Thursday, October 31, 2013

De la poutre aux yeux

Évidemment, après les fondations qui ont avancé très vite et de façon impressionnante, tout ce qui se passe après cela semble, comment dire, un peu moins extravagant. Mais il n'en ressort pas moins que le chantier avance quand même.
Travaux de rénovation
Il y a eu quelques travaux de maçonnerie, avec le construction d'un mur mitoyen (j'espère que les voisins aiment la couleur parce que là je leur prend toute leur vue)
Travaux de rénovation
Mais surtout, avec quelques travaux visant à renforcer la stabilité de la maison! Car bon, au bout de 60 ans, avec du béton qui pourrit sur une structure qui n'avait pas été pensée de façon hyper approfondie à la base, il faut bien dire que la stabilité du bâtiment était devenue un peu rocambolesque. Cette semaine, le gros du travail a donc été de mettre des poutres en acier un peu partout.
Travaux de rénovation
On ne le dirait pas mais il en faut de la force et de la technique pour placer ces grandes bêtes! Il y a trois autres poutres ailleurs et il faut encore en placer au quatrième.
Maintenant que ça c'est fait, nous allons pouvoir entamer la partie la plus impressionnante de la phase de construction, c'est à dire le placement de la structure bois... Ici vous avez une sneak preview de ce qui vous attend:
Travaux de rénovation
Oh oui!
Et en attendant je suis dans un dilemme par rapport au choix de mon plancher. Voyez-vous, j'ai rétréci mes options entre:
- un plancher standard chêne français stabilisé sur multiplex en bouleau, largeur 125mm, longueur ce que je veux jusqu'à 2000mm, qualité Chêne rustique A (avec des petits noeuds). Ce qui est une belle offre pour un plancher standard mais peu original, prix raisonnable.
- un superbe plancher en point de Hongrie (oh my God je bave), chêne extra, pose clouée et posée sur sous-parquet mosaïque, en gros c'est un vrai travail d'artisan avec des mecs qui viennent composer le motif sur place, au lieu d'assembler des pièces déjà préfabriquées. Sauf que bon, le prix, vous prenez la première proposition de plancher chêne français, et vous faites fois deux.
Ca ressemblerait à ça (avec un chien différent).
Bref, je ne sais que choisir, tout est une question de budget évidemment. 
En faveur du plancher point de Hongrie, on peut dire que si c'est cher il y a moyen de faire nettement plus extravagant. On peut aussi argumenter qu'au point où j'en suis, je ne verrai même pas la différence dans le budget final... Et comme le salon sera la pièce principale de la maison où tout ce qui est intéressant va se passer, avec tous mes moments avec ma famille, mes amis, mon chien, et toutes les photos prises pour la postérité, et bon aussi tous les moments où je serai seule à glander de façon confortable, et bien, peut-être que pour cette pièce-là je peux mettre un budget plus conséquent que pour les autres.
Mais d'un autre côté, du côté contre donc, c'est un parquet que je compte faire vitrifier et non huiler. C'est assez obligatoire quand on fait plein de fêtes et qu'on a un chien et qu'on ne sait jamais où ira le prochain verre de vin ou le prochain chien mouillé. Ce serait peut-être du gâchis d'avoir un si beau parquet si c'est pour lui offrir une finition peu classe... Et puis bon, mes perspectives d'avenir post-thèse sont un peu hasardeuses, je ne sais pas si je devrai m'expatrier ou pas, donc à quoi ça sert de faire un super plancher bien coûteux si c'est pour ensuite le mettre en location...
Bref, j'hésite. 
En tous cas j'ai fait construire la chape de façon à pouvoir accommoder ces deux propositions, reste à choisir maintenant.

