Wednesday, October 23, 2013

Jonathan Coe, Expo 58

Mercredi passé a été un événement marquant dans ma vie. Car mercredi passé, je me suis rendue au book launch d'Expo 58 de Jonathan Coe à l'Atomium... Et Jonathan Coe est un de mes auteurs préférés, pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire.
Jonathan Coe book launch Expo58
Pourquoi est-ce que j'aime bien cet auteur? Me demanderez-vous. Et bien, il y a quelque chose qui se retrouve dans tous ses romans et qui me donne envie de lire le suivant. Ce sont des livres où on rit du début à la fin. On y retrouve toujours un mélange subtil d'humour, d'ironie et de tragique; quoiqu'on a du mal à avoir pitié car les personnages sont bien souvent les auteurs de leur propre malheur. Le personnage central est inévitablement à côté de la plaque, complètement anti-idéalisé, et il va passer à côté de l'intrigue jusqu'aux dernières pages. Parfois le lecteur aussi, même si en général il y a des pistes pour qu'on devine la fin juste avant que le personnage ne la devine. Il y a des thèmes récurrents qui reviennent aussi, comme l'impact du temps sur l'amour et les idéaux, la dépression, le quotidien, assorti d'une fine critique de la société anglaise.
Expo 58 ne faillit pas à ces principes. C'est l'histoire d'un homme tout à fait banal qui est envoyé presque par hasard sur le site de l'Expo 58 en plein contexte de la Guerre Froide. Il va se retrouver impliqué dans une histoire d'espionnage sans comprendre qu'il s'en agit d'une... Par rapport à ses autres livres, je trouve qu'il s'agit d'un de ceux qui excelle le mieux dans l'humour. Mais un humour très British évidemment; d'ailleurs l'auteur disait lui-même au book launch que ce bouquin était sans doute son livre le plus British.
Bref, pour en revenir au book launch. J'y suis allée avec Alice et Flore, elles-mêmes grandes addicts (quoique Alice un peu plus récemment quand même). Notre ami Jonathan a dit des trucs très intéressants sur son roman mais aussi sur un tas d'autres choses beaucoup plus vastes liées au métier d'écrivain, à sa vision de la société anglaise, à ses romans précédents. Moi j'étais captivée of course. Alice m'a cependant confiée qu'elle avait trouvé ça un petit peu long. Mais qu'importe: elle se réserve pour ma défense de thèse...
Jonathan Coe book launch Expo58
J'ai même posé une question, figurez-vous. Je lui ai demandé lequel de ses livres était le préféré. C'est un peu bateau, vous allez me dire, mais quand on se trouve face à un mec qui a écrit tellement de livres sur une tellement longue période, c'est un peu le genre de questions qui nous titille... (Et si ça vous intéresse, sa réponse était que chaque livre était différent, et qu'il aimait certains aspects de tous ses livres. Et qu'en même temps il en arrivait à un stade où certains romans étaient tellement anciens qu'il les redécouvrait en tant que lecteur et non plus en tant que celui qui les avait écrits... Mais s'il devait n'en donner qu'un, il dirait que ce serait "The Rotter's Club" car c'est celui qui est le plus autobiographique.)
Et après, on a fait la file pour la dédicace, et la gonzesse de la librairie m'a publiquement reconnue devant lui comme l'une des auteurs de "the Meantime", et elle lui a dit qu'on avait fait un super book launch avec eux, je vous jure j'étais fière.
Jonathan Coe book launch Expo58
Mais fière.
Petite note pour les vrais accrocs: les personnages d'Expo 58 se retrouvent dans un autre de ses romans, "the Rain before it Falls". Bon évidemment je n'ai pas encore tout lu de Jonathan Coe, mais je vais m'y mettre... Flore par contre avait lu. En fait, elle a tout lu. Tout. Et elle lui a apporté un livre un peu plus inconnu à faire signer ("A Touch of Love") mais qui a semblé faire mouche, parce que Mr Coe était tout content.
Bien que là sur la photo il a plutôt l'air tout gêné.

3 comments:

sombrero said...

je like le collier très fifties ;-)

Bibil said...

Il faut dire qu'il m'a été offert par quelqu'un qui a du goût...

Alice said...

je me demande si la mère de sarah dans the house of sleep n'est pas Jill, la fille de Thomas...