Thursday, September 29, 2011

Pendant ce temps, à Vera Cruz...

(Le prix de l'excellence cinématographique à qui sait reconnaitre le film d'où est tiré ce titre.)
Une personne prenait un super bon dessert.
Dessert!
Une autre cuisinait une espèce de saucisse-jambon géante (dont la recette se trouve dans ma bibliothèque, si ça intéresse quelqu'un). C'était super bon, si vous vous demandez.
Viande!
La table de Bibil arborait de nouvelles serviettes.
Serviettes Gien
Et une famille entière recevait un kit de glaçons pour Gin and Titonic!
Gin & Titonic

Wednesday, September 28, 2011

Un jour dans la vie du blog

Aujourd'hui, mon blog atteint son 978e post et sa 2257e journée d'existence; une journée de routine donc, où il ne se passe rien de ce qui ne s'est pas passé hier. C'est-à-dire:

Mon keyword principal reste "Bibil", ce qui en soi est rassurant (un jour j'ai été évincée par le keyword "Strepy", je ne vous dis pas la solitude). Mais cela veut aussi dire aussi qu'il y en a toujours qui cherchent "Bibil" sur google; or je ne suis pas dupe, je n'ai pas 3 nouveaux lecteurs par jour, donc j'imagine qu'il s'agit toujours des mêmes personnes qui n'ont toujours pas préenregistré l'adresse. Soit une perte de temps de 6 secondes et 15 centièmes, imaginez ce que cela vous fait sur un an.
En même temps, ces gens cherchaient peut-être aussi la bibliothèque de l'Institut Romand des Sciences bibliques à Lausanne. On ne sait jamais.
Sinon, nous retrouvons en pole position les habituels keywords liés à la nourriture, avec le très populaire "recette cupcake", toujours un winner, ainsi que "butternut" et "köttbullar", rien que du grand classique.
Je constate aussi que je ne suis pas la seule à galérer avec les retranscriptions d'entretien, c'est magnifique cette solidarité doctorante. Et quelqu'un cherche à se marier à Jouy-le-Potier, ce dont je le félicite.
Plus perturbant est le fait que mon blog, apparemment, est très apprécié par ceux qui souhaitent en apprendre plus sur le rond-point Meiser. Très.
Et sur "lapin crétin riz". 
Bon si cela vous intéresse et que de toutes façons vous ne parvenez pas à vous consacrer avec ce beau temps, vous pouvez voir un extrait des keywords les plus populaires ce mois-ci:
La prochaine fois je vous résume ce qui se passe sur facebook, ce sera tout aussi passionnant.

Monday, September 26, 2011

Le Bibil crumble.

S'il y a bien un dessert qui soit facile à faire, rapide et réalisable en toutes circonstances, c'est un crumble. Parce qu'on a toujours des fruits en trop, de la farine et toutes sortes de sucre dans son armoire, du beurre dans son frigo, et la flemme de sortir une balance. Car oui pour un crumble, quand on est un peu rôdé, pas besoin de mesures, tout peut se faire au feeling. Et quand on a fait ma variante plusieurs fois, on a même encore des stocks de poudre d'amandes et d'amandes effilées, la touche ultime de ce dessert.
Parce que bon, si vous ne l'aviez pas deviné, je vous propose une variante du crumble classique version Bibil, le Bibil-crumble ou brumble (ah non ça veut dire autre chose ça il parait).
C'est bien simple.
On dit toujours qu'un crumble classique, c'est 1/3 farine, 1/3 sucre et 1/3 beurre, enfin environ.
Alors, déjà, on ne met jamais 1/3 de beurre parce qu'on n'est pas maso, et on ne met jamais du sucre fin parce que c'est d'un ennui fini. Donc perso je n'ai jamais respecté la recette classique, et j'ai développé ma propre variante.

(La photo n'est pas de moi, on ne le dirait pas comme ça mais je n'ai pas des photos de bouffe sur moi en toutes circonstances).

