Wednesday, May 30, 2012

Bratwurst

Doute: n.m. Le doute est une interrogation. Il peut être le pressentiment, l’impression d’une réalité différente. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable. 
Exemple: lorsque j'ai sorti cette bratwurst de son emballage, j'ai eu comme un doute.  
Bratwurst
Vous avez bien lu. Il s'agit de la version après sortie de l'emballage. Et non, je ne les retiens pas ensemble avec l'arrière de ma main.
Curiosité: n.f. La curiosité est une attitude de disponibilité ou d'intérêt à l'égard d'un sujet ou d'un phénomène donné.  
Gourmandise: n.f. La gourmandise est un désir d'aliments jugés particulièrement agréables, que certains moralistes et certaines doctrines religieuses peuvent considérer comme un défaut ou une faute. 
...
C'était pas si dégueu si vous voulez tout savoir.
(Merci Wikipedia pour ces belles définitions)

Guest posts?

L'été, c'est long. Il fait chaud, vous êtes au bureau, il ne se passe rien, tout le monde est en vacances sauf vous. Et bien, à ce que cela ne tienne, Bibil sera là pour vous tenir compagnie avec sa saga de l'été bloggeste! (ouiiiii!) Il s'agira d'une série de guestposts à thème, intitulée:
*** La vie des autres ***
(Parce que Bibil est en vacances, et que vous êtes de nature curieuse).
Partant du principe que tout le monde a une histoire à raconter, spécialement vous (oui, vous!). Vous pensez n'avoir rien à dire? Détrompez-vous, et je suis là pour le prouver. Vous n'avez même pas besoin de savoir écrire une oeuvre littéraire intemporelle. Tous ces cours d'écriture créative ont été suivis pour quelque chose...
Contactez-moi si vous voulez en être, et je vous en dirai davantage! (ouh! suspense!)

Tuesday, May 22, 2012

Il y a trente ans exactement...

Une romantique jeune fille...
1980 Maman
... et un sportif jeune homme...
1980 Papa Kayak 1
... décidaient d'unir leurs destins, pour le meilleur et pour le pire, par un samedi de mai à la météo relativement acceptable, et ce nonobstant la troisième édition des 20km de Bruxelles qui se tenait le lendemain.
1982 mariage parents 10
(Personne ne parvient plus à entrer dans cette robe de mariée. C'est déprimant).
Comme on pourrait s'y attendre, le meilleur est arrivé un an plus tard.
1983 21 mars
C'était une ravissante petite fille qui combinait beauté, intelligence, bon appétit et qui faisait ses nuits. Oh oui qu'ils l'aimaient ce bébé. C'était leur bébé préféré. Maman l'habillait avec de belles robes de poupées.
1983 moi bébé 6
Et Papa avec des trainings en éponge.
1984 étang aux tétards 2
Et puis bon, la famille s'est agrandie. Mais, en tant qu'auteur impartial de ce blog, nous suspectons qu'une légère préférence pour l'ainée a subsisté. Ce qui sera contredit par deux lectrices et un lecteur au moins.
1990 Noël 2
Bref. En l'honneur des trente ans de mariage de mes parents, je m'en vais vous livrer trente petites informations existentielles.
1. Mes parents se sont rencontrés parce que Papa faisait du kayak, que ma mère prenait des photos, et que la soeur de mon père connaissait quelqu'un qui pourrait faire de bonnes photos de kayak. 
2. Mais la première fois qu'ils se sont rencontrés, mes parents ont parlé de papier-peint.
3. Ledit papier-peint existe toujours.
4. Ma mère est la seule fille parmi trois frères. Mon père est le seul fils parmi quatre soeurs. Pendant tout un temps, ils ont légèrement plaint mon frère.
5. Spécialement le jour où ses trois grandes soeurs l'ont déguisé en fille.
6. Mais au final, l'incident a été oublié quand ils ont adopté un chien.
1996 Guillaume & Penny

