Tuesday, October 30, 2012

Debriefing de "the Meantime" à Waterstones

The Meantime
Tout ce stock a été vendu en une soirée.
Au cas où vous l'auriez ignoré, the Brussels Creative Writers (dont moi-même) avons fait une présentation de notre livre à Waterstones Brussels jeudi passé, suivi d'une séance de questions-réponses avec le public. Comment cela s'est-il passé? Me demanderez-vous. Et bien, bien. Ca s'est passé bien.
Cette fois-ci le public avait été recruté largement par le biais de flyers, réseaux sociaux, etc, et il ne s'agissait donc plus du tout d'une foule composée de nos amis comme à Passa Porta. L'audience ne nous était donc pas acquise. Quand nous avons commencé notre performance théâtrale, personne ne riait... C'était un peu déstabilisant, donc du coup nous étions très nerveux. Nous avons dû fournir beaucoup plus d'efforts cette fois-ci et notre représentation a eu l'air tout à coup beaucoup plus sérieuse. Heureusement au fil du temps le public a commencé à se dérider et à rire, plutôt franchement sur la fin d'ailleurs. Ensuite, les spectateurs ont posé plein de questions intéressantes (du genre, comment vous êtes-vous rencontrés, que signifie le titre) ou indiscrètes (qui est sorti avec qui, qui ne peut plus parler à qui). Nous avons vendu près de 80 livres, l'équipe de Waterstones était ravie de notre event, et les médias (néerlandophones, les francophones on ne parvient pas à les atteindre) sont repartis avec plein d'infos. Restez branchés sur notre groupe facebook, cela va sortir bientôt.
The Meantime rehearsal
Répétition générale; la bouteille de lait, le rose ambiant, tout est parfait pour représenter une scène avec des bad guys alcooliques.
Sinon, in other news, nous sommes à présent très proches de notre break even, d'ici la fin de l'année nous devrions rentrer dans nos frais et commencer à pouvoir investir nos bénéfices dans une diversification de notre projet, comme par exemple une pièce de théâtre, une version française, enfin pour le moment ce ne sont que des plans mis sur la table et dépendants de la demande comme de notre budget...
The Meantime
Cela leur va bien au teint, non?
Personnellement, je suis responsable du placement du livre dans les librairies, et avec 17 points de vente nous commençons à avoir des ramifications partout! Par exemple, savez-vous que vous pouvez trouver the Meantime à l'intérieur de votre terminal Eurostar à Bruxelles? Près du Terminal A à Zaventem? A l'intérieur des institutions européennes? Quand vous allez bruncher au Cook and Book? Ou même quand vous allez faire votre footing au Parc de Tervuren? Tout ceci sera bientôt sur notre site web, qui je l'admets est un peu bizarre en ce moment mais sera bientôt remis sur pieds.
The Meantime
Accessoire de mode indispensable, "the Meantime" se porte avec élégance en toutes occasions sociales
Bref. Je vais vous laisser tranquille avec the Meantime pendant quelques semaines, le temps que vous commenciez à vous poser des questions sur vos cadeaux de Noël, tout ça. Et sachez que si d'aventure vous vous sentez d'humeur à nous composer une review sur amazon... Cela nous serait très hautement utile, même s'il ne s'agit que de quelques lignes et même si c'est en français!

Monday, October 29, 2012

Trololololo

Chers lecteurs,

Il a été porté à ma connaissance que vous n'étiez pas tous conscients de l'existence de cette petite chansonnette.

Ça reste en tête, hein? Bon lundi à tous en tous cas;

Friday, October 26, 2012

Fourchette sitting

La semaine passée, j'ai profité de l'absence des maîtres de Fourchette pour la dognapper chez moi et la séquestrer avec Danio et mes parents pendant une semaine.
(Attention ce post va parler de chiens, vous êtes prévenus).
Et Fourchette elle aime bien faire trois choses, hors activités liées à la nourriture. 1. Prendre des trucs et partir avec; 2. se faufiler partout, et 3. jouer avec Danio.
Donc, je disais, prendre des trucs.
Fourchette
Prendre des trucs.
 Fourchette
Partir avec.
 Fourchette

Il y a aussi, se faufiler partout
Fourchette
Dites, je vous en prie.
 Fourchette

Et enfin, jouer avec Danio...