Sunday, October 27, 2013

Quelques photos en vrac

1. Remercions Sophie et Rodolphe qui m'ont servi un croque-monsieur sur une carte de Londres... Très bonne idée de sous-plat, je retiens!
Annif Rodolphe dans le bus londonien
2. En parlant de bus londonien... Nous sommes allés faire un tour dans cette petite beauté, qui date des années 30, a déjà transporté la reine d'Angleterre et a fait quelques millions de kilomètres (au moins)! C'était ma foi une expérience assez unique.
Annif Rodolphe dans le bus londonien
Annif Rodolphe dans le bus londonien
On a fait un petit tour de Bruxelles et nous avons mangé ici
Annif Rodolphe dans le bus londonien
3. Au mariage de G et S, on portait des chaussettes roses.
Mariage Dgé et Stan
Ca leur va bien au teint. Quelle chance d'être un mec quand même, quand on est une gonzesse ça caille ferme aux mariages.
Mariage Dgé et Stan
 4. J'ai eu quelques expériences culinaires enrichissantes. Donc cette glace chez Capoue lors de la première attaque du froid
glace!
(que de belles lunettes)
Et ce burger chez les Super Filles du Tram, burger de base à 250gr pouvant aller jusqu'à 400gr (my God!)
Burgers au Super Filles du Tram
Je retourne quand vous voulez, c'était fantastique!
5. Mais tout le monde sait que les meilleures expériences culinaires se font à la Piscine du Lundi, parce qu'il n'y a pas de nourriture meilleure que celle qu'on prend après le sport. Avec entre autres les calamars frits
Piscine du lundi
(Knacki est sur la photo, cherchez bien)
Ou simplement, une petite bière et un plateau de fromages
Piscine du lundi
(ici en faisant des petits coeurs pour narguer G en voyage de noces)
Bonne semaine les amis! N'allez pas aux Super Filles du Tram sans moi hein!

Wednesday, October 23, 2013

Jonathan Coe, Expo 58

Mercredi passé a été un événement marquant dans ma vie. Car mercredi passé, je me suis rendue au book launch d'Expo 58 de Jonathan Coe à l'Atomium... Et Jonathan Coe est un de mes auteurs préférés, pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire.
Jonathan Coe book launch Expo58
Pourquoi est-ce que j'aime bien cet auteur? Me demanderez-vous. Et bien, il y a quelque chose qui se retrouve dans tous ses romans et qui me donne envie de lire le suivant. Ce sont des livres où on rit du début à la fin. On y retrouve toujours un mélange subtil d'humour, d'ironie et de tragique; quoiqu'on a du mal à avoir pitié car les personnages sont bien souvent les auteurs de leur propre malheur. Le personnage central est inévitablement à côté de la plaque, complètement anti-idéalisé, et il va passer à côté de l'intrigue jusqu'aux dernières pages. Parfois le lecteur aussi, même si en général il y a des pistes pour qu'on devine la fin juste avant que le personnage ne la devine. Il y a des thèmes récurrents qui reviennent aussi, comme l'impact du temps sur l'amour et les idéaux, la dépression, le quotidien, assorti d'une fine critique de la société anglaise.
Expo 58 ne faillit pas à ces principes. C'est l'histoire d'un homme tout à fait banal qui est envoyé presque par hasard sur le site de l'Expo 58 en plein contexte de la Guerre Froide. Il va se retrouver impliqué dans une histoire d'espionnage sans comprendre qu'il s'en agit d'une... Par rapport à ses autres livres, je trouve qu'il s'agit d'un de ceux qui excelle le mieux dans l'humour. Mais un humour très British évidemment; d'ailleurs l'auteur disait lui-même au book launch que ce bouquin était sans doute son livre le plus British.
Bref, pour en revenir au book launch. J'y suis allée avec Alice et Flore, elles-mêmes grandes addicts (quoique Alice un peu plus récemment quand même). Notre ami Jonathan a dit des trucs très intéressants sur son roman mais aussi sur un tas d'autres choses beaucoup plus vastes liées au métier d'écrivain, à sa vision de la société anglaise, à ses romans précédents. Moi j'étais captivée of course. Alice m'a cependant confiée qu'elle avait trouvé ça un petit peu long. Mais qu'importe: elle se réserve pour ma défense de thèse...
Jonathan Coe book launch Expo58
J'ai même posé une question, figurez-vous. Je lui ai demandé lequel de ses livres était le préféré. C'est un peu bateau, vous allez me dire, mais quand on se trouve face à un mec qui a écrit tellement de livres sur une tellement longue période, c'est un peu le genre de questions qui nous titille... (Et si ça vous intéresse, sa réponse était que chaque livre était différent, et qu'il aimait certains aspects de tous ses livres. Et qu'en même temps il en arrivait à un stade où certains romans étaient tellement anciens qu'il les redécouvrait en tant que lecteur et non plus en tant que celui qui les avait écrits... Mais s'il devait n'en donner qu'un, il dirait que ce serait "The Rotter's Club" car c'est celui qui est le plus autobiographique.)
Et après, on a fait la file pour la dédicace, et la gonzesse de la librairie m'a publiquement reconnue devant lui comme l'une des auteurs de "the Meantime", et elle lui a dit qu'on avait fait un super book launch avec eux, je vous jure j'étais fière.
Jonathan Coe book launch Expo58
Mais fière.
Petite note pour les vrais accrocs: les personnages d'Expo 58 se retrouvent dans un autre de ses romans, "the Rain before it Falls". Bon évidemment je n'ai pas encore tout lu de Jonathan Coe, mais je vais m'y mettre... Flore par contre avait lu. En fait, elle a tout lu. Tout. Et elle lui a apporté un livre un peu plus inconnu à faire signer ("A Touch of Love") mais qui a semblé faire mouche, parce que Mr Coe était tout content.
Bien que là sur la photo il a plutôt l'air tout gêné.

