Monday, October 31, 2011

Il y a des signes qui ne trompent pas

J'ai soudainement tout plein de nouvelle littérature...
Oh, de la nouvelle littérature
Mes coutumes alimentaires évoluent...
Escargots
Je reçois des cadeaux bizarres...
Champignons de Paris
...Il n'y a pas de toute, il y a quelque chose qui se trame! Un départ, pour être plus précise, car cher lecteur (ou lectrice), actuellement je suis dans le Thalys en train de tester la nouvelle ligne Zaventem-Paris Nord (huhuhu oui bon, c'est un post programmé, je l'admets). Pourquoi? Me demanderas-tu. Et bien, en gros je vais faire ce que j'ai déjà fait à Londres, mais version française: un échange interuniversitaire de trois mois pour récolter les données de la partie "France" de ma thèse.
Techniquement, ce terrain devrait être assez agréable: je pars dans une ville dont je connais la langue, où je connais déjà quelques personnes, où la cuisine est bonne, où le shopping est riche, et bon, c'est Paris quoi. C'est clair qu'il va y avoir quelques moments plus difficiles au début, je pense par exemple à cette douloureuse phase où le chercheur doit trouver ses sources (mmmh voyons voir, qui donc aurait pu participer à la décision d'adopter des restrictions à la libre circulation des travailleurs entre 2001 et 2007?), se faire une place dans le monde universitaire alors que tout le monde sait que dans trois mois on est reparti, et surtout essayer de rencontrer des gens qui ont déjà leur propre cercle d'amis et n'en ont pas forcément besoin de nouveaux. Mais bon, c'est un passage obligé qui sera de courte durée, du moins je l'espère. (Attendez de voir comment ça va être fun à Berlin, cette partie-là, j'en suis d'avance impatiente).
Bref. Imaginez-moi en train de flâner le long des Champs Elysées (prononcez "champs Elaïsee" si vous voulez vous la jouer anglophone), une baguette à la main, des macarons Ladurée dans l'autre, et un polo rayé par dessus le tout. Ou, plus vraisemblablement, en train de faire du shopping de tissus au Marché Saint Pierre. Grrrrrrr. Tissus.
(Quoique, les macarons, quand même...)

Friday, October 28, 2011

Que... Qu'est-ce?

Vous tombez sur ceci dans la cuisine de vos parents. Vous pensez à quoi?
Zingui 1
Aaaah, oui, je me souviens maintenant, ils font du dogsitting pour ma tante.
Zingui 2
PS: Si vous ne voyez pas très bien, c'est un teckel en dessous de la couverture. (Ça fait un peu la fille qui doit expliquer sa blague, mais bon. Comme le dirait ma soeur, expliquer une blague c'est un peu comme disséquer une grenouille: on comprend mieux, mais après la grenouille est morte.)

Wednesday, October 26, 2011

Je deviens obsédée...

... Par les cuisines. (Oh mais directement vous pensiez à quoi, vous?)
Oui, par les cuisines. Les meubles, les armoires, les tiroirs, les frigos, les fours, les éviers, les robinets, les taques de cuisson, les hottes, les plans de travail, les boiseries, les pierres, les carrelages, les couleurs de mur et les poignées de porte. Ob-sé-dée, véritablement. Qui aurait cru que mes heures de loisirs auraient un jour été dédiées à browser des sites webs de cuisines? A visiter les showrooms, à exprimer ma déception éternelle en se rendant compte que l'armoire de mes rêves, là, n'est en fait pas en bois mais en PLASTIQUE? (Ikea si tu te sens visé c'est pas ma faute). Ou encore à me demander POURQUOI donc le fameux concours rénovation en or des Pages d'Or n'est pas encore en ligne, alors que bon c'était quand même à partir du 26 octobre? 
Tant d'interrogations qui me démangent, vous n'imaginez pas.
C'est à se demander comment font les gens pour choisir une cuisine qui leur convient. Parce que finalement, on a beau décider que c'est "celle-là et pas une autre", au final on ne sait pas ce que ça donnera une fois sur place. Les cuisines aux tons sombres (genre chocolat foncé) donnent très bien dans le showroom sans lumière, mais une fois placée dans la Pièce aux Mille Châssis (chez moi donc), est-ce que ça ne risque pas d'être morne? Et que dire du style de meuble un peu "rustique" qui donne à sa cuisine un genre bien particulier; mais ne risque-t-il pas de détonner avec celui de la salle à manger (style encore à déterminer par ailleurs)?
Et puis les rideaux, qu'est-ce que je vais prendre comme rideaux? Mais est-ce que je vais mettre des rideaux? Qu'en est-il des stores?
Bref. Je dois choisir une cuisine.
(Attendez seulement que j'en arrive à la salle de bain, on va rire).