Fourchette

Ca ne se voit pas très bien mais là elle est sur mes jambes en train d'essayer d'escalader la tête de Danio...
Fourchette

Enfin bon, c'est passé très vite. Ma mère a officiellement adopté ce chien, et le chien de même (la preuve c'est que le pipi de joie qui m'était exclusivement destiné s'est étendu à Maman - alors même que je parvenais à conditionner Fourchette pour qu'elle contrôle ses émotions). Et après ça Danio était super déprimée...
Danio déprime
Et nous aussi. Booooooh!

Wednesday, October 24, 2012

C'est demain!

Si vous venez, soyez certains d'être là à l'heure, la représentation théâtrale commence peu après.

Monday, October 22, 2012

The Words

"The Words", c'est un film. Ca, c'est déjà une information importante à savoir. C'est un film qui parle d'un écrivain, ou plutôt de trois écrivains, dont les histoires s'imbriquent les unes dans les autres d'une façon qui, décrite comme ça, pourrait paraitre compliquée, mais qui en fait marche assez bien.
L'histoire numéro un est celle de Clayton Hammond, un écrivain reconnu qui réalise une lecture publique à l'occasion du lancement de son nouveau livre, intitulé "the Words". Dans cette lecture, il va parler de son personnage, Rory Jansen (qui est un homme - oublions que Lorelaï Gilmore dans the Gilmore Girls se faisait appeler Rory sinon ça va devenir perturbant). Dans cette histoire numéro deux, Rory Jansen, jeune auteur venant d'être découvert, reçoit un award pour un livre qui ne devait, à la base, être qu'un petit livre, et qui l'a propulsé sur l'avant de la scène littéraire. On le voit nerveux avant de parler en public, mais on comprend vite qu'il y a quelque chose de plus qui se trame à l'arrière-plan. Lorsque Rory et sa femme sortent de l'hôtel pour rejoindre leur voiture, ils se font observer par un vieil homme, qui a lui aussi sa vérité à faire passer, une troisième histoire d'un troisième écrivain... Mais aucune de ces histoires n'est indépendante, elles sont toutes imbriquées l'une dans l'autre, s'alimentent et évoluent de concert.
"The Words" explore en détail le syndrome de l'imposteur, être reconnu pour quelque chose qu'on n'est pas, ou n'a pas l'impression d'être. Le problème de Rory Jansen est qu'il n'a pas écrit son "petit livre"; et rien de ce qu'il n'écrira par la suite ne pourra être aussi bon que le manuscrit d'un autre. Il y a aussi une certaine originalité dans cette narration, dans la voix off de Clayton Hammond apportant des descriptions littéraires que l'image ne peut pas faire passer, et nous rappelant aussi que malgré son réalisme, il ne s'agit finalement que d'une oeuvre de fiction. Rory Jansen qui sort de son gala "comme si la pluie ne pouvait pas l'atteindre"; le vieil homme qui s'était habillé "en mettant exactement les mêmes vêtements que la veille". Cela offre une certaine poésie au texte et dites donc, qu'est-ce qu'on a envie de lire "the Words", ou même le "petit livre" de Rory Jansen, tout en sachant pertinemment bien qu'aucun d'eux n'existe en vrai. 
Seulement deux des trois histoires sont décrites comme fictionnelles, cependant; la troisième histoire, celle de Clayton Hammond, est bien ancrée dans la réalité. La frontière entre fiction et réalité n'est pas claire, il le dit lui-même; il est facile de les confondre, car les deux se ressemblent, mais sont pourtant bien distinctes. Si tout n'est-il que fiction, quelle part de réalité s'y trouve-t-elle?
Et puis, allez-y déjà rien que pour le jeu des acteurs et les descriptions du processus d'écriture. De toute évidence, "the Words" a été réalisé par un amoureux des mots et des images, et on ne s'ennuie pas instant.  
Par contre, je dois vous prévenir que j'ai une interprétation bien à moi de la fin qui, j'ai pu le remarquer après le film, était assez différente de celle des autres. On en discute si vous voulez. Apparemment il sort en Belgique le 14 novembre, mais vous pouvez toujours checker les avant-premières.