Pour la pâte:

- 1/4 farine
- 1/4 cassonade (ou sucre roux, enfin la cassonade c'est quand même meilleur)
- 1/4 de poudre d'amandes
- 1/4 beurre
(Même si en pratique j'ai tendance à mettre plus de poudre d'amandes et moins de beurre, la poudre d'amande liant très bien la pâte).
- Amandes effilées pour la déco.
Vous me voyez venir?
Pour les fruits, faites une compote de n'importe quoi, si possible des fruits juteux parce que la poudre d'amandes va absorber le jus dans la pâte et c'est super bon. Par exemple des pêches jaunes, ou des nectarines, ou des prunes, ou des fruits rouges, ou des poires/chocolat, ou un mélange d'un de ces fruits avec des pommes. Rajoutez du sucre vanillé (ça va sentir très bon dans toute votre cuisine et tout le monde aura l'eau à la bouche, ce qui est particulièrement pratique si vous essayez de masquer une odeur de brûlé). Ensuite, dans votre plat, étalez une couche de compote, émiettez une couche de pâte à crumble (elle va être assez consistance comme de la vraie pâte, vous pouvez aussi la répartir en blocs plats version cobbler), et parsemez d'amandes effilées par dessus. 30 minutes à 180°C. Et voilà! Le Bibil Crumble. J'utilise ça tout le temps, sans vraiment avoir de proportions, donc le résultat est à chaque fois différent (et toujours réussi, ce qui est un avantage certain).

Notez qu'avec cette variante, vous pouvez servir en accompagnement une boule de glace vanille, mais aussi une boule de glace au lait d'amande, ou de la crème anglaise. Ou bien rien du tout. C'est bon aussi tout seul.
(J'allais dire "sans boule" mais j'ai peur de votre mauvaise interprétation).

Bon appétit!

Saturday, September 24, 2011

En voici un qui a bon goût...

Hé oui, et c'est le petit Hadrien qui porte une bavette avec son nom brodé dessus!
Hadrien
Et voilà le détail...
Hadrien
Ceci dit les gens me regardaient d'un air suspicieux quand ils me voyaient broder une bavette. (Leur regard s'éclairait quand je disais que ce n'était pas pour moi) (Évidemment, j'aurais écrit Bibil sinon).

Thursday, September 22, 2011

10 choses que j'aime en une journée.

Aujourd'hui, je me suis rendue compte que mon planning de la journée n'incluait que des choses que j'aimais faire (le 1 et 2 ne seraient pas mes choix prioritaires pour un weekend, par exemple, mais gardons à l'esprit que nous sommes jeudi).

1. Enfin parvenir à formuler ce paragraphe sur lequel je coince depuis hier matin.
2. Ecrire une lettre de recommandation comme si c'était mon promoteur qui l'avait rédigée, ventant mes mérites avec une telle éloquence que je parviendrais à en faire pleurer les murs.
3. Découvrir qu'il ne pleut pas (!!!).
4. Updater ce magnifique blog au nouveau design. 
5. Manger mes restes de lasagne d'hier.
6. Terminer de travailler à une heure raisonnable.
7. Pour aller chercher un bien dont j'ai remporté l'enchère sur eBay, mais dont je ne peux pas encore dévoiler la nature publiquement.
8. Faire une soupe courgette-brocoli-boursin.
9. Boire la soupe courgette-brocoli-boursin, et surgeler le reste.
10. Et pour terminer la soirée, faire un peu de scrapbooking! (Ou alternativement faire du point de croix devant un film).

La partie favorite de ma journée se situant quand même en 9 et 10.
Et vous, ça se passe comment aujourd'hui? (Question à risque, car il ne reste plus que 12h pour que ma boite à comments s'illumine d'au moins un message sinon je devrai subir l'humiliation de m'être prise un vent).

Tuesday, September 20, 2011

Et hop! Redesign du blog.

Tiens! Il y a un truc qui a changé ici? Vous direz-vous. Et bien oui. Vous avez l'oeil bien averti! Pour fêter son sixième anniversaire, le blog est en effet passé sous le scalpel pour un petit lifting tonifiant, rajeunissant et surtout modernisant.
Nous sommes donc passés de ceci:
(Ce qui, en 2008, passait pour une révolution, rappelons-le)
A cela.
En apparences donc, pas grand chose n'a changé, on a toujours les funkydots et la même bannière. Mais si vous regardez bien, vous verrez l'introduction de pages: "Home", "About Bibil", "Vous cherchez quoi au juste?", "Liens" et "Publications". Les liens ont en effet disparu de la sidebar, qui n'affiche plus maintenant que les nouvelles mises à jour de blogs triés avec soin (si vous voulez voir si votre blog y figure toujours, et bien, vous n'avez qu'à updater). Cela m'a permis de faire un descriptif des liens dans une page dédiée au sujet. Pareil pour les labels: ils sont dans la page "Vous cherchez quoi, au juste?" Et bon, comme tout blogger qui se respecte j'ai dû mettre un about me, c'est un peu obligé, ainsi qu'une liste de mes publications au cas où un employeur passerait par là (étant donné la propension de google de lier mon blog et mon  nom en une seule recherche).
Bon, allez, maintenant j'arrête de glander et je m'y remets!

