Monday, February 13, 2012

Paris, c'est fini...

Et oui, me voici arrivée au terme de mon aventure parisienne, je suis à présent partie me reposer sur une île déserte avec du soleil, des cocotiers et du jus de pamplemousse, pour étrenner mon nouveau bikini révélant un corps parfait et un bronzage que l'hiver n'a jamais su entacher. 
Not.
En clair, je suis au bureau à Bruxelles, et j'attends depuis ce matin que dropbox parvienne à me télécharger tous les documents que j'ai créés quand j'étais à Paris, sans quoi je ne sais pas travailler. 
Un petit bilan de Paris en attendant? Pour ma thèse, je dirais très positif. J'ai fais plus de trente entretiens, j'ai rencontré plein de gens intéressants, pu accéder à moultes documents, et j'ai pu discuter de points théoriques sensibles de ma thèse avec des professeurs hyper calés en la matière. C'était pas gagné au début, professionnellement comme socialement parlant, mais je dois dire que je me suis bien rattrapée de ce point de vue-là. 
Sinon, je dois aussi remercier mes amis expats à Paris, qui se sont assurés que ma vie sociale ne soit jamais déficiente, m'ont fait découvrir la ville, et m'ont fourni un canapé-lit quand la situation l'exigeait. Sans eux j'aurais été une loque asociale et déprimée. (Loque qui est un belgicisme, ceci dit). Et la Maison des Belges était très sympa aussi, je suis assez heureuse d'être passée par là.
Je ne cache pas qu'il s'est agit d'un terrain difficile. Mes répondants n'acceptaient de me parler que si j'avais été recommandée par quelqu'un. Et pour qu'une personne vous recommande, il faut que quelqu'un d'autre vous ait recommandée à elle. Heureusement que le nom de mon promoteur (on dit "directeur de thèse" là bas) m'a ouvert les premières portes; mais les suivantes ont malgré tout mis jusqu'à janvier pour s'ouvrir.
Fondamentalement, j'avoue que Paris et moi on n'est pas devenus close friends sur facebook. Je n'ai pas accroché. On pourrait dire que c'est parce que les Parisiens sont froids, désagréables, individualistes, qu'au travail les gens se tuent à la tâche et se tirent des balles dans le dos, que la ville n'a pas d'espaces verts, que la vie y est chère pour une qualité moindre, qu'on y voit de la misère partout, et que les gens y regardent la Belgique d'un air condescendant. Tout cela a été assez fortement ressenti. Mais je conçois malgré tout que certaines personnes y trouvent leur bonheur. Pour moi, c'est aussi parce que ce n'est pas Londres, et qu'après avoir tant aimé une ville, toutes les autres sont pâles en comparaison. Et clairement, on a une meilleure qualité de vie à Bruxelles; même les Parisiens étaient d'accord de le dire.
Et puis bon, à force de se déraciner de sa routine comme ça, on finit par regarder sa vie d'un œil extérieur et à la remettre en question. Est-ce qu'on est heureux? Comment va-t-on vieillir? Qu'est-ce qui a de l'importance? Et toutes les questions connexes qui tiennent éveillés, ou à l'occasion provoquent des sympathiques crises d'angoisses existentialistes.
Enfin, le résumé c'est que je suis bien heureuse d'être de retour au plat pays, même sous cette météo peu encourageante, et même si je dois présenter l'état d'avancement de ma thèse ce vendredi. Je ne vous dis pas comme j'étais contente en retrouvant mon lit et mon Delhaize local. Même si le prix des fleurs aujourd'hui était très similaire au niveau parisien, on se demande bien pourquoi. 
Maintenant, le challenge va être d'arrêter le café. 
...
Mmmmh...
...
Non Bibil, la tentation c'est bien, mais la meilleure façon de s'en délivrer n'est pas d'y céder. (La palme littéraire à qui sait reconnaitre l'origine de cette citation)

4 comments:

Seb - Strep said...

C'est mon frigo qui me le dit chaque fois que j'ouvre sa porte... (en fait, juste un magnet d'Oscar Wilde!)

Bibil said...

Comme si ton frigo était une source de tentation, enfin, Strep!

Dgé said...

bibil, on ne sait jamais ... peut-être y a-t-il une fille dans le frigo?

Bibil said...

C'est la crise du logement pour tout le monde après tout...