Wednesday, July 11, 2012

La Vie des Autres - Ophélie

Cette semaine nous avons le plaisir d'accueillir Ophélie, 23 ans, petite soeur d'un ami de mon frère, ancienne guide de ma soeur, amie proche des Merri et retranscriveuse d'entretiens pour la gloire de ma thèse (le monde est ainsi interconnecté, ou autrement dit, la Belgique est un petit pays). Elle entre dans cette phase douloureuse que nous avons tous connue (ou devrons tous connaitre, pour mes plus jeunes lecteurs), certains pour une période plus longue que d'autre - sauf quand on a la chance d'etre ma soeur et que son employeur vient la recruter à la sortie de l'auditoire, mais enfin je me perds - j'ai nommé: trouver son premier job. Je lui cède la parole...

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Dimanche 17 juin 2012, 8h35, le soleil brille (pas pour longtemps, il ne faut pas rêver) et me voilà assise à la table de mon bureau, petit-déjeuner et café engloutis, cheveux à peine essorés, fin prête à enfin commencer la rédaction de mon mémoire de fin d’études. Je regarde désespérément cette monstrueuse farde de documents, que je me suis attachée à remplir soigneusement durant les deux dernières semaines à force d’impressions, de photocopies et d’aller-retours dans toutes les bibliothèques de Louvain. Et dire qu’il y a trois semaines à peine j’étais encore dans le pays de Galles, à Aberystwyth (Aber – ouist – with) en train de profiter de la plage et du soleil (et oui, il y a aussi du soleil au pays de Galles) et surtout de mes derniers jours d’insouciance en Erasmus. 4 mois d’insouciance, le pied, et pourtant, à peine arrivée gare du midi, la réalité me rattrapait déjà : je m’appelle Ophélie, je suis en dernière année de droit à l’UCL, je rêve d’acquérir mon entière indépendance l’année prochaine donc je dois me trouver un bon job, et pour ça je dois cartonner ma dernière année et donc cartonner mon mémoire… Good luck with that…

La plage d'Aber-ouist-with


Nous voilà donc 3 semaines plus tard, et à l’heure où je devrais être en train de taper dans le document intitulé « Mémoire sur le contrat de franchise », je me sens plutôt d’humeur à faire le bilan de ces trois dernières semaines.

Au moment où j’arrivais en Belgique, je comptais déjà 9 candidatures dans mes « sent messages » de gmail. 4 d’entre elles étaient toujours sans réponse, 2 ont directement conduit à des refus, 2 autres ont conduit à des interviews qui se sont également terminées sur des refus, quant à la dernière, l’interview était programmée 3 jours plus tard. Jour de l’interview, la routine s’installe déjà, dodo à Bruxelles, pep talks des proches et pep talk personnel bien sûr devant le miroir, pages internet du cabinet bien imprimées dans ma mémoire. Je pénètre dans le bâtiment, attente interminable dans la salle de réunion, et puis les voilà, on peut commencer. Une trentaine de minutes plus tard, les jeux sont faits, je reçois un « on vous écrira la semaine prochaine », aïe, c’est pas bon ça. 3 jours plus tard, le temps de m’organiser, de m’acheter un beau, rutilant, nouveau classeur, j’entame mes recherches de mémorante, bien décidée à aborder la chose de façon positive, sans prise de tête : tout le monde est passé par là, y a pas de raison que je n’y arrive pas ! En attendant, une autre de mes candidatures restées sans réponse vient d’aboutir sur un refus, en même temps, je m’étais trompée de nom de firme dans le mail… la tarte

Le nouveau classeur
Début de la deuxième semaine, la réponse fatidique arrive, il me faut une matinée pour trouver le courage d’ouvrir le mail dont je connais déjà le contenu, et… c’est le coup dur il faut bien l’admettre. Je m’accorde une aprem déprime en bonne et due forme, chocolat et séries au programme ! 3 jours plus tard, c’est reparti ! 2/3 de mon classeur rempli, je jongle entre lecture des différents documents sur la franchise, rédaction de nouvelles lettres de motivation, optimisation de mon CV, et sms d’encouragement au Jules lancé dans une session d’exam au rythme effréné. Entre temps, 2 de mes candidatures aboutissent sur des non, je me réjouis d’avoir au moins obtenu une réponse.


Dimanche 17 juin 2012, 11h11, le soleil est toujours là, mon classeur déborde, 6 nouvelles candidatures dans mes « sent messages » et déjà une interview programmée pour vendredi prochain, ainsi qu’un nouveau refus (au moins c’était rapide).

C’est l’époque la plus difficile de votre vie nous dit-on, et bien c’est pas peu dire, si j’avais su que ce serait la croix et la bannière rien que pour ne fut-ce qu’obtenir une interview… En fait je ne sais même pas si j’aurais fait les choses différemment ! Période difficile, certainement, mais loin d’être impossible, tant qu’on garde le moral et la confiance en soi (I think I can, I think I can, I think I can…) et qu’on profite de moments privilégiés d’évasion avec ceux qui nous soutiennent coûte que coûte… Vérone, nous voilà !

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Et voilà! Bon, évidemment, amis lecteurs recruteurs dans des cabinets d'avocats, si jamais vous avez une vacance, vous pouvez toujours transmettre... La semaine prochaine nous aurons Audrey!

1 comment:

Anonymous said...

... Eh beh! Ca a l'air bien joyeux tout ça... On attend avec impatience le post où tu nous racontes ton nouvel emploi :)