Saturday, June 13, 2015

Knackupdate

Vous connaissez cette sensation, d'avoir chez vous un très petit être d'environ 5 kilos, qui ne s'exprime que par des pleurs et des grognements, principalement pour qu'on lui donne à manger ou qu'on le prenne dans ses bras? Qui dort quand vous ne dormez pas, qui ne dort pas quand vous voulez dormir? Qu'il faut surveiller en permanence et trouver un surveillant de remplacement dès que vous voulez sortir de chez vous? Le soir vous allez dormir super tôt en ne sachant pas de quoi sera constituée votre nuit, et vous restez éveillée lorsque tout est calme parce que vous stressez de ne pas savoir si votre sommeil se comptera en heures ou en minutes?
Et bien c'est ça de surveiller Knacki qui doit accoucher de façon "imminente". On est samedi. Je la surveille depuis lundi. Elle veut tout le temps bouffer, elle me colle, elle gratte les tapis, elle se lèche de façon obsessionnelle, et surtout, elle peut accoucher à tout moment. A. tout. moment. Même la nuit. Surtout la nuit, en fait. Cela fait depuis lundi qu'elle a des contractions aléatoires et que du coup je suis vissée chez moi.
Mais! Vous direz vous? Knacki attend famille? On aurait loupé un épisode?
Et bien figurez-vous qu'il y a deux mois, je suis allée présenter Knacki à un "bon ami", sélectionné sur base de son pedigree et de sa famille. Oui je sais, c'est un peu arrangé tout ça, mais que voulez-vous, l'amour peut toujours venir après. Sauf que le diagnostic initial était que cela n'avait pas marché. Entre temps, elle a reçu des anti puces, anti tiques, anti inflammatoires, elle est tombée dans les escaliers, elle s'est enterrée sous des terriers, enfin vous voyez le genre. Puis vendredi passé, je suis allée chez mon véto pour avoir une ordonnance pour la grossesse "nerveuse" de Knacki. Je suis tombée sur sa remplaçante, qui a dit, en substance, que heu... Mais c'était pas nerveux. 
Pas nerveux?
Alors on m'a envoyé faire une radio (oui une radio, on irradie les chiots, vous ne rêvez pas) et on m'a dit ceci:

Knacki attend un chiot. Ou une, on ne sait pas voir. Lundi soir, elle a eu des symptômes qui annonçaient "l'imminence" de son accouchement. Depuis, j'attends. Je suis chez moi, car "c'est pour dans les prochaine 24 heures". Et chez soi, pendant une semaine, il y a un moment où on en fait le tour.
J'ai écrit un peu pour ma thèse. J'ai postulé pour des jobs. J'ai travaillé à mon jardin. Puis à ma maison. Puis j'ai fait de la couture. De la cuisine. J'ai même fait du coloriage anti-stress.
Qui ressemble au final à du Desigual dès que c'est colorié.
Et pendant ce temps, Knacki se la coulait douce, et me collait grave.
J'y ai cru plusieurs fois. Par moments, elle ressemblait vraiment, mais alors vraiment à un chien qui allait accoucher. Puis après, c'est comme si rien ne s'était jamais passé. C'est un peu désespérant. 
Enfin, ce qui sera réellement marrant, ce sera quand elle accouchera pour de vrai. Et là je ferai moins la fière. On m'a dit qu'il fallait faire confiance à l'instinct de mon chien; mon instinct à moi sera plutôt le coaching par téléphone avec mon vétérinaire. On m'a aussi prévenu que quand il n'y a qu'un chiot, l'accouchement peut être plus difficile, parce que la quantité d'ocytocine produite dépend du nombre de chiots, et que du coup quand il n'y en a qu'un les contractions ne sont parfois pas assez fortes. Lundi, si elle n'a toujours pas accouché, c'est la césarienne. 
Franchement je préférerais que non.
En attendant on a fait une échographie ce matin et tout va bien, le chiot est en pleine forme, Knacki aussi, elle n'a pas du tout l'air de faire du progrès dans son travail, mais soit. Quelle que soit l'issue (qu'on espère heureuse), je vous tiens au courant!

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