Tuesday, October 25, 2011

Quelques tests de couture

(Bon autant vous prévenir tout de suite, au cas où ce n'était pas clair dans le titre, ce post va parler de couture. Donc bon, maintenant, si vous persistez à lire, ne venez pas vous plaindre ensuite).
Je ne sais pas pour vous, mais moi la perspective de la machine à laver me terrifie. Combien de paires de chaussettes rétrécies de deux tailles, d'écharpes réduites en kipkap et de beaux manteaux recouverts de pluches! Alors, imaginez que vous passiez des après-midi entières appliquées à apprendre à coudre, dans la sueur de la concentration et la fierté de vos créations, et puis qu'à leur premier passage à la machine, bam... 
Par mesure de précaution, donc, je passe ma vie à faire des tests. Ne vous moquez pas de moi, certaines personnes poussent le bouchon jusqu'à laver leurs tissus en machine pour voir s'ils vont rétrécir, donc je sais que je ne suis pas un cas isolé.
Pour ne vous en citer que deux... Le premier test a concerné la fabrication de maniques. En gros, je cherchais un isolant. On m'avait dit que le coton rétrécissait, mais que le polyester fondait à la chaleur, pas de win win possible donc. J'ai fait des tests avec trois types d'isolants différents pour voir.
Et bien, le grand gagnant a été l'Insulbright batting, que j'ai dû importer des Etats-Unis pour l'occasion; c'est une sorte de tissus faisant vaguement penser à l'intérieur d'un frigobox et qui provoque plein de réactions allergiques quand on le touche, c'est hyper chelou (mais en même temps on nous dit bien de l'isoler entre deux couches de tissus, ce n'est sans doute pas pour rien). (M'étonnerait pas qu'on y retrouve de l'amiante un jour, tiens).
Manique 1
Mais bon, si vous avez peur, j'ai trouvé que du bête tissus matelassé à la ouatine de polyester ça marchait aussi vaguement, je ne sais juste pas à quel température ça risque de fondre. Et la catastrophe du jour revient évidemment à la ouatine de coton, qui a en effet rétréci, comme on me l'avait dit, mais évidemment il faut que je vérifie par moi-même, rhalala. Ca, c'est le avant.
Manique 2
Ca, c'est le après.
Bon, ben, au moins ça a un usage.
Bon, ben au moins ça sert à quelque chose, hein.
Pas peu fière de ce premier test, j'ai décidé d'aller encore plus loin avec un test pour un patchwork... Parce que je compte coudre un tapis de jeu pour enfant et que je voulais le confort maximal pour le petit être braillard (qu'on ne dise pas que c'est ma faute s'il pleure, vous comprenez). Et je suis tombée sur ceci.
La ouatine
Un beau morceau de ouatine, donc, juste approximativement le plus gros qu'il m'ait été donné de voir jusqu'à présent. L'avantage de la ouatine en polyester c'est qu'elle ne rétrécit pas. Le désavantage c'est que, comment dire, les fibres peuvent se disloquer au lavage. Ce n'est pas un problème pour les pros du quilting qui utilisent un pied pour piqué libre, ce qui évidemment relève d'un niveau que je n'ai pas encore atteint. Donc bon, il fallait que je sache de quel type de dislocation on parlait, genre disloqué disloqué ou alors pas un peu disloqué mais globalement solidaire? Bref.
Pour que l'objet ne soit pas perdu, j'ai décidé d'en faire un petit jeu pour bébé, parce qu'il parait que quand ils ne pleurent pas les bébés adorent mettre en bouche les rubans et labels de vêtement.
Avant.
Avant 1
Et heu, bien malheureusement, après
Après
Car oui amis lecteurs, sachez-le, 1. la ouatine de coton ça se disloque disloque, tout ce qu'on n'a pas cousu va se retrouver en boule au milieu de deux coutures (on n'est pas mal barré je dirais, je vais faire mes stocks de bobine); et 2. le petit nuage en feutre, là, mauvaise idée.
Ceci dit j'offre volontiers ce petit objet difforme à qui le souhaite malgré tout. Sa fonctionnalité est restée identique et vous aurez peu de scrupule à ce que votre descendance chérie ne bave dessus!
Bon, voici qui referme ce post couture, milles excuses pour ceux qui lisaient ce post en espérant que j'y aurais planqué des ragots ça et là entre les lignes. Les grossesses mentionnées ci-dessus sont bien annoncées et à la délivrance imminente, désolée pour vous. Et, heu, les maniques, je ne sais pas ce qu'on peut trouver comme ragot caché derrière (quelqu'un aurait une nouvelle cuisine? Maybe?) mais bon. On ne peut pas dire que je ne vous avais pas prévenus. :-)

