisant, dévalorisant, et les conséquences psychologiques sont souvent pires que celles d'une fin de thèse! Y a-t-il une vie après la thèse? est une vraie question parfois. Pour celles qui se décident à quitter l'académique, ce qui implique parfois une reconversion complète, avec ou sans nouvelles études à la clé, c'est un retour au niveau "sortie de master", ce qui impliquer d'entrer en compétition avec des jeunes qui ont dix ans de moins... Je vous jure que j'avais vraiment peur d'en arriver là, j'avais même déjà planifié ma reconversion: j'avais sélectionné les études qui me permettraient de quitter ma spécialisation, et il y avait eu ces six mois de cours de néerlandais intensifs alors que j'étais toujours en train de finir ma thèse, tout ça pour prendre un peu d'avance... 
Heureusement, j'ai eu de la chance, et je m'en tire avec 4 mois de limbes post-thèse. Mais ce n'était pas facile: décrocher un entretien était déjà un défi en soi, et quand j'y parvenais, ce n'était jamais juste pour venir montrer ma tête pour voir si j'étais sympathique. Il y avait des tests éliminatoires pour tout: tests techniques, tests prométriques, tests de langue, tests de connaissances générales... Pour le job que je vais commencer, j'ai eu cinq tests en tout (trois à la première étape, un à la seconde, un à la dernière), culminant avec un entretien d'embauche qui a duré deux heures. Je n'en reviens toujours pas d'à quel point les choses se dénouent en une fois, et du stress qui est tombé d'un seul coup. Et surtout, d'avoir été acceptée à un poste qui me faisait vraiment envie, que ce soit un vrai choix et pas du "par défaut"... 
Enfin, l'année deux mille thèse aura finalement vu son lot de péripéties, et je vous tiendrai informés pour la suite! Ne m'en voulez pas si je ne parle pas trop de mon nouveau travail, contrairement à la thèse où je n'étais pas tenue à une discrétion professionnelle, et où de toutes façons on ne pouvait pas me virer puisque je n'avais plus de contrat. La thèse c'était particulier, et j'avais besoin de ce blog pour décompresser et me plaindre... Mais rassurez-vous, si le sujet "thèse" va sans doute se clôturer définitivement, il restera néanmoins les sujets récurrents "chiens" et "couture"! A bientôt!

Wednesday, August 10, 2016

Knackivresse

Tout d'abord, rassurons-nous: KNACKI A ÉTÉ RETROUVÉE!

Bien, et maintenant que cela est établi, commençons ce long récit par le commencement. 
(J'ai dit que ce serait long)
(Perso je me suis fait une théière)
(C'est à vous de voir).