7. Personne ne connait vraiment l'age de ma mère. Il existe des rumeurs, une date de naissance circule, mais on oublie toujours "par inadvertance" de mettre une ou deux bougies sur le gateau quand la deadline annuelle arrive.
8. Par contre, si par vraie inadvertance on oublie de souhaiter un bon anniversaire à ma mère le jour-meme, ca peut se passer très mal.
9. Mon père n'est pas du tout d'accord avec le postulat que la Westvleteren serait la meilleure bière au monde.
10. Si vous lui demandez, il vous répondra sans doute que la Triple Karmeliet ou la Gordon Christmas sont assez top. Mais il aime bien la Chouffe et la Deus aussi.
11. Mon père collectionne les verres de bière. Il a fait construire une étagère de collection avec éclairages professionnels pour exposer ses trophées.
12. Mais il possède tous les verres en quatre exemplaires au moins au cas où il viendrait à servir la meme bière à plusieurs personnes.
Papa et Maman au Chalet de l'Arc
13. Il fut un temps où mes parents s'étaient persuadés qu'ils pourraient se mettre au golf. On a meme vu un trou de golf apparaitre dans le jardin. L'herbe a très vite repoussé par dessus.
14. Maman a insisté pendant des années pour que je fasse mes propres lessives au lieu de les amener chez elle, puis le jour où c'est arrivé, elle s'est plainte que mes lessives n'étaient plus là et qu'elle ne savait plus compléter ses machines.
15. J'ai environ un jeans par an qui disparait dans ces machines. Je suspecte l'armoire de mes soeurs.
16. La raison pour laquelle nous sommes toujours en retard est que ma mère veut toujours juste "lancer une nouvelle lessive" au moment de partir.
17. Ca ne change rien parce que de toutes facons, on est tous toujours en retard dans la famille. Sauf Eliane qui est toujours en avance.
18. Quand on était enfants, mes parents nous ont fait un poisson d'avril et ont prétendu qu'on s'était tous levés avec 1h30 de retard. Mon père a meme fait semblant de téléphoner au directeur de l'école pour s'excuser. Ca aurait été plus crédible s'il n'avait pas ri juste après.
19. Parfois, cela prend mon père de se déguiser.
1996 Papa
20. Pour un de mes anniversaires, j'avais demandé à ma mère de me faire une pièce montée comme dans la Belle au Bois Dormant, et à la place elle m'a fait un grand gateau de chou-fleur. (Il parait qu'elle m'avait fait aussi un dessert, et par là-meme j'avais eu deux gateaux, mais je ne m'en souviens plus).
21. Quelque part dans son armoire, ma mère a encore des pulls comme ceux-ci.
2001 pull maman
22. Mon père a, successivement, fait des maquettes de train, des maquettes de bateaux et collectionné les timbres.
1998 bateau
23. Mais ce qu'il préfère par dessus tout c'est le vélo. Il fait 100 bornes tous les dimanches. Et quand il part à l'étranger, ca le prend parfois d'y aller en vélo. 
Papa et son vélo 
(Comme ici pour un mariage en Sologne)
24. Ma mère a un accent bizarre quand elle essaie de prononcer des mots dérivés de l'anglais. Comme cookie, brownie ou babysitter. 
25. Il y a toujours du Gouda dans le frigo.
26. Ma mère joue à Angry Birds.
27. Mon père a réalisé un film avec des potes quand il était étudiant. Ca s'appelait "Le Marchand d'Esclave", mon père jouait l'esclave, et on ne saura jamais qui est le mec qui a joué le role de la concubine.
28. Ma mère a mis une photo du chien comme fond d'écran de son téléphone.
29. Il fut un temps où mes parents s'habillaient comme ceci
1982 fiancés
30. Et on leur souhaite un excellent anniversaire de mariage! Noces de perle, hein, dites donc. Si jamais vous en recevez...

Monday, May 21, 2012

Ha ha

Hu, hum... Mais pourquoi vous me regardez comme ca?
... Vous voulez une update 5 heures après que j'aie posté ce post? Parce que ca vous ferait du mal...
 Ca vous fait du mal?

