Wednesday, November 30, 2011

Shopping spreeeeee!

Au cas où cela ne se serait pas ressenti au vu de mon post précédent, je suis allée à Londres le weekend passé. Aaaah, rien de mieux que de faire un petit tour à Londres quand Noël approche, et ça tombe bien parce qu'à Londres il approche à partir du 2 novembre (une fois Halloween terminé, en clair). Amis lecteurs, si d'aventure vous voudriez faire du shopping de Noël là-bas au moins une fois dans votre vie, mon conseil est de partir le dernier weekend de novembre: toutes les activités et offres de Noël sont déjà là, mais les touristes ne l'ont pas encore réalisé, donc vous êtes relativement moins oppressés par la foule. Certaines années il fait même suffisamment froid que pour vous donner l'illusion d'être fin décembre. Et là vous commencez à boire du vin chaud et à manger des mince pies et c'en est terminé de vos bonnes résolutions. (Que vous n'avez respectées que jusqu'au 15 janvier de toutes façons).
Bon, cette année, évidemment, il faisait assez doux, et je n'ai pas fait de marché de Noël, d'ice-skating ou autre activité à haute teneur touristique. Non, je suis essentiellement restée dans l'Est, et plus précisément autour de Stratford. C'est fou comme cet endroit s'est développé en quelques années; quand je suis arrivée pour la première fois à Londres c'était la zone, puis on a annoncé les jeux olympiques 2012 et bam! A présent tout s'y trouve. De belles maisons, de beaux restaurants, un des plus grands shopping centres que je connaisse, et même un nouveau terminal Eurostar. On voit Canary Wharf comme si c'était à côté, et en fait on y est en dix minutes avec le nouveau DLR. Ou à l'autre bout de Londres en un rien de temps avec le nouveau Overground. Bref, c'est une ville dans la ville. Il y aurait moyen d'habiter là et de ne plus jamais aller dans le centre. Et quand je vous dis ça, je pèse mes mots.
Sinon, j'ai un peu d'auto-justification à faire. Que voulez-vous, Noël approche, j'ai une famille nombreuse, tout ça. Ca résulte en beaucoup de cadeaux, certains étant volumineux.
Et puis il y avait aussi des mid-season sales pour les vêtements, tout à -20%, -30% voire même - 40% pour ce weekend dans quasiment tous les magasins. Pour vous donner un exemple très concret: j'avais repéré un pantalon à 70€ chez GAP Paris. Je me suis dit que j'allais attendre d'aller à Londres pour l'acheter car les équivalences euros-pounds sont très clairement au désavantage de l'euro. A Londres, en effet, ce même pantalon était à £45. Mais il se trouvait aussi dans la section -50%. Avec en addition -30% sur le total de l'addition. Au final, il m'est revenu à £15. C'était beau, les amis, c'était très beau. J'en ressens encore un peu d'émotion.
Et pour compléter ma défense, j'ai aussi acheté un sac entier de nourriture festive pour le très prochain Noël cacahouète. 
Bref.
Tout cela pour vous introduire à la photo suivante:
Le désastre.
A la base, je ne suis venue qu'avec la valise à main, à moitié vide, et mon sac à main. La veste et le pull ont été achetés sur place. Ca a été folklo dans le métro, je ne vous raconte pas. Mais j'avais trop de fierté que pour appeler un taxi.
(Je remercie d'ailleurs moultement Dgé pour avoir ramené tout cela en Belgique.)
(Enfin, une partie.)
Le reste de mon weekend a impliqué full activités avec Esmé et Nico, activités principalement gustatives je dirais.
Chocolate cheesecake
Par exemple, ici vous pouvez voir un chocolate cheesecake. Une expérience que je ne suis pas prête d'oublier, croyez moi. Dès que j'ai accès à un four, je vous compose ma propre recette. Tenez, avec une base où j'insérerais des pépites de chocolat, et je saupoudrerais le tout avec du cacao super intense. Mais je m'emballe un peu.
Ceci dit, pour rester dans notre exploration de l'Est de Londres, nous avons aussi testé le nouveau Jamie's Italian de Stratford (ah ben tant qu'à découvrir un nouvel endroit, autant y aller à fond).
Jamie's Italian Stratford
Ca, c'est un simple bellini.
Jamie's Italian Stratford
Et ça, c'est une simple bruscetta.
Bref. Je suis allée à Londres.

Monday, November 28, 2011

Noooowel, noooo-ho-wel...