Vendredi 5 août, le week-end s'annonçait prometteur, et pour cause: en fin d'après-midi, je prenais l'Eurostar avec Isa et Isa pour aller voir Isa (heu non, Dgé) à Londres. Knacki était tout naturellement restée chez mes parents. Tout se passait bien, jusqu'à ce que vers 22h (23h heure belge), je reçoive un SMS de Maman me disant que Salami était rentré tout seul, sans Knacki. Connaissant Knacki, cela ne voulait dire qu'une chose: c'était mauvais signe. 
Alors, pour l'historique, il n'est arrivé qu'une seule fois que Knacki ne rentre pas le soir. Malgré son tempérament fugueur et son instinct de chasse surprononcé, elle aime trop le confort de son panier et a toujours su retrouver son chemin. Sauf ce soir-là, il y a un an, où elle était partie avec Chica, et où Chica était revenue toute seule en pleurant (sur ce point-là elle était plus intelligente que Salami qui s'est bêtement contenté de rentrer, mais soit). Nous avions fait un tour du jardin, qui est parsemé de terriers de lapin comme du gruyère, et étions sur le point d'abandonner, lorsque sur la terrasse j'ai entendu comme un semi-chouinement. Knacki était coincée dans un terrier, à côté de la porte d'entrée, juste sous nos yeux, et elle n'appelait pas au secours. Elle restait complètement silencieuse! Quelle chance de l'avoir retrouvée! 
Pourtant ce n'est pas que Knacki n'ait jamais fugué, un teckel ça se faufile sous toutes les barrières, et de temps en temps il est arrivé qu'un brave voisin nous la ramène. Knacki est ultra sociable. Dès qu'elle est perdue, elle va trouver un inconnu. Dès le début donc, son absence était inquiétante. Mes parents ont fait des tours et des tours jusque tard le soir et il était clair que Knacki n'était dans aucun des terriers du jardin. Ils ont dû abandonner. La nuit a été très mauvaise pour tout le monde.
Le lendemain, je suis rentrée dare dare par le premier Eurostar disponible (et entre parenthèse, les billets "échangeables" c'est une grosse arnaque, le "supplément de frais éventuel" correspond au prix d'un nouveau billet, mais soit). Ma famille s'était déjà largement mobilisée pour chercher Knacki dans le jardin et chez nos voisins immédiats. Il fallait viser plus large. Dans le train, j'ai bidouillé en vitesse un avis de disparition, inspiré du post facebook que j'avais rédigé la veille, et avec Kev et Eliane on a organisé une campagne de mobilisation du quartier. C'était difficile, car la plupart des gens étaient en vacances, ou bien voyant un jeune une affiche à la main sonner chez eux ne voulaient nous ouvrir. Kev m'a avoué comprendre le vécu d'un témoin de Jehovah... Mais les voisins qui ont pu être contactés ont été très gentils, j'ai appris plus tard qu'ils avaient recherché Knacki et qu'ils venaient régulièrement aux nouvelles chez mes parents. Mais Knacki n'était pas chez eux.
De son côté, la campagne facebook prenait son essor, les partages se comptaient par centaine désormais. Vers 18h30, un homme m'a contactée: il avait lu l'avis de disparition sur facebook, et il en est certain: il avait vu Knacki à Overijse! Mais elle était paniquée et ne se laissait pas attraper. Il était sûr que c'était le même chien. Cependant, outre la distance parcourue, j'étais assez désemparée face au comportement de Knacki: d'habitude si sociable, pourquoi s'était-elle mise à craindre les gens? Mais pleine d'espoir, j'ai abandonné les fouilles dans le quartier pour aller à Overijse. La soirée a passé, je distribuais des affiches dans des boites aux lettres, j'en placardais d'autres, je parlais aux gens, mais personne ne l'avait vue. J'aurais été rassurée de trouver un second témoin! "Il reste demain", me suis-je dit en rentrant à la nuit tombée, pensant à Knacki passant sa seconde nuit dehors. J'avais de la chance. Quand Chica avait disparu, les appels n'avaient commencé que vers le troisième jour; ici, j'en avais un directement. De plus, la météo était clémente. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'un second appel n'arrive.
Mais le lendemain, pas d'appel. Je suis retournée à Overijse mettre des affiches, puis vu le manque de succès de ma démarche, j'ai commencé à douter. Je suis rentrée placarder tout Wezembeek avec ma mère, au delà du quartier immédiat, au cas où. Je voulais surtout une confirmation que mon chien était bien en vie. Le doute s'insinuant, le soir, j'ai fait le tour du jardin, puis des jardins des voisins, en appelant Knacki, en écoutant chaque terrier; démarche qui avait déjà été faite par ma famille, mais le souvenir de son silence lors de son dernier emprisonnement sous terre me glaçait le sang. Ma tante Marino, qui nous a rejoint pour les recherches, nous a informés qu'il y avait un bois pas très loin de chez nous, chose que nous ne savions pas, mais que Knacki savait très bien au vu du nombre de riverains qui l'y voyaient régulièrement. J'avais presque l'impression de fouiller dans la vie de Knacki: des voisins inattendus me disaient avoir très fréquemment Knacki chez eux; j'ai découvert le barbelé où elle s'était faite sa vilaine entaille, le terrier qui avait cette terre si jaune dont elle rentrait parfois couverte. Mais il n'y avait de trace de Knacki nulle part. Je m'en suis voulue: cela faisait plus de deux jours. J'ai trop vite assumé que sa recherche se déroulerait comme celle de Chica, comme une course poursuite où il fallait anticiper les appels suivants. Je m'en voulais de ne pas avoir suivi ma première intuition, celle du terrier. Si Knacki était coincée, déshydratée, blessée, elle avait sans doute déjà perdu connaissance. 
