Monday, May 19, 2014

20km de Bruxelles

Pour la cinquième fois, j'ai participé aux 20km de Bruxelles.
C'est curieux, mais d'année en année il y a des choses qui se répètent. On se dit qu'on va mieux s'entrainer que la fois d'avant, mais on ne passe jamais vraiment à la vitesse supérieure. On se dit qu'on va arrêter l'alcool et le gras pendant l'entrainement, mais on ne respecte sa résolution vraiment que la veille. Le jour-même, on prie pour qu'il fasse froid, alors qu'en fait on sait très bien qu'il fait caniculaire. Le résultat c'est qu'on commence la course en étant bouillant et en faisant un score de compétition, pour finir par craquer dès la première montée du km10, et marcher le long de l'avenue de Tervuren. On ne parvient jamais à battre son meilleur score, réalisé lors de la seule édition en dix ans où il a fait moins de 20 degrés, et on se console en se disant que les autres aussi ils auront eu du mal. Puis on est tout frustrés quand on va sur facebook après et que les meilleurs publient leur score. Le lendemain, on est plein de courbatures et on ne sait plus descendre un escalier, et c'est pas de bol parce que l'ascenseur est justement en panne. Pour finir, le bilan c'est qu'on est persuadés qu'on a perdu du poids, alors qu'en fait on n'a fait qu'en prendre.
Bref. Il y a des choses qui se répètent. 
Cette année-ci l'entrainement s'est passé avec Knacki, c'était assez sympathique et convivial, mais ça ne me mettait pas beaucoup de pression pour améliorer ma vitesse.
En arrivant sur place je savais que ça ne serait pas terrible, je visais entre 2h et 2h15, mais j'avais quelques doutes. J'ai commencé la course avec mon cousin, en faisant causette comme si de rien n'était, mais force a été de constater que je devais vachement forcer pour suivre son rythme, et que bon, parler c'est sympathique mais pour ça il faut du souffle.
Ca, c'est avant. Oh que j'ai l'air fraiche et souriante.
Enfin bon vers le km 7 on s'est séparés, et là j'ai commencé à flanchouiller. J'ai tenu jusqu'au stand supporters du km 10
Vous avez vu comme ils sont beaux?
Et puis là j'ai eu un grand coup de mou. Sérieux. Il faisait chaud, j'avais mal, je n'y arrivais plus. J'ai choppé un magnifique bob Spa Reine pour lutter contre le soleil de plomb et à partir de là j'ai tenté de ne pas me faire reconnaitre, tant pour ma démarche souffrante que pour mon look ringard. J'ai bu tant bien que mal toutes les bouteilles de ravitaillement en entier, plus ma bouteille d'Aquarius, soit environ 2,5 litres quand on comptabilise le tout, et le Granny gratuit reçu au départ. Je passais devant chaque stand de la Croix Rouge en me demandant si ce n'était pas le moment d'abandonner, et à chaque fois je me disais que c'était trop la gêne d'abandonner si tôt, il fallait au moins que j'atteigne la montée de l'avenue de Tervuren. Nous retiendrons ma montée en style canard blessé de ladite avenue, dans lequel je me suis fait abjectement dépasser par Sophie (en grande forme), qui même en marchant allait plus vite que moi en courant. Et heureusement pour moi Manu m'a trouvée vers Montgomery et a couru la fin avec moi parce que je vous jure, je considérais presque que l'abandon au km 19 c'était garder l'honneur. Bref, cette année c'était le bout.
Enfin, ça n'a pas été le bout pour tout le monde apparemment. J'en profite pour féliciter M. pour son 1h34 et la délégation Merri pour son 1h58, ainsi que l'énorme majorité des participants qui ont fait mieux que mon score, à savoir 2h25. L'occasion une fois de plus de constater cette injustice des perdants, qui est qu'on finit la course en plus de temps que les autres, mais aussi qu'on souffre pendant plus longtemps du coup. Donc je suis finalement assez fière de cette médaille, parce que ça n'a pas du tout été évident cette fois.
Et puis, évidement, il a fallu gérer l'after.
Ca, c'est une photo de la sieste post-effort. Ca a l'air sympa, vu comme ça. Mais ce qu'on ne sait pas vraiment, c'est que pendant les trois jours qui suivent:
- Les escaliers et vous, vous n'avez plus la même relation.
- Les coups de soleil sur les oreilles et les oreillers ça ne fait pas bon ménage.
- Les coutures de votre short qui frottent, ça peut causer de réelles blessures.
- Heureusement qu'il existe les Birkenstocks parce que vous ne savez rien porter d'autre.
Comme je vous le disais, il y a des choses qui se répètent...

2 comments:

Line said...

Et bien moi je dis BRAVO bibil! Parce qu'au moins tu l'as fait!

Esmeralda Vermeulen said...

Moi aussi, je dis Bravo!!!! Tu n'as pas abandonné malgré la souffrance et le combat mental!
Dans mon jeune temps, quand j'étais une athlete svelte et entrainee, je n'aurais meme jamais fait 20km parce que franchement 10kms ca va, mais au delà ça commence à faire mal! Alors chapeau de l'avoir fait et de ne pas avoir abandonné 5 ans d'affilée.
(le muscle pese plus lourd que la graisse)