Wednesday, November 27, 2013

Et sinon, Bibil, la thèse?

* Les Résultats du Jeu de l'Amiante sont en ligne *
C'est marrant, il y a comme cela deux questions où les gens sont hésitants quand ils me la posent. La première est "comment vont tes travaux?", et la seconde: "comment va la thèse?" Évidemment, parfois ils mettent les pieds dans le plat, et balancent d'un air consterné, "et quoi c'est pas encore fini?" ou encore, "mais tu n'as pas envie de terminer tout ça?". Comment expliquer, c'est pas comme s'il y avait moyen d'emballer le tout en deux heures. Ou bien il y a aussi ceux qui évitent soigneusement le sujet de peur d'un public display of distress et se faufilent dans une valeur refuge: "comment va Knacki?"; alors qu'ils n'aiment même pas les chiens. Ou encore, "comment va ta vie?" en espérant que la généralisation de cette question englobe le positif comme le négatif, et que je sélectionnerai l'information la plus pertinente.
Mais bref.
Comment va la thèse, donc.
Il serait un euphémisme de dire que le rythme de rédaction a fortement diminué. Pour tout vous dire, après avoir écrit un premier chapitre dans le temps record de dix semaines, je suis coincée sur mon second chapitre depuis mai. Depuis septembre, toutes les semaines j'annonce que cette fois-ci c'est bon, pour le vendredi je l'ai terminé. Ça fait trois mois. Trois mois que j'ai l'impression que je vais bientôt clôturer la chose sur un coup de génie magistral, mais qu'en fait non. J'ai dépassé les 120 pages et je n'ai pas encore fait d'analytique ni inséré des idées originales. Par contre j'ai plein de doublons et de trucs hyper inutiles. Je me dis qu'à la relecture je vais rationaliser tout ça, mais j'ai bien l'impression que ce ne sera pas évident.
Bien entendu, cela irait mieux si je pouvais écrire mieux et pendant plus longtemps. Mais la vérité est, si je parviens à me concentrer réellement pendant une à deux heures par jour, je suis contente. Et ce n'est pas que je ne suis que une à deux heures par jour derrière un écran, non. Parfois je me fais des journées de dix heures pour ce même résultat.
Il y a toujours les excuses: les problèmes que j'ai eus sur mon chantier, et tout ce que je dois encore régler sur le chantier maintenant, les angines à répétition, les weekends et soirées surbookés, les services rendus ça et là, les candidatures à des conférences, les articles que j'essaie de publier en dehors de la thèse, les articles que je dois lire parce qu'ils devraient en toute logique "débloquer mon blocage", ou simplement parce que c'est un concurrent qui vient de publier sur mon sujet, etc etc. Si je veux procrastiner, je n'ai qu'à regarder ma to-do list, elle est kilométrique. Seulement je pense que le vrai problème n'est pas que j'ai un agenda bien rempli. Le problème est dans la fatigue.
Pour le moment je dors entre neuf et dix heures par nuit, et si pour la plupart il s'agit d'un luxe, croyez-moi que je n'arrive pas à faire moins. Je m'endors d'un seul coup comme une pierre qui tombe dans de l'eau, et j'en émerge de la même façon: je suis comme lestée vers le fond de mon lit par le poids de ma fatigue. Je n'entends pas le réveil, ni même l'alarme, je me lève trop tard, trop fatiguée et toute la journée je veux mon lit. Là, il est 16h, j'ai pris deux cafés, une vitamine C, et pourtant, qu'est-ce que je veux mon lit. Le weekend je fais des siestes de quatre heures et je me réveille pire qu'avant, avec le seul résultat d'avoir perdu une après-midi. J'annule plein d'activités pour pouvoir rester chez moi, au final pour ne pas travailler. Se concentrer est difficile. Écrire est difficile. Je laisse passer plein de fautes, je passe ma vie à relire et réagencer des paragraphes, et je n'ai plus aucune idée originale.
Et puis aussi, je doute.
Je doute vraiment que ma thèse puisse apporter une contribution originale à la recherche, que je sois capable de développer une seule théorie dans tout ce fouillis. Je doute que mes arguments soient pertinents, que ce que je dis n'ait pas été dit avant. Je doute que je parvienne à me faire une place dans l'académique, avec tous ces génies hyper passionnés qui maitrisent toutes les théories et n'ont aucune limitation physique au nombre d'heures qu'ils sont capables de travailler d'affilée. Je doute que je parvienne à me faire une place dans les institutions européennes, parce qu'il faut des contacts, et que je n'en ai pas; parce qu'il faut passer le test, et qu'au final je ne suis pas plus intelligente qu'une autre. Je doute que je parvienne à me faire une place dans une autre fonction belge, parce que je ne parle pas le néerlandais. Et aussi, je doute que mon doctorat soit réellement une valeur ajoutée et n'agisse pas plutôt comme un frein dans ma recherche d'emploi.
Ah ça, l'après-thèse. J'ai déjà postulé à quelques postes, et même si je priais intérieurement de ne pas être prise parce que j'étais vraiment trop fatiguée que pour commencer à préparer des cours et déménager en plus de terminer ma thèse, c'est toujours plus une déception qu'un soulagement de se faire refuser. Officiellement, les refus, c'est parce que ma thèse n'est pas encore défendue. Je pense en fait que beaucoup de ces postes ne font d'appel d'offre que pour la forme, alors que le candidat est déjà choisi. 
Bref, la partie n'est pas gagnée, et si je stresse de ne pas avancer dans la rédaction de ma thèse, je stresse aussi de savoir ce que je ferai après. Ou alors je stresse pour mes travaux. Ou pour la taille de cette to-do list qui ne diminue jamais. Alors j'essaie de ne pas y penser, et les jours passent, et cela fait trois mois que je commence la semaine en me disant que je vais boucler ce chapitre, et qu'en fait, non.
Mais la semaine prochaine, je vous le dis, je le termine.