Le dimanche soir, troisième soir, toujours pas d'appel. Mais les commissariats et les refuges étaient fermés le week-end; si quelqu'un avait vu ou même recueilli Knacki, il les contacterait peut-être lundi. Sauf que lundi a passé et mon téléphone ne sonnait pas. J'ai contacté tous les commissariats de police, de Woluwé à Chaumont-Gistoux; tous les refuges et cliniques vétérinaires de Bruxelles et des deux Brabants; Alex, Virginie et Maman m'ont aidée à contacter les vétérinaires sur Wezembeek, Kraainem, Tervuren, Overijse, Huldenberg, Hoeilaart et la Hulpe. La mobilisation facebook battait son plein: plus de 500 partages. Claire avait posté mon annonce sur tous les sites de disparition de chiens, en français comme en néerlandais. Mon messenger affluait de messages de sympathie, mais aucune indication sur l'endroit où on aurait vu mon chien. Je suis même allée à la police de Wezembeek pour connaitre les démarches à faire en cas de suspicion de vol, car c'était cela mon espoir maintenant, pour expliquer le silence de mon téléphone. (Pour votre information, il faut appeler la société qui a émis le chip de votre chien et le signaler comme volé ou perdu). Mais moi-même je n'y croyais pas trop. Un officier de police m'a dit fermement, "tant qu'on ne l'a pas retrouvé mort, vous devez vous dire que votre chien est vivant". J'ai essayé de tenir à cette phrase. 
Puis je suis retournée imprimer 250 affiches, et avec Steph on a placardé toute la soirée et une partie de la nuit: Overijse, Hoeilaart, Maleizen, Genval, la Mazerine, la Hulpe. C'était une belle fin de journée: un coucher de soleil rose et orange comme il y en a peu. Ce soir-là, j'ai eu la certitude que Knacki ne vivrait pas pour voir le lendemain. J'ai espéré que cette paisible image l'emmène sans souffrance, et que la psychologie canine différait suffisamment de la nôtre pour ne pas qu'elle réalise l'ampleur de sa solitude. Elle me manquait terriblement. J'étais désemparée. Le lendemain, je pouvais encore placarder du côté de Tombeek et Huldenberg, mais après? Refaire une affiche uniquement néerlandophone plutôt que bilingue pour être certaine que les commerçants d'Overijse l'acceptent? (Vous seriez étonnés de voir à quel point les querelles linguistiques tiennent dans les petites choses). Et après, si je n'avais toujours pas été appelée? Tant qu'il y a encore quelque chose à faire, tant qu'on peut être actif on tient le coup. Mais le mardi matin, au bout d'une quatrième nuit sans elle, j'avais presque épuisé tous mes recours, et mon téléphone ne sonnait toujours pas. J'ai pris une résolution: le soir je devrais commencer à faire mon deuil. 
Alors j'ai refait un tour du fameux bois en vain. Puis Lio a proposé de venir fouiller des terriers avec une caméra thermique. Pourquoi pas, au point où on en était. En fait, cela faisait surtout passer le temps, pour donner l'impression de ne pas abandonner, pour prolonger le plus possible cet instant où l'espoir était encore permis. Pour la première fois depuis quatre jours, j'ai oublié mon téléphone à l'intérieur - je n'attendais plus d'appel. Nous étions en train de chercher le dernier terrier - tous vides - quand j'ai entendu ma mère crier. 
"On t'a rapporté ton chien!"
Et là, dans le jardin, un jardinier tenait Knacki dans ses bras. Il avait appelé sur mon téléphone, on avait décroché et on lui avait donné l'adresse, mais c'était maintenant moi qu'il fallait trouver dans ce fameux dédale de terriers. Quelle joie! Knacki était là, vivante! Elle était consciente mais très peu réactive, et surtout elle avait une horrible blessure qui lui traversait l'abdomen et qui saignait abondamment. Le jardinier a expliqué qu'il allait travailler dans le jardin d'une maison du quartier à Tervuren, comme tous les mardis. C'était une maison qui se trouvait dans la zone couverte par Eliane le premier jour des fouilles et dont le propriétaire était en vacances; et comme attendu Knacki n'avait pas appelé à l'aide en entendant crier son nom. Le jardinier a trouvé Knacki coincée dans un grillage; la pauvre s'était si bien emmêlée dedans qu'elle ne pouvait plus faire un mouvement sans se blesser davantage. Elle avait passé ces quatre jours coincée, blessée, sans eau ni nourriture, à attendre. Si le jardinier n'était pas passé ce jour-là, on n'aurait eu que l'image de sa lente agonie pour nous hanter. 
Le plus ironique dans tout cela, c'est que ni la campagne facebook massive, ni les affiches, ni les appels n'ont aidé à la retrouver. Nous devons tout au hasard, à la chance, à la bonne étoile. Quand nous avons vu Knacki dans les bras du jardinier, toutes les émotions se sont chamboulées. Pour moi, c'était l'incrédulité. Je ne pouvais pas croire qu'en un instant, le voile avait été levé, et nos inquiétude avec lui. Maman a d'abord pris Knacki dans ses bras, lui cherchant un essuie propre pour presser la plaie, pendant que je contactais les urgences vétérinaires. Pour info, elle pleurait plus qu'à n'importe quelle défense de thèse. Puis nous avons filé. Sévèrement déshydratée et avec une vilaine blessure, Knacki a immédiatement été prise en charge. Cela fait maintenant deux jours qu'elle est à la clinique vétérinaire. Elle a 17 points de suture et une plaie horrible. Mais elle est très en forme, réagit positivement, et ses fonctions rénales n'ont pas été affectées par la déshydratation. Quand je suis là, elle mange, boit, se promène, fait ses besoins, et essaie de butter les chats dans la salle d'attente. Quand je pars, qu'est-ce qu'elle pleure... Elle hurle... Elle veut rentrer à la maison! Mais bientôt tout cela est fini, je la récupère demain logiquement.
En attendant je souhaite remercier tout le monde pour l'énorme mobilisation dont vous avez fait preuve: les personnes mentionnées sur ce post, les 550 qui ont partagé le post facebook, et tous les inconnus qui ont ouvert l'oeil. Même si au final personne n'aurait pu la trouver, cet élan m'a permis de tenir le coup, de me sentir soutenue, de rester forte et de garder espoir. C'est touchant de voir le nombre de personnes que la disparition de Knacki avait touché, ainsi que leur soulagement de la voir revenir. Je reçois un tas de messages. Quand les gens me voient enlever les affiches, ils me posent des tas de questions et sont visiblement soulagés. C'est comme la fin d'un mauvais rêve. Le post-op s'annonce folklorique, connaissant la nature peu tranquille de Knacki, son aversion du cône et ma tendance à tourner de l'oeil à la vue du sang. Mais en même temps je me rappellerai longtemps de l'inquiétude face à l'alternative... 
Pour les plus curieux, voici quelques photos:
Inspection des terriers
Une bonne frite boulette à Maleizen pour nous récompenser des 100 premières affiches collées