Thursday, October 18, 2012

Bibil est au régime

Comme je vous le dis. En réalité je suis au régime déjà depuis fin août, donc depuis presque deux mois, mais comme c'est un régime qui n'est pas basé sur une perte de poids rapide cela ne se voit pas encore beaucoup. Car contrairement au nouveau bourgmestre d'Anvers avec son régime en poudre, mon poids n'a jamais été un problème pour ma santé, et je n'avais pas de message politique à faire passer quant à ma volonté de changement. En clair, même avec les dix kilos pris pendant ma thèse, je ne me sentais pas grosse, et perdre dix kilos en deux mois à coups de souffrance, ça me tentait moyen.
Je savais cependant que je ne pouvais pas me tenir à un régime par la force seule de ma volonté (sinon je n'aurais jamais pris ces dix kilos pour commencer), et je suis donc allée voir une diététicienne. Celle-ci a regardé mes habitudes alimentaires et a convenu avec moi d'une légère adaptation de mon quotidien. Quelques changements par-ci par-là, des limitations sur certains aliments, l'introduction de fruits et de soupes, manger des petites quantités plus souvent, la surveillance des boissons, des graisses et des sucres lents. Elle m'a conseillé d'écrire aussi tout ce que je mange et ce que je pèse au jour le jour, ce qui me permet de prendre conscience de ces petits extras, ce sucre dans le café, ce fromage sur les pâtes, ou combien de fois on nous ressert réellement de champagne à une réception de mariage. 
Le résultat c'est que je perds du poids assez lentement, environ 500 grammes tous les 20 jours. Ma mère s'étonne de me voir autorisée à manger tellement de pain et de produits laitiers. Mais au moins je m'assure de pouvoir tenir sur le long terme. En fait je n'ai même pas l'impression de faire régime, je n'ai jamais faim et je ne me prive pas tellement. L'alcool et les desserts sont les deux postes les plus problématiques; et surtout, bizarrement, si faire régime ne me pose pas tellement problème, il en pose aux autres.
L'alcool, tout d'abord. A mon premier rendez-vous, j'ai calculé que je me limitais à une ou deux unités d'alcool par occasion sociale, et cela voulait dire le vendredi, le samedi, et au moins un jour de semaine; j'ai estimé que je buvais donc six unités par semaine. Ma diététicienne m'a suggéré de diminuer cela à quatre unités. J'ai répondu, "sans problème". Mais en fait une fois qu'on note ce qu'on consomme réellement, on découvre qu'on est bien loin du compte. Les "occasions sociales" sont nombreuses. Presque tous les soirs, en fait. Le weekend, pour peu qu'on ait un mariage, on grille le quota des 4 verres rien qu'à la réception parce qu'on n'arrête pas de nous resservir. Un diner chez des amis? Il y aura un alcool à l'apéro et un autre vin à table. Un resto? Le vin est là, et on va le payer qu'on en consomme ou pas parce qu'à la fin on sépare quand même l'addition. Une pendaison, un anniversaire, un verre, un repas de famille, une session d'écriture créative, le post-piscine du lundi? Si je buvais bien une à deux unités par sortie, je n'avais pas réalisé à quel point je n'arrêtais pas de sortir. Et c'est là que je dis que ce sont les autres qui le ressentent le plus. Quand on a une personne qui amène des carottes et de l'eau pétillante pour l'apéro, on se sent un peu consciencieux quand on prend un kir. Avoir une personne qui se la joue vertueuse quand on est clairement là pour pécher, ça met mal à l'aise.
Mais le plus difficile, en réalité, ce sont les desserts. Pas parce que j'ai du mal à m'en priver, mais parce que les autres ont du mal à ce que je m'en prive. Je les comprends, en même temps, c'est toujours très vexant de se tuer à cuisiner un gâteau et de voir un des invités qui n'en prend pas. Surtout quand cet invité c'est moi, et que j'ai quand même une réputation à défendre; si même Bibil ne prend pas de gâteau, mais où va le monde? Au restaurant, certains deviennent presque agressifs quand je déclare ne pas vouloir voir la carte des desserts; à plusieurs occasions on m'a forcé la main, parce qu'allez ce n'était quand même pas tous les jours, faisant sous-entendre l'incident diplomatique en cas contraire. A des réceptions, on me les met sous le nez, parce que je dois quand même goûter ça, et que ça a quand même l'air bon non, attends Bibil depuis quand tu refuses des macarons? Et je ne vous dis pas le scandale quand il s'agit d'un gouter ou d'un gâteau d'anniversaire. C'est un peu comme lorsque, dans un groupe d'amis fumeurs, une personne décide d'arrêter. "Tu es sûr?" "Même pas une petite?" "Bon on va tous fumer dehors, tu viens?" Remplacez ça par "allez, un petit bout de gâteau pour me faire plaisir, je l'ai cuisiné parce que je savais que tu venais". Et la réalité? C'est qu'en fait je réalise que je peux me passer des desserts. C'est drôle à cuisiner, ça présente bien, ça passe bien en photo, c'est convivial, on est curieux de voir ce que ça goute. Mais la plupart du temps je trouve ça trop sucré ou trop lourd, et je le mange quand même parce que c'est là. 
Au final, ce régime me permet de voir ce qui ne va pas dans mon quotidien: trop de sucre, beaucoup trop de sucre. Depuis que j'en mange moins, ma peau est en meilleure santé, je suis moins fatiguée, moins stressée, je dors mieux. De façon générale, je me sens mieux. 
Et puis bon, faire régime c'est à la mode, me dit-on. Surtout si on veut faire des livres.

