Sunday, March 30, 2014

100HappyDays #4 au #8

Comment j'ai dû me forcer, en ce dimanche soir, de traiter mes photos sur mon ordinateur au lieu d'aller faire de la couture (ou plus vraisemblablement, regarder la télé avec du point de croix)! Enfin, voici la suite du challenge 100 Happy Days:
#4 mercredi 26 mars
Le jour de la visite officielle d'Obama en Belgique... Et par la même occasion, le jour où j'ai organisé une conférence! Si ça c'est pas du conflit d'agenda... Tout s'est au final très bien passé, il a fallu un peu changer la logistique, mais il y avait quand même du monde en fin de compte! Et j'ai aussi fait ces biscuits... Mmmmh biscuits. Aaaah biscuits.
 #5 jeudi 27 mars
Diane m'a fait cette superbe cover de téléphone au point de croix! S'il y a bien une personne qui sait le travail que cela représente, c'est bien moi... Merci! Tous ceux à qui je l'ai montré se sont extasiés, d'ailleurs, et tous les jours je regarde cette cover et je m'extasie de même.
#6 vendredi 28 mars
Macy a fait un cabillaud au barbecue. Oh. My. GOD. J'en ai mangé la peau tellement c'était bon. (Le chien était un peu déçu, il en a eu moins du coup, mais soit).
#7 samedi 29 mars
Fourchette, juste avant d'aller courir 10km, qui essaie de franchir la barrière du coffre. (Mais je suspecte que ce n'est pas la curiosité qui la pousse, mais bien la frustration de ne pas être devant). Car oui! J'ai eu Fourchette samedi, et c'est toujours une journée qui commence bien quand il y a Fourchette dans sa voiture (sauf si c'est pour la ramener). (Knacki est là aussi, ceci dit)
#8 dimanche 30 mars (aujourd'hui, donc)
Des cupcakes! Je suis allée dire au revoir à un couple d'amis qui s'en va Outre-Manche et bon... Je vous poste une photo du buffet mais c'est aussi en souvenir de tout ce qu'il y avait autour et des gens qui s'y trouvaient! Ceci dit ce n'est pas un très long au revoir vu que je vais chez eux dans moins d'un mois...

(D'ailleurs, si vous avez l'esprit un peu mal tourné, en voyant cette photo... Oh dites, ce n'est pas moi qui l'ai suggéré.)
Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de weekend, une bonne reprise lundi (je sais que vous serez nombreux au créneau de 9h à lire ce blog), et moi je m'en vais promener Knacki et aller dormir! Youhou!

Tuesday, March 25, 2014

Oh! La varicelle

C'est marrant, l'enduit sur gyproc, quand même. Vous ne trouvez pas?
 
Et puis, sachez que je regarde à présent les rideaux. 
Quelques échantillons: Pour le dressing? (aka mon bureau aka mon atelier couture aka la pièce à brols)
  
Pour le salon? (Peint en gris-bleu, à priori)
  
Et puis finalement... Pour la cuisine?
  
Hein? Dites?
  
Non? 
Et puis vous avez envie de voir une cage d'escalier. Mais si. Vous voulez voir.
  
Voilà, vous avez vu.