Allez hop! Un petit jeu interactif pour vous, amis lecteurs. Car si en Belgique on doit attendre que la Saint Nicolas soit passée avant de se lancer dans les fêtes de Noël, sachez qu'ici ça fonctionne déjà plein pot. Et mon oeil expert (c'est mon blog, je dis ce que je veux) n'a pu s'empêcher de remarquer une certaine similitude entre Paris et Londres.
Le premier à me répondre correctement à toutes les questions gagne un batch de muffins au goût de son choix.
Le principe du jeu est très simple. Si je vous dis:
Londres ou Paris?
 Vous me répondrez, heeeu, je dirais Paris...
... Et là, je dirais Londres.
Vous voyez, ce n'est pas si compliqué. A vous de jouer:
1. Londres ou Paris?
 2. Paris ou Londres?
 3. Londres ou Paris?
 4. Paris ou Londres?
5. Londres ou Paris?
 6. Paris ou Londres?

7. Londres ou Paris? (Cherchez à reconnaître quelqu'un sur la photo, ça vous aidera)
8. Paris ou Londres?
9. Et enfin, une question piège: Paris, Londres, ou les deux?
Pensez aux muffins, les amis. Un délicieux batch de muffins moelleux qui sortent du four. Que vous pourrez manger avec un bon chocolat chaud préparé dans la dernière tasse Starbucks que vous avez volée. Et que vous pourrez même choisir de ne pas partager.

Wednesday, November 23, 2011

Mention spéciale

J'ai reçu aujourd'hui missive me relatant une fort bonne nouvelle et se terminant par "je pense que cela mérite une mention spéciale sur le blog". (Comme quoi vous voyez que je respecte les instructions à la lettre). Pour rester relativement énigmatique (et vous faire vous poser des questions), sachez qu'il va y avoir une prochaine addition familiale chez Chamois Sportif et Bouquetin Vaillant... Livraison prévue pour mai.
Si c'est une fille elle s'appellera Sybille. Si c'est un garçon aussi d'ailleurs! 
Voilà! Il ne me reste qu'à féliciter sincèrement la petite famille et à me dire que cela me fait très chaud au coeur!
Oh yeaaah. Je vais commencer à accumuler les Chimay Bleues pour célébrer l'événement :-)