Wednesday, October 17, 2012

Quelques photos en vrac

C'est parti!
Tout d'abord, je me permets de partager avec vous cette véritable tuerie, cette expérience gustative incroyable et encore inégalée, je nomme, le moelleux au chocolat et au caramel beurre salé de chez Picard:
Moelleux chocolat caramel beurre salé de Picard
(450 kcal pièce).
De temps à autres j'ai Gabrielle et Antoine sur skype et ils s'en mangent un devant la caméra juste pour me montrer à quel point c'est extraordinaire.
Sinon hop, c'est l'automne!
Automne
Enfin par endroits c'est encore un peu l'été on va dire...
Fleurs
Certes. L'occasion en tous cas de faire des pumpkin pies, qui n'ont pas l'air appétissantes comme ça mais qui en fait sont assez bonnes.
Pumpkin Pie
Et puis bon.
moustache
moustache
Parfois, il y a des photos qui valent à ne pas être commentées.

Monday, October 15, 2012

La Pater Dominicus

Depuis qu'il est à la retraite, mon père fait plein de trucs. Il est parti au Groenland, dans l'Himalaya, en Chine, à Berlin (oui bon c'est moins impressionnant mais il faut le mentionner); il parcourt l'Europe en vélo, n'hésite pas à se faire un petit Mont Ventoux quand ça le chante; il a fait un potager énorme, s'occupe de ruches, fait du cidre; et depuis peu, il s'est lancé à la bière.

Pater Dominicus
Mmmmh, bière.

Pater Dominicus
 
 
Concrètement parlant, Papa trouve qu'il y a trop d'eau mais nous on trouve que c'est très bon. Elle est un peu foncée et rappelle les bières artisanales qu'on retrouve dans les pubs anglais... (Mais en plus fraîche).

Friday, October 12, 2012

Un peu de point de croix!

Parce que cela faisait longtemps. Celui-ci a été réalisé comme cadeau de naissance pour Cyrielle et Baptiste, les premiers jumeaux parmi mes amis.
Le rose et le bleu bébé étaient un passage obligé. Obligé j'ai dit.

Wednesday, October 10, 2012

Méli-mélo de photos inclassables

Allez, un post sans thème ni catégorie, une agglomération d'événements multiples sans problématique ni fil conducteur (un peu comme une thèse, en fait).
1. Le plat que vous voyez ici est entièrement composé de produits Picard.
Tout est Picard
Fou hein?
2. Vous aussi vous avez remarqué qu'il fait humide? Oui? Et bien vous n'êtes pas les seuls
Un crapaud
Dans la lessive propre, cela va de soi.
3. Danio est vraiment une bonne pâte: voici la preuve en image que les enfants peuvent en faire ce qu'ils veulent. Mais ce qu'ils veulent, hein. Voici qui devrait contrecarrer les craintes de deux de mes amies pour leur progéniture, même si bon la progéniture en question aime beaucoup Danio, ce sont elles qui aiment moins (l'une parce qu'elle a peur des chiens, et l'autre parce que c'est sale).
Danio
4. Fourchette devient folle quand elle voit des bulles.
Fourchette et les bulles
Ouh! Des bulles! Des bulles!
Fourchette et les bulles
5. Je n'aurais pas pensé voir ceci un jour.
Sophie et Fourchette
Comme quoi, tout arrive. Un bon mercredi à vous!

