Wednesday, August 31, 2011

Je ne suis pas très loin, hein...

Mais juste là j'ai une sorte de bronchite rhume et je suis un peu naze.
Un exemple?
"Single Market" vous traduisez ça par quoi? Ben moi j'ai écrit "marché célibataire".
Dooooormiiiir.

Thursday, August 25, 2011

C'est la saison des pommes!

(Enfin pas vraiment, seulement pour cette année, mais on va prétendre qu'on croit encore au retour du beau temps hein).
Oui.
Donc.
Voici la situation.
Ce sont trois nains qui s'en vont à la mine. Ils passent par le verger; c'est le chemin le plus court, c'est le moins loin, c'est normal : ce sont des nains. Le premier prend une caisse. Le second prend la branche d'un pommier. Et plopsa! Le troisième se retrouve avec une caisse entière de pommes à compotes.
Oh, un bac de pommes!
Que faire? M'en direz-vous. Facile. Des compotes, des crumbles, des cakes, des clafoutis, des jus, des tartes, du cidre... On a déjà tout essayé, même un porc au cidre et aux pommes, c'est vous dire. Mais au bout d'un certain moment, il faut se rendre à l'évidence: chaque récolte nous ramène des dizaines et des dizaines de caisses de pommes à cuire, et Alice n'aimant pas les pommes, nous n'avons pas l'équivalent de dizaines et de dizaines d'estomacs pour toutes les manger. Et si on n'y prend garde, les pommes pourrissent. Il nous faut donc nous résoudre à une technique efficace de dissémination rapide des précieux aliments. 
La première technique est assez simple: détourner l'attention de toute personne passant de près ou de loin à côté de la caisse et leur refourguer des pommes.
Exemple 1:
En libre service 1
Exemple 2:
En libre service 2
Cette méthode, bien qu'efficace, ne fonctionne qu'en période de grand turnover chez nous. 
C'est pourquoi il existe aussi une technique numéro deux: le service de livraison à domicile.
En cadeau 1
(Huhu j'ai mis du vernis rose vous avez vu?)
Cela ne manquera pas de faire des heureux, qui s'attendaient plutôt à ce que vous arriviez chez eux avec une bouteille de vin et qui cachent tant bien que mal leur frustration.
En cadeau 2
Technique numéro trois: En désespoir de cause, on peut aussi l'utiliser comme déco.
En déco
Et puis, if all else fails... Il reste aussi le bureau!
Au bureau
Vous l'aurez compris, si vous voulez des pommes, n'hésitez pas, on en a!
Et puis comme vous êtes gentils je vous offre aussi cette petite vidéo estivale. 