Sunday, October 23, 2011

Juste un dimanche soir ordinaire

Et que voici arriver la fin d'un énième weekend ultra-occupé, l'un de ceux où l'on termine totalement déclassé le dimanche soir et en besoin criant de grasse matinée le lundi matin. Mais bon; on n'est jeune qu'une fois ma bonne dame, et tant qu'on a la santé... (quoique ma pénible carcasse me rappelle douloureusement qu'on n'est plus si jeune, finalement).
Petit extrait du weekend:
Couture
Oh, une machine à coudre, tenez donc! Ce weekend, j'ai upgradé mes compétences textiles en allant rendre visite à la grande prêtresse de la couture, leader incontestée de la machine à broder et guide suprême de la confection de cadeaux de naissance.
Couture
(Hum, non, ce n'était pas Dgé. Mais pour sa défense, elle est dans une phase cuisine pour le moment, elle a même un livre de Jamie chez elle.).
Lidia
Et hop, un bébé!
Petites souris en massepain
Et hop, des petites souris en massepain!
Car voici en effet arriver l'hiver et ses abondances nutritives multiples, alors même que le choc thermique de ces derniers jours nous appelle à refaire nos réserves de graisse et à nous gaver comme des confits de canards. C'est très dangereux tout cela. Très dangereux.
Mais peut-être cela ne vous concerne-t-il guère, et la seule chose qui vous choque finalement, c'est ce déboire de scènes d'intérieur alors qu'il a fait justement superbe ce weekend. A que cela ne tienne, j'ai moi aussi contribué à la "création de vitamines D", comme le dirait ma coloc, figurée ci-dessous:
Bronze
(Les protagonistes de cette photo remarqueront l'effort de respect de leur anonymat. Quoiqu'en fait ils ne le remarqueront pas puisqu'ils ne lisent pas ce blog).
Automne
Un très bon début de semaine à tous!

Friday, October 21, 2011

Chaud baraque

Comme vous avez pu le constater, les jours qui ont suivi la signature du compromis ont été quelque peu euphoriques. J'étais euphorique, mes amis étaient euphoriques, mes parents étaient euphoriques, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, et le champagne était en promo chez Delhaize.
Alors bon, dans ce genre de situation, il n'y a pas mille solutions.
Il faut fêter ça, et bien.
...
...
... Et bien, ce fut fêté.
Mmmmh chocolat
Et justement, c'est de nouveau la collection automne de chocolats-potirons chez Stubbe
En gros, j'ai rassemblé un échantillon des gens à qui je n'avais pas résisté de raconter mes péripéties foncières, et ce avant le moment où la superstition me dictait de ne le raconter à personne. Ce fut un regroupement de générations un peu atypique; parents, amis et famille qui se sont retrouvés à la même table (et pourtant, ce n'était pas un mariage).
Milieu de table
Mais, cette grande baie vitrée, ce petit buisson qui bloque la porte du garage... Mais c'est chez moi!
Du coup je me suis sentie obligée de sortir une belle nappe, de me lâcher sur la déco de table et de déterminer les places à l'avance (et pourtant ce n'était pas Noël).
Un petit jeu
Pour financer mes travaux... Il y en avait quand même un qui valait 2€. (Ce n'est quand même pas rien, il ne faut pas croire, on peut acheter quelques clous avec ça).

Sinon, parlons peu, parlons bien, parlons nourriture. Sans surprise, le bon ami Jamie m'avait une fois de plus fourni de l'inspiration culinaire en cette occasion célébratoire. Mais peu sont ceux qui avaient encore faim pour pouvoir y goûter, car Maman s'était légèrement lâchée sur les dips apéros (et pourtant ce n'était pas son anniversaire). Il restait même du tiramisu à la fin du repas, et c'était LE tiramisu de Catherine, c'est dire l'étendue des dégâts. On a passé environ le weekend à digérer je crois, et je pense que ma balance est déréglée, c'est pas possible autrement.
Chacun son bébé
Certains sont venus avec leurs enfants.
Bref. Ce fut bien.
J'accuse quand même un petit sentiment de frustration post-célébratoire, car le vrai moment où j'aurais voulu sortir le champagne, c'était quand mon offre avait été acceptée trois semaines plutôt... J'étais dans un tel état, je vous jure, c'était le moment de ma vie (au moins). Mais bon, à la place, j'ai préféré faire exploser ma note de téléphone en me disant avec superstition que je devais arrêter de m'emballer comme ça, et qu'on célébrerait pour de vrai une fois le compromis signé. 
Afterparty
L'after... Au moins, Fourchette ne les a pas tous mangés.
Enfin voilà, c'est fait, c'est fêté, youpie. Entre temps, j'ai fait venir des architectes et des entrepreneurs. J'ai shifté dans ma tête à peu près toutes les pièces de la maison, j'ai bavé devant des taques à induction, devant des meubles de cuisine et même devant des circuits électriques. J'ai commencé à regarder les maisons des autres avec un autre oeil ("Tiens, je n'avais jamais remarqué vos appuies-fenêtres avant, ils ont toujours été là, dites-moi?"). Et bon, je commence à ouvrir les paris, qu'est-ce que sera fini avant: la thèse ou les travaux?