Monday, November 21, 2011

Une petite update sur Paris

Je crois que le moment est bien tombé pour vous donner une petite update de mon échange de recherche à Paris. "Petite" n'est pas vraiment le mot en fait. J'ai un peu l'impression d'être revenue aux débuts du blog, où j'écrivais de méga longues updates pour tout bien dire dans un seul post, par opposition au côté un peu "déstructuré" du blog quand je suis à Bruxelles. Bref, c'est une update quoi, c'est long mais ça vous intéresse.Vous pouvez le faire en plusieurs parties si vous le sentez. C'est vous qui voyez.
***
D'un point de vue professionnel, d'abord. Le début de mon terrain a été assez stressant. En fait, j'ai sous-estimé le fait que la plupart des grands noms académiques de mon domaine de recherche se trouvaient à quelques bureaux du mien. Du coup, en plus de mon terrain, je suis en train de faire un grand rattrapage théorique, histoire de pouvoir quand même profiter de mon séjour pour discuter avec des grands noms des sciences sociales sans trop me ridiculiser. Insistons sur ce dernier point, sans trop me ridiculiser.
Puis j'ai aussi eu l'occasion de faire une présentation à un cours, ou en d'autres mots donner un petit bout de cours, pour le plus grand bénéfice de la moitié de l'auditoire (l'autre étant sur facebook). Pour tester un peu l'assemblée, j'ai lâché quelques petits 'septante', 'nonante' et 'Maastricht' bien placés (parce qu'il faut savoir que pour les Français on dit Mastrich-te, avec le 'ch' comme dans chocolat). Ceux qui tiquaient légèrement étaient ceux qui m'écoutaient; ceux qui ne réagissaient pas étaient ceux qui ne m'écoutaient pas; celui qui était tout fan au premier rang était un étudiant erasmus belge.
Musée Jacquemart-André
Bref, j'ai dû beaucoup travailler, soirées et weekends compris, et ça avait un peu miné mon moral au début. D'autant plus que le fait de me retrouver à vivre seule dans une ville que je ne connaissais pas était déjà un peu stressant en soi. J'ai eu quelques petits moments d'angoisse, vous savez les moments d'angoisse typiques des doctorants, sur comment j'allais parvenir à faire cette thèse, est-ce que j'en était capable, quel avenir après, si ça se trouve j'étais en train de gâcher ma vie, j'allais finir seule et moche et acariâtre avec des étudiants qui se foutaient de la gueule de mes 'Maastricht', etc etc. Typique, quoi. Mais maintenant que la période de stress est derrière moi je peux dire que ça va mieux, je profite un petit peu plus. Et quand vraiment je pète une douille je prends mes affaires et je vais bosser au Starbucks, ça aide.
***
Sinon, d'un point de vue divertissement, je dois dire que cela ne manque pas. Je n'ai pas chômé du côté des activités culturelles: théâtres, expos, longues promenades, marché de Noël, shopping, restaurants, cafés, bars (ah mais non mais tout ça c'est culturel hein).
Dans les highlights de mon séjour, so far:
- Je suis allée courir le long de la Seine pour faire genre. Bon, ça a duré maximum 30 minutes, dans le froid, l'air pollué et les relents d'odeur de pisse sous les ponts. Et je ne vous dis pas les courbatures après, j'en ai presque honte. Mais c'était beau sur le moment.
Les amoureux du Pont Neuf
- Ma tante m'a fait découvrir le Mont Blanc.Oh my God les amis, OH MY GOD! En gros le Mont Blanc c'est un dessert qui implique de la crème de marron, de la meringue et de multiples variations de chantilly. Tous les plus grands pâtissiers ont le leur, Ladurée, Pierrre Hermé, Angelina, Secco... Il faut tous les goûter. Un par un.
(Bon c'est pas light hein. Mais de ma vie je vous jure que je n'ai jamais mangé de truc pareil).
- Orsay est rénové! J'y suis restée en pleine contemplation devant l'Hallali du cerf de Gustave Courbet, nouvellement arrivé dans leurs collections. Il faut vous imaginer cette toile sur 3,5 x 5m, mise en valeur sur un fond violet foncé, on sent tout petit à côté. Le travail de ce tableau et la lumière qui en dégage, c'est très impressionnant. 
- J'ai découvert les surgelés Picard. Nom d'un macaron givré c'est une véritable tuerie ce truc! Au début de mon séjour ici je me suis surprise à constater que, contrairement à Londres, Paris n'avait pas le culte des plats préparés. A Londres on pouvait aller dans tous les supermarchés et trouver des tueries gastronomiques pour que dalle, ramener ça chez soi et prétendre avoir fait de la grande cuisine, qu'on soit 1, 2 ou 6 personnes. Vite fait, pas gras, trop bon. Les supermarchés d'ici, par contre, étaient relativement semblables à la Belgique (à part une certaine insistance à vouloir me vendre des tripes à la mode de Caen - non mais ça va bien?). Mais bon, je suis allée chez Picard, et j'ai changé d'avis. Full plats préparés méga pratiques, à la seule différence que c'est surgelé, et que ça peut parfois être très raffiné, au point qu'on dirait un take-away du resto. Pourquoi on n'a pas ça en Belgique? C'est injuste. En plus ce n'est même pas comme si je pouvais faire mes stocks de bouffe et les ramener, parce que bon le surgelé, hein...
Picard!
(Oui j'ai fait une photo de mon sac de courses et je n'ai pas honte, d'abord).
- D'ailleurs en parlant de courses...
Un peu de shopping
- Sinon, Gabrielle et moi avons littéralement massacré un gâteau au chocolat. En fait nous avons voulu faire ma recette miracle de gâteau au chocolat et framboises surgelées (parce que les framboises venaient de chez Picard), sauf que je n'avais pas la recette avec moi. Nous avons donc substitué cela avec une recette de moelleux au chocolat qui pouvait faire l'affaire. Je n'étais pas là au moment de mettre la farine, mais il parait qu'il n'en fallait que 3 cuillères à soupe. Bref, le gâteau aurait été parfait dans des petits ramequins, mais là full size, c'était, comment dire... Peu solide. On a fait un beau glaçage et on a rattrapé le coup. Plus ou moins. Bon anniversaire Antoine, hein.
Bon anniversaire Antoine
- Et pour finir, non ce n'est pas une légende, les serveurs parisiens sont vraiment très désagréables. Très très très désagréables. Ils te regardent de haut et pestent à chaque fois qu'ils doivent te servir, même dans les endroits un peu chicos. Mais j'ai trouvé une façon très personnelle de me venger.
Vous avez de la monnaie?
"Attendez, j'ai le compte juste". Huhuhu.