Monday, September 19, 2011

Bourges, et le château de Valençay

Si vous avez bien lu mes posts précédents, vous aurez remarqué que j'ai mentionné une petite escapade familiale en Sologne; et bien, si jamais vous passez dans la région, voici ce que je vous conseille.
*** Bourges ***
Alors là, sérieusement, cinq étoiles. Une charmante ville médiévale, avec des petites ruelles aux pierres dorées et maisons en colombage, c'est super enchanteur. A faire:
1. La cathédrale Saint-Etienne, avec ses cryptes et la tour du Beurre
Du haut de la Tour du Beurre
(Attention à votre vie, il y a une guêpe solitaire en haut de la Tour du Beurre).
Vous y verrez quelques inscriptions dans les pierres tout à fait outrageuses venant de nos contemporains, mais au fur et à mesure que vous monterez vous pourrez aussi voir quelques inscriptions d'époque:
Graffiti d'époque
Hiérome, si tu me lis...
2. Vous reposer à un endroit totalement propice, par exemple, ici:
Table d'Hôtes Sucrée (!!!)
Du thé et des desserts astronomique, du sucre à en perdre sa contenance. Spéciale dédicace à Sophie M. qui ne se serait plus tenue de joie.
3. La maison de Jacques Coeur, où se trouve temporairement exposé un lapin géant:
Lapin Crétin?
Spéciale dédicace à Léopold de M., cette fois, qui cherche désespérément un lapin crétin à taille humaine pour mettre chez lui.
A Bourges tout le détail se trouve dans les pierres; j'ai récolté pour vous un petit échantillon notoire, mais croyez-moi qu'il y en a bien plus:
- un cul de lampe (au sens propre comme figuré), dans la crypte de la cathédrale Saint Etienne
Cul de lampe (littéralement)
- Petit détail d'une frise de singes dans la maison de Jacques Coeur
Maison de Jacques Coeur, Bourges
- Ou, sur la façade de la maison de Jacques Coeur, un paysan qui "salue" la statue du roi
Maison de Jacques Coeur, Bourges
A faire absolument!
Nous sommes allés y faire un tour le lendemain du mariage, frais comme des gardons et totalement éveillés. Pour la note d'histoire, il s'agit du château que Talleyrand a acheté et rénové avec un généreux subside de Napoléon afin d'y recevoir ambassadeurs et hôtes de marque; et qui dans la pratique a surtout servi à accueillir les princes et princesses d'Espagne en exil.
Chateau de Valençay
Ma mère s'est extasiée sur le mobilier empire, mon père sur le jardin faussement sauvage (mais en fait le résultat d'un entretien de fou), et moi sur les menus de cuisine de Marie-Antoine Carême (jamais nom n'a été si mal porté, croyez-le). Donc chacun y a trouvé son compte finalement.
Chateau de Valençay
Enfin, si vous passez dans le coin, pensez-y!
*** Lamotte-Beuvron ***
Village natal de la tarte tatin. Pour y acheter une tarte tatin. Visiter, ça ne vaut pas la peine. Manger, oui.
Et pour finir, la Sologne regorge de paysages ruraux et est une région pleine de charme! Cela vaut la peine de s'installer dans un gîte, par exemple, et d'alterner visites et journées au calme. Je vous assure qu'on y dort très bien!

