Thursday, July 30, 2015

Update

La routine des mois d'été est assez particulière. Tout d'abord, je ne vais plus à l'université, les bureaux sont soit déserts, soit étouffants de chaleur, soit les deux, et c'est glauque. En plus, cette année, il y a des travaux partout dans le quartier de mon bureau. Bref, depuis un mois, je travaille exclusivement de chez moi ou de chez mes parents. Cela me permet de me retrouver au calme, de suivre l'évolution de Salami, qui grandit décidément tous les jours, et d'avancer sur ma thèse. Curieusement je souffre beaucoup de l'isolation pendant l'année, mais pas du tout pendant l'été. C'est un peu deux mois d'exception et de break, même si je reste finalement en Belgique. Mais déjà, je n'ai plus de cours de couture, plus d'écriture créative, presque plus de piscine. A la place je prends des cours de yoga plusieurs fois par semaine, qui ne me prennent qu'une heure au lieu de toute une soirée. J'ai l'impression d'avoir beaucoup plus de temps et pourtant ma vie sociale n'est pas inchangée. Je dis qu'il s'agit de deux mois d'exception, parce que comme c'est l'été je n'ai pas cette culpabilité de ne pas être en train de travailler à faire évoluer ma vie d'une façon ou d'une autre, en rencontrant des gens, m'occupant de ma maison, m'améliorant en couture ou en écriture, ou autre. 
Point de vue santé, cela évolue très lentement. Il y a incontestablement du progrès depuis les mois de crise en avril et en mai, mais la situation n'est pas réglée pour autant. Je m'attendais naïvement qu'en juillet tout soit de nouveau comme avant, mais la situation semble être plutôt du genre de celles qui se traînent pendant des mois et avec lesquelles il faut apprendre à vivre. Au quotidien, c'est encore gérable (je n'ai pas le choix de toutes façons), mais il y a encore des périodes de crise. J'ai fait une rechute de ma gastrite fin juin alors que j'étais encore sous traitement. Les médecins ne savent pas pourquoi mes maux d'estomac reviennent, la gastroscopie faite il y a deux mois montrait que tout était quasiment si pas totalement rentré dans l'ordre. Ma généraliste pense que je suis hypocondriaque, ne niant pas que les douleurs soient réelles mais trouvant que j'y porte une attention démesurée. Mon gastro-entérologue a émis l'hypothèse que mon cerveau décodait les douleurs comme provenant de l'estomac alors qu'elles proviendraient d'ailleurs, par exemple de l'intestin. Pour la deuxième fois, j'ai donc dû prolonger mon traitement. Cela fait près de quatre mois que je prends des médicaments et j'ai assez peur d'entrer dans une forme de dépendance sur le long terme. Je dois de nouveau les arrêter samedi et voir comment cela se passe. Je me dis qu'au moins, si j'ai de nouveau mal à l'estomac, je saurai que c'est bien de là que viennent les douleurs. 
Point de vue tendinite et sciatique, l'évolution est elle aussi très lente. La douleur n'est plus aussi intense qu'au début mais j'ai néanmoins toujours assez mal à la jambe droite. Avec la rechute de ma gastrite, ma tendinite est revenue comme au premier jour et même plus fort. J'approche des 20 séances de kiné, et j'ai l'impression d'être revenue au point de départ à chaque nouvelle séance. Et pour la sciatique, ma généraliste me dit d'attendre jusque septembre avant de faire les tests pour l'hernie discale, en essayant la kiné et le yoga en intensif pour voir comment cela évolue, son opinion étant que de toutes façons si j'ai bien une hernie discale et bien c'est ça le traitement. Au quotidien la douleur est vivable, mais c'était quand même plus sympa quand je n'avais rien. 
Bref, la plupart du temps, je vois la chose comme étant une progression lente vers une guérison, et pour laquelle il n'y a pas grand chose à faire sinon gérer mon stress et laisser faire le temps... Mais parfois le temps me semble très long. En cas de rechute ou de crise, le moral peut tomber très bas... J'ai l'impression de ne faire que traiter des symptômes sans jamais atteindre la cause profonde de mes problèmes. Le stress a bon dos quand il s'agit d'expliquer un problème médical dont on ne connait pas la cause et qu'on espère voir disparaître de lui-même... Bon il faut relativiser aussi, il ne s'agit pas de maladies graves, juste de désagréments au quotidien, mais l'évolution est juste tellement lente...
Enfin la bonne nouvelle est que j'avance bien dans ma thèse. Je suis motivée parce que je suis sur mon dernier chapitre, ça commence à sentir la fin... Le combat va être de convaincre mon promoteur de coordonner son agenda avec le mien pour la relecture et la réécriture, mais ça c'est une autre histoire pour un autre jour. 
Je vous quitte avec une photo de Salami (et de la thèse en arrière-plan)!


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