Wednesday, November 28, 2012

Trousses de toilette

J'avais accumulé depuis l'année passée une série de cadeaux en retard, mais que voulez-vous, c'est dans ma nature: je m'emballe, je commence, je m'engage, et puis je me rends compte qu'en fait je dois partir à l'étranger, que j'ai d'autres deadlines, tout ça, et entre temps il y a d'autres projets pour lesquels je m'emballe, et au final je ne parviens à rien terminer. Cet automne, ma priorité couture était de rattraper les cadeaux de mariage/naissance/autres que j'avais promis, avant de pouvoir m'emballer sur autre chose. J'ai travaillé par couches successives: ceux que j'avais promis pour août, puis pour juin, puis pour avril, etc etc... Et finalement, le weekend passé, j'ai pu rattraper le dernier (le dernier!) de mes projets de couture en retard:
Le cadeau de mariage de Steph et Gilles, en retard depuis octobre 2011. Que voici:
Trousses de toilette
Ou encore:
Trousses de toilette
Ce qui est aussi l'occasion de constater que quand on laisse un appareil photo à sa soeur, on se retrouve avec des photos comme celles-ci sur son appareil:
danio
Jolies chaussures, Alice.
Pour récupérer les chutes de tissus, j'avais fait des trousses dans les trousses:
Trousses de toilette
Et voilà! En fait, ce qui m'a pris du temps sur ce projet, c'était de broder les noms et motifs sur du lin ultra fin et absolument pas adapté à ce genre d'exercice. Cela me demandait d'y travailler en plein jour (pour la lumière) avec une concentration folle, et bon ces derniers temps, ma concentration était plutôt allée à, enfin, on ne va pas trop parler de ma thèse non plus hein.
Les heureux bénéficiaires du projet étaient très heureux.
Trousse de toilette
Voici le tutoriel pour faire la même chez vous, si jamais c'est votre kiff. (Vous pouvez aussi me faire des retranscriptions d'entretiens gratuitement si vous voulez).
Et j'en profite d'ailleurs pour souhaiter publiquement un bon anniversaire à Sophie. Qui m'a retranscrit un entretien gratuitement d'ailleurs, prenez-en de la graine. (Bon anniversaiiiire!)

Tuesday, November 27, 2012

Catastrophe!

... J'ai découvert Pinterest.
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Pire que facebook! Il va falloir me discipliner.

Monday, November 26, 2012

Oh, mais dites, j'ai pas congé moi?