Sunday, November 20, 2011

The Time Traveler's Wife, Audrey Niffeneger

Comment serait votre vie si vous pouviez voyager dans le temps? C'est, je pense, l'idée de base qu'a eue Audrey Niffeneger avant d'écrire ce livre. Elle a imaginé un homme (Henry) qui, de façon incontrôlable, se retrouve à voyager dans le temps. Le voyage commence comme une crise d'épilepsie; et hop! Henry disparait, laissant derrière lui vêtements et affaires, et débarque nu dans des endroits liés à son passé ou à son avenir. Parfois c'est sa chambre d'enfant, son appartement, la maison de son père; il s'auto-rend visite dans son passé. Parfois c'est dans une rue, dans un centre commercial, par -30°C. Pour survivre, il doit voler des vêtements, de l'argent, fuir, se battre, échapper à la police. Il ne contrôle pas quand il part ni où il arrive; c'est son subconscient qui décide pour lui; ça, ou une sorte de main invisible qui le place là où il doit être pour que les choses se passent comme elles se sont passées.
Puis, il y a Clare, l'épouse d'Henry.
Henry a rencontré Clare quand il avait 28 ans, et elle 20; mais elle, par contre, a connu Henry depuis qu'elle a six ans. Comment? Tout simplement parce qu'une fois qu'Henry a rencontré Clare dans son présent à lui, il s'est mis à voyager dans son passé à elle. Clare n'est pas le seul narrateur, mais c'est son fil conducteur temporel qui guide l'action, puisqu'elle avance dans le temps de façon linéaire, et Henry de façon circulaire. 
En fait, dans ce récit, on ne peut que se poser la question de la poule et de l'oeuf; qui est venu le premier? D'un côté, c'est Henry adulte qui va rendre visite à l'enfant Clare, et qui lui révèle leur avenir; mais quand Clare rencontre Henry dans son présent, il ne la connait pas, c'est elle qui lui raconte ce qui va advenir. Ou doit advenir. C'est comme pour tous les événements de leur vie. Tout ce qui s'est passé se passera, et tout ce qui doit se passer se passera également. Henry ne pourra rien y changer. Il pourra, par exemple, voyager dans le passé juste à temps pour assister à l'accident d'un proche; mais jamais à temps pour pouvoir l'éviter. On se demande dans quelle mesure Henry et Clare sont maîtres de leur destin, ou ont juste l'illusion d'avoir un choix. De fil en aiguille, le déterminisme se transforme en fatalisme. Les brèves incursions qu'Henry fera dans son avenir, ou que le futur Henry fera dans son présent, laisse prévoir de très sombres choses. Et le récit va devenir très très sombre.
Que veut-on réellement connaître de son avenir? Connaître les chiffres du loto à l'avance, c'est plutôt un avantage. Et puis savoir où on habitera plus tard, quel métier on fera, ça évite de se poser des questions. Mais imaginez savoir à quoi ressemble l'avenir des autres; s'ils parviennent à réaliser leurs rêves, s'il leur arrive au contraire le pire. Connaître la date et les circonstances du décès de chacun de vos proches, et vous inclus? 
Finalement, le récit est beaucoup de choses à la fois. Il explore les thèmes de l'amour, de la famille, de la perte, de l'absence, de la mort et du libre arbitre. Il est hyper bien ficelé, bien écrit, bien pensé. Ne le lisez pas d'un coup, par contre, savourez-le par petits bouts, et laissez-vous le temps de réfléchir aux différentes phases de la vie d'Henry et Clare. Parce que si on est un tout petit peu dedans, ça devient comme une vie réelle: il ne faut pas la laisser filer trop vite, il faut prendre le temps d'en profiter.
Bon et sinon la question existentielle de tous ceux qui regardent des films au lieu de lire des livres: oui, le film est aussi très bien. Il est fidèle au livre sans lui être trop fidèle; il en respecte l'esprit mais vous laissera l'occasion de découvrir l'histoire complète à la lecture. Bon le seul truc c'est qu'Eric Bana ne ressemble pas trop à Henry; Henry est maigre, félin, une croquette de combat; tandis qu'Eric Bana est hyper musclé et hyper bien présentable. Mais bon. Ce n'est pas moi qui vais me plaindre, hein.
Petite anecdote sympathique pour conclure: la première scène que l'auteur a rédigée, c'est la scène de la fin. Non mais n'allez pas la lire avant, hein, bande de schmets.