Monday, March 24, 2014

100 Happy Days

Il y a un challenge qui circule sur internet pour le moment... Partager une photo par jour pendant 100 jours de ce qui nous rend heureux! Le but, selon le 100HappyDays, est de réaliser quelles sont les petites choses du quotidien qui font notre bonheur, car généralement nous ne prenons pas le temps de les voir. Et puis bon, c'est un challenge. Tout le monde aime un petit challenge.
(C'est une des images prise du site mais allez y faire un tour, c'est réalisé de façon très hipster, avec une police d'écriture sans doute très récente).
Bien sûr, ça a un côté un peu narcissique-kitsch, et la première chose à laquelle j'ai pensé en lisant ça, c'était que ça allait faire beaucoup de spam (la plupart de ces photos, avouons-le, risquent d'être de la nourriture ou des photos de chiens - en tous cas pour moi). Mais ce projet me parle, parce que j'avais déjà pensé à faire un challenge du style, une photo par jour. Cela fait partie de mes nombreux projets en maturation pour le blog, pour le jour où j'habiterai moins dans du temporaire, pour le jour où j'apprendrai vraiment à faire des photos avec un bel appareil. En attendant cela fait quelques années que le temporaire a tendance à s'éterniser, et que je reste sur le même rythme de croisière pour le blog sans vraiment réfléchir à des façons de le dynamiser. Cela fait depuis janvier que je n'ai plus vraiment trié mes photos, c'est vous dire. Donc, je me dis que l'occasion fait le larron, il est temps de s'y mettre.
Et aussi, de manière plus large, j'avais envie de faire un projet qui aborde un petit peu la question du bonheur. J'ai l'impression que notre génération a une pression énorme de se réaliser, d'être heureux, de s'accomplir, individuellement. Une de mes amies réalise des mini-séries là-dessus sur son blog, sur comment s'accomplir, sur la bravoure du quotidien. Mais je dirais deux choses là dessus: la première c'est que je me considère comme une personne très heureuse, avec une vie que je ne céderais à personne; et la seconde, que ça n'a rien à voir avec des questions de où j'en suis et ce que j'ai fait pour en arriver là. C'est encore une réflexion à développer, mais j'ai la sensation que le secret d'une vie heureuse n'est pas de regarder les grands plans, les grandes choses qu'on voudrait améliorer. Oui, c'est sûr que je pourrais passer des jours à penser au moment où j'aurai fini mes travaux, ma thèse, quand j'aurai perdu 10 kilos ou quand Georges Clooney m'invitera dans sa villa sur le lac de Côme (avec ou sans Matt Damon). Mais bon. On peut en passer du temps à se projeter dans un futur meilleur. Pour finir rien ne se passe jamais comme on le voudrait. Alors quel est le secret? 
Un jour, un ami m'a demandé, "et toi, qu'est-ce qui te rend heureuse?" et j'avoue que je n'avais pas de réponse. Je n'ai toujours pas de réponse, d'ailleurs. Je sais juste que je le suis, que je le sais, et que j'en profite pleinement. Peut-être que ce projet me donnera des pistes de réflexion. A mon avis, un élément de réponse se situe dans le fait de faire des choses pour les autres, et pas seulement pour soi, et qu'on reçoit plus de satisfaction à donner qu'à recevoir. Mais je pense aussi qu'il y a beaucoup de bonheur à trouver dans les petits trucs du quotidien, et à prendre le temps d'en profiter plutôt que de les regarder défiler jusqu'à la prochaine deadline. 
Il n'y a sans doute pas de formule miracle, pas de solution "one-size-fits-all", et on pourra aussi me dire que je n'ai pas vraiment à me plaindre. Dans ma famille tout le monde est en bonne santé, j'ai eu le soutien nécessaire pour faire un beau parcours jusqu'à présent, et (chose importante!) je peux encore dormir 8 à 9 heures par nuit même en fin de thèse (c'est peut-être ça le vrai secret, en fait). Je sais qu'il y a des situations difficiles. Je sais aussi que je ne suis pas immunisée contre les coups de blues occasionnels. Mais je crois que c'est important, quand les choses vont bien, de le réaliser, et de ne pas anticiper l'avenir en se disant que ce n'est pas normal, que forcément un malheur va arriver.
Mon but avec cette chronique n'est pas de donner des leçons. Il n'est pas non plus de montrer que ma vie est meilleure que celle des autres. C'est un peu le danger de ce genre de chronique, évidemment (le danger d'un blog en général, d'ailleurs) - de montrer une image idéalisée de sa vie pour booster son estime personnelle. Non, ce que je voudrais réellement faire, c'est un effort de documenter les moments heureux, pendant 100 jours, aussi petits soient-ils, et d'expliquer en quoi ces moments sont importants. Je voudrais aussi essayer d'encourager ceux et celles qui ont un coup de déprime pour le moment, à ma façon, même si je ne suis pas assez là pour eux (pas dans la même ville, ou pas assez à l'écoute, ou pas dans la capacité de faire changer les choses). Je voudrais montrer qu'il y a du réconfort à trouver dans des petites choses, et à se dire que même si tout n'est pas toujours rose, il y a toujours des petits trucs auxquels on ne fait pas toujours attention et qui sont pourtant là. De voir qu'au-delà du stress du quotidien, tout le monde a des raisons d'être heureux - pourquoi ne pas en profiter?
Concrètement, je ne vais pas vous mettre une photo par jour. Il ne faut pas exagérer; je sais que ce blog est un puissant outil de procrastination pour le créneau 9h-10h et 13h30-14h30, mais quand même. Je vais faire des posts combinés de plusieurs jours en même temps. Et le challenge commence... Le vendredi 21 mars (oh dites, cette date ne vous dit rien?)
Bref. Après avoir beaucoup discuté pour ne pas dire grand chose... Voici
#1, vendredi 21 mars.  Un gigantesque burger, homemade, customisé par une personne anonyme que nous appellerons Diane (prénom d'emprunt). Elle a mis dans son burger: pain homemade, petit pavé de viande, bacon, tomates, champignons, gouda, guacamole, germes de poireaux. Je vous avais dit qu'il y aurait des photos de nourriture, hein. Mais bon, manger c'est social, il n'y a rien à en redire.