Wednesday, October 19, 2011

Et de deux!

Et je ne suis pas peu fière, car après avoir persuadé Sophie d'acheter une machine à coudre... Je viens d'apprendre à Alice à utiliser la sienne!
Convertie
Bon concrètement il s'agit surtout des effets à long terme d'une tentative de conversion précoce, lorsque je lui ai offert à Noël (passé, donc) du tissus Dala Horse et des coussins sans housse, avec des instructions détaillées sur comment faire une housse.
Et bon, voilà, maintenant, la housse est faite!
Oh, un Dala coussin!
Et de deux! Qui sera la suivante? (Ou le suivant, je ne discrimine pas).
Ceci dit, si vous êtes dans la situation d'Alice (i.e. vous avez une machine à coudre, mais vous ne savez pas coudre), vous pouvez trouver un exercice pour débutants ici. Cela donne une poche à mouchoirs.
Exercice simple
Tissus vache optionnel.

Tuesday, October 18, 2011

ProfessioGwen

Que se passe-t-il quand vous mettez Gwen au défi de faire un gâteau? Réponse: elle vous sort un gâteau opéra assez impressionnant, plein de couches successives au chocolat et à la crème, partout, assez bluffant. Très professionnel. ProfessioGwen, donc.
Longue vie à Gwen. (A défaut de pouvoir faire le même souhait à son gâteau, car je crains devoir reporter qu'il n'a pas fait très long feu)!

Monday, October 17, 2011

La maison de mes rêves?

J'ai découvert à mes dépends qu'on ne dort pas beaucoup quand on achète une maison. L'angoisse, puis le soulagement, puis l'enthousiasme, puis de nouveau l'angoisse... On voudrait faire avancer les choses, rien n'avance, on fait des plans, on les défait, on planifie de les refaire, on note ce qui dénote, enfin bref. Tout cela tient éveillé. Au moins, je sais que je ne suis pas la seule dans mon cas (certains lecteurs devraient logiquement s'y reconnaitre).
Mais dans les brefs moments de répit que Morphée nous accorde, on fait aussi des rêves obsessionnels. Certaines personnes m'ont dit avoir rêvé que leur maison brûle, ou fasse un petit dégât des eaux (c'est d'ailleurs arrivé à certains - ne rions pas du malheur d'autrui et touchons du bois), que le toit s'écroule, etc. Des rêves très rationnels, donc. J'en ai eu quelques uns, comme par exemple, avez-vous un jour rêvé de la démarche à suivre au cas où vous auriez des squatteurs? Hein? Mais ce genre de messages du subconscient n'est nullement l'apanage des propriétaires en devenir, loin de là; commencez une thèse et vous verrez.
Non, ce qui est le plus funky, ce sont les rêves qui n'ont aucun sens. 
Imaginez. 
Vous avez acheté une maison. Jusque là, ça commence bien. Votre chambre est en dessous d'un toit plat, comme dans mon futur chez moi. Et sur ce toit plat, une colonie entière de pigeons a décidé d'élire domicile. Sur le vôtre, hein, pas chez les voisins.
Alors vous, que faites-vous? Dans un délire onirique persistant, vous décidez d’œuvrer à leur décès (oh, c'est mon subconscient qui me parle là, hein, vous permettez). Les pigeons décèdent, ça, c'est fait, ne me demandez pas comment, c'est un rêve. Mais quand vous montez sur le toit pour vérifier, vous vous rendez compte qu'en fait, ce ne sont pas des pigeons, mais de grands oiseaux noirs. Beaucoup. Sur votre toit toujours, pas chez les voisins. Et là, la question qui vous turlupine pendant toute la nuit: Qu'est-ce que j'en fais? Est-ce que je les enterre discretos dans le jardin? Est-ce que je préviens la commune? Parce que bon, vous avez vaguement l'impression que tout est de votre faute, mais sans exactement pouvoir mettre la main dessus. D'ailleurs, qu'est-ce qui les a tués, au juste? Est-ce dangereux pour vous? Pour toute la rue?
Et puis vous vous réveillez. Au boulot, votre collègue à qui vous racontez votre vision onirique vous regarde avec beaucoup d'inquiétude, vous annonçant que rêver d'oiseaux noirs morts sur son toit c'est un très mauvais signe. Vous lui répondez que pas du tout, des oiseaux noirs, vous en avez plein dans votre jardin. Puis vous rentrez chez vous à la fin de la journée, et curieusement les oiseaux noirs de votre jardin sont sur votre toit et vous regardent fixement. Hum.
Oui, hum, en effet.
Bon et sinon je vous rassure, j'ai aussi rêvé de planter un arbre à bonbons là où se trouve mon feu ouvert, ou de mettre des poules qui ne font jamais caca dans mon jardin.
(Enfin, rappelons que tous ces articles possessifs à la première personne du singulier ne seront d'application qu'au moment de l'acte. Pour le moment, la prochaine étape, ce sont les architectes et prendre les mesures de la maison.)