Thursday, November 17, 2011

Un weekend en Belgique

Vous n'avez pu l'ignorer au vu de mes posts précédents, ce weekend j'étais en Belgique. Oui, j'ai franchis les monts et les marées et les insurmontables distances entre Paris et Bruxelles (hé oh y avait grève des trains belges d'abord, directement on a mis 15 minutes de plus que prévu), car rien n'aurait pu m'empêcher d'assister à un événement familial d'importance, j'ai nommé, le mariage de ma cousine. (encore?)(Oui d'une autre cousine)(J'ai une famille assez nombreuse si vous vous le demandez).
Pour des raisons d'anonymat, tout ça, je ne dirai pas de nom et je lui laisserai la prérogative de poster des photos d'elle-même si elle le souhaite. Mais bon, je peux vous poster des photos d'autre chose d'importance tout aussi primordiale en attendant, comme ceci.
Le dessert
OH. MON. DIEU, quoi. Non mais regardez-moi ça, quoi. Mes fantasmes gustatifs viennent de prendre une toute autre dimension, croyez-le.
Sinon le mariage en lui-même s'est fort bien passé. (Parce qu'on me demande toujours "ça s'est passé comment?" et moi par réflexe je dis toujours, "bien"). Selon l'expression consacrée, on a eu de la chance avec le temps et la météo nous a été particulièrement favorable pour la saison. Vous avez vu cette superbe lumière d'automne! A en faire regretter certains de s'être mariés pendant l'été (oui bon je ne retournerai pas le couteau dans la plaie hein).
Lumière!
Et bon, sinon, je me permets de réinsister sur la nourriture.
Sushis
C'était plutôt pas mal.
Par ailleurs, qui dit mariage familial, dit une bonne occasion de performance pour notre orchestre familial! Car nous avons notre propre famille Von Trapp version instruments de musiques, six frères et soeurs totalement experts dans leur domaine musical: numéro 1 au piano, 2 au violon, 3 à la flute traversière, 4 au violoncelle (et à la contrebasse, comme vous avez pu le voir), 5 à la clarinette (et au saxophone), et 6 à l'alto. On ajoute à cela ma tante au violon et une autre cousine à la flute traversière, et tout cela devient totalement féérique... Le rêve de tout mélomane qui se respecte! Enfin bon le jour où je me mettrai à procréer, chacun sera spécialisé dans un domaine culinaire différent et on fera service traiteur familial, je vous le dis d'avance. Mes filles s'appelleront Jamie et mes fils Oliver. (Ah non ça c'était mes futurs chiens) (faudrait revoir le plan).
Et sinon à part ça vous vous sentez d'humeur bucolique? Oui? Non? Ah ben si un petit peu quand même, parce que sinon regarderiez-vous la photo suivante:
Feuilles
Aaaah J'adoooore l'automne... Désolée de vous imposer tant de lyrisme campagnard mais j'aime vraiment beaucoup cette saison! Bon ça caille et ça pleut beaucoup par moments mais on oublie vite.
Automne
C'est presque tout pour la Belgique! Car pour conclure je vous rebalance une photo de la vue depuis mon bureau bruxellois, il me semble que c'est nécessaire pour mettre en exergue ce que j'ai perdu au change en allant m'expatrier...
Vue depuis mon bureau
Bon, ben Bruxelles, ça, c'est fait. Next on the list: passer chez Picard, il parait que c'est de la balle (je vous tiendrai au courant). A bientôt, hein.

Wednesday, November 16, 2011

Une petite entrée aux pommes - ou un dessert, limite.

Hier, A Beautiful Mess a posté ceci: une recette de dessert aux pommes impliquant pâte sablée, noix de pécan, cannelle et sirop d'érable. Et comme hier soir, j'allais manger chez Gabrielle qui a un four, oui, un four, un vrai! (Il faut savoir que je suis grave en manque de four à Paris), et qu'on avait déjà prévu un dessert, et bien je me suis dit que j'allais transformer cette recette en version entrée.
Entrée aux pommes
C'est une variante de l'ultra classique entrée impliquant pommes, fromage de chèvre, pâte feuilletée et miel, mais d'une certaine façon je n'avais jamais pensé à laisser la pomme entière intacte. Et finalement ça présente assez bien, c'est bon, c'est assez drôle à faire et c'est de saison!
Il vous faut:
- Des pommes
- De la pâte feuilletée (un rouleau de pâte feuilletée décore 3 grosses pommes ou 4 petites)
- Du fromage de chèvre (j'ai utilisé du fromage de chèvre en bûche, maintenant c'est vous qui voyez)
- Du miel liquide, genre miel d'acacia (c'est le moins cher du Colruyt, c'est pour ça que je vous le dis)
- Si vous voulez pousser la perfection plus loin: je pense qu'on pourrait rajouter des pignons de pin grillés ou des noix, ça n'a pas encore été testé mais c'est vous qui voyez.
Et vous faites:
1. Epluchez vos pommes et enlevez-en le centre.
2. Disposez vos pommes sur la pâte feuilletée de manière à avoir une couche en dessous du creux du centre de la pomme. Vous avez envie d'avoir un "fond", cad que tout ne se fasse pas la malle par le bas une fois que vous aurez rempli avec du fromage.
3. Parce que c'est l'étape suivante. Vous pouvez soit mettre du fromage de chèvre puis du miel après, soit l'inverse. Si vous avez des pignons de pin ou autre, c'est le moment.
4. Maintenant vous pouvez jouer un peu avec la pâte feuilletée. Ici, j'ai découplé un "socle" pour protéger le dessous de la pomme, puis j'ai couvert ma pomme de languettes de pâte. Vous pouvez évidemment vous la jouer emballage cadeau, ou découpage de formes, enfin c'est votre entrée, c'est vous qui voyez.
5. 180°C, 15-20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée.
Et voilà!