Bon, pour parler de choses plus réjouissantes, figurez-vous que mardi passé, en l'honneur de la Saint V, j'ai eu un jour de congé! (!!!) Et que fait Bibil un jour de congé? Avant que je ne développe la chose et que vous ne me jugiez pour le restant de vos jours, sachez que j'ai fêté la chose la veille, mais que bon on se fait vieux, et fêter deux fois la Saint V (surtout quand on vient de l'UCL à la base), c'est un peu difficile.
Bref. Le matin j'ai commencé par me lever sur le coup de 10h30. Oh, hé, pour moi c'est une super grasse mat, ça veut dire que je suis parvenue à faire fi des aboiements du chien qui veut manger/sortir/rentrer/ne veut rien mais aboie quand même, ou de ma mère qui passe des coups de téléphone dans la pièce à côté. J'ai considéré un instant l'article qui trainait sur mon bureau, puis je me suis dit que cela me semblait le jour idéal pour ne pas toucher à ma thèse. A la place j'ai rejoint Sophie, qui travaillait de sa maison, pour mon petit déjeuner (qui était sa pause café, à en juger par les sms qu'elle m'avait envoyés à exactement 7h14 et 7h16 le matin même).
fourchette
Mmmmh un petit début de journée agréable.
Fourchette, par contre, était relativement intenable, depuis sa semaine chez nous il y a une sorte de réflexe conditionné qui fait qu'à chaque fois qu'elle me voit, elle renifle toutes mes affaires de façon obsessionnelle et court partout, c'est la super fête. La condition canine reste un mystère.
Fourchette
Bref, il n'a pas fallu insister très longtemps, elle s'est presque volontairement jetée sur ma banquette et je l'ai embarquée avec moi. Quand elle a vu Danio elle n'a pas pu se retenir, de joie elle a déversé sur le sol l'équivalent des chutes du Niagara, par contre pour Maman et moi rien, on était un peu vexées. Alors bon, je suis allée faire une grande balade avec les chiens, m'aérer, éliminer les toxines, profiter du soleil, tout ça.
Fourchette
Et après il était déjà 15h, mine de rien. Donc bon, j'ai commencé les choses sérieuses. Parce que le soir même, j'organisais l'annif de Caro chez mes parents. J'ai choppé tous les légumes du jardin (plus quelques uns du supermarché, parce que bon), de la viande hachée, de la sauce tomate, de la mozzarella, des épices multiples et j'ai tout mis dans une big lasagne.
lasagnes
Big. Lasagne. J'ai fait aussi un super smoothie que vous ne voyez pas sur la photo pour la touche saine et vitaminée.
Et puis bon, je suis allée chercher des cupcakes pour compenser.
cupcake
Mmmmmh cupcakes.
cupcake
Ouh pardon, il manque la bougie.
cupcake
Chaque jour je m'émerveille de la capacité d'ingestion des gens quand on parle lasagnes et cupcakes. Sérieusement. On était une dizaine, et il ne restait rien. 
J'avais aussi comme plan d'aller chez Ikéa, d'aller regarder des meubles en liquidation totale, de passer chez Picard et d'aller faire du shopping tissus, mais que voulez-vous, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt...
Enfin ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que je n'ai pas travaillé à ma thèse, et ça c'est bien.
Bon c'est pas tout ça mais j'ai encore des retranscriptions à terminer, moi. D'ailleurs si vous voulez me faire un cadeau de Noël qui me fasse très plaisir, sachez que bon, il est possible de me délester de cette tâche...
(Et d'ailleurs tant que je parle de cadeaux de Noël, sachez aussi que j'ai une wish list, là, sur la sidebar. Voilà voilà voilà, vous êtes informés).