Monday, November 25, 2013

On laisse un chien seul deux minutes, et...

Tellement de choses sur cette image. 
En clair, vous devez y voir Knacki qui est venue piquer dans mon sac ses snacks en peau de buffle, et les mange sur mon lit. L'un comme l'autre sont interdits, tout comme l'accès à ma chambre, comprise dans l'interdiction d'accès à l'étage.
Je me sens comme obligée de vous le raconter, voyez-vous, car je me suis dit que aviez peut-être du mal à vous concentrer sur l'essentiel de ce qui se passe dans cette image. Votre oeil a-t-il été attiré par ce fabuleux coussin teckel? Par les fleurs sur le drap de lit? Par le porte-clé peluche se trouvant dans le sac?
Non? Ah, tant mieux. J'aurais eu peur de votre jugement. 
Pour ma défense, cet incroyable coussin m'a été offert pour mes 30 ans de la part de ma marraine.

Friday, November 22, 2013

Le grand jeu de l'amiante avec Bibil

Oh oui, un jeu! Le principe est simple: je vous demande "amiante" ou "pas amiante" et vous me répondez. Je ne vous donne pas tout de suite les réponses, ce serait trop facile - soyez patients, elles arriveront bien assez vite.
Vous êtes prêts? Je commence par une image relativement explicite:
1. Amiante ou pas amiante?
Ha ha! Vous aurez bien entendu reconnu mon calorifuge! Objet vintage datant des années 50 et auquel personne n'a osé toucher, malgré les changements successifs de chaudières et de canalisations, à croire que... Mais soit.
* Réponse *: amiante, évidemment. 
Allez, continuons.
2. Amiante ou pas amiante? 
Vous avez dans cette photo deux éléments: du vinyle sur carrelage, et de la colle (couleur noire) pour fixer ce vinyle sur le carrelage...
* Réponse *: amiante! Le vinyle, mais aussi la colle sous le vinyle.
3. Amiante ou pas amiante?
Je vous parle des gaines autour des fils électriques. Mais libre à vous de regarder aussi les appuis de fenêtre à l'arrière.
* Réponse *: non, c'est du PVC. Ne soyons pas paranos non plus. (Tout le noir que vous voyez sur le sol, par contre, c'est de l'amiante, voir point numéro deux).
4. Amiante ou pas amiante?
Attention, vous pensez que vous regardez juste de nouveau des conduits électriques, mais vous avez aussi des plaques en métal, là, derrière les plombs et le compteur...
* Réponse *: amiante! Dans la partie appartenant à mon distributeur d'électricité, pas dans la mienne, sinon ce serait trop facile. Et ledit distributeur veut bien désamianter mais seulement si je paie pour. Un nombre à trois chiffres. Pour dévisser une plaque en métal. 
5. Amiante ou pas amiante?
Tout ce toit qui a l'air si bien entretenu...
* Réponse *: il y a beaucoup de trucs dans ce toit, mais pas d'amiante. Par contre il y a des champignons. Pas la mérule. Pas la mérule. Allez, répétez après moi. Pas la mérule, s'il-vous-plait, Grand Saint-Patron du Bâtiment.
6. Amiante ou pas amiante?
