Monday, March 24, 2014

100 Happy Days

Il y a un challenge qui circule sur internet pour le moment... Partager une photo par jour pendant 100 jours de ce qui nous rend heureux! Le but, selon le 100HappyDays, est de réaliser quelles sont les petites choses du quotidien qui font notre bonheur, car généralement nous ne prenons pas le temps de les voir. Et puis bon, c'est un challenge. Tout le monde aime un petit challenge.
(C'est une des images prise du site mais allez y faire un tour, c'est réalisé de façon très hipster, avec une police d'écriture sans doute très récente).
Bien sûr, ça a un côté un peu narcissique-kitsch, et la première chose à laquelle j'ai pensé en lisant ça, c'était que ça allait faire beaucoup de spam (la plupart de ces photos, avouons-le, risquent d'être de la nourriture ou des photos de chiens - en tous cas pour moi). Mais ce projet me parle, parce que j'avais déjà pensé à faire un challenge du style, une photo par jour. Cela fait partie de mes nombreux projets en maturation pour le blog, pour le jour où j'habiterai moins dans du temporaire, pour le jour où j'apprendrai vraiment à faire des photos avec un bel appareil. En attendant cela fait quelques années que le temporaire a tendance à s'éterniser, et que je reste sur le même rythme de croisière pour le blog sans vraiment réfléchir à des façons de le dynamiser. Cela fait depuis janvier que je n'ai plus vraiment trié mes photos, c'est vous dire. Donc, je me dis que l'occasion fait le larron, il est temps de s'y mettre.
Et aussi, de manière plus large, j'avais envie de faire un projet qui aborde un petit peu la question du bonheur. J'ai l'impression que notre génération a une pression énorme de se réaliser, d'être heureux, de s'accomplir, individuellement. Une de mes amies réalise des mini-séries là-dessus sur son blog, sur comment s'accomplir, sur la bravoure du quotidien. Mais je dirais deux choses là dessus: la première c'est que je me considère comme une personne très heureuse, avec une vie que je ne céderais à personne; et la seconde, que ça n'a rien à voir avec des questions de où j'en suis et ce que j'ai fait pour en arriver là. C'est encore une réflexion à développer, mais j'ai la sensation que le secret d'une vie heureuse n'est pas de regarder les grands plans, les grandes choses qu'on voudrait améliorer. Oui, c'est sûr que je pourrais passer des jours à penser au moment où j'aurai fini mes travaux, ma thèse, quand j'aurai perdu 10 kilos ou quand Georges Clooney m'invitera dans sa villa sur le lac de Côme (avec ou sans Matt Damon). Mais bon. On peut en passer du temps à se projeter dans un futur meilleur. Pour finir rien ne se passe jamais comme on le voudrait. Alors quel est le secret? 
Un jour, un ami m'a demandé, "et toi, qu'est-ce qui te rend heureuse?" et j'avoue que je n'avais pas de réponse. Je n'ai toujours pas de réponse, d'ailleurs. Je sais juste que je le suis, que je le sais, et que j'en profite pleinement. Peut-être que ce projet me donnera des pistes de réflexion. A mon avis, un élément de réponse se situe dans le fait de faire des choses pour les autres, et pas seulement pour soi, et qu'on reçoit plus de satisfaction à donner qu'à recevoir. Mais je pense aussi qu'il y a beaucoup de bonheur à trouver dans les petits trucs du quotidien, et à prendre le temps d'en profiter plutôt que de les regarder défiler jusqu'à la prochaine deadline. 
Il n'y a sans doute pas de formule miracle, pas de solution "one-size-fits-all", et on pourra aussi me dire que je n'ai pas vraiment à me plaindre. Dans ma famille tout le monde est en bonne santé, j'ai eu le soutien nécessaire pour faire un beau parcours jusqu'à présent, et (chose importante!) je peux encore dormir 8 à 9 heures par nuit même en fin de thèse (c'est peut-être ça le vrai secret, en fait). Je sais qu'il y a des situations difficiles. Je sais aussi que je ne suis pas immunisée contre les coups de blues occasionnels. Mais je crois que c'est important, quand les choses vont bien, de le réaliser, et de ne pas anticiper l'avenir en se disant que ce n'est pas normal, que forcément un malheur va arriver.
Mon but avec cette chronique n'est pas de donner des leçons. Il n'est pas non plus de montrer que ma vie est meilleure que celle des autres. C'est un peu le danger de ce genre de chronique, évidemment (le danger d'un blog en général, d'ailleurs) - de montrer une image idéalisée de sa vie pour booster son estime personnelle. Non, ce que je voudrais réellement faire, c'est un effort de documenter les moments heureux, pendant 100 jours, aussi petits soient-ils, et d'expliquer en quoi ces moments sont importants. Je voudrais aussi essayer d'encourager ceux et celles qui ont un coup de déprime pour le moment, à ma façon, même si je ne suis pas assez là pour eux (pas dans la même ville, ou pas assez à l'écoute, ou pas dans la capacité de faire changer les choses). Je voudrais montrer qu'il y a du réconfort à trouver dans des petites choses, et à se dire que même si tout n'est pas toujours rose, il y a toujours des petits trucs auxquels on ne fait pas toujours attention et qui sont pourtant là. De voir qu'au-delà du stress du quotidien, tout le monde a des raisons d'être heureux - pourquoi ne pas en profiter?
Concrètement, je ne vais pas vous mettre une photo par jour. Il ne faut pas exagérer; je sais que ce blog est un puissant outil de procrastination pour le créneau 9h-10h et 13h30-14h30, mais quand même. Je vais faire des posts combinés de plusieurs jours en même temps. Et le challenge commence... Le vendredi 21 mars (oh dites, cette date ne vous dit rien?)
Bref. Après avoir beaucoup discuté pour ne pas dire grand chose... Voici
#1, vendredi 21 mars.  Un gigantesque burger, homemade, customisé par une personne anonyme que nous appellerons Diane (prénom d'emprunt). Elle a mis dans son burger: pain homemade, petit pavé de viande, bacon, tomates, champignons, gouda, guacamole, germes de poireaux. Je vous avais dit qu'il y aurait des photos de nourriture, hein. Mais bon, manger c'est social, il n'y a rien à en redire.


#2 samedi 22 mars. Des chiens! (Ah oui, là aussi je vous avais prévenus). Nous avons fait du Chica-sitting. Là, Knacki s'apprête à bondir sur Chica, mais elle fait un peu durer le suspense en prétendant que ça ne l'intéresse pas. Je n'ai jamais vu un chien jouer comme Knacki, je pense que ça doit être l'instinct de chasse. Elle feint l'indifférence pour tromper la vigilance d'autrui et créer la surprise. Mais concrètement elle a toujours une babine légèrement retroussée qui la trahit.

#3, dimanche 23 mars. Quelqu'un, quelque part, s'est déguisé en crocodile sans raison apparente. C'est son droit, j'ai envie de dire.
A bientôt pour la suite! N'hésitez pas à participer au challenge, hein. C'est comme vous le sentez.

1 comment:

Line said...

Et personnellement je pense que tu es heureuse parce que tu es tjs très positive! En tout cas le bonheur tu le transmets c'est tjs la fête quand je te vois :) et d'ailleurs faudra qu'on s'arrange ça fait long depuis la dernière fois

couscous!!!