Thursday, October 17, 2013

Habemus des fondations

Cela vous en bouche un coin, non? On aurait bien cru que ce jour n'arriverait jamais? Et bien si. La preuve en images:
Cela a commencé par beaucoup d'huile de coude, j'ai nommé par des travaux de terrassement
Travaux
Houhou, ça creuse, ça creuse
Travaux
Depuis l'extérieur, cela ressemble à ça
Travaux
Et oh! Dites donc, on dirait bien que les fondations de la voisine sont super pourries... Décidément ce chantier n'a pas fini de nous apporter des surprises.
Travaux
Ensuite, on a fait les égouts. (Et quand j'utilise le "on", il va de soi que je n'ai fait que superviser la chose d'un oeil bienveillant et apporter des muffins tous les dix jours). Et ensuite, on a coulé un peu de béton, pour rire.
Travaux
Et on a mis des armatures
Travaux
Puis il a plu! Alors pour s'occuper, pourquoi ne pas décaper?
Travaux
Wiiiiiii!
Et bon, quand il s'est arrêté de pleuvoir, on a mis de l'isolant et un radier
Travaux
Hopla! Le radier
Travaux
Et le lendemain est arrivé ceci.
Travaux

Quelle affaire les amis, car 1. ça a bloqué tout le trafic, 2. ça a créé un attroupement de badauds, et 3. je connais des personnes âgées qui ont passé leur matinée sur leur balcon.
C'est vrai que bon, après la bétonnière est arrivée cette belle bête.
Travaux
Et hop! La touche finale, on a coulé du béton.
Travaux
Tadaaaam!
Travaux
Tadaaam!
Travaux
Voilà, ça c'est fait. Maintenant on va mettre des colonnes et des poutres, faire un peu de maçonnerie par-ci par-là, et ensuite, vous verrez bien...
Une sneak preview de la suite:
Travaux
(Les plus experts d'entre vous reconnaitront la "chambre aux nains", aka la future salle de bain)

Wednesday, October 09, 2013

Recettes à base de potiron (et autres cucurbitacés)

Ce n'est un secret pour personne, je souffre d'une pathologie de dépendance certaine aux potirons, potimarrons, butternut squashs et autres courges d'automne. Dès que vient la saison, je me sens comme une pulsion de collectionner ces beaux légumes oranges et de les regarder avec fascination. Même si c'est ultra difficile à découper, qu'après on a des fibres plein les mains, que les fibres ça sèche et c'est ultra irritant, qu'il faut encore les cuire; et que les Américains ils ont facile parce qu'ils achètent de la pumpkin puree en conserve et il suffit qu'ils les mélangent avec cette espèce de Jell'O cheesecake sur de la pâte toute faite et ils ont leur tarte (mmmh, je ne sais pas si c'est vraiment quelque chose que je regrette, en fait). 
Bref.
Mon statut d'expert en la matière m'a déjà valu plusieurs consultations en matière de recettes, et je me suis dit que j'allais vous en faire une liste, pour votre bonne information.

Recettes salées

1. En lasagne. C'est une tuerie. Vous avez une recette potimarrons-épinards, une recette potimarron-chèvre et une recette potimarron-ricotta
2. Si vous voulez impressionner le commun des mortels: une citrouille farcie (ici au riz, mais je pense qu'on peut imaginer d'autres farces parce qu'à la fin le riz ça gave)
3. En soupe. En simple soupe avec potiron-oignons-carottes, ou bien potiron-carottes-cardamone, potiron-courgette-stilton, potiron-lait de coco-base de curry vert-coriandre-citronelle (version élaborée ici), potiron-cannelle-spéculoos, etc.
4. En salade. Essayez potimarron-graines de courge-feta-roquette-vinaigrette-huile de truffes. Ou bien avec du prosciutto. Ou bien juste feta.
5. En risotto, avec tous les restes de vos frigos (remarque: peut s'appliquer aussi au spaghetti. C'est bon les spaghettis).
6. En accompagnement d'une viande, avec des carottes et des panais. 
7. Du pain. Sauf qu'on ne goûte pas trop le potiron mais plutôt tout ce que vous avez mis d'autre.