Thursday, May 17, 2012

Berlin, la suite


Cela fait deux semaines que je suis là, et globalement je dirais que ça se passe bien. Je me rends compte à quel point j'appréhendais ce terrain avant de venir ici: à cause de la différence de langue, de la sensibilité de mon sujet de thèse en Allemagne, de la perspective d'une fois encore me retrouver seule dans un pays étranger, de ceci ou de cela... Je suis réellement surprise de voir que cela ne m'empêche pas de me plaire ici!
En fait, je me rends compte que je me préparais mentalement à ce que ce terrain-ci ressemble à celui de Paris. A chaque fois que je me posais des questions sur ce que j'allais trouver en Allemagne, tout se rapportait à cela, "pourvu que ce ne soit pas comme Paris". Et c'est là que je me rends compte à quel point ce terrain parisien m'avait sapé le moral, et à quel point j'avais pris l'habitude de voir ce qui m'attendait d'un oeil négatif.
Ce n'étaient pas tant les gens, pourtant. J'ai quelques bons amis à Paris et j'ai passé de bons moments avec eux. Mes collègues, une fois un douloureux moment d'auto-introduction passé, se sont avérés être très sympas. Mes colocs étaient cools, mon logement était bien, mon environnement de travail était favorable, bref il n'y avait pas de raison rationnelle pour que cela se passe mal.
Mais j'étais constamment stressée. Je n'ai eu aucun résultat pendant près de deux mois, apprenant à mes dépends qu'il ne fallait pas essayer de contacter un ministère français à l'approche de Noël ("à l'approche" signifie de début novembre à début janvier). J'ai donc du cavaler pour tout récolter pendant le mois de janvier, j'avais entre deux et trois entretiens par jour tous les jours; puis évidemment comme je n'en avais jamais terminé, j'ai continué les aller-retours Bruxelles-Paris jusque fin avril. La pression temporelle était énorme.
Puis il y avait la ville, l'hiver, le rythme de vie, l'ambiance. Jamais hors du bureau avant 20h30. Les gens désagréables partout. La météo. Le gris omniprésent. J'avais toujours l'impression de faire un pas de travers. Le manque d'infrastructures pour les doctorants. Aucune cohésion de groupe parmi eux. Le prix de la vie horriblement cher, pour le seul terrain où je n'ai pas obtenu de bourse. Toutes les étapes me semblaient extraordinairement difficiles, et je me sentais extraordinairement seule. Et mis à part mes amis, tout le monde me semblait extraordinairement malheureux.
Tout cela est très paradoxal évidemment, puisqu'en termes objectifs mon terrain a été un succès incroyable. 41 entretiens, des propositions de conférence, l'accès à des archives confidentielles, je pense que j'ai du atteindre une sorte de record. Mais moralement parlant, quelle catastrophe!
Dès décembre j'ai commencé à avoir des crises d'angoisses, ce qui était une nouveauté pour moi. Elles étaient d'abord sporadiques et toujours déclenchées par quelque chose. J'avais alors des idées très noires, très très noires; des idées qui impliquaient généralement de me projeter à 40 ans et de constater à quel point le pire était encore à venir. De me demander qui parmi mes proches et amis seraient les premiers à vieillir, tomber malades, décéder, perdre des parents, des enfants; et si moi-même je serais encore là pour le voir, ce qui de toutes façons me semblait plus enviable que de finir seule, prématurément vieille et à la carrière gâchée. D'une certaine façon je m'étais auto-persuadée qu'à partir de ce moment la situation ne pouvait que s'empirer, mon corps se dégrader, et que le futur ne me prévoyait que des épreuves. 
A partir de janvier les crises d'angoisses sont devenues fréquentes, tous les deux jours, tous les jours, plusieurs fois par jour, parfois en public. Il ne fallait plus rien pour les déclencher, j'étais tellement stressée en permanence que ce n'était plus nécessaire; et ces crises étaient tellement horribles que je commençais à angoisser à l'idée d'avoir des crises d'angoisse, c'est vous dire le cercle vicieux. Mais je me disais, je n'ai que quelques mois à tenir, après tout ira mieux.
Sauf qu'une fois rentrée en Belgique, ce n'est pas allé mieux. C'était peut-être le fait de tout-le-temps devoir retourner à Paris et de ne jamais pouvoir laisser ce terrain derrière moi; c'était peut-être de devoir en plus déménager et m'occuper de 10 000 autres choses pour lesquelles je n'avais pas de temps; ou alors, c'était peut-être juste la météo. J'étais épuisée. Les activités que j'aimais faire auparavant me semblaient vides de sens. Plus rien ne m'enthousiasmait. Je regardais la situation de haut et je me disais, "c'est ça ma vie? Et bien, c'est drôlement chiant". Et je continuais à avoir des crises d'angoisses. Je ne rentrais plus dans mes vêtements, contrôler ma nourriture était un effort que je ne parvenais plus à faire. Et devoir terminer, terminer à tout prix ce terrain parisien qui n'en finissait plus de ne pas se finir. Pas étonnant que j'avais assez peur de ce que me réservait Berlin.
Puis j'ai déménagé ici, en Allemagne, et je suis étonnée de voir que non, ce n'est pas horrible, le futur ne me réservait pas que le pire après tout. Mon poids est de nouveau stable. Je n'ai plus d'idées sombres. J'ai encore de temps en temps quelques moments d'anxiété, mais qui n'ont plus rien à voir avec ceux de Paris. Je parviens à prendre du recul et à me dire que cette période-là, cette période à Paris, ce n'était pas normal. Pas dans le sens clinique du terme, mais néanmoins quelque chose qui ne devrait pas avoir fait partie de mon quotidien.
Quand j'en parlais autour de moi, j'étais surprise de constater que j'étais loin d'être la seule dans mon cas; en fait, c'était bien à cela qu'on essayait de me préparer quand on me disait, "tu sais la thèse c'est pas juste un grand mémoire."Et me reviennent en tête mes collègues en fin de thèse qui semblaient être également en fin de vie: celles qui pleuraient dans les couloirs, celles qui perdaient 10 kilos, celles dont la vie sentimentale se détruisait sous la pression... Mais aussi certaines de mes amies, dont la vie a pourtant l'air si simple et si bien tracée, qui m'ont avouée être passée par là elles aussi. Chacun réagit différemment au stress, je dirais que dans mon cas je me suis projetée 10 ans en avant pour ne pas devoir me poser la vraie question, la seule, l'unique: et après la thèse, il se passe quoi?
Mais c'est vrai ça, après la thèse, il se passe quoi, hein?
A priori, je pourrais tout aussi bien continuer la thèse jusqu'à mes 40 ans. Et voilà! Problème résolu. Comme quoi il y a une solution à tout.
Et en attendant je vais aller me chercher une boule de Berlin.