Thursday, November 22, 2012

Le doute existentiel du doctorant en fin de thèse

Ah, ça ferait un bon titre de livre ça. Un peu trop sérieux peut-être, il faudrait y ajouter une couverture rose avec des papillons argentés pour faire mieux. Mais soit.
La plupart du temps, sachez-le, ma vie se passe bien. Il s'agit d'une succession de journées bien remplies et pleines d'activités sociales, un peu trop pleines parfois, et où on va dormir trop tard. Et le doctorat, la plupart du temps, c'est très cool. On ne le dit pas assez, mais c'est quand même l'occasion de travailler sur un projet qui soit totalement personnel, avec une liberté académique énorme et un rythme qu'on est le seul à s'imposer. Mais bon, ça, c'est la plupart du temps.
Puis il y a les jours marqués par le doute existentiel du doctorant en fin de thèse. Des jours qui commencent toujours par un constat navrant, à savoir: on est quand même super à la bourre.
Oui. On réalise que cela fait deux mois qu'on aurait dû commencer à rédiger, mais qu'à la place on est toujours en train de travailler sur ces retranscriptions d'entretiens impossibles, en train de regarder l'accumulation gargantuesque d'articles scientifiques qu'on doit lire mais qui sont encore plus chronophages que lesdits entretiens, et qu'on stocke à côté de ceux qu'on a déjà lus et dont on ne se souvient plus du contenu. Les jours où se demande bien si on pourrait écrire une seule page cohérente dans tout cet édifice. On voit les heures qui se transforment en journées qui se transforment en semaines qui se transforment en mois, le temps qui s'écoule avant l'échéance ultime et où on se dit, vraiment, je n'avance pas dans ma thèse. Et on se met à stresser.
Et la belle particularité de la thèse, voyez-vous, est qu'il s'agit d'un projet tellement personnel que quand la thèse ne va pas, tout est affecté. "Je n'avance pas dans ma thèse" devient "je n'avance pas dans ma vie". La deadline de la fin de financement ressemble étrangement à celle des 30 ans. On écoute nos potes qui ont déjà eu des promotions, voitures de société, indexation de salaire, treizième mois, impôts sur le revenu, opportunités à l'étranger, hésitations existentielles à passer en temps partiel et s'installer en tant qu'indépendant complémentaire. On écoute ceux qui parlent de leur mariage, ou de leurs enfants, ou de ceux qu'on ne voit plus à cause de leur mariage ou de leurs enfants. Et on constate que rien de tout cela ne s'applique à notre vie. A la place, on est toujours coincé là, dans ce statut intermédiaire entre la vie étudiante et la vie professionnelle, avec la thèse comme seul compagnon des petites heures. 
On se souvient alors d'il y a quatre ans où on nous présentait comme un "élément prometteur" et "active dans tellement de domaines". Mais on ne se sent pas prometteuse du tout devant la page blanche, et tous les hobbies qu'on a développés en dehors de la thèse, finalement, n'ont plus d'autre sens que de se distraire du vide total du reste de sa vie. On se rassure en se disant qu'au moins on est propriétaire, mais quand on voit à quel point les travaux c'est pire que les retranscriptions d'entretiens et à quel point les taxes se souviennent de ton existence, on se demande si on a vraiment fait le bon choix. Et là, les mariages et les enfants et les promotions, on les a un peu dans la gorge, on se demande quand est-ce qu'on va finalement avancer un petit peu au lieu de toujours faire du sur place.
Puis bon, à partir de ce moment-là, si on ne fait rien, on entre dans des cycles d'angoisse. On se dit que notre vie n'a pas de sens, qu'on va vieillir seule, et qu'on va vieillir tout court en fait, ce qui implique de voir nos amis et nos parents vieillir, développer des maladies, mourir; de voir les enfants des autres grandir et nous rappeler tous les jours nos occasions manquées; de si ça se trouve se retrouver un jour dans une situation où on aura vraiment besoin d'être accompagnée et de se rendre compte qu'on n'aura vraiment personne.
Sauf qu'avec le temps on a bien compris que ces cycles d'angoisse peuvent être très destructeurs et qu'il faut à tout prix casser l'engrenage. Alors on se met à bosser encore plus. Retranscrire ces entretiens de matières fécales, et quand on n'en peut plus, chopper un de ces articles pour se dire qu'on va au moins en lire un. Passer une semaine dessus, et le vendredi soir annuler tout pour pouvoir le terminer parce qu'on ne va quand même pas y passer le weekend non plus, et finalement passer le weekend dessus quand même. Tout cela pour avoir ultimement l'impression d'avancer un tout petit peu, de ne pas être un gigantesque échec et d'arrêter de courir derrière le train de la vie qu'on devrait avoir. 
Sauf qu'une fois qu'on remonte dans le train et que tout va de nouveau bien, on arrête d'avancer dans la thèse. On accumule les retards, et on l'ignore parce que tout va tellement bien et que ce serait dommage de se prendre la tête avec ça.
Mais bon. On est en fin de thèse. Il y a forcément un jour où on va devoir se reprendre la tête avec ça. Chassez la thèse et elle revient au galop; elle ne fait qu'hiberner pour mieux nous surprendre.
Et le pire c'est que toute cette prise de tête se fait au bénéfice d'un document qui ne va pas fondamentalement faire avancer la science, va se heurter au refus de la publication et va croupir sur des étagères comme un objet de décoration. Et après il va falloir trouver un job. Sauf que c'était déjà tellement la galère quand on essayait de trouver un emploi avec trois masters qui ne servent à rien, on se demande ce que ça donnera quand on aura trois masters et un doctorat qui ne sert à rien... Car il nous spécialise dans un domaine qui en fait deviendra obsolète en janvier 2014.
Ahlala je vous jure. Faites une thèse, qu'ils disaient.
Enfin au moins ce midi je mange des sushis. Si. Parce que je le peux, d'abord, et tous les jours si j'en ai envie. Je suis en fin de thèse, j'ai le droit.

