Friday, August 29, 2014

Quand je laisse Knacki chez Fourchette...

... Ca donne ceci.
 Knacki sur le panier de Fourchette, et vice-versa.
 Mmmmmh, soleil.
Cette dernière photo est une illustration du nouveau dispositif anti-fugue de Knacki... 
(Toutes les photos viennent des maîtres de Fourchette)
Et une bonne nouvelle pour vous, amis lecteurs, j'ai commandé un nouvel ordinateur... Vous aurez donc bientôt droit à un grand rattrapage de photos! (Remarquez que j'ai dit "bientôt" mais que je n'ai pas donné de date précise)

Wednesday, August 27, 2014

Oh! De la couture

Un cadeau de naissance pour Philippine... Tapis de jeu de couleur rose et parme avec, à l'avant, un assemblage de blocs
Et à l'arrière, un tissus uni mettant en évidence le travail de piqué libre.
A la question, "mais Bibil, cela veut-il dire que tu as défait tes caisses de couture?" je vous répond: "heu, je les toutes mises au même endroit". Et ne me demandez pas si ça veut dire que la pièce couture-bureau, aussi connue sous la dénomination "no man's land" ou encore "là où j'ai fourgué toutes les caisses", est prête... Mais c'est dans ma to-do list du mois de septembre!

Thursday, August 07, 2014

L'appel des sirènes

Bon, je vais de nouveau vous balancer une Knacki story, désolée pour vous, c'est obligé. (Mais je parle de pompiers aussi, ça peut vous intéresser potentiellement).
***
Ceux qui s'inquiétaient pour ma thèse seront heureux de savoir qu'hier, comme aujourd'hui et en fait pas mal de jours ces derniers temps, j'étais à mon bureau à l'université. Bon, il est vrai que ce n'est que récemment que j'ai repris un vrai rythme de croisière thèse, avant cela le ballet incessant des différents corps de métiers rendait la chose difficile. Et il est aussi vrai que depuis le déménagement, Knacki accepte relativement difficilement d'être laissée seule à la maison. Mais bref, ce qu'il faut retenir, c'est qu'hier je travaillais à ma thèse, et Knacki était toute seule à la maison, et n'était pas heureuse.
Et aussi, qu'il pleuvait. 
Or, il faut savoir que Knacki n'aime pas beaucoup la pluie non plus. Quand il faut, il faut hein, mais tant qu'il ne faut pas tout à fait, il ne faut pas. C'est-à-dire qu'hier, je suis partie à 9h, rentrée à 18h, et elle a refusé de sortir tant que la pluie tombait toujours, à savoir 20h30. Et puis bon, la nature aidant, il a fallu. 
Vous vous demandez quand arrivent les pompiers hein? Attendez un peu la suite.
Comme Knacki était relativement déchainée, je me suis dit, on va faire un grand tour. Direction le Parc de la Woluwe et ses deux petites vallées en boucle où les chiens peuvent courir en liberté. Je fais une vallée, tout se passe bien. Il arrête de pleuvoir, Knacki évite les grands chiens, course un peu les pigeons, suit des pistes, se roule dans des trucs pas nets. Je fais une autre vallée, ça se passe toujours bien. Vers la fin de la boucle, elle rencontre un autre teckel qui arrive dans l'autre sens. Elle commence à jouer avec, à se dépenser un petit peu, et je me dis, ah ben, je vais faire demi-tour, discuter un peu avec la maitresse de l'autre teckel, tout ça. On marche la boucle dans l'autre sens et tout se passe sans encombre, jusqu'à ce que.
Et puis, ben, voilà.
Jusqu'à ce que Knacki croise la route d'un lapin. 
Et bon, il a fallu qu'elle le course jusque dans son terrier. Et là, ben, elle n'a plus voulu en sortir. Elle a commencé à creuser et creuser toujours plus loin, et j'avais beau l'appeler, elle n'en avait strictement rien à faire. Adolescence power. Un an de dressage pour en arriver à ce résultat. Mais soit. 