Sunday, May 13, 2012

The Hunger Games, Suzanne Collins

Apparemment il s'agit d'une sensation littéraire aux États-Unis, même si je n'en avais jamais entendu parler jusqu'à ce qu'Esmé (attention spoilers) me le recommande. Mais elle ne l'aurait pas fait que j'aurais été d'emblée dissuadée par la présentation de ce livre au grand public comme "un succès littéraire dans la lignée de Twilight", alors que bon, mis à part le nombre d'exemplaires vendus, l'un et l'autre n'ont rien à voir.
Sérieux. Rien à voir.
Le synopsis: nous sommes à Panem, un pays couvrant l'ancien territoire des États-Unis dans un futur post-apocalyptique inconnu (non mais revenez, ho, ça s'améliore ensuite). Panem est divisé en douze districts dominés par le Capitole, une région à la technologie avancée et à l'hégémonie tyrannique. Ces districts, répartis selon leurs ressources et leurs secteurs d'activités, ont tenté de se rebeller par le passé. Le Capitole a vaincu la révolte en détruisant l'ancien district 13 et en imposant chaque année un jeu de télé-réalité extrême pour maintenir ses sujets dans un état de peur et de contrôle permanent; une sorte de piqûre de rappel de ce que la guerre peut entrainer. 
Le jeu s'appelle "the Hunger Games", et le principe est simple: chaque année, chaque district doit envoyer deux jeunes gens (un garçon et une fille) âgés entre 12 et 18 ans, soit 24 participants en tout, pour se battre à mort jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un seul survivant. Au survivant et à son district sont dévolus gloire et richesses multiples; les perdants, eux, ne pourront que compter leurs morts; façon de dire car les corps appartiennent au Capitole, bien sûr.
L'histoire commence dans le District 12, le district minier, le plus pauvre de tous. Primrose Everdeen, 12 ans, est tirée au sort dans une sorte de loterie cruelle désignant qui sera le prochain mort - car il s'agit bien de cela, le district 12 n'ayant pas gagné les jeux depuis plus de 30 ans. Sa soeur, Katniss Everdeen, 16 ans, se sacrifie pour prendre sa place. Mais Katniss n'est pas la candidate habituelle: à travers la pratique illégale de la chasse, elle a appris à manier l'arc et les flèches, à survivre dans des conditions extrêmes, et à défier les lois du Capitole. L'autre candidat, Peeta Mellark, 16 ans, fils de boulanger, n'a pas cette chance.
Car la compétition sera rude dans l'arène. Les candidats des districts plus riches viennent d'écoles qui les ont spécialement formés à ce jeu; ce sont des tueurs professionnels s'étant préparés toute leur vie à ce moment de gloire. L'arène, un terme générique pour désigner un vaste territoire de forêts, lacs et plaines, est entièrement aux mains du Capitole: il contrôle le temps qu'il y fait, les pièges qui s'y trouvent, les animaux mutants qui s'y cachent. Ultimement ce sont eux les maîtres du jeu; si les candidats ne s'entretuent pas assez, ils vont s'assurer que l'action aille dans la direction nécessaire.
Mais Peeta a une stratégie pour s'attirer les grâces du Capitole, et des sponsors qui vont permettre sa survie: pour manipuler les émotions du public et postposer le moment où le maître du jeu choisira de l'éliminer, il feint d'être amoureux de Katniss, sachant pertinemment bien qu'au final, ils devront s'entretuer. Mais ne risque-t-il pas de tomber dans son propre piège? Et Katniss, dont les actes de générosité dans l'arène ne plaisent pas au Capitole, ne risque-t-elle pas de s'attirer un plus grand ennemi que les candidats de carrière?
L'avantage principal de ce livre, c'est la sérieuse dose de suspense qu'il contient; on commence à le lire et on ne peut pas s'arrêter. Le point de vue limité du narrateur (Katniss) laisse supposer une myriade d'événements sur lequel elle n'a pas de contrôle, mais le Capitole bien; pendant des heures on essaie de reconstruire ce qui s'est passé derrière les commandes, en espérant qu'on n'en sache plus au fil des pages, essayant de penser comme d'autres personnages. Et enfin, les questions que posent ce livre, la manipulation médiatique, la pauvreté, la cruauté conditionnée, font bien réfléchir par la suite...
Même si, il faut l'avouer, il y a quelques faiblesses quand on réfléchit plus loin. Ce système de division par secteur d'activité et de prédétermination du métier, même s'il est réminiscent de certains systèmes politico-économiques qu'a connus l'Histoire, est en pratique complètement incomplet, sauf si on suppose qu'après une supposée catastrophe il a fallu retourner au charbon, à l'agriculture et à la pêche pour pouvoir soutenir la technologie ultra-high-tech du Capitole. Et puis cette concentration des ressources crée un système interdépendent très fragile, que fait-on par exemple en cas d'une mauvaise saison agricole... Bref, il ne faut pas être trop critique sur l'efficacité supposée d'un tel système et n'en retirer que la symbolique.
Mais sinon, le livre est top. Aux États-Unis ils l'utilisent pour faire lire les adolescents, mais vraiment c'est un texte pour tous les âges, car il peut se lire à plusieurs degrés. J'avoue, je suis un peu jalouse de ne pas avoir écrit un livre comme celui-là moi-même, mais je reconnais que ce sens du suspense n'est pas donné à tout le monde...
Mais sinon, vous en avez peut-être entendu parler par le film. Car oui, ils en ont fait un film, il est dans les cinémas maintenant. Le script a été réalisé par l'auteur du livre, ce qui me laisse à penser qu'il doit être assez fidèle au texte.
Et hola! Ce n'est pas fini! Figurez-vous que ce livre fait partie d'une trilogie! Pas une trilogie fake où vers l'édit final du premier volume, l'éditeur a dit, "ça va bien se vendre ce truc, arrange-toi pour en faire un deuxième". Cela a été construit dès le début comme une trilogie, c'est un texte complet. Mais révéler le synopsis des livres suivants implique de vous spoiler sévère sur la fin du premier; je ne le ferai donc pas. (Ca se trouve sur internet, si vous voulez le faire vous-même). Mais si vous commandez le livre, commandez directement la trilogie, ça vous épargnera bien des peines.
Et si vous voulez être convaincus, les premières pages sont même disponibles ici (cliquez sur l'image, "click here to look inside").
Bon, sur ce, je m'en vais tenter de me remettre de la scène impliquant un NID DE FRELONS MUTANTS dont les piqûres provoquent la mort dans d'horribles souffrances. Brrrrrr.