#2 samedi 22 mars. Des chiens! (Ah oui, là aussi je vous avais prévenus). Nous avons fait du Chica-sitting. Là, Knacki s'apprête à bondir sur Chica, mais elle fait un peu durer le suspense en prétendant que ça ne l'intéresse pas. Je n'ai jamais vu un chien jouer comme Knacki, je pense que ça doit être l'instinct de chasse. Elle feint l'indifférence pour tromper la vigilance d'autrui et créer la surprise. Mais concrètement elle a toujours une babine légèrement retroussée qui la trahit.

#3, dimanche 23 mars. Quelqu'un, quelque part, s'est déguisé en crocodile sans raison apparente. C'est son droit, j'ai envie de dire.
A bientôt pour la suite! N'hésitez pas à participer au challenge, hein. C'est comme vous le sentez.

Monday, March 17, 2014

Je regarde trop de séries policières

Rien de tel, après une journée bien fatigante, qu'une soirée télé-tisane-point de croix avec Knacki sur les genoux... Je n'en ai pas souvent l'occasion, mais quand je le peux, mes soirées télé se font grand-mamy style! Et j'assume totalement. D'ailleurs, ma priorité dans ma recherche de canapés, c'est de pouvoir trouver ceux qui me permettraient de me coucher de façon décadente tout en maintenant un appui pour ma tête, et d'une couleur qui fait qu'on ne voit pas les poils de chiens noirs et gris. Mais je me perds. 
Le seul point un peu négatif dans ce tableau, c'est qu'à la télé il n'y a généralement rien. Enfin quand je dis ça... En solution de secours il y a toujours une série policière quelconque et on peut essayer de deviner qui est l'assassin en moins d'une heure. Et mine de rien, parfois, quand on en a vue une la veille, on se surprend à penser en leurs termes... Comme par exemple, quand les policiers arrêtent un suspect qui a l'air vachement suspect, mais qui au final est juste un pigeon qui était là au mauvais moment. Et dernièrement je rentrais du boulot et j'ai imaginé ceci.
* Debriefing de l'interrogatoire de la suspecte Bibil, arrêtée alors qu'elle conduisait une voiture similaire à celle recherchée *
Sous-fifre: "La suspecte répond au nom de Bibil. Elle a été appréhendée hier soir, à proximité du lieu du crime, dans une voiture correspondant à la description qui nous a été donnée. Une petite voiture citadine gris clair."
Chef: "Oui. C'est bien cela. Mais vous savez, Sous-fifre, des voitures citadines gris clair, en milieu urbain... C'est fréquent."
Sous-fifre: "J'y viens, Chef. La suspecte avait à bord un objet contondant qui pourrait correspondre à l'arme du crime."
Chef: "Ah! Voici qui est du beau travail, Sous-Fifre."
Sous-fifre: "Merci."
Chef: "Et quelle était cette arme?"
Sous-fifre: "Une latte en grès cérame de 10 sur 60cm".
Chef: "Voici, par contre, qui n'est pas fréquent."
Sous-fifre: "C'est une plinthe de carrelage, apparemment."
Chef: "Une...? Que faisait la suspecte avec une plinthe de carrelage dans sa voiture?"
Sous-fifre: "Elle l'avait prise avec elle pour aller choisir une cuisine."
Chef: "Une cuisine?"