Wednesday, November 21, 2012

Et hop, comme ça, deux pantalons

Parce que mine de rien, la couture c'est comme une langue, si on ne la pratique pas on finit par oublier des trucs... Donc bon, il y a environ un an, j'avais suivi des cours et j'étais parvenue à faire des pantalons. J'ai voulu réitérer la chose... Il a quand même fallu que quelqu'un me rappelle comment lire le patron avant que je ne me mette à coudre. Le résultat est plus ou moins convaincant, le "plus" étant que ça ressemble à un pantalon et que tous les endroits ont terminé à l'endroit et pas à l'envers; mais le "moins" est qu'il est très taille basse. Je n'ai pas compris comment mais au niveau de l'élastique les tissus ne s'assemblaient mais alors pas du tout... J'avais pensé avoir compris la source de mon erreur après le premier pantalon, mais le second s'est avéré pire. Alors bon, tant pis, ils ont l'air globalement mettables de toutes façons. Et puis ça fait jeune, la taille basse sur le pampers, tout ça.
Pantalons
Et en attendant vous pouvez admirer ce petit travail de point de croix...
Pantalons

Monday, November 19, 2012

Et sinon, quoi de neuf, Bibil?

Oh, ben, pas grand chose. Cela fait presque deux mois que j'aurais dû commencer la rédaction de ma thèse, mais je suis toujours coincée dans mes retranscriptions et encodages d'entretiens, je commence à sérieusement douter de mon équilibre mental. D'autant plus que bon, il y a des choses plus passionnantes à faire de ses weekends.
Comme par exemple se retrouver devant un gigantesque morceau de fromage qui vous fait penser à un gros morceau de statistiques comestibles.
Cheese!
Mmmmmh fromage.
Cheese!
Sinon, in other news, j'ai vu des bébés.
Bébé
Des bébés.
Bébés
Toujours des bébés.
Bébé
(Posé là en décoration de table pour voir si ça faisait joli. Mais si ça peut vous rassurer, les parents ont vite eu peur pour leur service).
J'en profite pour faire passer un message très personnalisé par rapport aux 14 naissances attendues entre maintenant et le mois de mai 2013 (ouiouioui 14, vous n'avez pas rêvé, c'est l'effet "approche de la trentaine" de ceux qui sont nés en 1983, que voulez-vous). Le message est le suivant. Chers futurs parents. Dans la vie, il existe des personnes qui préparent leurs cadeaux de naissance avant ladite naissance. Parce que bon, personne n'aime jamais arriver le jour J les mains vides, et que parfois sélectionner (ou préparer!) le cadeau idéal ne peut pas se faire en dernière minute. Et vous savez la question que se posent ces gens-là? Hein? "Bon, je prends avec des petites fleurs ou avec des petites voitures?" Voire (dans les cas de grande motivation) "je fais une trousse de toilette rose ou bleue?" Ou encore (dans les cas de très grande motivation) "je brode un abécédaire Blanche Neige ou Jack et le Haricot Magique"? Je vous interpelle: ne serait-il pas tellement plus simple de mettre fin à ce dilemme?
Et à part ça c'est l'automne.
Autumn
Mais je ne vous apprends rien.
Une activité filleuls, ça donne ceci:
Activité filleuls
Là je vous en apprends peut-être un peu plus.
Et aussi, j'ai craqué et me suis offert une super poule de WobblyWood. J'aime beaucoup ses poules. (hint).
Poulette
Passez une excellente semaine!

Thursday, November 15, 2012

Chaussettes de Noël

Hé oui, nous sommes le 15 novembre, nous pouvons officiellement commencer à nous emballer pour la saison festive. En l’occurrence, je m'emballe en faisant ceci:
Chaussettes de Noël
80 chaussettes de Noël qui seront remplies de super trucs et qui doivent être prêtes le 15 décembre (vous savez pour quoi, d'ailleurs). 
Paf.
Je m'emballe si je veux d'abord.
Et non, ceci n'est pas une tentative désespérée d'échapper à mon frustrant quotidien d'encodage d'entretiens. Enfin un peu. Mais si peu.
(Mais un peu quand même).