Thursday, October 04, 2012

Le best of des bruits de fond des entretiens

Comme vous avez pu le deviner, je suis au finish de la retranscription de ces fichus entretiens, mais qu'est-ce qui m'a pris d'en faire autant, si vous saviez à quel point je suis proche d'atteindre un nombre à trois chiffres d'entretiens réalisés, et à quel point ça prend du temps ("c'est chronophage" dit-on en France). 
Mais ce qui est folklorique aussi, c'est de réécouter ses bandes-son, et de constater la diversité, entre autres, des voix, des accents, des propos, mais aussi des bruits de fond.
Alors.
Ici je vais vous laisser deviner.

La palme du bruit de fond le plus terrifiant revient-elle:
a) à une guêpe qui se pose de façon abrupte sur le micro 
b) au mec qui dit, "vous avez bien sûr lu ma publication datant de 1997 sur le sujet?"

La palme du bruit de fond le plus pittoresque revient-elle:
a) à l'accordéoniste de rue à Paris
b) aux petits oiseaux et bruits d'église dans la campagne de Bonn
c) à l'anglaise qui se plaint bruyamment du NHS à la table d'à côté

La palme de bruit de fond le plus irritant revient-elle:
a) aux travaux de l'immeuble d'en face
b) aux embouteillages ponctués de bruits de klaxon qu'essaient de traverser moultes ambulances
c) au mec qui joue avec le dictaphone pendant l'entretien

La palme de l'interruption la plus originale:
a) "Jean-Chose, désolé de t'interrompre, mais il y a Truc qui s'est encore trompé de numéro et qui appelle mon poste depuis une heure, j'en ai un peu marre là".
b) "Allo? Oui... Ah mais c'est très bien, vendez!"
c) "Attendez, j'ai un message, et, ah! Génial, c'est un garçon! Excusez-moi mais je dois juste passer un appel."

Et enfin, la palme du Français qui essaie de me montrer qu'il a le mieux réussi dans la vie:
a) "Vous voulez un café? Je vous commande quoi?"
b) "Sabine peut vous servir un nespresso si vous le désirez, quel est votre arôme préféré?"
c) "Merci Marie-Sabine. Ah, vous avez oublié le Canderel."

Liste to be continued... (Anonymous c'est toi qui t'es choppé celui avec l'anglaise qui se plaint à la table d'à côté. Désolée.) (Si vous voulez ma gratitude éternelle en me retranscrivant un entretien gratuitement, sachez que le moment n'aura jamais été aussi bien choisi).