Vous pouvez toujours remplacer le fromage de chèvre par autre chose si vous voulez. Je ne sais pas moi, du fromage bleu, du gravy, des gencives de porc. Si vous voulez faire ça version dessert, remplacez par de la pâte à tarte, et puis remplissez le centre de ce qui vous passe par la tête; noix de pécan - sirop d'érable - cannelle si vous voulez suivre la recette originale, mais je pense que du chocolat pourrait passer tout aussi bien, ou bien des bananes, ou bien des raisins secs, ou bien des biscuits digestives... Vous avez bien un petit vice caché, non?

Sunday, November 13, 2011

Géry a trouvé une nouvelle contrebasse

Contrebasse 1
... Et donc, forcément, tout le monde veut l'essayer.
Contrebasse 2
Contrebasse 3
Non mais, tout le monde, quoi.
Contrebasse 4
Contrebasse 5
Oui, exactement.
Contrebasse 6

Un très bon début de semaine à tous!

Thursday, November 10, 2011

De retour pour quelques jours...

Hé oui, back to Brussels pour le long weekend! Je suis arrivée ce matin par le train de 06:25 (c'était maso, mais c'était aussi le moins cher). So far je passe une journée pleine de dépaysement par rapport à Paris. Pour ne vous citer que 11 exemples:
1. Je vois du vert. Des champs, des arbres, des jardins. C'est fou.
2. Je peux donner mon numéro de téléphone avec deux septante et un nonante sans qu'on me demande de répéter.
3. Je suis allée à mon Delhaize chéri, qui est grand de taille avec des prix petits, comparé à Paris où on est tout serrés dans un espace tout petit et oufti que c'est cher.
4. Mes collègues qui me disent bonjour et discutent avec moi et sont contents de me voir et on mange ensemble à midi.
5. Dans ma cuisine, j'ai un four.
6. Il fait calme. Mais calme.
7. Les gens, en fait, sont sympas. A la gare, au supermarché, à la bibliothèque, au téléphone, dans le parking, ils sont tous agréables. Même la boucherie du Colruyt, à qui je viens de commander 4 dindes hors saison mais sans farce et en leur demandant de désosser, est sympa. C'est toujours très surprenant après avoir expérimenté le Parisien typique, qui te regarde avec un air de "qu'est-ce que tu vas encore me demander?" au lieu du "qu'est-ce que je peux faire pour vous?".
8. On mange à des heures normales, parce qu'on finit de travailler bien avant 21h. 
9. Je ne dois pas payer pour mon café (oui bon j'avais arrêté, je sais, c'est mal).
10. J'ai mangé pour moins de 2€ ce midi.
11. L'eau du robinet n'est pas dégueulasse, finalement.
Bref, c'est fou ce qu'on vit bien à Bruxelles, en fait. Mine de rien ça m'avait manqué!

Wednesday, November 09, 2011

Quelques pâtisseries parisiennes

Il y a un truc pour lequel je veux bien reconnaître la supériorité (partielle) de Paris par rapport à Londres, ce sont les boulangeries-pâtisseries. Parce que de un, il y en a partout, et de deux, on a envie de tout manger. C'est à se demander comment Starbucks parvient à s'implanter, c'est fou. Rien qu'un petit aperçu (parce que j'ai la ferme intention de poursuivre mon investigation):
Emballage artistique!
Un emballage déjà très artistique, on se demande bien ce qui peut être dedans...
Schieve Religieuse
Aaaah, une religieuse, un grand classique.
Petit gâteau!
Un mini cake aux poires et glaçage au porto, pas mal non plus.
Mmmh... ensemble aux pommes?
Mmmh, heu, un truc avec des pommes au dessus, du cake aux pommes à l'intérieur, et une sorte de big crêpe autour.
Comment est-ce que toutes les Parisiennes sont minces et élégantes reste un grand mystère pour moi.
Sur ce, vous ne m'en voudrez pas, mais je m'en vais télécharger ceci. Et j'espère pour vous que vous n'avez pas trop faim.

Monday, November 07, 2011

Ô soupe à l'oignon

Voici un post entièrement dédié à la meilleure soupe à l'oignon de toute ma vie.
La soupe à l'oignon!
Voyez dans ce grand bol blanc
Frémir le divin breuvage,
Explosion de saveurs d'antan
Sous une grosse croûte de fromage.
Merveilleuse soupe à l'oignon!
Ton goût fondant et moelleux
M'a fait m'écrier, "oufti qu'c'est bon!"
Même Jamie n'aurait pas pu faire mieux.
A ton contact, mes papilles gustatives
Ont défailli de contentement.
Soupe à l'oignon, sache que tant qu'âme vive,
Plus jamais je ne me brosserai les dents.