A priori on dirait juste une cage d'escaliers (la photo date un peu mais comme ça on distingue encore les différents éléments), mais si vous regardez de plus près vous avez du linoléum, et de la colle sous ce linoléum. Le reste, je l'espère, est en bois, mais qui sait.
* Réponse *: pas d'amiante. Ouf. Parce que bon.
7. Amiante ou pas amiante?
Une photo qui date, de nouveau, pour vous montrer plein de types de carrelages différents, tous d'époque, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle.
* Réponse *: On ne le saura jamais. Mon précédent entrepreneur a tout fait évacuer. A priori sur base de photo ils devraient être ok, mais j'aurais aimé faire tester par précaution.
Alors, ami lecteur, as-tu pu déceler l'amianté du non-amianté?

Tuesday, November 19, 2013

Murs, mûrs, mûres.

Dites-moi, il me semblerait bien que tout ceci commence à prendre forme... Le moment est à l'installation de la structure bois de mon extension!
Travaux de rénovation
Ouh, dites, on a déjà atteint les limites du recul de mon appareil photo, c'est dire si je n'ai pas laissé beaucoup de jardin dans cette affaire.
Voici, devant vos yeux ébahis, un futur salon/bibliothèque.
Travaux de rénovation
Une future salle de douche (et actuellement les WC du chantier, par la porte blanche)
Travaux de rénovation
Travaux de rénovation
Et Knacki qui défie le terrain de la commune depuis la limite de mon terrain personnel.
Travaux de rénovation
La suite des festivités, c'est de mettre de l'isolant, fermer les murs, puis mettre les châssis et faire le toit, et hop! Fermé pour "l'hiver". Sauf que dans ce plan l'hiver arrivait en décembre. Ha. Haha. Hu. Hum.

Friday, November 15, 2013

Granola

Dimanche j'ai tenté ma première recette de granola.
Du granola, pour ceux qui ne le savent pas, est (définition wikipedia) un mélange d'avoine, d'amandes et de miel apparenté au muesli. Le tout peut être utilisé comme accompagnement de yogourt ou comme céréale matinale. Il peut aussi être cuit et présenté sous forme de tablettes. On peut ajouter des fruits secs à la recette de base. En France, on parle plus souvent de céréales croustillantes.
Et au Québec, on parle de "granola" pour désigner les personnes qui en mangent, à savoir des bobos remplis de convictions écologiques.
Bref.
Il y a beaucoup de recettes de granola différentes. Ma mère en utilise une à base de miel et de noix de coco. Les Merri ont une recette secrète à base de noix de pécans. J'en ai utilisée une à base de pâte de sésame. La recette originale est ici, mais comme je vous aime, voici en version "ce qu'on trouve à Bruxelles" (ce qui implique de vous rendre dans un magasin bio pour la pâte de sésame au moins, et pour tous les ingrédients si votre budget le permet):

Ingrédients
 1. Céréales:
- Obligatoire: 400gr de flocons d'avoine
- Facultatifs (en magasin bio): flocons de millet, amarante. Note: mon intuition profonde est que l'amarante doit être cuite avant, parce que c'était quand même très crunchy quand je l'ai insérée crue dans le mix.