Friday, September 16, 2011

Le retour des soupes! Version thaï

Ceci dit, si vous voulez upgrader vos talents culinaires avec une soupe aux saveurs thaï, l'ami Jamie offre une formule très simple.
Avec comme ingrédients de base (et qui s'y connait un peu verra qu'il y a là tous les ingrédients pour faire un curry thaï; si en dernière minute vous ne voulez pas en faire une soupe mais le servir, genre, sur du poulet, enlevez juste le bouillon).
- le jus d'un citron vert
- un ou deux piments épépinés et finement coupés
- du gingembre frais coupé en petits dés
- des bâtons de citronnelle (enfin moi je skippe généralement cette étape parce que je trouve que ça n'ajoute rien)
- de la coriandre fraîche
- du cumin
- de la cannelle
- de l'ail (je skippe souvent aussi)
- du lait de coco
Et bon, je l'admets, occasionnellement je vais au rayon nourriture du monde du Delhaize, dans les produits thaï, et je trouve une sauce qui combine un ou plusieurs de ces éléments. Parce que bon, c'est au Delhaize que vous devrez aller pour trouver tous les ingrédients. N'envoyez pas non plus votre coloc avec votre liste de courses, avec ce genre d'ingrédients c'est la galère assurée.
En légume accessoire, j'aime particulièrement le chou-fleur, mais c'est aussi possible avec du potimarron, et en ajoutant du maïs, du poulet ou des scampis. 
Voir exemple ici.
Pour la préparation, je fais revenir le piment et le gingembre, avec parfois un oignon (certaines habitudes, vous comprenez) et de l'ail dans de l'huile d'olive. J'ajoute le bouillon et les légumes. Ce n'est qu'à la toute fin que j'ajoute le lait de coco, le jus de citron vert, le cumin, la cannelle et la coriandre fraîche. Ou la sauce du Delhaize. Hum. Lalala. Vous pouvez aussi choisir d'ajouter la coriandre et le piment après l'étape mix soup, pour la présentation, enfin c'est vous qui voyez.
Si vous voulez en faire un repas, une fois la soupe mixée ajoutez dedans des nouilles chinoises et du poulet ou des scampis, que vous aurez fait cuire avant bien sûr.
Si vous servez du riz à côté, le petit conseil du jour est d'y ajouter un peu de basilic frais.
Assurez-vous cependant à l'avance que tous vos invités aiment manger thaï (et surtout digèrent le thaï), c'est dommage de se donner tant de mal quand un convive s'étouffe avec le piment et professe qu'il aurait préféré un steak frites. On a tous un ou deux amis comme ça. Si si vous avez tous une personne en tête, avouez-le.

Thursday, September 15, 2011

C'est dur la thèse


Le retour des soupes!

Hé oui, on ne peut s'empêcher de constater que la tendance est à l'automne, et ce malgré une absence totale d'été, enfin bon soit. Qui dit automne dit soupe. J'adooooore les soupes. 
Il fut un temps où j'étais une étudiante en blocus perpétuel et où ma mère nous cuisinait des litres de soupe, mis au surgélateur pour qu'on puisse les prendre quand on le voulait. Mais maintenant je suis une adulte responsable qui sait se prendre en main et je fais les soupes moi-même. Si. J'ai dit. (Enfin bon c'est surtout que ma mère ne les fait plus aussi souvent qu'avant et que je suis une grosse addict et donc que je n'ai pas trop le choix).
Alors bon, pour votre bienfait, fidèles lecteurs, je m'en vais vous livrer mes plus simples secrets de soupe, qui sont en réalité ceux de Jamie que j'ai fait miens. Ce n'est pas super professionnel mais ça marche et c'est rapide.
Il vous faut:
Des ingrédients de base:
- un oignon (blanc si possible)
- des carottes
- du céleri
- du bouillon de légumes (ou de poulet si vous préférez)
- de l'ail (en option) (en général je skippe cette étape parce que je trouve qu'on ne le goûte jamais)
Puis, des variantes. 
J’accessoirise mes ingrédients de base, et paf! A chaque fois ça fait une soupe différente. Parmi mes favoris:
- Potimarron/cumin (ajoutez donc du potimarron et du cumin)
- Courgette/fromage de chèvre
- Brocoli/stilton (et non il n'y a pas que ceux qui ont vécu en Angleterre qui peuvent l'apprécier)
- Carotte/cardamone. Dans ce cas-ci juste ajouter plus de carottes, donc.
- Champignon/crème (ou champignon/mascarpone)
- Courgette/persil frais/sel de mer
Enfin bref, les combinaisons sont infinies! 
Et pour la préparation, je fais revenir l'oignon dans du beurre (ou de l'huile d'olive), puis je rajoute le bouillon et tous les légumes en un coup et je fais mijoter à feu doux jusqu'à ce que j'estime que c'est cuit. Si j'ai des herbes (genre persil ou épinards) je les ajoute à la toute fin; pareil pour les fromages ou la crème. Alors bon, les vrais professionnels font autrement, par exemple ils font revenir les légumes avec le beurre, ou les cuisent avant de mettre le bouillon, etc, mais je ne prétends pas avoir ce niveau-là et tout ce que je sais c'est que dans la vie, si je veux trouver la motivation de faire certaines choses, cela me rassure de savoir que ce sont des choses qui seront vite faites.
Ah oui et à la fin, je mixe le tout avec un mix soup. Mais ça, si vous êtes déjà venus manger chez moi, vous le savez peut-être; parce que généralement la soupe ça cuit longtemps, genre après que les invités arrivent. Et quand un mec me dit, un peu par obligation, "est-ce que je peux aider en cuisine", je sais d'avance qu'il va kiffer grave l'étape mix soup parce que 1. ça implique une machine et 2. si on parvient à présenter la chose correctement, cela implique aussi une certaine notion de danger. Un peu comme le barbecue, quoi. Mais je m'emporte.
Ceci dit ma technique ne fonctionne pas avec les poireaux, sachez-le, enfin peut-être que chez vous ça marche mais pas chez moi.
Et que faire avec toute cette soupe?
Et bien, la boire (huhu oui bon). Surgeler l'excès (ce qui permet de faire de grandes quantités sans culpabilité et de maximiser votre rendement). Y ajouter des petites pâtes alphabets et en faire un repas complet (ou du riz si vous ne voulez pas que la caissière pense que vous avez des enfants, enfin moi j'assume totalement). Et s'il vous reste un petit fond de soupe, s'en servir comme sauce pour assaisonner, je ne sais pas moi, votre quinoa ou une purée de pommes de terre. Par exemple.
Ceci dit j'espère que ma mère a bien compris la subtilité de mon message subliminal. Parce que bon, des trois litres qu'on a surgelés de la méga soupe courgette/brocolis/épinards/persil/fromage de chèvre réalisée il y a deux semaines, je t'en ai déjà pris deux.