Thursday, May 10, 2012

Très joyeux 18 ans à Julia!

On n'a pas toute sa vie l'occasion d'avoir 18 ans. Aaah 18 ans, l'âge où on est officiellement majeur, mais où ça fait trois plombes qu'on se sent déjà majeur dans sa tête, ce qu'on oubliera vite, parce que dans les années qui suivront on va regarder les petits jeunes de 18 ans et se dire, "jamais de la vie, ils ne peuvent pas déjà être majeurs".
Enfin, 18 ans, l'occasion de beaux cadeaux symboliques qui doivent durer toute une vie pour dire à ses arrières-petits-enfants "j'ai reçu ça pour mes 18 ans" comme pour les persuader que oui, on avait eu une jeunesse, et peut-être même une jeunesse affriolante dont ils ne se doutent même pas (et dont le niveau d'affriolance a été hautement reconstruit dans les années qui ont suivi). Perso, ce que je me souviens de mes 18 ans, c'est que j'avais de l'acné, que je me trouvais grosse même si je faisais exactement 12 kilos de moins que maintenant, que je finissais ma rhéto, et par conséquence que je devais choisir ce que je voulais faire de ma vie (ah ben ça ça n'a pas changé, tiens), et aussi que je venais d'avoir mon permis de conduire que tout homme dans un sain état d'esprit n'aurait jamais dû me donner à l'époque.
Enfin.
Je me demande ce que penseront les arrières-petits-enfants de Julia quand ils réaliseront que pour ses 18 ans, elle a reçu une trousse de toilette kitscho-kitsch avec des cupcakes et des polka dots et du violet partout.
Julia
Aaaah ça :-) Un très très très joyeux anniversaire!

Wednesday, May 09, 2012

Mittwoch ist Schnitzeltag

Autrement dit, c'est le jour du schnitzel au resto d'en bas de chez moi...
... Du schnitzel bio, si je peux ajouter, c'est très dans le ton du quartier.
Et avec des Spätzle.
Aaaaaaah.