2. Noix et graines:
- Obligatoire: 250 gr d'amandes sans peau
- Facultatif: graines de courge, graines de tournesol, noix de pécan, graines de lin (tout ça se trouve au supermarché dans votre rayon noix)

3. Mélange de gras et de sucres (mais sains, bien entendu, sinon ce ne serait pas une recette de bobos bios) qui fait tenir le tout ensemble:
- 3 bananes, si possible bien mûres
- deux bonnes cuillères à soupe de Tahin (c'est de la pâte de sésame, magasin bio)
- une cuillère à soupe d'huile de coco (attention pas du lait de coco! L'huile de coco pressée à froid se trouve dans les magasins bio, et peut d'ailleurs pour votre bonne instruction s'utiliser comme alternative au beurre et à l'huile dans la cuisson des plats, et apparemment c'est meilleur pour la santé et pour la peau).
- trois cuillères à soupe de sirop d'érable (ou miel, ou sirop d'agave, enfin il vous faut un truc pour sucrer le tout sinon c'est infect)
- une pincée de cannelle

Instructions

1. Préchauffez votre four à 180 degrés
2. Mélangez les céréales (1), noix et graines (2) dans un bol
3. Faites une purée des produits gras et sucrés (3), soit avec un blender, soit avec un presse-purée, soit si vous êtes vraiment des désemparés de l'ustensile de cuisine avec le dos d'une fourchette.
4. La suite est assez simple à deviner: incorporez le mélange liquide de sucre/gras au mélange sec céréales-noix. Note: si votre mélange vous semble trop dominé par le sucré/gras, n'hésitez pas à rajouter des céréales. Parce que oui, vous avez le droit de goûter.
5. Sur une plaque recouverte de papier cuisson (ou alternative), disposez votre composition de manière à ce qu'elle soit la plus étalée possible.
6. Cuisez pendant 15 minutes, puis sortez, mélangez bien (sinon vous aurez une sorte d'énorme barre de céréale incassable qui recouvre toute votre plaque), et cuisez encore pendant 10-15 minutes jusqu'à ce que le mélange soit bien doré
7. Laissez refroidir complètement le granola avant de le mettre dans une boite à température ambiante.
8. Ma façon préférée de le manger est dans du yaourt. Mais vous pouvez le manger aussi comme ça ou dans du lait, ou si vous tenez vraiment à poursuivre un trip ultime du bio bobo, dans du lait d'amande ou lait de riz (perso je m'en tiens au yaourt).

Bon petit déjeuner à tous!

Sunday, November 10, 2013

Mac and Cheese à l'huile de truffe (ce titre est immoral à tellement de niveaux)

Et non, ce n'est pas une recette de Jamie Oliver que je vais vous balancer, mais une adaptation d'une recette trouvée sur Epicurious. Si vous vous rendez sur ce lien (vers un site américain), vous constaterez que, ironie du sort, la recette originale est catégorisée en "superfood". Mais évidemment! Il y a des légumes et deux trois trucs vaguement réputés comme coupe-faim, que demander de plus? Vous y trouverez même les mots "fat-fighting" et "hunger-beating proteins". Venant du pays qui considère la pizza comme un légume dans la cantine des écoles, on ne serait pas surpris. Mais soyez donc bien conscients que même s'il y a des légumes dans la recette, il y a aussi des pâtes, et de la béchamel, et du fromage, et bien évidemment... De l'huile de truffe. C'est donc tout sauf light. Maintenant que c'est dit, vous êtes des adultes avec un taux de cholestérol qui vous est propre, vous vivez votre vie. Et ne me jugez pas, surtout, en lisant la recette.
Je vous présente ci-dessous les ingrédients pour une recette de base, et encore, avec les quantités à adapter selon vos préférences - personnellement je double les quantités de sauce en me sentant légèrement coupable mais on va faire comme si je ne vous l'avais pas dit. Le goût dominant est l'huile de truffe et les champignons Shiitake. Ensuite, vous pouvez y ajouter ce que vous voulez, du moment qu'il ne s'agisse pas d'un ingrédient au goût trop prononcé. J'ai ajouté quelques suggestions.