Wednesday, September 14, 2011

Les mariages de l'été

... Edition du mois d'août.
Et le premier mariage dans cette catégorie est celui de
*** C et C ***
Fidèles lecteurs du blog avec qui j'ai en commun plus qu'un nom de famille. (Voilà, par là-même tout le monde sait de qui je parle, désolée de ne pas mettre de photos d'eux mais ils ne sont pas très fan).
Enfin soit.
Nous avons eu de la chance avec le temps, la météo nous a été particulièrement favorable, surtout avec les tendances saisonnières actuelles, car nous sommes bien d'accord qu'il n'y a plus de saison. Ce petit aparté météorologique derrière nous, intéressons-nous au vif du sujet: qu'y avait-il à manger?
Et bien, plein de bonnes choses. Comme par exemple ceci:
Mmmmmh glace!
Ou ceci:
Mmmmmmmh fraises...
(Oh, un petit bout de mariée derrière, dites-donc)
Ou encore ceci:
Verrine!
Super bon. Autant vous dire que j'ai tout, absolument TOUT testé. Et je comme d'habitude je n'avais plus faim au repas, mais j'ai tout mangé quand même, parce que c'était bon. Et j'ai même pris du dessert. Mais ça c'est parce que j'enviais les personnes âgées à qui on avait servi des crèmes brûlées. Injustice suprême, car ayant des dents en parfait état, j'ai dû me rabattre sur - oh. Mon. DIEU. Sur ceci.
Passons le fait que mes parents aient, eux aussi, bénéficié d'une crème brûlée, malgré le fait qu'ils ne soient pas si âgés que ça. Et Diane, mais ça c'était une erreur.
Les mariés sont par ailleurs repartis avec une petite surprise dans leur coffre, en la personne de mon colocataire qui s'était inséré en douce dans leur voiture, et qui a un peu stressé en se rendant compte qu'ils étaient en train de l'emmener avec eux.
En rentrant de voyage de noces, les heureux mariés ont d'ailleurs eu le plaisir de retrouver, non pas mon colocataire, mais un nain de jardin dans leur douche, entre autres, en même temps que des tasses Starbucks non-volées dans leurs armoires, de la nourriture partout et des photos de moi bien planquées pour qu'ils en retrouvent encore dans six mois. Mais c'est une autre histoire...
Utiles couvertures
Et comme les moyennes saisonnières sont fraiches pendant la nuit, C et C ont pu bénéficier d'un lot de couvertures blanches; le prix de l'excellence mondaine à qui a immédiatement reconnu celles qui ont aussi été utilisées lors du mariage d'Alice et Cédric (et qui feront encore quelques furtives apparitions au cours de l'année).
*** E et G ***
Ma cousine et notre nouveau cousin se sont mariés en Sologne, en France donc, pour ceux qui ne situent pas (je ne vais rien dire, je ne situais pas non plus avant d'y aller). Et la Sologne c'est aussi une charmante contrée où se trouvent quelques châteaux de la Loire, de grands territoires de chasses (et beaucoup d'animaux!), une fabrique d'usine de porcelaine (Gien - aaaah c'était biiiiien), et le village natal de la tarte tatin. Quelques noms de villages très particuliers aussi. Imaginez dire aux gens que vous habitez à Jouy-le-Potier et que vous êtes passés par Lamotte-Beuvron.
Et donc, la Sologne. Ce fut également l'occasion de faire une petite virée en famille dans la région. Mon père et quelques oncles ont d'ailleurs fait le trajet en vélo depuis Bruxelles, à raison d'une moyenne de 180km/jours.Voici qui impose le respect, j'ai envie de dire.
Papa et son vélo
En courant j'aurais été moins rapide, aussi, donc il ne faut pas m'en vouloir de ne pas avoir essayé.
La couleur du mariage était le fushia, et on va dire que je ne le savais pas parce que je suis arrivée en turquoise, contrairement à ma mère qui était totalement dans le thème. Mais détail que celà.
Vive la mariée!
Fushia!
Fushia!
(Les photos ne sont pas toutes de moi, au cas où vous vous diriez que je suis devenue exceptionnellement douée tout à coup.)
Qui dit mariage franco-belge dit quelques mélanges de nationalités... et de formules! La cérémonie s'était donc déroulée fin de l'après-midi, suivie d'un vin d'honneur puis d'un dîner. G est ingénieur forestier et le thème des tables était donc les noms d'arbres des alentours, pris en photo par ma photographe de cousine. Au bout du repas est apparu l'incontournable plateau de fromages; les serveurs qui étaient belges ont eu un peu de mal à expliquer ce qui était quoi mais la moitié de leur audience n'y connaissait rien de toutes façons. Après quelques discours en français et en suisse allemand (ce serait trop long à expliquer), la soirée s'est continuée sur une note très très belge... Ambiance retour du jeudi et stand de frites jusque 7 heures du matin! Le lendemain il n'y en a pas beaucoup qui soient parvenus à toucher à leurs croissants et à leur "pain français" (que les français n'appelaient pas comme ça bien sûr).
... Est-ce que vous devinez quelles couvertures se trouvaient là, artistiquement emballées dans du ruban fushia? Hein? Dites?
Bref. Je vous souhaite une excellente journée et à bientôt pour la chronique des mariages d'automne!