* Ce poème est rédigé en l'honneur de Claire et Bernard qui m'ont si gentillement offert ce bol de soupe, alors qu'à la base je leur avais dit que je ne prendrais qu'un café, et qui m'ont quand même offert un café après. Merci merci merci, j'ai abusé et ça a fait ma soirée. *
(Bon, et puis tant que je mentionne Jamie, autant vous diriger sur ce lien. Testez, vous verrez).

Sunday, November 06, 2011

La Rhumerie

... Les images parlent d'elles-mêmes.
La Rhumerie 1
La Rhumerie 2
La Rhumerie 3
La Rhumerie 4
La Rhumerie, 166 Boulevard Saint-Germain 75006 Paris.
Faites gaffe, la teneur en rhum de ces petites choses est absolument monstrueuse. (Et n'ayez pas de voisin du bas qui fait des travaux. Scie sauteuse, samedi matin, 9h30.)

Saturday, November 05, 2011

J'ai déjà choisi mon paillasson...

Déjà le nouveau paillasson
Il faut bien commencer quelque part!
Enfin je dis ça, mais dans ma tête je sais déjà exactement la couleur des murs de ma future cuisine, comment je veux aménager la cage d'escalier et le type de fleurs que je mettrai à l'entrée de ma maison!

Wednesday, November 02, 2011

Elle sort de son lit, tellement sûre d'elle...