Sunday, October 16, 2011

L'envolée bucolique du weekend

Ce weekend, la conjonction de trois facteurs favorables, à savoir 1. l'automne, 2. la météo favorable et 3. un vendredi et un samedi un peu arrosés, a fait que j'ai passé du temps dehors, à "prendre l'air" selon l'expression consacrée; ce qui en réalité voulait vraiment dire une tentative désespérée de m'éloigner de mon lit et d'essayer de me réveiller en accompagnant ma coloc qui "produisait des vitamines D" (disait-elle).
Autumn!
Alors bon, chacun ses petits vices, le mien a été de photographier à tout venant. Et voilà le résultat: un énième post sous le label "envolée bucolique". Mais si, ça vous intéresse, vous ne le savez juste pas encore.
Automne 5
Lyrique, non?
Automne 4
Non?
Automne 3
Bon, d'accord.
Automne 2
Sinon, à ceux qui m'ont demandé suite au post d'hier, "mais qu'est-ce que tu vas faire de Danio?" Je réponds qu'en fait, Danio n'est pas mon chien. Je sais, je sais, on ne le dirait pas comme ça, mais en fait c'est le chien de mes parents, qui quelques années auparavant ont vu les enfants partir du nid ont décidé d'ajouter un incentive à ce qu'on ne parte pas trop loin.
Automne 1
Donc rassurez-vous, Danio ne va pas se retrouver à la rue. Elle a un toit et une gamelle constamment remplie (un peu trop d'ailleurs, mais c'est une autre question).
Wezembeek
Bon, sinon, je parle, je parle, mais sachez que la photo ci-dessus a été prise à 10 minutes en vélo des Quatre Bras de Tervuren, près de l'hippodrome de Sterrebeek. Comme quoi il ne faut pas aller très loin pour trouver des champs (dans 10 ans tout ça est construit, mais bon).
Parc de Tervuren
Et ça, c'est au parc de Tervuren. C'est le moment où jamais d'y aller, c'est superbe!
Et voici qui clôture cette envolée bucolique. Je vous souhaite une excellente semaine!

Saturday, October 15, 2011

Oh! Mais qu'est-ce?

