Thursday, August 22, 2013

Bon, et sinon Bibil, tu deviens quoi?

C'est vrai quoi, vous êtes nombreux à vous plaindre que le blog n'est plus updaté aussi régulièrement qu'avant, alors même qu'avec les vacances vous avez besoin de plus d'outils de procrastination qu'avant, et que quand il est updaté ce n'est de toutes façons plus que pour vous parler de chiens. 
Il est vrai, je vous l'accorde, le blog a une certaine tendance monomaniaque Knacki ces derniers temps. Or, cela ne correspond pas vraiment à la réalité. Dans la vraie vie, je parle avec obsession de trois sujets principaux. Knacki évidemment, mais aussi les travaux et la thèse. Alors, les travaux je ne vous en parle pas trop maintenant parce que la procédure est en cours et que je n'ai encore pris aucune décision pour la suite du chantier. Mais pour rétablir un juste équilibre des sujets de posts, et bien, je vais vous parler de la thèse.
Ah. La thèse.
Comme nous aimons parler de thèse, n'est-ce pas.
Et bien la thèse, cela ne vous surprendra peut-être pas, n'avance pas des masses ces derniers temps. Pourtant je suis tous les jours dessus, mais avec tout ce qui se passe pour le moment, je dois constamment interrompre ma journée, ce qui fait qu'au lieu de travailler 8 à 9 heures d'affilée je ne travaille plus que par tranches de 2 à 3 heures, avec de grosses interruptions entre. Et puis je vais (au choix) sur mon chantier, chez mon avocat, je me perds dans de longues conversations téléphoniques avec mes architectes, ou je vais en urgence chez le véto parce que Knacki a mangé des produits toxiques, etc. Bref, cela fait pas mal de temps que je ne parviens plus à faire de journée complète.
Or pour des tranches de 2-3 heures de travail, je ne vais pas au bureau, parce que je perdrais en plus de cela le temps du déplacement. Et donc je reste chez moi. Je ne sais pas pour vous, mais chez moi, si j'y reste trop longtemps, cela a tendance à me rendre beaucoup moins efficace... Et quand bien même je suis dans un bon jour, quand on a un truc si énorme à rédiger, 2 à 3 heures ce n'est même pas assez pour rassembler ses idées. Il y a des partisans du "même pour 15 minutes tu peux travailler" mais moi ce n'est clairement pas mon cas, il me faut vraiment du temps pour que tout se mette en place dans ma tête.
Et puis bon, il faut dire qu'avec l'été, j'ai eu comme un sérieux coup de mou. Déjà, quand il fait chaud, j'ai le cerveau qui fond. Et puis, j'ai vraiment besoin de vacances, je suis vraiment fatiguée. Tout le monde a l'air d'être en vacances d'ailleurs, ou en tous cas de finir le travail vachement tôt, et la tentation est très forte de finir en même temps que tout le monde puisque c'est moi qui détermine mes horaires... Ajoutez à cela le fait que j'ai levé toutes mes restrictions en termes de vie sociale, et que je prends très sérieusement le dressage de Knacki pour éviter les problèmes à l'âge adulte... 
Bref, je n'avance pas beaucoup dans ma thèse, et je m'en sens très coupable d'ailleurs, il ne faut pas croire. Chaque jour je me mets à la tâche en me disant que je vais essayer d'avoir une journée productive. Mais je ne me sens pas encore suffisamment coupable que pour me remettre à un planning serré fonctionnant sur le stress et faisant un peu violence à mes velléités d'avoir aussi une vie sociale. Je réalise que je n'en suis qu'à la moitié de la rédaction et que si je veux pouvoir tenir sur le long terme, je dois aussi tenir compte de mes propres limites. D'ailleurs qu'est-ce que c'est long, rédiger, franchement c'est une épreuve sur la longueur.
A part ça, les plus perspicaces d'entre vous auront remarqué que je devais rendre ma thèse pour le 30 août. (Haha, ha. Ha, mais c'est pas dans 10 jours ça?). Et, bon. Comment dire. Cela ne sera pas.
La deadline provisoire pour le premier draft a été repoussée à mi-décembre, pour rendre définitivement en janvier. A moins évidemment qu'un concours d'entrée pour la Commission ou autre institution où j'espère avoir un avenir ne se profile d'ici là et ne m'interrompe dans ma ligne finale (ce qui, ceci dit entre nous, serait l'équivalent de courir les 20km de Bruxelles et de s'arrêter, comme ça, au km 17 sur la montée de l'avenue de Tervuren pour causer à un pote. Pas productif.) La bourse de recherche, quant à elle, ne dure que jusqu'au 30 septembre, ce qui convenons-en est fort fâcheux. Mais je travaille à une solution.
Enfin voilà, comme ça vous savez tout, je me coltine l'année deux mille thèse jusqu'au bout de l'année. Mais je vais la finir, hein. 
Hein.
Mais si, je vous le dis.
Et à ce moment-là, on fera une grande fête.

2 comments:

Dgé said...

Oh oui tu vas la terminer cette thèse ! On va t'y forcer !

gab said...

oui surtout pour la grosse fête ! tu ne vas pas nous laisser tomber !