Sunday, May 06, 2012

Bon, et qu'est-ce que j'ai fait pendant ces deux dernières semaines?

Facile.
1. J'ai fait une dépendaison de crémaillère.
Big extension de table!
Les derniers jours de ma colocation étant dangereusement proches, j'ai fait ce qui se fait généralement dans de telles circonstances: j'ai mis tous les habitués des lieux autour d'une table pour une dernière cène. Parce que j'aime faire ça, j'ai fait des burgers.
Burger 1
Avec plein de trucs à mettre dedans. Comme par exemple, ketchup, mayonnaise, tomates, salade, fromage.
Burger 2
Mais aussi guacamole, fourme d'ambert, oignons rouges, cornichons.
 Burger 4
Enfin bref, mmmmh quoi.
Burger 3
Et en dessert, le fameux traïfeul
Le trifle
Pendant que certains ont même fait la vaisselle.
 La vaisselle
On aurait pu croire que cela aurait été un peu nostalgique, mais en fait j'étais juste contente de pouvoir faire un dernier bon grand diner comme j'en avais tellement donnés avant, et cela ne me semblait pas du tout comme étant le dernier!
Bref. Après cela, ça a été beaucoup moins drôle. Parce que
2. Il a fallu déménager.
Déménagement
(Et ça ce sont juste les caisses dans lesquelles j'ai mis mes livres - livres de cuisine inclus - que je ne vais pas lire pendant l'année à venir).
Ca m'a pris mais juste des plombes, à tel point que je me suis retrouvée au milieu de tous ces trucs étalés partout, complètement découragée, et que ça m'a tellement fait penser à ma thèse que ça m'a découragée encore plus. Puis j'ai commencé à me brainstormer avec les slogans du "ne pense pas à la fin, avance pas par pas et ça ira" ou "tu te débrouilles bien, continue, tu te débrouilles bien" qu'on se repasse en boucle quand le doctorat est super dur, ou bien pendant les 20km de Bruxelles quand on peine à arriver au km7. Enfin bon, des petites phrases toutes faites pour se persuader qu'on n'est pas du tout au bout du roll, alors qu'il faut le dire, j'étais tellement fatiguée de terminer mon terrain Paris/préparer mon terrain Berlin/préparer des interviews à Bonn/déménager/mentalement me faire à l'idée que je retournais vivre chez mes parents/trouver un sens à ma vie qu'en fait, oui, j'étais totalement au bout du roll.
Enfin, quoi de mieux que de combattre un agenda très chargé en y ajoutant des trucs pour le charger encore davantage, et donc, le lendemain,
3. Je courais les 10 Miles d'Anvers.
Antwerp 10 miles
Ce que je n'ai absolument pas regretté, même si au final Maman s'est portée volontaire pour me conduire à Anvers parce qu'elle a vu que le roll était au bout et que je ne pouvais pas possiblement m'y amener moi-même, ce dont je la remercie sinon je n'y serais pas parvenue. C'était la première course où je n'essayais pas de faire un score toute seule de mon côté mais juste de profiter de la course en bonne compagnie, et au final, c'était totalement parfait.