Parce qu'avec tout ça, j'étais mal barrée. Parce que c'était déjà arrivé par le passé: c'était chez mes parents, et elle est revenue d'elle-même, oui, mais après quatre heures. Et là, il était 21h30, et la nuit commençait à tomber. De plus, Nathalie, la propriétaire de l'autre teckel, était persuadée que mon chien était coincé, et au plus je l'observais, au plus j'en avais l'impression moi aussi. Et puis vers 23 heures, il faisait nuit noire, des formes bizarres commençaient à sortir des arbres. Nathalie qui avait eu la gentillesse de ne pas m'abandonner à mon sort, était allée chercher des lampes de poches et du salami dans la maison la plus proche, mais rien n'y faisait. Mon téléphone n'avait plus que 10% de batterie. Knacki ne montrait aucun signe de lassitude. Alors bon. J'ai laissé ma dignité de côté, et j'ai appelé les pompiers.
"Bonjour, j'appelle parce que mon chien est coincé dans un terrier dans le Parc de la Woluwe".
"Vous voulez dire que votre chien est coincé dans un arbre?"
"Non, en fait, dans un terrier. Dans un trou dans le sol".
"Il est loin dans le sol?"
"Ben, je ne sais pas, je ne le vois plus, mais à priori plus de 3 mètres".
"Ah. Oui. Bon. Je ne sais pas trop ce qu'on peut faire pour vous, mais je vous envoie quelqu'un."
Et figurez-vous, les amis, qu'ils sont venus. Avec leur beau camion et leurs beaux uniformes et leurs beaux muscles, j'en étais gênée de les confronter à une situation aussi ridicule. 
(Si, avouons-le, c'était quand même un peu ridicule).
Déjà, dès qu'ils sont arrivés, Knacki pleine de curiosité est sortie du terrier pour voir ce qui se passait, puis elle a vu, et elle est immédiatement retournée dedans. Donc bon, elle n'était pas du tout coincée en fait, et ma crédibilité est tombée d'un seul coup. Mais soit. Les pompiers ont établi une cartographie du terrier, avec l'entrée depuis laquelle Knacki n'était déjà plus visible et sur laquelle je m'acharnais, et trois autres entrées latérales que je n'avais évidemment pas remarquées. Ils se sont rendu compte qu'on pouvait sans doute l'attraper depuis une des entrées latérales. Ils ont identifié laquelle, ils ont creusé, Knacki ne s'est pas rendue compte du tour qu'on lui jouait, puis ils l'ont attrapée et l'ont sortie de là à son corps défendant.
Et voilà.
Ils me l'ont rendue en héros salvateurs alors qu'elle gigotait dans tous les sens pour y retourner. Ils m'ont demandé où j'habitais, m'ont dit que ce n'était pas safe d'être dans le parc à cette heure de la nuit (oui si j'avais eu le choix je serais sur mon canapé plein de puces, hein), et ils nous ont reconduite Nathalie et moi. Dans leur camion. La grande classe. Les voisins doivent être jaloux. On a fait un peu la conversation, ils m'ont dit que les gens les appelaient pour dégager des araignées de chez eux, donc par comparaison on pouvait quand même considérer que là j'étais en relative détresse. Mon chien présentait une couleur unie, était recouvert de croûtes de boue et sentait la vase. 
Et maintenant? Knacki m'en veut à mort. D'abord parce que je l'ai sortie de ce trou, ensuite parce que je l'ai lavée, ensuite parce que j'ai désinfecté ses blessures (quelques égratignures mais mieux vaut ne pas accumuler les tuiles), ensuite parce qu'elle a dû dormir dans la salle de bain parce qu'elle était mouillée, la même salle de bain que le soir des puces si vous suivez bien, et enfin parce qu'aujourd'hui je suis retournée à l'université.
Ahlala. 
Ce soir elle m'accompagne chez Picard en laisse et c'est tout ce qu'elle fait.