Sous-fifre: "Oui. Pour avoir les conditions Batibouw."
Chef: "A-t-elle une preuve de ce qu'elle avance?"
Sous-fifre: "Il y a trois devis de cuisine différents sur son siège arrière."
Chef: "Tout cela me semble trop bien préparé. Quel est son alibi pour le soir du meurtre?"
Sous-fifre: "La suspecte dit avoir été au bureau."
Chef: "Quelqu'un peut le confirmer?"
Sous-fifre: "C'est un peu cela le problème: voyez-vous, tout le monde peut le confirmer, et en même temps personne n'en est certain".
Chef: "Comment cela?"
Sous-fifre: "La suspecte travaille dans l'académique."
Chef: "Je vois."
Sous-fifre: "Et il y a autre chose"
Chef: "Qu'est-ce donc?"
Sous-fifre: "Dans le coffre de la suspecte."
Chef: "Des preuves?"
Sous-fifre: "Pas tout à fait. Mais nous avons trouvé beaucoup de poils de chiens."
Chef: "Intrigant."
Sous-fifre: "Oui. Des poils de beaucoup de chiens différents."
Chef: "Très intrigant."
Sous-fifre: "L'analyse devrait le confirmer, mais la suspecte affirme qu'il n'y en auait que quatre: son chien nommé Knacki, un teckel noir et feu, un teckel roux nommé Fourchette qui appartient à des amis, un bouvier bernois nommé Sushi qui appartient aussi à des amis, et un labrador blond nommé Danio qui appartient à ses parents."
Chef: "A ses parents?"
Sous-fifre: "Oui, elle dit vivre chez eux pendant les travaux de sa maison."
Chef [fronce le sourcil]: "Voici qui est cohérent avec les cuisines et la plinthe. Tout cela a été préparé, Sous-Fifre, tout cela a été préparé. Je n'aime pas ça."
Sous-fifre: "Vous savez ce que j'en pense, moi, les enfants qui vivent encore chez leurs parents passé 30 ans..."
Chef: "Nous allons demander une évaluation psychologique, cela vaut mieux. Cette femme a quand même appelé son chien Knacki, ce qui est révélateur de sérieux problèmes psychiques."
Sous-fifre: "Je suis d'accord. Mais Chef... Cela m'ennuie de vous le dire, mais il y a cependant une chose qui ne colle pas."
Chef: "Dites."
Sous-fifre: "L'autopsie a révélé que l'assassin avait utilisé son arme avec force."
Chef: "Avec force, oui."
Sous-fifre: "Or, la suspecte est une femme."
Chef: "Ah, voilà le noeud du problème. Une femme ne sait pas faire preuve de force."
Sous-fifre: "Je ne vous le fais pas dire".
Sous-fifre du Sous-fifre [arrive en courant]: "Chef! Sur-chef! J'ai trouvé notre preuve!"
Sous-fifre: "Qu'est-ce, cher adjoint?"
Sous-fifre du Sous-fifre: "La suspecte s'est inscrite aux 20km de Bruxelles ce weekend!"
Sous-fifre: "Une femme qui fait du sport? Voilà qui est intéressant. Et doublement suspect. Aurait-elle la condition physique pour avoir assassiné notre victime?"
Chef: "Nous allons définitivement demander cette évaluation psychologique."
[Les policiers s'apprêtent à se diriger vers la machine à café, quand le Sous-fifre du Sous-fifre intervient].
Sous-fifre du Sous-fifre: "Malgré tout, dans ce dossier, il y a une chose qui me dérange."
Chef: "Dites donc."
Sous-fifre du Sous-fifre: "La suspecte ne connaissait pas la victime."
Chef: "Ah."
[Fin de la séquence].