Recettes sucrées


(Et c'est là l'aspect formidable du potimarron, il peut aussi s'utiliser pour du sucré! iiiii mais tiens mais c'est pour ça que je l'aime, en fait...)
1. La pumpkin pie évidemment! Chacun ses petites recettes, mais j'aime bien celle-ci.
2. Le cheesecake potiron-gingembre. (rrrrrrrrr)
3. Le sirop (oui oui, vous avez bien entendu, quoique la pumpkin est à mon avis très optionnelle et ce qu'il vous faut c'est surtout beaucoup de canelle).
4. Le muffin. Jusqu'à présent je suis assez déçue des recettes que j'ai essayées parce que c'est très proche du pain, mais mon prochain test est ici
5. En smoothie. Bon j'admets je ne suis pas très fan, c'est un peu bizarre, mais qui sait, c'est peut-être votre truc. 
6. En pancakes et noix de pécan. On ne goûte pas trop le potiron, mais on s'en fout, ce sont des pancakes. Mmmmh pancakes.

Voilà! Essayer c'est l'adopter je vous dis. Même s'il faut les couper et les cuire et qu'après on a des fibres plein les mains, ça en vaut le coup.

Friday, October 04, 2013

Knackupdate

Qu'est-ce qui se passe quand on survolte un peu Knacki et qu'on met ensuite son appareil photo sur "High Speed Burst"?

Wiiiiiiii! Run Knacki Run! 
Et maintenant, quand on fait la même chose avec Danio...
 

Disons diplomatiquement que cela n'en reste pas moins une action dynamique.

Tuesday, October 01, 2013

Sans Financement Fixe

Vous l'aurez sans doute remarqué, nous sommes en octobre. Le 1er octobre, pour être bien précis. Or, que célèbre-t-on le 1er octobre? Et bien sachez qu'il y a quatre ans, jours pour jours, j'entamais une thèse de doctorat. Ce qui a plusieurs implications:
1. J'entame ma cinquième année de doctorat. Cinquième. Mazette. C'est l'équivalent d'un cursus académique complet. On ne se fait pas plus jeunes, dites donc.
2. Mais aussi, j'avais un financement de quatre ans. Et donc, quatre ans après le 1er octobre 2009, c'était le 30 septembre 2013. C'est-à-dire, hier.
Les plus perspicaces l'auront compris, je suis dès ce jour une doctorante sans financement fixe. C'est un stade que plusieurs personnes assimilent à une longue traversée du désert en solitaire, durant laquelle on n'a plus vraiment de deadline, de sens à sa vie, de motivation. Passé l'expiration du financement c'est hyper dur de continuer à bien travailler à sa thèse (nooon? vraiment?). En clair, soit on termine cette fameuse thèse, et peu importe ce qu'il nous en coûte; soit on trouve un autre job et bon, à partir de là, c'est fini. 
Mais parlons-en, de trouver un autre job. Actiris n'a pas perdu beaucoup de temps à me le faire remarquer. Cette après-midi, ils m'ont appelée pour mettre mon dossier à jour. Cela a donné à peu près ceci: 
"Donc je vois ici que vous avez perdu votre emploi. Mais j'ai du mal à comprendre. Vous avez marqué sur votre inscription que vous étiez doctorante? Vous avez donc fini vos études en fait?"
Comment dire. J'ai oscillé entre la réponse "non non c'est bien un emploi, même si c'est un petit peu des études quand même", ou un long pleur plaintif, "si vous saviez comme je suis loin de l'avoir terminé ce doctorat! Achevez-moi tout de suite!".
Au final j'ai fourni une explication du style, "en fait ce ne sont pas des études à proprement parler, c'est un emploi rémunéré qui amène à une qualification académique supplémentaire". Ce qui a été rencontré par un peu de confusion. Surtout quand j'ai dû préciser que je travaillais pour une université, mais que j'étais financée par un organisme extérieur à l'université, et qu'avant cela je travaillais pour la même université, mais sur un projet de recherche de la Commission. Finalement l'argument a été tranché quand j'ai dit que je n'étais pas une petite jeune fraîchement sortie de mes études, que j'avais 30 ans et qu'on pouvait considérer que je travaillais depuis 5 ans (thèse et pré-thèse combinées). 
Mon dossier a été mis à jour, même si je ne suis pas réellement certaine qu'il y existe une case combo "qualifications académiques" et "emplois" sur le formulaire. Heureusement, il n'y a pas eu de question sur ledit état d'avancement de mon doctorat, je pense qu'il a été considéré par défaut que je l'avais fini. (Ha! Haha, hum.)
Cinq ans, les amis.
Mazette. On ne se fait pas plus jeunes.