Ingrédients (pour 6 personnes):
- 250 ml de lait entier
- une rasade d'huile de truffe, à mélanger avec de l'huile d'olive si vous voulez en atténuer le goût (ou sauver votre budget)
- 4 cuillères à soupe de farine
- sel et poivre
- un ravier de champignons Shiitake (c'est très important, c'est ça qui va déterminer le goût)
- un ravier de champignons de Paris
- 250gr de parmesan
- 500gr de pâtes
- 400gr de cœurs d'artichauts (vous les trouverez au rayon surgelés, adaptez le dosage à celui du paquet)

A partir d'ici, les ingrédients deviennent optionnels et à ajouter/enlever selon votre bon goût.
- dy filet de poulet
- un brocoli
- une petite courgette
- des asperges
- d'autres fromages, comme du gruyère, du comté, du fromage de chèvre, etc.
- des petites herbes comme du persil ou de la ciboulette
- ou bien un peu de potimarron si vous en avez envie
- et pourquoi pas un peu de roquette?
Bref, ajoutez un peu ce que bon vous semble, la recette survit parfaitement sans ces ingrédients mais elle ne peut que s'améliorer avec.

La recette

- Rincez les champignons Shiitake et tout autre champignon que vous avez décidé d'acheter. Mais si, enfin, lavez-les, ne perdez pas votre temps à les peler. Ce n'est pas grave si ça va rendre de l'eau, tout ça termine dans la sauce de toutes façons. Coupez-les en petits morceaux. 
- Dans une grande casserole (par exemple, celle dans laquelle vous allez servir le plat final, pensez à la grande marmite le Creuset dans la cuisine de Nigella Lawson). Bref, dans une grande casserole, faites chauffer sur chaleur moyenne l'huile de truffe (coupée ou non à l'huile d'olive), la farine, du sel et du poivre, jusqu'à ce qu'une pâte épaisse se forme. Je sais, la tradition veut que tout cela se fasse au beurre. Mais faites-moi confiance.
- Ajoutez la moitié du lait, mélangez bien pour diluer les grumeaux, puis ajoutez les champignons et le reste du lait. Laissez cuire sans faire brûler l'affaire, en ajoutant si besoin de l'eau dans le processus, par exemple si vos champignons sont du type récalcitrants. Le but est qu'au final, vous obteniez une sauce assez liquide, avec des champignons cuits, qui goûte 1. l'huile de truffe et 2. les champignons Shiitake. N'hésitez pas à goûter la sauce et à rajouter du sel et du poivre selon vos préférences.
- Pendant que la sauce au champignons cuit, faites cuire tous les autres ingrédients. A savoir: les pâtes selon les instructions du paquet, dégeler les coeurs d'artichauts en prétendant que vous les avez acheté frais et planquer le paquet surgelé de vos invités, puis en fonction des restes de votre frigo de vos ingrédients complémentaires, le poulet, le brocoli, le potimarron, etc... En faisant bien attention à ce que tout soit coupé en portions vous permettant de manger le plat sans trop vous embarrasser en public. Ou bien vous vous êtes entraîné avant et vous avez un appareil photo à proximité pour immortaliser l'instant de vos invités.
- Et une fois que tout ça est prêt? Ajoutez les pâtes, puis le fromage (parmesan ou autres). Attendez que tout cela fonde gaiement. Puis ajoutez tout le reste.
- Le vice, ici, consisterait à ajouter du fromage à gratin sur tout ce petit assemblage, à y ajouter full poivre, et à faire gratiner. Mais je ne vous l'ai pas suggéré. Ou bien parsemez d'un peu de persil, parce que bon, vous êtes quelqu'un qui vit sainement, c'est quoi cette blague.

Et paf! Superfood. 
Bon appétit!