Evidemment, la photo du retour!!!

Et le soir même, après une première intervention
La poubelle papier après avoir récupéré toutes les affiches

Knacki veut rentrer!

Il me reste à conclure par un message caritatif à l'intention des propriétaires de chiens: savez-vous que votre protégé canin est peut-être un donneur de sang potentiel? S'il pèse plus de 25 kg, qu'il a moins de 7 ans et qu'il a ses vaccins, il peut peut-être sauver une vie... Pensez-y et parlez-en à votre vétérinaire ou à une clinique vétérinaire! Cela peut être combiné avec une simple opération de détartrage par exemple, et sauver des petits chiens fugueurs qui se prennent dans des grillages... 
A une prochaine fois pour un Knackupdate plus calme!

Sunday, August 07, 2016

Knacki a disparu!

Chers lecteurs,
Je vous ai tannés pendant des semaines avec les opérations de Knacki, qui pour la première fois depuis son accouchement allait enfin mieux... Mais c'est pour revenir avec des nouvelles encore plus alarmantes!


Ce vendredi soir (5 août), Knacki a disparu de chez mes parents à Wezembeek. Salami et elle sont partis dans le jardin vers 19h, et vers 20h seul Salami est revenu. Nous connaissons tous la tendance plus que prononcée de Knacki pour les terriers inaccessibles - on lui a pourtant dit qu'il n'y avait pas de pokémons là-dedans mais bon... Mes parents ont cherché toute la nuit en vain, mais ont rapporté une note positive: Salami n'était pas plein de terre, ce qui voulait dire que quand ils se sont séparés ils n'avaient pas été s'enfouir dans le sol. Il n'empêche, pour nous tous l'hypothèse du terrier planait sur sa disparition.
Samedi matin je suis rentrée dare dare de Londres pour rejoindre les recherches. Mais nous avons maintenant une hypothèse alternative à celle du terrier. On était en train de distribuer des affiches tels des témoins de Jéhovah à tout Wezembeek, Kraainem et Tervuren (leur disant de fouiller leur jardin, en gros) lorsqu'on m'a appelée. C'était quelqu'un qui avait vu l'annonce facebook et qui disait avoir vu Knacki à Overijse. Il était sûr que c'était elle, mais elle ne se laissait pas approcher, elle courait partout en mode panique. Je suis allée sur place, j'ai collé et distribué des affiches partout, mais personne n'a pu me confirmer l'avoir vue. 
Je ne sais pas trop que penser de la fiabilité de l'information, c'est sans doute ma rigueur scientifique qui me dit de cross-checker mes sources avant de divulguer une information. La distance parcourue est grande et Knacki a un caractère sociable, elle n'a pas peur des gens... Mais cela colle par contre avec le parcours et la distance de Chica pendant sa fugue, et les chiens comme Knacki sont rares et facilement reconnaissables. 
Aujourd'hui, nous nous réveillons après une seconde nuit sans Knacki. Si l'hypothèse de la fugue se confirme, alors l'espoir est permis: Chica avait tenu six jours sans manger et en plein gel. Ici, la météo est clémente et Knacki sait chasser. 
Si vous voulez aider dans les recherches, n'hésitez pas à partager ce lien facebook: https://www.facebook.com/Bibil/posts/10100615943147161
Sinon, contactez-moi pour une affiche en pdf. Elle peut être n'importe où dans le Brabant Flamand ou Wallon ou même plus loin!