Vous êtes-vous déjà demandé, "si jamais il arrivait un truc énorme, mais juste exponentiellement fantastique dans la vie de Bibil, parviendrait-elle à ne pas en parler sur son blog?" Et bien, amis lecteurs, aussi surprenant que cela vous paraisse, la réponse est: OUI.
Car voici déjà trois semaines que je sais. Trois semaines qui se sont écoulées depuis le moment où j'ai visité une maison, où j'ai eu le coup de coeur absolu, où j'ai fait une offre, où j'ai espéré pendant deux jours sous une tension de martyre qu'elle soit acceptée, où j'ai appris qu'elle avait été acceptée, où j'ai festoyé en mon fort intérieur, et où j'ai décidé d'attendre que le compromis soit signé pour l'annoncer au monde. Et voici qui est chose faite depuis hier, 16h30. C'est donc rassurée et pleine d'enthousiasme que je vous annonce que je vais devenir propriétaire de LA maison.
(Bon, maintenant, il se peut que la moitié de la Belgique soit déjà au courant, mais que voulez-vous, je ne pouvais pas garder ça totalement pour moi.)
Vendu!
La maison se trouve à Woluwe-Saint-Lambert. Deux façades, bel étage, 2 chambres, 1 bureau, garage, jardin, et une "chambre d'Harry Potter" en dessous de l'escalier au cas où l'envie me prendrait de maltraiter un invité.
La première chose que j'ai vue quand j'ai visité, c'était la luminosité incroyable dans toutes les pièces. La maison a été construite pour y faire entrer la lumière. Déjà, elle est plus large que profonde, et il y a donc des baies vitrées énormes (simple vitrage, certificat énergétique G, si vous vous demandez); en plus de cela, il y a des puits de lumière partout; et par un magnifique hasard urbanistique, cette maison n'a aucun vis-à-vis (quelques rues perpendiculaires et terrains de sports bien placés).
Cage d'escaliers
Pour la petite histoire, elle a été construite en 1958, et y a vu grandir une famille, puis le temps passant vieillir des grands-parents. Le (grand-)père était avocat, la (grand-)mère était docteur en philologie classique et directrice d'école. Il parait qu'ils avaient la passion des livres, ce qui est une chose qui ne changera pas d'un propriétaire à l'autre. Tristement, j'acquiers cette maison dans le cadre d'une succession, mais j'espère respecter les souvenirs des actuels propriétaires quand je la rénoverai.
Le feu ouvert
Bon, évidemment, il y a beaucoup de choses à refaire. En fait, à priori, tout, je dirais. Le toit, l'isolation, les châssis, les façades, l'électricité, les canalisations, la chaudière, les sols, la cuisine, la salle de bain, le jardin et possiblement un désamiantage. J'aimerais aussi agrandir, du moins si cela s'avère réalisable urbanistiquement et budgétairement parlant. Autant dire que le déménagement n'est pas pour tout de suite. Je suis optimiste et vise néanmoins fin 2012, mais rien n'est moins sûr.
A cheval sur le bidet
Actuellement, cette maison a un thème "expo 58" assez formidable, on se croirait dans un épisode de Mad Men. Toute la rue a été construite à la même époque, la moitié des maisons étant déjà rénovées et l'autre moitié non, ce qui donne une impression d'avant-après très prononcée. Et (!attention, grand changement!) j'ai un métro à proximité. Pour avoir vécu toute ma vie dans des habitations à l'écart des transports en commun, voici qui est agréablement désarçonnant.
Motif vintage
Et donc, dans les prochains mois, sachez que vous serez de bons amis si:
- Vous me conseillez de bons architectes, entrepreneurs, électriciens, chauffagistes, poseurs de châssis, plombiers et autres.
- Vous savez casser des murs, mettre du carrelage, poser du quickstep, peindre, installer des cuisines Ikea, et vous le faites gratuitement.
- Vous avez une idée sur la dénomination et la fonction précise de l'appareil suivant:
Qu'est-ce?
(Il parait que ce n'est pas un téléphone).
Il va de soi que vous pourrez suivre l'évolution des travaux sur ce blog au cours des prochains mois. Vous en aurez même tellement marre que vous me supplierez de parler de nouveau de Jamie Oliver!

Wednesday, October 12, 2011


... Vous n'avez pas oublié j'espère?

Je suis célèbre.

En atteste ce passage éclair à la radio ce matin à 8h40 dans Snooze (PureFM). Dans le cadre de la semaine de l'emploi, PureFM cherchait des anecdotes de nos pires souvenirs de stages, premiers emplois, entretiens d'embauche. Bref, j'ai raconté ceci. Attention à vous, c'est de l'inédit, jamais publié sur ce blog!
C'est repassé à 16h15 sur PureFM, avec les conseils avisés d'une spécialiste du Forem qui a décrit ma situation comme un remake de "Stupeur et Tremblement", mais en ayant l'impression aussi que j'y étais restée six mois (plutôt deux semaines, en fait).  
Bon ceci dit l'experte du Forem n'avait pas l'air de full croire à mon histoire mais je vous assure que tout ce que j'ai raconté est véridique! En même temps, il faut savoir qu'on m'avait donné mon évaluation le premier jour et qu'on avait rendu clair qu'on n'allait pas m'engager, donc je n'avais plus grand chose à perdre.
Et puis soyez tous très jaloux parce que 1. j'ai pu parler à Vanessa qui a recueilli mon précieux témoignage, et 2. elle m'a envoyé un t-shirt. Yeah Baby Yeah.