Tuesday, November 13, 2012

La routine

Kant, parait-il, avait développé une routine. Il se levait à 5 heures du matin, fier de pouvoir dire qu'il ne dormait jamais plus longtemps, même s'il trouvait cela difficile. Après s'être levé, il buvait deux tasses de thé et fumait la pipe. Il dédiait le temps où il fumait à la méditation. Après, il préparait ses cours et travaillait sur ses livres jusque 7h. De 7h à 11h, il donnait cours. Puis il travaillait à son écriture jusqu'au repas. Le reste de sa journée se passait de la sorte, gouverné par ses petits rituels, de sorte que le respect de sa routine en devenait obsessionnelle.
Ah, la routine, dites! Elle fait toujours l'objet de débats. Quand quelqu'un partage sur facebook la fameuse citation de Paul Coelho, ("Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine… Elle est mortelle."), il se trouve toujours une dizaine de contacts pour aller la liker. (Et un autre pour remarquer que "facebook n'est-il pas une forme de routine?" mais je me perds). 
Et bien, aujourd'hui (puisque j'ai l'habitude d'updater ce blog tous les deux à trois jours, finalement), je vous écris un petit post en défense de la routine. Pas de la forme obsessionnelle de Kant, mais des petites habitudes qui reviennent à une certaine fréquence et qui font que le quotidien est un peu régulé. Par exemple:
- Tous les lundis, je vais nager avec des amis.
- Tous les mercredi, j'ai écriture créative.
- Le dimanche matin, j'aime écouter "Lazy Factory" sur Pure FM
- Le matin je mange du porridge (trop bon le porridge).
- Le soir, avant de dormir, je prends une tasse de tisane (trop bon la tisane). Je note aussi des idées d'écriture pendant cette période de limbe entre le moment où on a décidé d'aller dormir et le moment où on éteint effectivement la lumière. Ou alors j'ai des livres de chevet, qui sont surtout des livres de cuisine ou des manuels de point de croix pour planifier mes prochains projets.
- J'ai toujours un projet de couture en cours pour les soirs où je ne fais rien.
- Deux fois par mois, je vais manger des sushis à midi avec D. et M (trop bon les sushis).
- Je pars du bureau vers 18h30, pour observer depuis ma super vue sur Bruxelles les embouteillages qui se forment puis se résorbent juste au moment où je pars.
- Le lundi soir, j'ai toujours un certain soulagement de savoir que je n'ai plus allemand. Mais par contre je regrette les fish sticks que j'avais l'habitude de me faire avant d'y aller. (trop bon les fish sticks).
Bref. Tout ceci forme, il me semble, une certaine routine, qui est bien sûr adaptable de semaine à semaine, mais qui sont des activités récurrentes que j'aime bien faire. Le reste de la semaine comporte sa part de diversité et de surprise, ce qui fait que je n'ai jamais vraiment l'impression que ma vie soit répétitive. Je pense que si j'ai tellement stressé quand j'étais à l'étranger, c'est parce que je manquais d'un certain ancrage dans mes activités quotidiennes. Au final c'est rassurant de savoir que certaines choses sympathiques vont se répéter, que mon avenir proche est en quelque sorte planifié selon une grille de base assez flexible, et que je peux développer des automatismes pour certaines choses.
Et vous, dites-moi, quelle est donc votre routine?
(Bon ici vous devez me laisser au minimum un commentaire, sinon vous n'imaginez pas le vent).

Saturday, November 10, 2012

Ragot!

Ceux qui ont lu ma nouvelle dans "the Meantime" savent à quoi ceci fait référence. La grande question est, qui m'a donc fait cette annonce personnalisée? Ahaaa!