Tuesday, May 08, 2012

... Et après tout ca, je suis arrivée à Berlin

Vous connaissez cette sensation désagréable de retour de vacances au soleil, quand vous aviez quitté le sol espagnol à 28 degrés à l'ombre et que vous débarquez à l'aéroport de Bruxelles, il fait 2 degrés, il neige, vous etes en t-shirt et en sandalettes et avez oublié votre veste? Et bien, imaginez une impression contraire. 
Imaginez que vous quittiez Bruxelles, 10 degrés, pluie, grosse veste et grosses chaussettes, et vous débarquez à Berlin, 30 degrés, premier mai, congé, tout le monde heureux dans les rues en jupes et en ballerines avec une bouteille de bière apfelschorle dans les mains.
Ah, je pense que je me suis trompée de ville, j'ai atterri à Madrid et... Ah non, je suis au bon endroit.
Donc, le premier mai, je suis arrivée, j'ai constaté qu'il faisait douf, j'ai pris le U-Bahn, et je me suis rendue à mon appartement. 
Die Wohnung
Alors, les appartements à Berlin.
Sachez que dans Berlin il y a différents quartiers. Chaque quartier a un petit peu sa propre personnalité. En conséquence, le quartier que vous choisissez détermine qui vous etes. Un peu comme les arrondissements a Paris (sauf qu'eux ils déterminent juste quel est votre niveau de salaire).
En l'occurence, des tests de personnalités très poussés tendaient à démontrer que je devais soit choisir Prenzlauer Berg, le quartier bobo qui monte, soit Kreuzberg, le quartier jeune et branché. De toutes facons je n'avais pas trop le choix, j'ai galéré sévère à trouver un appartement pour une si courte période de temps, et finalement ca s'est fait deux semaines avant de partir, via une Allemande que j'ai rencontrée à Paris qui avait mis mon annonce dans une newsletter qui a été lue par une amie d'une fille qui cherchait à sous-louer son appartement pour cette période de temps. (Vous suivez toujours?) Et je me suis retrouvée (la coincidence n'est-elle pas formidable?) près de la Bergmannstraße à Kreuzberg, soit le sous-quartier bobo du quartier jeune et branché. Ce qui fait de moi, basiquement, une touriste qui suit les recommandations de son Lonely Planet. Mais je peux vivre avec ca. 
Das Brezel
Surtout quand on voit le quartier.
Le premier jour, donc. J'avais une présentation importante à faire le lendemain devant mon nouveau centre de recherche, il fallait que je répète; mais bon, le beau temps, le congé, tout ca, j'ai bien vite fait de faire ceci à la place.
Das Bier
Avec des amis d'amis qui avaient vu sur facebook que j'étais bien arrivée à Kreuzberg, et qui s'y rendaient justement ce jour-là. Eux ont trouvé un appartement à Charlottenburg, ce qui apparemment fait d'eux la vieille aristocratie allemande (??) (il y a une faille quelque part dans ce système d'évaluation). Et bon, ma présentation, ben voilà, oui.
Donc. Le lendemain, premier jour de travail.
J'arrive.
En retard.
Parce que j'ai pris le métro. Mais cette explication a généré des "aaaah" de compassion et a mené, dans les jours qui ont suivi, à un pret quasi-immédiat d'un vélo qu'une de mes collègues avait en double parce que franchement, je ne pouvais pas survivre sinon. 
Enfin, premier jour de travail, la responsable administrative m'amène à mon bureau.
Attendez, oui, là, relisez bien, mon bureau. Non non, pas un open space. Un vrai bureau. Avec un ordinateur, un téléphone, quatre rangées d'étagères, et mon nom écrit sur la porte dans une plaque de métal. Incroyable et déconcertant à la fois. Sachez qu'il a fallu six mois pour que mon centre de recherche belge imprime mon nom sur un bout de papier. De ma vie je n'ai jamais eu autant de luxe.
Puis, une fois installée dans mon bureau, l'administratrice me fait faire le tour du centre de recherche. Elle me présente à mes collègues qui 1. me répondent, 2. en anglais ou en francais parce qu'ils savent que je ne connais pas l'allemand et 3. d'une facon sympathique. Quel contraste par rapport à Paris, j'avais envie de me mettre à genoux et pleurer de reconnaissance. 
Puis vient le moment de ma présentation. On m'écoute, s'intéresse à mon sujet, me pose des questions critiques mais constructives (cad qui ont le but de m'aider et pas de me descendre comme à Paris), et on me demande, d'emblée, de les rejoindre pour le lunch. Dans la cantine. Cantine qui sert à foison des asperges, des schnitzels et des boules de Berlin pour 3€.
Je ne sais pas ou j'ai débarqué mais ca me semble etre le produit d'une heureuse substance hallucinogène se trouvant dans le pumpernickel de la veille, c'est pas possible autrement.
Et le soir, ben, de facon inattendue, ma vie sociale est assez bien remplie, parce que je connais des gens qui habitent à Berlin, ou alors parce que je connais des gens qui connaissent des gens qui habitent à Berlin, enfin tout cela finit par etre un très petit monde.
Die Gingercake
Vous reconnaissez Saskia bien entendu.
Quelques petites observations sur Berlin:
- Toujours regarder des deux cotés avant de traverser une piste cyclable.
- Les frites se disent "Pommes".
- Quand on ne sait pas quoi dire, on peut juste dire "genau".
- Dans le supermarché, il y a un rayon entier dédié au pumpernickel. 
- Un autre dédié à la viande.
- Le poisson par contre ca n'existe pas.
- Dans les boissons notoires, mis à part la bière, on a le Spätzi (moitié Coca, moitié Fanta), ou encore le Schorle.
- Et le Schorle c'est juste une tuerie. En fait c'est d'une simplicité déconcertante, c'est juste moitié jus de fruit, moitié eau pétillante, servi frais de préférence. Il y a le classique Apfelschorle, mais on peut le décliner à toutes les catégories, mes préférés étant de loin le Birneschorle (poire) ou le Rhabarberschorle (rhubarbe). 
- Et au supermarché, le schorle se trouve entre l'eau et les bières.
- D'ailleurs l'eau, par défaut, est pétillante. Il faut spécialement demander de l'eau plate si on en veut (et là on est inévitablement démasqué comme touriste).
- J'ai déjà eu une longue discussion sur des Brezels. Comment faire les Brezels, quels Länder s'y prenaient le mieux, quels gouts étaient les meilleurs, et pourquoi les Suédois n'y comprenaient rien. (?) (J'ai toujours pas compris pourquoi, en fait).
-Mon quartier est très connu pour etre celui de Curry 36, le "chez Antoine" berlinois, ou on peut manger la meilleure Currywurst de Berlin, avec des "Pommes" si on veut.
- La Currywurst est a ne pas confondre avec la Leberwurst. C'est très très différent.
- Un mec m'a réparé gratuitement le vélo que j'avais en pret et n'a pas arreté de m'appeler "Baby". Mais c'est parce que je venais de lui louer six vélos pour le weekend.
Oui. Six vélos.
Pourquoi?
Vous le saurez ce weekend.