Sunday, October 09, 2011

Juste un dimanche soir ordinaire

18h45. Je retourne en mon doux foyer de mes moultes et enrichissantes activités du weekend. La nuit est jeune et j'hésite. Je devrais faire mes devoirs d'allemand. En même temps tout mon matériel de couture est encore sur la table. Mais je devrais vraiment faire ces exercices d'allemand.
18h45'10''. J'admire beaucoup ceux qui apprennent l'allemand comme hobby et qui sont prêts à y consacrer un peu de leur weekend.
18h45'15". Je choisis mon projet de couture.
18h51. J'ai faim.
19h. T. est là et nous nous préparons toutes les deux notre ultime comfort food du dimanche soir: des parovitas avec du fromage pour elle, et de la soupe avec des pâtes pour moi. (J'avoue que j'ai hésité à me faire des fish sticks, ultime comfort food d'avant mes cours d'allemand, pour me mettre dans le bain. Mais cela n'aurait pas respecté les traditions). T. me dit qu'elle va aller se coucher tôt. Je lui réponds que moi aussi.
20h. T. tient sa bonne résolution et va se coucher.
20h15. Pour me relaxer je mets le Lac des Cygnes de Tchaikovsky pendant que je décalque mon patron.
20h30. A. revient de son weekend. On discute un peu pendant que j'entame mon projet de couture. "Tu ne devrais pas repasser tout ça avant de le coudre?" me dit-il. "Oh dis je l'ai déjà fait une fois avant de couper," je réponds. A. dit qu'il va dormir tôt. Je réponds que moi aussi.
20h34. A. tient sa bonne résolution et va se coucher.
20h35. Je me rends compte qu'en fait, depuis le film "Black Swan", j'ai hyper les boules quand j'écoute le Lac des Cygnes. Un peu comme si c'était devenu la bande-son d'un thriller psychologique. 
20h35'10''. J'envoie un sms à Isa pour lui dire. C'est une info essentielle.
20h50. Après la découverte du pli du siècle, je me vois obligée de découdre tout mon travail, de le repasser, et de le recoudre. Pffff. Si ma prof de couture m'avait vue, elle m'aurait dit, "je ne donne pas cours à des cochons".
21h15. JK revient de son weekend. On discute un peu pendant que je termine mon projet de couture. Il me demande où sont les autres, je lui dis qu'ils sont allés se coucher. Il me dit que lui aussi voulait dormir tôt. Je réponds que moi aussi.
21h16. JK tient sa bonne résolution et va se coucher.
21h30. E. revient de son weekend. On discute un peu pendant que je range mon matériel de couture. Il me demande où sont les autres, je lui dis qu'ils sont allés se coucher. "Bonne idée!" dit-il, "j'avais planifié d'aller dormir tôt." Je réponds que moi aussi.
21h45. E. et moi avons tous deux respecté notre bonne résolution. (Dans nos chambres respectives, entendons-nous bien).
21h46. ... Maaais je tombe sur mon syllabus d'allemand, que j'avais mis en évidence là où je mets les choses urgentes (les rappels de facture, principalement).
22h. Je fais une découverte qui me perturbe au delà de toute possibilité. La fille qui figure sur notre manuel a un nez crochu. Si. Je vous jure, vérifiez-le par vous-mêmes si vous ne me croyez pas.


Là, vous voyez?

22h03. Je constate que l'exercice commence par une compréhension à l'audition. Ce qui nécessite d'allumer mon ordinateur.
22h04. Mon ordinateur est allumé. Du coup, je lis mes emails.
22h30. J'update le blog.
22h35. Mon GSM sonne. C'est Isa qui me répond de faire face à mes peurs.
22h50. ... Si j'arrive tôt au cours d'allemand, je pourrai choper une des places au fond, avec ceux qui n'ont pas fait leurs exercices.
Non mais je vous jure, il y en a qui apprennent vraiment l'allemand comme hobby.

Friday, October 07, 2011

Devinez qui c'est?

Bon, autant tuer tout de suite le suspense, c'est moi en 1983 (hein non je voulais dire 1986. Je suis née en 1986 si on me le demande.)
Cette photo me fait sourire pour plusieurs raisons.
1. Parce que j'ai déjà vu Adélaïde dormir comme ça. Il parait que le bébé recrée la position fœtale, enfin quoiqu'il en soit ça reste drôle à voir.
2. Parce que cette photo est délicieusement teintée des meilleures tendances de mode enfantine des années 80.
3. Je crois, sans certitude cependant, qu'il s'agit là d'une des premières apparitions de Pinpin dans ma vie (le machin gris sur lequel j'ai ma tête).
4. Parce que le petit pyjama en éponge, quoi. En fait ce n'est pas si compliqué que cela à réaliser. Mais more on that un autre jour...
5. Si vous voulez tout savoir, ça se passait quasi en même temps que l'introduction du Macintosh. Nostalgie pour certains au vu des chroniques nécrologiques de la semaine. Et puis, aussi, comment cela se fait-il que je me souviens très distinctement de l'arrivée du premier ordinateur dans notre famille et que cela ne s'est fait qu'au début des années 90? Alors que la technologie était depuis tout ce temps sur le marché? Hein? Dites?