Monday, September 12, 2011

Oh, fun!

Bon, je suis un peu silencieuse dernièrement, mais la cause principale est exposée ici:
Oh, fun!
Beaucoup, beaucoup de travail, associé à la préparation de mon échange interuniversitaire à Paris, et à la lenteur de certains services administratifs qui font que les logiciels commandés le 15 juillet sont, comment dire, toujours à la case - on ne va pas la citer sinon ça me ferait dire du mal des gens.
Donc bon voilà, je suis un peu sur les rotules pour le moment, d'autant plus qu'avec le mois de septembre tous les gens sont rentrés de vacances et il y a plein de personnes à voir et de trucs à faire et que comme d'habitude je veux tout faire et je ne me laisse pas de temps de pause.
Parce que bon, on ne va pas dire que mes temps de pause traditionnels (le weekend, les soirs) sont occupés à la problématique exposée ci-dessus, mais c'est tout comme.
Starbucks!
Ah oui et mes essais de couture actuels sont catastrophiques, ça me déprime presque (c'est-à-dire que ça me déprimerait si j'avais le temps d'y penser mais luckily ce temps-là est pris par, disons, enfin vous savez quoi).
(Je ne vous dis pas la difficulté que j'ai eue de prendre une photo avec du soleil, je suis très très fière).

Thursday, September 08, 2011

Life is a collection of creations

Nous interrompons cette chronique mondaine pour vous informer de la récente entrée sur la bloggosphère d'Esmé. Mais si, vous voyez bien, Esmé!
Esmé shakes her coconut
Mais enfin, mais Esmé, quoi!
Dina Diva et Cindy Butt
Ah, voilà, il me semblait bien que vous saviez.
Son blog est ici et sur la sidebar, il parle des choses qu'elle aime faire... De la danse, de la musique, de la composition et de la cuisine, pour n'en citer que quelques uns! Il est rose, très rose, totalement rose; d'ailleurs on pourrait qualifier la vie d'Esmé comme une grande obsession de la couleur rose (c'est un peu comme moi et les motifs cupcakes). Et bon, il est rédigé à Londres, ce qui en soi devrait être suffisant pour que vous alliez y faire un tour...
(Esmé, je t'adresse un challenge, rédiger un post sur tous les trucs roses qui t'entourent. Obligé).