Thursday, November 07, 2013

Et voilà ce qui arrive quand on procrastine

Aaah, les joies de la procrastination. Vous vous souvenez que je suis partie à Berlin pendant trois mois? Oui, de mai à juillet 2012... Il y a près d'un an et demi, donc.
Figurez-vous que ce séjour, ma foi fort sympathique, a eu la bonne fortune d'être financé par une bourse de voyage. Alors je ne sais pas pour vous, mais ici logiquement, ce qui se passe avec une bourse de voyage, c'est qu'on fait des notes de frais pour se faire rembourser ensuite dans les limites d'un budget pré-défini. Sauf que dans ce cas de figure bien précis, j'ai reçu directement la somme de la bourse sur mon compte personnel, sans rien me dire de plus. Comme on ne m'a jamais vraiment précisé qu'il fallait que j'entre des notes de frais, j'ai comme qui dirait procrastiné. Ou plus précisément, tant qu'on ne me demandait rien, je ne rentrais rien. J'avais tout dans un dossier, hein, enfin dans un dossier et à divers endroits de mon ordinateur, d'internet, d'extraits de compte, et sans doute, hem, enfin peut-être ailleurs, dans un endroit connu de moi seul. Puis le temps a passé, tranquillement, et j'ai eu le temps de bien oublier ce que j'avais fait quand et à quel montant, et où j'avais rangé les pièces justificatives.
Jusqu'à ce lundi 4 novembre, date fatidique où le service comptabilité de l'organisme financier m'a très poliment rappelée à l'ordre. Aha? Oui ben du coup, il a fallu s'y mettre...
Je me suis éclatée. E-cla-tée. 2 jours plus tard, finalement, je suis arrivée à presque tout rassembler, catégoriser, classer, coller, un peu comme du scrapbooking mais en moins beau. J'ai dû faire quelques constats désolants: 
- Je suis allée à la cantine presque tous les jours, sauf quelques rares occurrences au Brezel Bar en bas de chez moi qui était pourtant infiniment supérieur. Je constate qu'il y avait beaucoup d'occasions où je me suis penchée sur le "Salat Bar", pourtant pas très bon, à cause de la médiocrité du plat du jour. Et parfois j'ai plusieurs notes de frais pour la même journée, et elles disent toutes "Tagesdessert". Sans plat principal.
- J'ai aussi retrouvé la note de frais du Mohnküche. Il m'a coûté 0,80€ ce petit faiseur de promesses.
- Au début de mon séjour, quand j'allais au supermarché, on lisait "Äpfeln", "Rucola", "Salat" ou "Lachs" sur le ticket de caisse. Quand le foot a commencé tout cela a changé, et j'ai tout à coup acheté des bières, des chips, des pizzas, des cacahouètes, du Gouda en morceaux, et curieusement aussi des cerises (pour la bonne conscience, sans nul doute). Sauf que sur le ticket de caisse on ne sait pas vraiment se justifier et dire, "oui mais tout ça c'était social, il ne faut pas croire hein".
- Quand on achète du Ritter Sport, c'est pas très discret sur le ticket de caisse non plus, spécialement quand il s'agit du ticket qui précède votre retour en Belgique et qu'on en achète 15.
- J'ai dû justifier 60€ de réparation d'un vélo pour cause de vol de phare avant. C'est marrant la vie, hein.
- J'ai aussi dû justifier d'avoir payé deux billets d'avion pour mon retour, parce que le site web d'Easyjet m'avait induite en erreur et que je n'ai pas assez vérifié que je sélectionnais bien la date de mon choix et non la date la moins chère (on verra si ça passe).
Bon, maintenant, je vois que je dois aussi rendre un rapport d'activité. Il va falloir que je ressorte mon ancien agenda. Et il faut que j'envoie ma "convention" aussi, quoique cela veuille dire (ma convention avec qui?). La vie d'un doctorant est trépidante, je vous le dis, tré-pi-dante. 
Je compatis sincèrement avec tous les indépendants et les comptables aujourd'hui.