Puis, j'ai pris une douche, je me suis hâtée vers la gare d'Anvers, pour
4. Me diriger vers Paris.
Ben oui, on fait ce qu'on peut avec le temps qu'on a, et je devais absolument finir ce terrain, alors j'ai travaillé au finish. (Pas tout à fait. J'y retourne en août) (Puis je retourne sur mon terrain Londres) (mais ne nous désespérons pas. Avançons pas à pas sans penser à la fin) (car penser à la fin impliquerait penser à l'après-thèse, et on n'a pas vraiment envie de commencer là-dedans).
Bref. Une fois à Paris, j'ai converti - oui! converti! - Gabrielle au point de croix.
Le point de croix de Gabrielle
Mais j'ai trouvé un point faible dans ma possession d'un livre de patrons pour faire Beatrix Potter au point de croix.
Ci-dessous, je vous retransmets avec émotion ses premiers débuts. A vous de deviner ce que c'est. (Indice: Gabrielle pourrait bien être en train de vous montrer le patron sur la photo précédente).
Le point de croix de Gabrielle
Bref. Parce que moi aussi j'ai mes petites faiblesses, j'ai refait des burgers.
Burger!
Ou plus précisément, j'ai forcé Sophie à nous recevoir chez elle pour que je puisse cuisiner des burgers.
Burger!
Ce qui avait été plus ou moins mon attitude pendant tout mon terrain à Paris cet hiver, une manière de trouver un juste équilibre entre mon besoin de compenser le fait de ne pas avoir de cuisine et l'envie des gens de pouvoir recevoir chez eux sans devoir cuisiner.
Et puis, devinez qui j'ai revu!
Kanako et Kiara
Exactement, Laurent, Kanako, et leur petite Kiara (oui bon Laurent était behind the screen), qui étaient venus faire un tour en Europe pour présenter leur fille à la famille. Je ne les avais pas vus depuis 2008, mais quatre ans ont passé et au final c'est comme si on ne s'était pas vus depuis le mois d'avant! C'est là que je vois que facebook est assez balèze pour garder en contact les gens qui ne veulent pas perdre contact...
Et hop! J'en ai profité pour revoir Noor, qui avait fait le trajet depuis Beirut pour l'occasion.
Kanako, Kiara, Noor et moi
Je regrette de ne pas avoir pu rester plus longtemps, un moment donné j'ai dû leur fausser compagnie pour retourner bosser, la thèse, le finish, le bout du roll, tout ça.
Et puis après tout ça je suis retournée à Bruxelles pour, hop hop hop,
5. Le mariage d'Alexia et Robert-Guy
Wedding
(Où ils ont servi une espèce de scandale de carpaccio de saumon - huile de truffe, je m'en souviendrai toute ma vie tellement c'était bon).
Et pour conclure ce beau weekend en beauté,
6. Les 30 ans d'Emilie.
Oh! Un gâteau.
Oh! Un gâteau.
Oh! Un gâteau.
Oui, je sais, ça fait beaucoup de photos du même gâteau, mais que voulez-vous. 0,3% des Français me diront que c'est un Martien qui m'y a obligée.
***
Prenons une pause, voulez-vous, et remarquons le relatif retour du beau temps en Belgique et la floraison des cerisiers du Japon...
Cerisiers du Japon
Mais au final qu'est-ce que ça me fait, puisque le lendemain,
7. J'étais à Bonn.
Ben oui, parce que bon, les ministères allemands ne sont pas encore totalement à Berlin, et que ces interviews étaient essentielles pour que je puisse aller à Berlin, et devaient être faites avant Berlin, enfin vous suivez.
2h30 le trajet aller, en voiture parce que le vrai fun est que tout n'était pas accessible en transports en commun. J'ai mangé des sandwiches au gouda rapidement dans ma voiture, pour me rendre compte que mon interlocuteur m'attendait devant un repas (oooh my God on me donne à manger!), ce qui fait qu'au final l'interview a duré près de 3h si on oublie les pauses "il faut absolument que vous goutiez ce apfelschorle" et les discursives comme quoi Bonn et Berlin il n'y a même pas de comparaison possible. At some point je me suis paralysée sur place en entendant un vrombissement particulier juste derrière moi pour voir LE PLUS GROS FRELON DE L'HISTOIRE entrer dans la pièce, je ne vous dis pas la panique, j'ai tenté de garder ma contenance jusqu'à ce qu'il vienne me TOURNER AUTOUR DU VISAGE et là mon interlocuteur a pu voir que je n'étais pas à mon meilleur niveau d'aisance et a chassé la bête. J'en ai encore des frissons dans le dos. Tout ça est bien entendu on tape et ouvert à se faire retranscrire pour qui veut le faire gratuitement. (Ce sera probablement moi de toutes façons).
Et puis chez mon second interlocuteur, qui habitait la campagne profonde (d'où l'image ci-dessus), très bonne et très longue interview, et lui aussi m'a nourrie mais après l'entretien, voyant que j'allais prendre la route à une heure relativement avancée. J'ai mangé de la Leberwurst, et ma vie ne sera plus jamais la même.
Retour en Belgique. Heureusement, Sophie (l'autre) m'a gardée éveillée pendant une bonne partie du trajet, c'est-à-dire la partie où j'étais de nouveau sur téléphonie mobile belge.
Et le lendemain, je ne vous dis pas la grasse mat de ma vie... Ah ben non tiens, le lendemain j'étais à Berlin.
Et j'y suis encore.
Pour un petit temps.
Mais ça c'est l'objet d'un autre post.

1 comment:

Sophie (l'autre) said...

Waouh ça c'est du post!!