Thursday, November 08, 2012

Bibil sauve des vies

Comme certains d'entre vous le savent, j'ai une phobie. Enfin, j'ai plutôt deux phobies qui se rejoignent assez fort: d'un côté la phobie des piqûres, et d'un autre la phobie des guêpes (parce qu'elles piquent)(mais bizarrement je n'ai pas peur des autres insectes qui piquent, allez savoir, il n'y a pas de logique). J'y ai déjà fait allusion à plusieurs reprises sur ce blog, mais aujourd'hui je vais vous développer la chose.
D'abord, d'où est-ce que cela me vient? Rétrospectivement, je peux mettre le doigt sur certains événements marquants de mon enfance: la guêpe qui s'est coincée dans mes cheveux et qui a piqué neuf fois pour s'en sortir; ou encore la fois où on m'avait dit que je ne sentirais rien pour mon vaccin mais que dites donc, qu'est-ce que j'ai douillé. Mais déjà à ces moments-là je n'étais déjà pas fan des piqûres, donc j'imagine qu'on ne partait pas de rien. Ce sont des peurs qui se sont accumulées sur d'autres peurs et qui ont formé quelque chose de monstrueusement anxiogène. Quand on essaie de me piquer j'ai de la colère qui remonte, de l'anxiété, de la panique. Pour moi, les piqûres représentent une forme extraordinaire de violence que je ne parviens pas à rationaliser. N'essayez pas de me piquer juste pour rire un peu, je suis capable de vous casser le bras dans un geste d'auto-défense.
Bref. Il a fallu quelques temps pour que l'on réalise que je ne jouais pas juste à la comédie, mais que j'avais réellement un stress psychologique - notamment à onze ans après un épisode où deux médecins ont dû me retenir pendant qu'un troisième m'injectait un vaccin par la force. Et il a fallu encore plus de temps avant que moi-même, je n'accepte que ce problème, je devais le résoudre, parce que parfois dans la vie il n'y a juste pas d'autre choix que de faire ses vaccins. Depuis ces dernières années, donc, j'essaie de faire face à mes phobies. Je sais que je ne serai jamais totalement à l'aise avec la chose, mais je me suis fixée quelques objectifs pour parvenir à gérer ce stress.
Pour vous décrire la situation. A 25 ans, je pleurais encore pendant une demi-heure dans ma voiture après chaque prise de sang, et je ne parvenais plus à utiliser mon bras pendant les trois heures qui la suivaient. L'été, je ne parvenais pas à manger dehors, j'étais toujours anxieuse qu'une guêpe n'arrive pour rôder autour de mon plat; les réceptions de mariage étaient un calvaire; tous les weekends à la mer étaient astucieusement évités de crainte de ces fameuses poubelles à guêpes sur les plages. Je détestais l'été, et l'hiver quand je me les pelais sous le gel, je me disais, 'au moins en ce moment il y a des guêpes qui sont en train de mourir'. Bref, on ne le dirait pas comme ça, mais la situation était un tout petit peu handicapante.
Cinq ans plus tard, je vous dirais que tout ceci est une question de préparation psychologique. Je ne suis pas plus à l'aise avec la chose mais je parviens à me maitriser en public. C'est un peu du masochisme, quand on y pense, parce que je m'expose volontairement à un truc qui me stresse à fond et je souris comme si de rien n'était, me concentrant sur la fierté et le soulagement que je ressentirai une fois que je serai en sécurité. C'est pour les prises de sang que j'ai réalisé le plus de progrès. J'angoisse toujours quelques heures avant mais quand même moins que dans le temps, et sur place je ferme les yeux et je respire, même quand j'ai une stagiaire qui cherche ma veine à trois reprises et oublie qu'elle devait prendre encore un tube une fois que tout est fini. Pour les guêpes c'est un peu plus laborieux, parce qu'on ne sait jamais deviner quelle sera leur trajectoire et quand elles vont piquer, mais je suis capable de la regarder voler sans faire une crise de panique - bon évidemment il faut toujours que quelqu'un se dévoue pour la tuer sinon je n'arrêterai pas de penser qu'elle est encore là, quelque part, en vie, prête à revenir me hanter.
Dans ma tête, j'ai deux benchmarks ultimes dans la lutte contre mes phobies:
1. Etre capable de continuer à manger et à converser alors qu'une guêpe tourne autour de mon assiette, et le cas échéant, être capable de a. tuer ladite guêpe, et b. me débarrasser de son corps.
2. Donner mon sang. 
Et c'est de ce second cas de figure que je vais vous parler aujourd'hui, après toute cette longue introduction. Car voyez-vous je suis O+, donc presque donneur universel, et j'éprouve toujours de la culpabilité à chaque fois qu'il y a un appel aux dons à l'université, parce que je suis en bonne santé, jeune, j'ai une bonne qualité de vie et je serais capable de donner beaucoup de sang avec mon mètre quatre-vingt et la corpulence qui va avec. Je pourrais faire de belles choses, mais je suis trop trouillarde. Et donc à chaque fois que je traverse ce hall de guerre où se font perfuser huit étudiants à la chaine en me concentrant sur ne pas m'évanouir, je me fais cette promesse: si un jour, quelqu'un venait personnellement à moi en me suppliant de lui sauver la vie, et bien à ce moment-là, je ne serai pas chiche.