(La palme de l'excellence musicale à qui sait me dicter la suite de cette chanson).
Et oui, me revoici, avec une glorieuse connexion internet qui s'appelle Alice et plein de charmants voisins partout autour de mes murs, plafonds et planchers, que j'entends tout le temps mais ne croise jamais.
Je suis arrivée à Paris via la nouvelle ligne de Thalys qui fait Zaventem-Paris Nord. Au départ, je trouvais ça très louche: il n'y avait PERSONNE. Puis on a fait une escale à Bruxelles-Midi, et j'ai compris (didju même l'Eurostar aux heures de pointe c'est pas aussi rempli).
Thalys
Mais j'ai (re)commencé à lire "the Time Traveller's Wife", qui est un excellent bouquin une fois qu'on passe les cinq premières pages. J'étais tellement accrochée que je n'ai même pas remarqué quand nous sommes rentrés en gare. Pourtant je connais l'histoire, hein, je sais ce qui va se passer. (Moi qui avais pris du point de croix et mes exercices d'allemand pour m'occuper, je pense que tout cela va patienter jusqu'à ce la fin du livre). (En même temps, je trouverai toujours quelque chose pour faire patienter mes exercices d'allemand).
Alors, la question que tous les Pariphiles me posent dès que je leur dis que je vais à Paris, c'est: "où ça?" Et bien, que cela vous intéresse ou non, sachez que je travaille dans le 6e à Sciences Po, et le quartier n'est pas mal du tout en fait. Dans ma rue se côtoient Ladurée, Gien, quelques antiquaires et pâtisseries à se pâmer. Un peu plus loin il y a le boulevard Saint Germain, avec toutes les grandes marques qu'on ne trouve que sur l'avenue Louise. Cet après-midi, j'ai même passé un peu de temps à essayer de voir quels magasins n'avaient pas de succursale dans le 6e. Pour le moment, je ne vois que Mariage Frère. (Mais en même temps, ils sont au Bon Marché dans le 7e, apparemment c'est pas si loin non plus).
Passage obligé 1
Passage obligé 2
(Passage obligé. Désolée. Et si vous vous demandez, non, ce n'est pas Dgé ci-dessus. Si cela vous intrigue, je vous laisse émettre vos propres hypothèses).
Mon premier jour de "travail" a été assez atypique, je ne m'attendais vraiment pas à cela. Il faut dire que j'avais derrière moi l'expérience de Londres, où je n'ai eu aucun problème à m'insérer dans le groupe, le problème a plutôt été de le quitter. Ici, c'était différent. Une fois toutes les formalités accomplies (badge, carte de bibliothèque, accès internet, etc), on m'a balancée telle la proie dans la fosse aux lions dans un open space, où se trouvaient sept ou huit doctorants hyper concentrés sur leur travail. Silence de mort. J'ai osé un petit "bonjour" qui a cassé le silence aussi fort qu'un pet dans un costume d'astronaute, personne n'a regardé, et je me suis assise à une place libre. Toute tentative d'engager un contact visuel s'est résumée à l'échec. En attendant le temps passait, et vous devinez la suite de l'histoire: est arrivé midi.
Il faut savoir que j'ai comme une sorte de hantise à chaque fois que je commence à travailler à un nouvel endroit: l'échec de ma vie sociale et professionnelle, dont l'essence et le principe-même se résume à ce simple postulat: ne pas avoir quelqu'un avec qui manger à midi. C'est bête, hein, mais depuis l'école secondaire c'est comme ça. C'est pas que ça me dérange de manger seule si je suis chez moi ou en déplacement. Mais si je suis dans un lieu où la norme est de socialiser sur le temps de midi, et que je ne suis pas dans la norme, j'angoisse.
Bref. Arrive midi. (Plutôt 13h30 en fait, mais ils sont fait de quoi l'estomac des français pour parvenir à attendre jusque là? Leur truc c'est se gaver de baguette le matin ou quoi?) J'espérais un départ groupé, genre ambiance de groupe, on s'aime entre collègues, je vais chercher des sandwiches tu en veux un, un peu comme à Bruxelles; ben non, je vois chacun se lever et se barrer individuellement sans dire un mot, toujours dans ce silence sacré. Bon. Il faut agir. Vient le moment crucial où j'entre en action, j'en choppe un au hasard sur le départ pour lui demander quels sont les arrangements pour le lunch. Il s'avère qu'il y a une salle à café quelque part dans le bâtiment et qu'on peut manger là. (Aaaaah voilà qui est mieux). Et apporter son repas si jamais on n'a pas envie de payer le prix de base du sandwiche dans le 6e, à savoir entre 5€ et 10€ (oufti). Bien.
Bon, du coup, je suis allée là-bas, j'ai mangé, j'ai socialisé, les doctorants sont divisés en petits groupes et ne se parlent pas les uns les autres même si ils travaillent dans la même pièce, c'est un peu bizarre. Maintenant c'est bon, ils voient qui je suis, ils ne me parlent pas encore de leur propre initiative mais sourient si ils me voient, pas sûre par contre qu'ils soient vraiment chauds pour que je mange avec eux tous les midis. Enfin on verra. Ca va être un long travail.
Après ça on m'a montrée une machine à café avec une révérence telle qu'on aurait dit que la lumière du spot, là, était une sorte d'aura céleste entourant la chose. Il s'est avéré qu'en fait le droit d'utiliser cette machine est réservé aux professeurs et aux chercheurs invités; donc moi par automatisme je fais "ah non ben je suis doctorante ça ne va pas", et on me regarde comme si c'était l'évidence-même et que j'étais la seule à ne pas l'avoir remarqué: je suis là avec le status de chercheur invité. Classe et pas classe en même temps. Ca explique partiellement le fait que tout le monde me vouvoie.
Ca va vite changer, cette histoire.
En attendant ce café était divin mais de ma vie je n'ai jamais bu quelque chose d'aussi strong. J'ai commencé par taper sur mon clavier de façon overcaféinée, puis j'ai commencé à trembler comme une alcoolique, puis mon estomac a fait des bruits bizarres, et un moment donné il a juste fallu que je rentre parce que ce n'était juste pas possible de travailler avec une dose pareille de café dans le sang.
(Puis j'ai pris une gosette en chemin, qu'on appelle chausson au pomme ici, et c'est allé mieux, et au lieu de rentrer chez moi je suis allée aux Champs Élysées pour constater que les magasins là-bas sont ouverts jusque 21h, mais c'est une autre histoire).
Enfin. Pour ce qui est hors du boulot ça va très bien, je vous remercie. Il y a plein de gens sympas à Paris que je n'arrête pas de voir et de revoir, des restos, pièces de théâtre, promenades, et autres macarons. Je loge temporairement dans une chambre de bonne dans le 7e, à côté de laquelle se trouve un Starbucks et un Sushi Shop. Je vais au boulot à pied, le matin je vois ceci:
Tour Eiffel
Et le soir je vois cela:
La Seine
(Enfin bon là je triche, ça a été pris un jour de congé, le soir quand je sors il fait noir en fait).
A part ça, quelques observations en vrac:
- J'ai envie de pain. De beaucoup de pain. Dans lequel je mettrais un macaron, ou un merveilleux. Mais pour le moment je me contente de Fourme d'Ambert (mmmmh par contre pas sûre que mes collègues vont kiffer). 
- Il faut que je me convainque une fois pour toutes que l'essuie-tout c'est du Sopalin, qu'un essuie est une serviette, ou le contraire, qu'on ne dit pas concierge mais gardienne, et qu'il va falloir faire quelque chose à propos de ce numéro de téléphone où il y a deux septante et un nonante, parce que soixante-dix et quatre-vingt-dix, il n'y a rien à faire mais c'est contre la logique de la langue française. 
- Il existe plein de sortes de baguettes différentes. Parfois jusque dix par boulangerie. Traditionnelles, spéciales, campagnardes, ficelles, au sésame, aux raisins, aux figues, aux noix, au miel, etc. Par contre les boulangeries n'ont pas toutes du pain, vous savez, du bête pain à tartines. Du pain quoi.
- L'info insolite du jour: au Carrefour, ils vendent des conserves de Tripes à la mode de Caen.
Voilà qui referme ce long post bien détaillé, et sur ce, je vous souhaite une très bonne fin de semaine!