Saturday, March 15, 2014

Défi'l en Aiguilles

Ce n'est plus un secret, j'aime assez bien coudre, même si je suis une débutante autodidacte et que je fais plein de fautes (mais c'est pas grave, c'est comme ça qu'on apprend). Ce que vous ne savez peut-être pas par contre, c'est que je fais partie d'un groupe de couture sur facebook et que ce groupe me motive parfois plus que mon propre blog. Un peu comme ma soeur fait partie d'un groupe Thermomix; un peu comme mes amis expats ont leurs groupes d'expats; ou un peu comme 80% de mes amies ont un groupe à thème bébé-femmes enceintes, même si elles ne sont pas encore dans la situation ("mais il vaut mieux en faire partie bien avant parce que comme ça quand on tombe enceinte on est déjà dedans"; "et puis il faut admettre que ça ragotte bien"). Bref. Moi c'est pareil, mais avec la couture.
Et les auteurs du groupe ont eu la bonne idée de lancer un blog, avec des défis couture. C'est-à-dire qu'à tous les trimestres on nous lance un nouveau défi à thème, et on a trois mois pour le faire, en utilisant toutes les techniques que l'on veut.
Le lien vers le blog est ici, si jamais cela vous tente de participer également! Le thème de ce trimestre est l'été, et la deadline pour le 1er juin. Perso je pense y aller au point de croix, si jamais cela  surprend quelqu'un...

Tuesday, March 11, 2014

Vous voulez un ragot?

Ma soeur Alice a posté ceci sur son facebook.
Déduisez-en ce que vous devez en déduire...

Monday, March 03, 2014

Knackupdate

Et oui! Cela faisait longtemps, voici une petite update sur la vie trépidante de Knacki. Enfin, surtout trépidante pour elle, et un peu stressante pour nous par contre.