Wednesday, September 07, 2011

Les mariages de l'été - juillet

Je sais, ce n'est pas faire justice aux 20 invitations de mariage que j'ai reçues cette année que de n'en sélectionner que quelques uns, mais bon. Comme je l'ai dit, 20 mariages, ça occupe quand même sérieusement ses loisirs (même si en pratique ils y en a pas mal qui tombent en même temps donc finalement c'est plus aux alentours des 15). Donc je ne peux donc pas les passer sous silence... Et en même temps, je ne vais pas tous les décrire, au risque de transformer ce blog en un chronique mondaine, et sachant que certains mariés sont plutôt des frileux du net et n'apprécieraient de toutes façons pas. Donc bon. Quelques mariages, quoi.
Voici, dans la première catégorie, ma sélection du mois de juillet.
*** M. et N. ***
Acronyme qui ressemble curieusement à une marque de bonbons, et pour le coup, ce n'étaient pas les bonbons qui manquaient.
Bonbons!

Les mariés (que je félicite) ont décidé de remplacer le passage des zakouskis et le repas assis par de multiples petites échoppes où l'on va se servir quand on veut et dans les quantités voulues. Piège évidemment! Car du coup, on veut tester à tout, et comme c'est bon on reteste, et les quantités prennent rapidement des proportions incroyables. Pour ma part, j'ai testé les gaufres, les crêpes, les barbapapas, le stand de cappuccinos, le stand de foie gras, celui qui servait une petite tuerie de plat au saumon et taboulé, le stand fromages, le stand pizzas, le stand frites, et le stand cidre Stassens. Et le champagne passait de façon assez fréquente aussi, ça aidait à digérer.
Les mariés
Oh ça va hein, on a toujours dit que le régime c'était pour septembre, d'abord.
Les mariés sont partis en voyage de noces dans une petite deux chevaux customisée à travers la France. Et bon, à leur retour, tout le monde voulait entrer dans leur voiture. Surtout Strepy. Mais en même temps Strepy veut toujours tester les voitures de tout le monde (ben quoi, qu'est-ce que j'ai dit, c'est vrai).
De retour de voyage de noces
*** C. et F. ***
Acronyme qui fait vaguement penser à une compagnie ferroviaire suisse, et cela tombe bien! Car le mariage se déroulait en Suisse. (Je pense à tout dites donc).
Chapelle de Chandolin
Et paf! Comme vous pouvez le voir, le cadre bucolique parfait.
Après la cérémonie nous sommes allés prendre un apéro-champagne à un point de vue assez proche, ce qui était assez atypique je l'admets, car les points de vue en montagne j'ai plutôt l'habitude de faire ça en chaussures de marche et tenue de sport et pas trop en petits talons et robe de cocktail. Mais le changement était plus que le bienvenu, cela va sans dire. Ensuite diner au restaurant préféré de Strepy (décidément, c'est lui qui aurait dû faire la chronique) avec des spécialités du Valais passant de la viande des grisons au fromage, au pâté de chamois, au vin et aux abricots.
Desserts
Mmmmh abricots.
Ce qui nous a aussi laissé le loisir de constater qu'Isaure avait un nouveau doudou, et qu'il était difficile de le lui sortir de la bouche. La preuve en images.
1. ("Non mais tu pourrais enlever ton doudou, là?")
Isaure & Grégoire
2. (Ah ben, non.)
Isaure & Grégoire
3. (Non mais le doudou c'est très bien, mais tu n'as pas plutôt envie de jouer?)
Isaure & Grégoire
4. (Finalement, le doudou n'est jamais très loin).
Walram & lapin
Remarquez aussi comme Grégoire était beau, aussi, n'est-il pas.
Sur ce, je vous laisse avec cette petite égo-picture bucolique, et reviendrai très prochainement pour de nouvelles chroniques nuptiales, pour le mois d'août cette fois.
Ego picture

Thursday, September 01, 2011

Allez, juste pour vous, un article qui n'a rien à voir avec ma thèse mais qui me fait bien rire.

The Guardian (London) - Final Edition

December 15, 2004

Four cabinet ministers, three world leaders and a fox - a day in the life of 10 Downing Street

BYLINE: Oliver Burkeman

One of the strangest things about Britain's most famous front door is this: the vast majority of the time, the eyes of the world aren't on it at all. "I wouldn't say I switch off, exactly," said the solitary police officer guarding No 10 Downing Street - the man whose job it would be to hold back the hordes of television cameras, if there were any. "I prefer to say I'm like a coiled spring."