Sunday, May 06, 2012

Bon, et qu'est-ce que j'ai fait pendant ces deux dernières semaines?

Facile.
1. J'ai fait une dépendaison de crémaillère.
Big extension de table!
Les derniers jours de ma colocation étant dangereusement proches, j'ai fait ce qui se fait généralement dans de telles circonstances: j'ai mis tous les habitués des lieux autour d'une table pour une dernière cène. Parce que j'aime faire ça, j'ai fait des burgers.
Burger 1
Avec plein de trucs à mettre dedans. Comme par exemple, ketchup, mayonnaise, tomates, salade, fromage.
Burger 2
Mais aussi guacamole, fourme d'ambert, oignons rouges, cornichons.
 Burger 4
Enfin bref, mmmmh quoi.
Burger 3
Et en dessert, le fameux traïfeul
Le trifle
Pendant que certains ont même fait la vaisselle.
 La vaisselle
On aurait pu croire que cela aurait été un peu nostalgique, mais en fait j'étais juste contente de pouvoir faire un dernier bon grand diner comme j'en avais tellement donnés avant, et cela ne me semblait pas du tout comme étant le dernier!
Bref. Après cela, ça a été beaucoup moins drôle. Parce que
2. Il a fallu déménager.
Déménagement
(Et ça ce sont juste les caisses dans lesquelles j'ai mis mes livres - livres de cuisine inclus - que je ne vais pas lire pendant l'année à venir).
Ca m'a pris mais juste des plombes, à tel point que je me suis retrouvée au milieu de tous ces trucs étalés partout, complètement découragée, et que ça m'a tellement fait penser à ma thèse que ça m'a découragée encore plus. Puis j'ai commencé à me brainstormer avec les slogans du "ne pense pas à la fin, avance pas par pas et ça ira" ou "tu te débrouilles bien, continue, tu te débrouilles bien" qu'on se repasse en boucle quand le doctorat est super dur, ou bien pendant les 20km de Bruxelles quand on peine à arriver au km7. Enfin bon, des petites phrases toutes faites pour se persuader qu'on n'est pas du tout au bout du roll, alors qu'il faut le dire, j'étais tellement fatiguée de terminer mon terrain Paris/préparer mon terrain Berlin/préparer des interviews à Bonn/déménager/mentalement me faire à l'idée que je retournais vivre chez mes parents/trouver un sens à ma vie qu'en fait, oui, j'étais totalement au bout du roll.
Enfin, quoi de mieux que de combattre un agenda très chargé en y ajoutant des trucs pour le charger encore davantage, et donc, le lendemain,
3. Je courais les 10 Miles d'Anvers.
Antwerp 10 miles
Ce que je n'ai absolument pas regretté, même si au final Maman s'est portée volontaire pour me conduire à Anvers parce qu'elle a vu que le roll était au bout et que je ne pouvais pas possiblement m'y amener moi-même, ce dont je la remercie sinon je n'y serais pas parvenue. C'était la première course où je n'essayais pas de faire un score toute seule de mon côté mais juste de profiter de la course en bonne compagnie, et au final, c'était totalement parfait.