Voyez-vous, Knacki fugue.
Ca lui a pris un beau matin de la semaine passée, il a dû y avoir un truc, la fin de l'hiver, les odeurs du printemps, ou la soudaine réalisation qu'il existait des failles dans le système de clôture de mes parents. En tous cas, elle a pris conscience qu'il existait un monde au-delà des limites du sien, et en adolescente rebelle (et pourtant si bien dressée), il lui faut les découvrir.
Exemples.
Mardi, je suis rentrée chez moi vers 20h30. J'ai trouvé ma famille en situation de stress post-traumatique: mes parents m'ont avoué que Knacki avait disparu de 10h à 19h. Ils avaient même appelé la police et les refuges, ont stressé qu'elle ne soit écrasée quelque part ou volée par un malfrat malhonnête. Ils en étaient au stade où ils travaillaient à la façon dont ils allaient m'annoncer que je n'avais plus de chien. Puis le soir tombé, un gentil monsieur, à quelques kilomètres de chez nous quand même, nous a appelés pour dire que le chien avait décidé d'élire domicile chez lui et avait l'air très content de son sort.
On s'est dit, bon, on va la surveiller, et surtout faire en sorte qu'elle ne parvienne plus à sortir de la maison. Le problème c'est que quand il y a beaucoup de monde dans la maison, les failles se multiplient. Chez mes parents, pour l'instant, il y a mes parents et mon frère à temps plein, une de mes soeurs à temps partiel, très souvent quelques amis, et un passage fréquent de facteurs, plombiers, femme de ménage et autres démarcheurs. Et puis comme mon père fait beaucoup d'aller-retours avec le jardin et est souvent perdu dans ses pensées à en oublier de fermer la porte... Enfin voilà, la décision, très simple en théorie, connait quelques difficultés dans son implémentation. 
Le lendemain, j'ai reçu un appel d'une charmante dame qui habitait le long d'une grande chaussée où les voitures roulent officiellement à du 70km/h, officieusement à du 100, pour me dire qu'elle avait recueilli mon chien, alors qu'il tentait de traverser.
Je ne vous dis pas la panique.
Je me suis pas mal renseignée depuis. Clôturer complètement le jardin de mes parents est impossible pour de multiples raisons. La clôture électrique, quant à elle, nécessite pas mal de travaux, dont entre autres que le routeur soit placé à l'intérieur, et donc percer des trous dans les murs extérieurs, ainsi que faire des tranchées de 30 cm de profondeur dans tout le jardin. Tout cela, bien entendu, en tentant qu'il n'y ait pas d'interférences avec la clôture électrique de notre voisin... Et comme je déménage en théorie dans trois mois, et que le système est relativement cher, cela parait un investissement un peu inutile. Il existe aussi l'option du comportementaliste, mais qui je le sais va me dire la même chose qu'au dressage: j'ai pris un chien de chasse, il ne faut donc pas s'étonner de son instinct. En plus de cela, quand c'est moi qui le promène tout va bien, les heures de dressage paient - c'est quand je suis absente que le problème se manifeste.
Donc entretemps nous avons prôné le retour aux bonnes vieilles techniques: on redouble de vigilance pour que Knacki ne s'échappe pas de la maison, et moi je fais en sorte qu'elle soit suffisamment promenée et divertie pour qu'elle ne sente pas le besoin de se faire la malle. Et puis bon, quand vraiment j'en ai marre, je délocalise le problème:

Comme ceci. 
Si vous avez envie de faire partie de ma stratégie de délocalisation, n'hésitez pas. Surtout pas.

Saturday, March 01, 2014

Encore du patchwork!

Hé oui! Celui-ci, c'est un long projet que j'ai commencé en juillet pour un bébé né en juin de l'année passée... Il était temps me direz-vous! Enfin ce qui est bien avec les bébés c'est qu'ils mettent quelques mois avant d'atteindre la phase crawl - joue par terre sur ton tapis de jeu, ce qui fait que ce cadeau tombera sans doute (presque) à point (enfin il y a deux mois ça aurait été mieux).

Je suspecte les femmes de Pinterest d'avoir un second cerveau pour faire des blocs parfaits parce que j'ai beau avoir respecté scrupuleusement les instructions et avoir le matériel conseillé, la symétrie c'est pas encore ça! Enfin c'est peut-être de m'être attaquée à un si grand modèle qui complique la chose, le truc fait quand même plus de deux mètres de long, un tapis pour bébé standard aurait fait quatre sur cinq blocs. Et puis aussi, j'aurais dû faire une bordure pour éviter que le biais ne soit directement sur les motifs. Mais cette auto-flagellation terminée, je me dis qu'en fait ça donne assez bien, avec le côté "handmade" en plus.

Hein? Finalement...

Et le biais c'est bon, je maitrise comme une pro maintenant, ça rattrape tous les défauts du reste!
Si c'était à refaire ce serait en plus petit avec un quilting en piqué libre (c'est plus drôle que de faire des lignes droites). En tous cas ça demande beaucoup de précision et de calcul, j'admire les personnes qui font ça de façon pro!
C'est pour un garçon, si vous me demandez, mais j'ai inséré un peu de rose quand même parce que je suspecte que ledit cadeau sera utilisé par plusieurs bébés consécutifs. Sauf si ce bébé-là développe une affection particulière pour la chose et en fait son doudou, dans lequel cas je plains les parents parce que bon, c'est pas hyper portatif...

Et hop! Adopté.