Saturday, May 23, 2015

Alors, les détails gores?

Les plus perspicaces d'entre vous remarquerons que je blogge à 5 heures du matin - hé oui, no limit. (No, no limit, we'll reach for the sky! No valley too deep, no mountain too high)
Oui, soit.
Pourquoi 5 heures? Parce que cela fait une heure que j'ai mal à l'estomac. Je me suis médicamentée, j'ai mangé de la purée de noix de cajou, j'ai ramené Knacki dans mon lit, et avec tout ça je n'arrive toujours pas à dormir, donc autant updater le blog, puisqu'hier j'étais trop dans le cake pour le faire...
Tout d'abord, je dois remercier ma mère, qui a eu la tâche relativement ingrate de m'amener au coeur des embouteillages en pleine heure de pointe, lire un livre qu'elle n'aimait pas dans une salle d'attente au look un peu vieillot, puis a eu le plaisir de mon absence de conversation quand j'étais complètement stone pendant le trajet du retour...
Mais entrons dans le vif (c'est le cas de le dire) du sujet, voulez-vous.
Pour ceux qui n'ont pas suivi le blog ce dernier mois, je suis donc allée faire une gastroscopie hier dans une clinique privée, parce que les premières dates disponibles dans les hôpitaux c'était fin juillet/début août. Mais comme on ne choisit pas forcément ses horaires, j'ai eu le dernier créneau de la journée, à 17h, et quand je dis ça, comprenez 17h30-18h. J'étais à jeun depuis 11h, j'ai bu mon dernier verre d'eau à 13h, j'ai fait de la couture toute l'après-midi pour me détendre mais malgré cela j'avais relativement les crocs quand je suis arrivée. Pendant toute la journée, je me suis rabâchée, "mais pourquoi tu stresses Bibil? Tu ne sentiras rien puisqu'on t'endors complètement".
Je n'avais pas calculé que pour qu'on m'endorme, il fallait me faire une piqûre, mais c'est une autre question.
J'arrive dans cette salle, et pour répondre à la question de S., non je n'ai pas dû me déshabiller, et donc oui ça veut sans doute dire que j'ai dû baver sur mes vêtements pendant mon sommeil. Bref, pour me détendre, l'anesthésiste m'a fait parler de ma thèse (ah quelle bonne idée, c'est toujours très convivial), d'autant plus qu'en fait ma thèse touche indirectement le secteur de la santé, et qu'en fait ça l'intéressait vraiment. Mais j'ai pas eu le temps d'aller jusqu'au bout parce qu'à un moment je me suis endormie au milieu d'une phrase, en faisant semblant de ne pas remarquer l'espèce d'écarteur de mâchoire que l'infirmière était en train de me mettre dans la bouche et la taille de la sonde que le docteur préparait. 
Et puis, quand je me suis réveillée, c'était fait. C'est pratique, quand même.
Le verdict (attention retenez votre souffle): c'est une belle gastrite, mais qui n'est pas allée trop loin. Pas d'ulcère, pas de dommage à l’œsophage, pas de dommage au duodénum, bref, c'est tout ce que je pouvais espérer de mieux. Si ce n'est que je suis condamnée à continuer à dire que "j'ai une gastrite", et en voyant les gens reculer, préciser, "non mais ce n'est pas une gastro". Dans huit jours j'aurai les résultats de la biopsie pour voir si la gastrite est causée par une bactérie, et tant qu'à faire si je suis intolérante au gluten, dans la foulée, comme ça. 
Quelque part dans le processus l'anesthésiste m'a demandé mon numéro. J'étais tellement dans le gaz que je ne me souviens plus à quoi il ressemble, et à bien y réfléchir je n'avais pas mes lunettes. Et ce mec connait mon âge, mon poids, mon historique médical, et a pu voir ce que ça donnait une vraie phobie des piqûres, et je pense a même sorti, "mais il y a un âge où on parvient à surmonter ça non?". Enfin soit.
Je suis revenue chez Maman complètement dans le cake, essayant de négocier ma marche pour ne pas me prendre des chambranles de porte, et très contente d'avoir reçu un papier où tout avait été mis par écrit. Puis Maman m'a ramenée à la maison familiale, où j'avais préalablement amené toutes mes petites affaires et celles de Knacki, j'ai mangé (manger! MANGER!), j'ai fait un pain (oui, ne me demandez pas), j'ai vaguement regardé la télé sans trop comprendre ce qui s'y disait, puis je suis allée dormir en me disant, "ah ben ça va, ça ne fait pas trop mal".
TU. PARLES.
Et le mieux dans tout ça c'est que je suis de nouveau autorisée à prendre de l'oméprazole, mais que je l'ai oublié chez moi. "Et tu ne crois pas que tu parviendrais à tenir sans oméprazole?" m'a dit Maman.
Heu, comment dire.
Ce qui est bien, c'est qu'il est maintenant 5h30, dans précisément 1h Knacki va me sauter dessus parce qu'il faudra absolument qu'elle aille dans le jardin pour renifler des trucs et ne pas faire pipi.
Un très bon long week-end à vous aussi!

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