Thursday, October 06, 2011

Monday, October 03, 2011

Oooouaaaais canicule!

Il faut savoir que dans mon bureau, les mois d'été sont toujours désertiques, car comme nous sommes installés dans une vieille structure de verre des années 60 (pleine d'amiante) il fait automatiquement 5°C de plus à l'intérieur qu'à l'extérieur. 25°C dehors = 30°C dedans. A ce rythme-là on devrait avoir des plans canicules toutes les semaines. Ou du moins, on devrait rester travailler de chez nous.
Or cet été, on va dire qu'on était tous là. Pas une fois je n'ai dû mettre une jupe. Jamais.
Et bon.
Maintenant qu'on est en octobre, qu'il est sensé faire bien froid, qu'il y a des champignons qui foisonnent plein le jardin, et bien... Je ne vous dis pas comme on a chaud.
2 octobre, 30 degrés, et champignons des le jardin... C'est très très bizarre.
J'ai ressorti toute ma collection d'été achetée fin juillet 2010 et qui attendait vainement un rayon de soleil depuis tout ce temps-là. C'est vraiment très très bizarre.

Saturday, October 01, 2011

Bons anniversaires!

Cette semaine a été chargée en anniversaires familiaux de toutes sortes: ma mère, mon frère, et mon cousin/frère adopté qui passe ses blocus chez nous. Et bon, comme je viens de redécouvrir ma machine à coudre, je me suis dit qu'il s'agissait de l'occasion idéale pour tester de nouvelles techniques.
1. Pour mon frère. 
Il avait une série de caleçons (propres) hyper usés, genre à la limite de la décomposition fibreuse, vous voyez le genre. Je les ai interceptés l'année passée sur leur périlleux chemin vers la poubelle dans le but très assuré de leur donner une seconde vie. Je les avais ensuite utilisés pour lui faire un tablier patchwork à Noël. Et comme je me rends compte que je n'ai jamais rédigé le post dédié à ce tablier historique, je vous en poste ici une photo.
Le tablier inexplicable
(Toutes ces chutes de tissus ont un historique familial).
Cette année, j'ai réitéré le phénomène de seconde vie de ses caleçons en lui en réalisant une boite à mouchoirs patchwork.
Boite à mouchoirs patchwork pour Guillaume
Faites-moi plaisir, ne jetez plus vos vêtements, vous voyez qu'on peut en faire quelque chose!
2. Pour Maman
...A qui je n'ai pas volé de caleçon (on se poserait des questions). J'ai décidé d'opter pour un cadeau à base des anciens couvre-lits de notre enfance appartenant à feu mes grands-parents. Assez symbolique, donc, et en plus vintage à souhait.
Et j'en ai fait une trousse de toilette.
Trousse de toilette pour Maman
Trousse de toilette pour Maman
Je remercie Delphine pour le patron! Il s'agissait de ma première trousse de toilette et elle a beaucoup de défauts; si c'était à refaire je penserais différemment. Enfin cela fait partie de l'apprentissage! Les débutants ont toujours droit à plus d'indulgence, non?
Vous reconnaitrez aussi un motif de Madame Tête en l'Air au point de croix. Il vient de ce livre-ci; j'ai adapté les couleurs pour pouvoir faire un rappel du motif pommes vintage. Le plus drôle c'est que je suis allée chercher les fils avec ma mère, accompagnée d'une chute de tissus adéquate, et qu'elle ne s'est posée aucune question!
3. Et enfin pour mon cousin
 J'ai réutilisé le couvre-lit et l'idée de la boite à mouchoirs mais j'y ai ajouté un motif au point de croix. Après tout, j'ai commencé à me mettre au point de croix pendant qu'il faisait son blocus chez mes parents et il se moquait bien de moi pendant ses pauses (il verra quand il aura mon âge, il s'y mettra aussi). Il est vrai que je fais beaucoup de point de croix pour l'instant: sur la terrasse quand il fait beau, dans mon lit avant de dormir... Cela me permet de penser à beaucoup de choses sans perdre mon temps.
Boite à mouchoirs pour Géry
Par contre je crains d'avoir un peu bâclé l'assemblage, ce qui ne se voit pas sur cette photo mais se voit malheureusement très fort en vrai. J'étais déjà sérieusement en retard et je n'avais pas le temps de faire mieux. Je saurai la prochaine fois que je ne devrai pas laisser cela au jour-même. Enfin c'est l'intention qui compte!
Le motif des lettres me vient de ce livre-ci et j'ai fait les notes de mémoire d'après un modèle vu sur internet, je ne pourrais plus vous dire d'où. (Ou ne saurais plus vous dire d'où? Dgé, qu'en dis-tu?)