Vous pensez peut-être que c'est ne pas prendre beaucoup de risques. Et bien figurez-vous que c'est ce qui est arrivé.
Des amis de mes parents ont envoyé un email décrivant une situation absolument dramatique. Leur fils est en attente d'une greffe de moelle osseuse, mais a développé une maladie pulmonaire en attendant et il ne peut s'en sortir que grâce à un don de globules blancs du groupe sanguin O+. Que diantre! Un message de l'au-delà! Dans un mouvement d'esprit chevaleresque, j'ai immédiatement proposé mon aide, et sans me laisser le temps d'avoir des arrières-pensées, on fixé la date de la collecte.
Alors, au début, c'était plutôt cool, quand j'annonçais la chose on n'arrêtait pas de me dire que j'étais vraiment une fille bien, que je faisais quelque chose de courageux, que peu de gens auraient la volonté de se lancer dans cette procédure. Puis, quelqu'un a eu la présence d'esprit de m'expliquer ladite procédure. Et là c'était beaucoup moins cool. En fait on ne va pas juste prendre mon sang et sélectionner les globules blancs par la suite, comme je l'imaginais naïvement. Non. On va commencer par me gaver de médicaments et de cortisone pendant cinq jours pour booster ma production de globules blancs. Puis le jour de la collecte on va m'installer une sorte de circuit dans mes veines pour détourner mon sang vers une machine qui filtrera d'abord mes globules blancs, puis me remettra mon sang dans mon organisme par la suite. Ca devrait durer trois heures. Après ça, je ne dois pas m'attendre à me sentir en forme. 
Alors bon, déjà ça, j'ai envie de dire, ce ne faisait pas du tout partie du deal original.
Puis il y a mes amis qui font partie de la profession médicale. Quand je leur explique mon projet héroïque, au lieu de m'encourager dans cette direction, c'est soit, "non mais tu es sûre de ce que tu veux faire là, Bibil? Parce que ces machines c'est quand même beaucoup plus risqué qu'une seringue, les risques que tu te choppes un truc qui traine sont beaucoup plus grands." Ou alors, "il faut faire attention à la coagulation de ton sang après, il va falloir quelques temps avant que cela ne se remette en place, si jamais il t'arrive quelque chose... C'est quel médicament qu'on te donne au juste? Parce que je ne les recommanderais pas tous." Ou encore, "dis Bibil, c'est bien joli tout ça, mais tu sais que la cortisone, ça fait quand même bien grossir?"
Et enfin il y a ma soeur, qui est O+ elle aussi, et qui rigole bien. "Non mais déjà que moi je n'étais pas très chaude, alors bon, toi, tu vas tomber dans les pommes avant qu'on n'ait pu faire quoi que soit".
Autant vous dire qu'à ce stade j'avais sérieusement la pétoche, je m'avançais vers l'abattoir, ça allait être une véritable boucherie.
Enfin, la première étape de tout ce long processus, c'était quand même le test de compatibilité à la Croix Rouge. Qui s'est passé plus ou moins comme ceci.
Docteur: "Est-ce que vous êtes enceinte?"
Moi: "Heu, non."
Docteur: "Est-ce que vous êtes atteinte d'une maladie vénérienne?"
Moi: "Heu, non."
Docteur: "Est-ce que vous avez résidé au Royaume-Uni ou en Irlande entre 1989 et 1996?"
Moi: "Heu, non".
Docteur: "Est-ce que vous êtes allée dans un pays tropical dans les six derniers mois?"
Moi: "Heu, non."
Docteur: "Est-ce que..."
Moi: "Ah si, attendez! Je suis allée au Mexique en août. C'est un pays tropical, ça?"
Docteur: "Heu, oui."
Moi: "Ah."
Docteur: "Ben voilà. Désolée, on va contacter un autre donneur."
Ahlala. Je me suis montée la tête, préparée psychologiquement, j'avais même sélectionné le livre que j'allais prétendre lire comme si de rien n'était alors que j'étais en train de me faire dépecer le bras ("Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" de Jonas Jonasson). Et tout ça pour un gigantesque flop. Par contre je ne vous décris pas le sentiment de soulagement quand je suis retournée dans ma voiture après, je vous jure que je ne parvenais pas à comprendre ma chance, j'avais l'impression d'avoir été rescapée d'une catastrophe nucléaire, au moins. C'est que cela devait être un message de l'au-delà, ça aussi.
Ne croyez pas que j'abandonne si facilement, ceci dit. J'ai bien l'intention de récidiver. Mais la prochaine fois que mon esprit chevaleresque me dira d'aller sauver une vie, je pense que je commencerai par un don de sang classique, pas trop trash, hein. 
Et j'irai choisir un endroit discret où on me donnera un jus d'orange et un cookie après.
Parce que bon, huit étudiants à la chaine qui tiennent le coup et leur assistante qui tombe dans les pommes, ça le fait moyen quand même...