Puis, j'ai pris une douche, je me suis hâtée vers la gare d'Anvers, pour
4. Me diriger vers Paris.
Ben oui, on fait ce qu'on peut avec le temps qu'on a, et je devais absolument finir ce terrain, alors j'ai travaillé au finish. (Pas tout à fait. J'y retourne en août) (Puis je retourne sur mon terrain Londres) (mais ne nous désespérons pas. Avançons pas à pas sans penser à la fin) (car penser à la fin impliquerait penser à l'après-thèse, et on n'a pas vraiment envie de commencer là-dedans).
Bref. Une fois à Paris, j'ai converti - oui! converti! - Gabrielle au point de croix.
Le point de croix de Gabrielle
Mais j'ai trouvé un point faible dans ma possession d'un livre de patrons pour faire Beatrix Potter au point de croix.
Ci-dessous, je vous retransmets avec émotion ses premiers débuts. A vous de deviner ce que c'est. (Indice: Gabrielle pourrait bien être en train de vous montrer le patron sur la photo précédente).
Le point de croix de Gabrielle
Bref. Parce que moi aussi j'ai mes petites faiblesses, j'ai refait des burgers.
Burger!
Ou plus précisément, j'ai forcé Sophie à nous recevoir chez elle pour que je puisse cuisiner des burgers.
Burger!
Ce qui avait été plus ou moins mon attitude pendant tout mon terrain à Paris cet hiver, une manière de trouver un juste équilibre entre mon besoin de compenser le fait de ne pas avoir de cuisine et l'envie des gens de pouvoir recevoir chez eux sans devoir cuisiner.
Et puis, devinez qui j'ai revu!
Kanako et Kiara
Exactement, Laurent, Kanako, et leur petite Kiara (oui bon Laurent était behind the screen), qui étaient venus faire un tour en Europe pour présenter leur fille à la famille. Je ne les avais pas vus depuis 2008, mais quatre ans ont passé et au final c'est comme si on ne s'était pas vus depuis le mois d'avant! C'est là que je vois que facebook est assez balèze pour garder en contact les gens qui ne veulent pas perdre contact...
Et hop! J'en ai profité pour revoir Noor, qui avait fait le trajet depuis Beirut pour l'occasion.
Kanako, Kiara, Noor et moi
Je regrette de ne pas avoir pu rester plus longtemps, un moment donné j'ai dû leur fausser compagnie pour retourner bosser, la thèse, le finish, le bout du roll, tout ça.
Et puis après tout ça je suis retournée à Bruxelles pour, hop hop hop,
5. Le mariage d'Alexia et Robert-Guy
Wedding
(Où ils ont servi une espèce de scandale de carpaccio de saumon - huile de truffe, je m'en souviendrai toute ma vie tellement c'était bon).
Et pour conclure ce beau weekend en beauté,
6. Les 30 ans d'Emilie.
Oh! Un gâteau.
Oh! Un gâteau.
Oh! Un gâteau.
Oui, je sais, ça fait beaucoup de photos du même gâteau, mais que voulez-vous. 0,3% des Français me diront que c'est un Martien qui m'y a obligée.
***
Prenons une pause, voulez-vous, et remarquons le relatif retour du beau temps en Belgique et la floraison des cerisiers du Japon...
Cerisiers du Japon
Mais au final qu'est-ce que ça me fait, puisque le lendemain,
7. J'étais à Bonn.
Ben oui, parce que bon, les ministères allemands ne sont pas encore totalement à Berlin, et que ces interviews étaient essentielles pour que je puisse aller à Berlin, et devaient être faites avant Berlin, enfin vous suivez.
2h30 le trajet aller, en voiture parce que le vrai fun est que tout n'était pas accessible en transports en commun. J'ai mangé des sandwiches au gouda rapidement dans ma voiture, pour me rendre compte que mon interlocuteur m'attendait devant un repas (oooh my God on me donne à manger!), ce qui fait qu'au final l'interview a duré près de 3h si on oublie les pauses "il faut absolument que vous goutiez ce apfelschorle" et les discursives comme quoi Bonn et Berlin il n'y a même pas de comparaison possible. At some point je me suis paralysée sur place en entendant un vrombissement particulier juste derrière moi pour voir LE PLUS GROS FRELON DE L'HISTOIRE entrer dans la pièce, je ne vous dis pas la panique, j'ai tenté de garder ma contenance jusqu'à ce qu'il vienne me TOURNER AUTOUR DU VISAGE et là mon interlocuteur a pu voir que je n'étais pas à mon meilleur niveau d'aisance et a chassé la bête. J'en ai encore des frissons dans le dos. Tout ça est bien entendu on tape et ouvert à se faire retranscrire pour qui veut le faire gratuitement. (Ce sera probablement moi de toutes façons).
Et puis chez mon second interlocuteur, qui habitait la campagne profonde (d'où l'image ci-dessus), très bonne et très longue interview, et lui aussi m'a nourrie mais après l'entretien, voyant que j'allais prendre la route à une heure relativement avancée. J'ai mangé de la Leberwurst, et ma vie ne sera plus jamais la même.
Retour en Belgique. Heureusement, Sophie (l'autre) m'a gardée éveillée pendant une bonne partie du trajet, c'est-à-dire la partie où j'étais de nouveau sur téléphonie mobile belge.
Et le lendemain, je ne vous dis pas la grasse mat de ma vie... Ah ben non tiens, le lendemain j'étais à Berlin.
Et j'y suis encore.
Pour un petit temps.
Mais ça c'est l'objet d'un autre post.

Friday, May 04, 2012

Oui, oui, je sais, je vais updater

Mais avant cela, permettez-moi de tenter de résoudre une question cruciale.
A qui appartient ceci?
Mon ancien coloc, de manière très aidante, m'a renseigné, "On a en effet trouvé ces vêtement que probablement une personne a oublié sur place. Il s'agit d'un lot car tout ces vêtements se trouvaient à la base dans le même sac."
Mais tout ceci ne nous avance pas plus.
Si on ne trouve pas qui c'est, on donne! (ou on en fait des cadeaux de naissance pour les gens qui ne lisent pas ce blog).
Et oui, je sais, j'avais dit que je ne m'occuperais pas du brol qui n'est à personne et qui allait etre abandonné derrière par mes colocs, parce que bon, de Berlin, c'est trop difficile. Mais que voulez-vous. On fait comme on peut.