Wednesday, August 06, 2014

Dites donc, vous n'avez pas comme envie de vous grater?

Puces.
Ma maison a des puces. 
Enfin, pour être plus précise, Knacki a eu des puces, elle n'en a plus, mais maintenant la maison en a. 
Quelle crasse dites donc.
Pour vous donner le détail de l'histoire: vendredi soir, je fais visiter la maison à une amie, et nous venons de nous poser tranquillement sur mes nouveaux canapés avec Knacki sur mes genoux, quand tout à coup je vois comme un insecte sur mon bras. Bizarre ce truc, on dirait une mini-mouche, mais sans ailes, et dites donc, c'est drôlement mobile... Mais on dirait que ça saute? Et ouille! Il y en a une seconde, là, sur mon autre bras, mais ça vient d'où? Je regarde le chien, et là, la vision d'horreur, ça grouille de puces partout sur son visage, et ça saute dans toutes les directions.
Évidemment, il faut que ça arrive un vendredi soir à 22h30, sinon ce n'est pas drôle.
Bref, pharmacie de garde, qui me donne un traitement anti-puces pour le chien (mais efficace seulement après 48h, of course), et un aérosol pour désinsectiser la zone d'infection, à laisser agir toute la nuit en étant sûrs d'être dans une pièce séparée et bien aérée parce que c'est bien toxique mine de rien. Et la pharmacienne de me souhaiter, la voix pleine de pitié, "bon courage". 
Bon, je rentre, Knacki est totalement paniquée, elle est allée se rouler sur tous les canapés et paillassons qu'elle a pu trouver, elle n'a plus une puce sur elle, elles sont disséminées dans la maison, SU. PER. 
En tous cas Knacki a pu dormir dans une salle de bain avec une bonne dose de Frontline entre les omoplates pendant que l'aérosol se vidait tranquillou à l'étage inférieur et que mes vêtements finissaient en quarantaine dans la baignoire. Et que je passais une courte nuit en prévision du lendemain.
Parce que bon. Sept heures qu'il m'a fallu pour traiter la maison. Sept heures.
J'ai fait des lessives à 90 degrés, à 60, à 40, puis j'ai refait celle de 40 à 60 parce qu'entretemps j'avais lu sur internet qu'il fallait 50 degrés minimum pour tuer les oeufs. 
J'ai passé tous les textiles et les sols de la maison à l'insecticide. 
J'ai ensuite aspiré lesdits textiles et sols de la maison en faisant bien attention de passer sur chacune des rainures du parquet, à aspirer chacun de mes poufs, même en dessous. 
Comme j'ai un aspirateur sans sac, j'ai ensuite mis le contenu de ce que j'ai aspiré dans un ziploc. Puis j'ai nettoyé l'aspirateur.
Bref, à mi-chemin, j'ai failli craquer, prendre mes cliques et mes claques et rentrer chez mes parents, quitte à laisser mon chien en zone de décontamination pendant tout le weekend, et faire venir une société de déparasitage pour gérer le problème à ma place.
Mais bon. Deux appels à des sociétés de déparasitage m'ont tellement déprimées, parce que ça puait l'attrape-pigeon encore plus que l'odeur de citronnelle de mon insecticide, que je me suis dit, finissons-en. 
Au bout de six heures et demi, j'ai réalisé que comme j'avais retrouvé des puces sur mes vêtements, il y en avait aussi sans doute dans la voiture que j'avais prise pour aller à la pharmacie de garde.
LE. BAD. ABSOLU.
J'ai fait aussi la voiture.
Alors bon, en soi, ce n'est pas la fin du monde. Je ne suis pas la seule personne dont les animaux ont ramené des puces à la maison. Les expériences des uns et des autres sont plutôt rassurantes, sur le long terme les puces finissent par disparaitre si l'animal est traité correctement. Même si le long terme peut être, en effet, long: des années après, des oeufs de puces peuvent encore éclore. Et bon, jusque là je ne suis pas piquée, il n'y a que mon chien, et mon chien est maintenant traité.
Mais la perspective de devoir me retaper une journée comme celle-là, et ce jusqu'à ce que le problème soit terminé, alors qu'on ne sait jamais si le problème est réellement terminé, ça me déprime à un point, vous n'avez pas idée. Je pense que le problème se serait posé différemment si je n'avais pas été seule, et si le moment de l'infestation ne coïncidait pas avec toute cette fatigue du déménagement. La solitude ne m'a jamais particulièrement dérangée, et au contraire elle me faisait plutôt rêver durant les périodes où il y avait toujours du monde où que j'aille. Mais le fait est qu'emménager dans une maison dont les travaux ne sont pas totalement terminés, c'est une longue succession de corvées et de tuiles, et je n'avais pas réalisé que peut-être c'était trop pour une seule personne... Sauf que, fatigue ou pas fatigue, je n'ai pas le choix, les délais sont fixes, et il faut que ce soit fait.
Bref, ce n'est que maintenant, cinq jours plus tard que j'ai eu la bonne idée d'appeler mon vétérinaire. Il me dit qu'en tous cas pendant un mois je dois faire attention, et mettre de l'insecticide régulièrement sur les fameux canapés, en prenant soin que Knacki ne soit pas dans la pièce et de l'emmener ensuite faire une looooongue promenade en étant sûre que la pièce soit bien aérée parce que mine de rien, c'est hyper toxique cette chose. Si pendant un mois je ne vois rien, je peux commencer à me relaxer.
Et puis, bon. 
Toute la vaisselle que j'avais stockée sur les étagères de mon salon en attendant de leur trouver une place a pu être relavée. 
La bouffe du chien que j'avais oubliée de déplacer a pu être jetée. 
Cette pièce, c'est un peu le no man's land des caisses, et tout ce qui s'y trouve a été bombardé de produits toxiques. 
Mes nouvelles plantes sont mortes dans les dix heures qui ont suivi l'aérosol.
Les petites bêtes ne mangent pas les grosses, mais sérieux, je le sais que je vais devoir repasser par cette journée cauchemar, parce que les puces ont eu le temps de pondre. La question est de savoir quand...