Tuesday, October 02, 2012

Et voilà, l'Année de l'Enfer a officiellement commencé

Hier, 1er octobre 2012, a marqué la date officielle de ma dernière année de financement, ce qui veut dire que dans un an, jour pour jour, les vivres me seront officiellement coupées. Cela marquait aussi, sur papier du moins, le jour où j'aurais dû commencer la rédaction de la thèse, afin de pouvoir la défendre dans le cadre de l'année académique 2012-2013 (oui). A la place je me retrouve avec plein d'entretiens non retranscrits, pas de budget pour engager des esclaves étudiants, et encore tout à coder dans NVivo. Bref. Hier marquait la date officielle du début de l'Année de l'Enfer. 
Pour l'instant ça va, je ne suis pas encore au stade critique du "je-pleure-dans-le-couloir". J'ai juste eu un énorme coup de stress quand j'ai dû retourner à Paris pour terminer de consulter les archives. Mon corps s'en est rappelé avant mon esprit d'ailleurs, parce que qu'est-ce que je me sentais mal rien qu'en faisant mes valises! Et quand j'ai débarqué sur place tout m'est revenu d'un coup: la fatigue, le stress, la pression, la mentalité parisienne, et juste à quel point cette ville est désagréable et prétentieuse, avec ses beaux bâtiments et la misère sur ses trottoirs. 
Mais bon, Paris c'est fini, d'ailleurs mes terrains sont (presque) finis, et c'est avec grande fierté que j'ai apporté les résultats de ma collecte de données à mon comité d'accompagnement, se réunissant (en théorie) pour la dernière fois hier, afin de me donner le feu vert officiel pour la rédaction (haha). Le moins qu'on puisse dire c'est que malgré tous mes problèmes de stress sur mes terrains, j'ai été hyper efficace, tant dans mes entretiens que dans mes dérogations d'accès aux archives que dans l'obtention de documents totalement officieux... Aaaah, le plaisir d'avoir dû retrouver tous ces noms d'anciens responsables qui de toutes façons ne travaillent plus sur le sujet, et ces sous-départements de sous-ministères qui de toutes façons n'existent plus non plus. Enfin ça c'est derrière moi, c'est fini, stocké sur ma dropbox et sur quelques centaines de disques durs externes répartis selon une géographie aléatoire pour être bien certaine de ne rien perdre.
A part ça, le dernier (?) comité d'accompagnement s'est bien passé, j'ai présenté ma problématique et mon plan de thèse, et j'ai obtenu comme commentaires qu'on avait l'impression que j'étais en train de défendre une thèse que j'avais déjà écrite, malgré quelques lacunes dans mon cadre analytique (à savoir le chapitre théorique, surnommé Chapitre de l'Enfer, vous en entendrez encore parler). Et là je dois vous faire deux aveux.
1. J'ai l'air stressée comme ça mais en fait je suis quand même assez impatiente de commencer la rédaction. J'ai tellement de trucs à dire, vous ne vous imaginez pas les centaines de pages que je pourrais remplir. Pas plus de 400 a supplié mon promoteur. (Il avait l'air inquiet quand j'ai essayé de négocier 600).
2. Mais si j'ai l'air stressée c'est qu'en fait je suis stressée. (Vous suivez?) S'il vous est souvenance de ce post où je vous exposais qu'à Paris j'avais fait quelques grosses crises de panique et que j'avais un niveau d'anxiété quand même bien élevé... Et bien l'affaire ne s'en est pas arrêtée là. Je m'attendais à ce qu'à Berlin cela aille mieux, puisqu'il ne s'agissait plus de Paris, et que c'était Paris qui me stressait (logique). Mais en fait la vraie raison de mon anxiété n'était pas juste d'être dans la mauvaise ville, c'était d'être à l'étranger tout court, à devoir m'habituer à courte échéance à plein de nouveaux trucs, et avec une pression de temps énorme pour récolter toutes mes infos en un minimum de temps. J'étais clairement en surmenage à Paris, et à Berlin je suis passée au niveau supérieur, le genre de niveau pour lequel on va chez un docteur. Outre les aspects psychologiques de ce stress, il faut dire que j'avais une série de symptômes physiques qui traduisaient ce malaise. Anxiété constante ponctuée de crises d'angoisse, obsession sur une vision pessimiste de l'avenir, prise de poids rapide, gros problèmes dermatologiques, problèmes de tension, problèmes musculaires, problèmes hormonaux... Avec le recul, c'est fou comme je me sentais mal, mais aussi comme cela me semblait être normal, juste faire partie de la vie. Le fait de rentrer en Belgique a retiré ma principale source de stress, et je vais beaucoup mieux maintenant, il est vrai après beaucoup de cortisone, vitamines, substances homéopathiques douteuses, bilans complets de santé et autres joyeusetés.
Il reste cependant quelques facteurs qui potentiellement pourraient me faire retomber dans mes anciens travers. Je nomme par exemple l'Année de l'Enfer, ou l'approche de mes trente ans (l'Anniversaire de l'Enfer), ou encore tous ces bébés qui ont débarqué de nulle part et qui semblent être la dernière tendance en matière de couple - le couple étant lui-même une tendance d'il y a quelques années que je dois encore rattraper. Je reste malgré tout très fatiguée, mon humeur est volatile, un rien peut m'atteindre. Par exemple, il m'arrive encore de faire la crise d'angoisse occasionnelle en observant une personne âgée manger seule au restaurant, ou quand je ne trouve pas de place de parking.
Bref, quand je vous dis que je suis stressée, et que vous vous dites mentalement que j'ai beau dos de dire ça, que le doctorat c'est la glande, et attendez que je fasse un vrai métier pour voir ce que c'est le stress, révisez votre jugement. La thèse c'est un peu le bout quand même. 
Surtout quand on fait régime en même temps.
Mais ça, c'est le sujet d'un nouveau post. (Création d'une aura de mystère - un nouveau post? Mais quand?) (Mais je m'en voudrais, en même temps, d'augmenter votre anxiété par ce suspense insoutenable).