The glossy black door with the wonky zero is perhaps the pre-eminent icon of our political culture, the backdrop to a hundred handshakes between a grinning prime minister and visiting leaders. But the few high-profile images we see each week tell only half the story, and almost nobody is watching the other half. So yesterday the Guardian monitored the comings and goings for one full, frenetic day.

It may reaffirm your faith in British democracy to learn that all of the following came through (or at least up to the doorstep of) the same door over that time: four cabinet ministers, three world leaders, two senior European diplomats, a few dozen schoolchildren, a handful of vintage car enthusiasts, many large saucepans, a former BBC director general, the dry cleaning, a seemingly endless supply of upmarket sandwiches, and Ian Paisley.

The hinges start swinging early. It is still dark, at about 7.25am, when Godric Smith, the prime minister's official spokesman, shows up on his bicycle, clad in a fetching tracksuit that appears - by the light of the moon, anyway - to be pastel-coloured. It is an impressively early start to the day for Mr Smith, though not as impressive as that of his boss, the director of communications, David Hill, who can be glimpsed already inside. Both, however, make it to work earlier than the street sweeper, who turns up minutes later with a miniature dustcart, brushing away the needles from the vast Christmas tree adorning the prime minister's residence. (The first politician to make an appearance is Tessa Jowell, the culture secretary, who draws up in a silver Rover at 8.50am.)

There is something weirdly jarring in the contrast between the physical reality of the No 10 door and the celebrity status it has acquired. The academics and business people arriving for a breakfast meeting with the prime minister, to discuss city academies, seem amazed that they can freely pose in front of it, on the step like Tony and Cherie, without being hustled away.

On leaving shortly after 9am, though, they declare themselves underwhelmed by the food - "Fruit, mainly," says one. Nobody notices as Stephen Twigg, the schools minister, wanders out into the chilly air as if he is waiting for someone. Fifteen minutes later, he wanders back inside.

The police officers guarding the gates that seal Downing Street from public access wipe sleep from their eyes and rattle their automatic rifles.

The pace of well-known arrivals soon picks up: by early afternoon, Cherie Blair has left No 10, while John Prescott, Jack Straw, and the beleaguered home secretary, David Blunkett, have all arrived - although none of their departments, nor Downing Street, will reveal what they came to discuss.

But around half of all the entrances and exits are for reasons far more mundane. As well as deliveries of dry cleaning and Marks & Spencer sandwiches, there are the early edition of the London Evening Standard, a gift of two bottles of wine, and Royal Mail deliveries that a cynic might suggest were rather more frequent and well-organised than those enjoyed by the rest of the population.

You also see a highly disproportionate number of very desirable car licence plates. At 11.30, the Dutch ambassador arrives in a limousine bearing the licence plate NL1, to discuss the forthcoming EU council meeting with Kim Darroch, the prime minister's EU adviser. Minutes later, the Slovenian ambassador follows suit, with SLO 1A.

Shortly after noon, the pupils of St Mary's primary school, Morecambe Bay, arrive to pose on the steps - a brilliant potential photo opportunity for Mr Blair, but he is nowhere to be seen.

Next, Matthew Taylor, Downing Street's head of policy, leaves the building, which is confusing, at first, since he already did so a couple of hours previously and does not appear to have re-entered in the interim. In fact, though, there are at least two alternative entrances to 10 Downing Street, a fact that media-avoiding cabinet ministers have long exploited to their advantage. At 12.25pm, John Birt, the former BBC director general now working for No 10, leaves too.

At 2pm, a delegation of MPs from the All-Party Parliamentary Historic Vehicles Club arrives to deliver a petition about the taxation of historic vehicles. Mysteriously, the prime minister does not greet them on the doorstep.

By 3pm, the photographers and camera crews are beginning to gather in preparation for the appearance of Silvio Berlusconi, the Italian prime minister, resulting in a media encampment temporarily hijacked by Ian Paisley, whose thoughts on his meeting with Mr Blair seem of little interest to the Italian press. Mr Berlusconi and his entourage arrive late, slamming the doors of their 4x4s with ostentatious loudness, and there on the step, for the first time today, is Mr Blair, his smile unrelenting and his hand outstretched.

The same welcome is extended, over the course of the evening, to Ilham Aliev, the president of Azerbaijan, but not, soon afterwards, to a visiting fox, possibly stopping by to convey its gratitude for the government's hunting ban. Gerhard Schroder, the German chancellor, follows at 8.20pm.

But from the perspective of an entire day at Downing Street, these three key events seem like little more than an epilogue to many hours of frantic activity. By mid-evening, things are settling down - and somewhere, presumably, Godric Smith is reaching for his tracksuit.