Wednesday, November 07, 2012

Mon père, cet homme bio...

(J'aurais pu dire Bioman mais ça m'avait l'air d'un goût assez douteux).
Les légumes bios de Papa
Depuis qu'il a pris sa retraite, mon père fait plein de trucs. Et un de ces trucs, c'est qu'il a construit un énorme potager, qui nous fournit en une abondance de bonnes choses, du genre salades, tomates, bettes, potirons, potimarrons, choux de Bruxelles, aubergines, courgettes, piments, artichauts, rhubarbe, choux chinois, raisins, haricots, cornichons, et j'en passe... Alors bon, quand il est revenu de son potager avec le panier ci-dessus, et qu'il m'a dit "si tu prends une photo je t'autorise à la mettre sur ton blog"...
(Mon père lit mon blog?)
Et bon, juste pour illustrer.
Pommes
(On en a eu bien plus que cela, qui a dit que la saison était mauvaise?)
Aubergine, potager de papa
Et puis les piments
Piments, potager de papa
Les plus chanceux auront même pu repartir avec leur propre panier bio, composé des légumes que nous ne pouvions officiellement plus voir tellement on en a eus... Bon, la saison se termine doucement, mais comme au rythme où vont mes travaux de rénovation je serai encore chez mes parents pour voir une saison complète de potager, vous savez que, bon...

Monday, November 05, 2012

Si un bureau en désordre dénote d'un esprit brouillon...

Un bureau encombré?
... que dire d'un bureau vide?
(Ce n'est pas de moi, c'est d'Einstein).
(Je cite Einstein si je veux d'abord).
D'habitude je ne travaille pas dans la pénombre, mais cela vous permet de voir aussi la superbe lumière de certains couchers de soleil d'automne que je vois évoluer depuis mon bureau... Les oiseaux migrateurs, les nuages, les feuilles qui volent, tout ça. J'aime bien l'automne. Ceci dit ne jamais dire jamais, ce n'est peut-être pas la dernière année que j'observe cette saison depuis ce poste...
Par contre c'est très bizarre ce changement d'heure, tout à coup il fait nuit à 17h30. C'est le principe du changement d'heure, me direz-vous, mais quand on a développé l'habitude de partir vers 18h30 quand le soleil vient de se coucher, c'est un peu déconcertant de tout à coup se retrouver à veiller face à la nuit noire...

Saturday, November 03, 2012

L'envolée bucolique du weekend

Le premier givre! C'était samedi passé. Bon d'accord depuis il pleut et il fait tout moche, mais bon. Nous sommes en Belgique aussi.

Thursday, November 01, 2012

De retour à l'écriture

Et bien, cela faisait du bien de retourner à une session d'écriture créative normale, après un an et demi de participation sporadique due à mes séjours à l'étranger, et surtout après que nous ayons été mobilisés de façon si intensive par la promotion de, oui bon, je ne le dis plus. Hier, nous avons travaillé sur la Capitalisation, le fait de mettre certains mots en majuscule pour les mettre en exergue, par exemple du point de vue d'un enfant. Mon texte est ici. (Bon c'est un exercice, c'est rédigé en 30 minutes).
Et le texte original, ben...
Creative writing