Monday, August 22, 2011

Le point de croix pour les nuls

Vous êtes quelques uns à m'avoir demandé comment, pratiquement, on faisait du point de croix, si j'avais suivi des cours, etc. Et bien à cela je vous réponds qu'il n'y a rien de plus facile que le point de croix! Sérieusement, pas besoin de cours, jusque quelques petits conseils avisés qui me viennent principalement de Diane et de Gaëlle (qui ont un copyright sur tout ce que je vais dire ci-après).
Etape 1
Choisir son matériel. Le mieux est d'aller chez Véritas, ils ont tout le matériel de base et c'est moins cher qu'ailleurs. Vous pouvez aussi aller chez CreaCorner si vous vous sentez un peu limités par le choix de Véritas, mais c'est plus cher.
1. Votre toile. Si vous n'êtes pas très branchés couture, sachez qu'il existe quantité de bavettes, essuies ou autres nappes prêts à l'emploi, avec une toile de broderie déjà pré-insérée. Sinon vous avez des rubans-toile, de largeur et longueur variables, à coudre sur l'objet désiré. Si vous voulez aller vers le grand format, il existe aussi des toiles vendues au mètre (qui se trouvent dans le rayon tissus chez Véritas, il faut le demander).
2. Votre patron. Dans votre nouveau boulot, sachez qu'il ressemblera plus ou moins à ceci:
Vous pouvez trouver des patrons DMC sur place assez basiques et simples à suivre, c'est pas mal pour commencer. Sinon contactez-moi, j'ai pas mal de patrons aussi.
3. Du fil. Les fils DMC sont ceux qu'on trouve le plus facilement et ils sont tous numérotés par couleur. Choisissez la couleur que vous demande votre patron.
4. Des aiguilles adaptées à la broderie, et si vous êtes vraiment motivés et avez envie de ressembler à votre mère et à votre grand-mère avant elle, des ciseaux pour broderie (pas nécessaire mais tellement plus drôle).
Et voilà, vous êtes fin prêts pour commencer!
Ah, oui, commencer. Vous vous sentez un peu désemparés? Il ne faut pas. Regardez votre patron, puis regardez votre toile. Chaque carré coloré sur votre patron représente un point de croix sur votre toile, et chaque trait représente, et bien, un trait (certains l'appellent un point lancé ou un point de piqûre, mais c'est si vous voulez paraitre professionnel). 
Etape 2
Commencez par préparer votre fil. Chaque fil DMC est en réalité un assemblage de six fils, et c'est bien trop gros pour ce que vous voulez faire. Séparez-le donc en deux ou en trois fils en fonction des motifs. Par exemple, sur le patron ci-dessus: je sélectionne trois fils pour faire les abeilles, deux pour faire la ruche (car le motif est assez compact et cela devient très compliqué avec trois fils qui donnent beaucoup d'épaisseur), et un seul pour faire les traits autour des abeilles. Pour Madame Bonheur dont je vous bassine depuis quelques posts: trois fils pour le contour noir, deux fils pour l'intérieur jaune. Mais chacun fait ce qu'il veut, c'est un peu au feeling. Une fois que vous aurez fait un ou deux motifs vous verrez ce qui vous convient le mieux.
Etape 3
Entrez dans le vif du sujet. Il est de notoriété publique que le point de croix s'effectue en faisant une croix avec son fil. Mais si je vous apprends quelque chose, alors voici une illustration détaillée (et le lecteur remarquera ici ma motivation à lui faciliter la vie, quand même). Imaginez-vous un carré sur votre toile.
1. Faites sortir l'aiguille.

2. Rentrez-la dans son coin opposé.
3. Faites sortir l'aiguille par un autre coin.
4. Rentrez-la dans le coin opposé.
Et voilà, vous obtenez une croix, et mieux, un point de croix! 
Facile, facile.
(Bon, dès qu'il s'agit de faire une rangée, les pros ont une technique différente, mais de toutes façons pour cela vous devrez investir dans des motifs, donc dans un manuel, et ce sera expliqué).
Etape 4
L'interminable débat sur les nœuds. Le but évidemment est d'éviter que votre motif ne prenne trop de volume, afin de pouvoir quand même le repasser de temps en temps. Mais en même temps il faut que le motif ne se défasse pas, car avant de le repasser le motif est souvent lavé (j'ai ouï dire qu'une bavette passait tous les deux jours à la machine, alors bon...). Les manuels de pros vous diront, au moment de commencer votre motif, de ne pas faire de nœud du tout, de coudre par dessus le fil, et quand vous terminez de glisser le fil sous les quatre derniers points. Mais bon là aussi chacun a sa méthode, perso je fais un noeud au début, mais essayez quand même de ne pas accumuler trop de volume à l'arrière de votre toile.
Conseil pratique
Il vaut mieux toujours estimer les dimensions d'un motif avant de le commencer. Si vous avez une toile aux dimensions relativement définies (par exemple sur une bavette), cela vous permettra de centrer votre motif ou de ne pas manquer d'espace. Pour cela, comptez le nombre de points à broder sur votre patron, tant en hauteur qu'en largeur. Puis, comptez le nombre de points sur votre toile. Voilà.
Et là où je me la pète un peu
Au bout d'un certain temps, évidemment, vos créations commenceront à se cumuler et il vous faudra organiser vos couleurs.
La boite est une boite vintage qui vient du grenier de chez mes parents! Mais bon, si vos parents n'ont pas ça, vous le trouverez chez Véritas. 
Et que je vous prévienne, en fait...
En dépit du miniaturisme apparent de certains motifs, le point de croix va vous prendre du temps, beaucoup de temps! Mais une fois qu'on a fait deux ou trois motifs et qu'on a un peu la main, on peut le faire presque sans regarder, devant la télé ou en parlant à des gens par exemple. Ca vous occupe les mains et vous empêche de chipoter et/ou de grignoter. Mais bon, assurez-vous que la personne à qui vous parlez aime un peu la broderie, sinon ça fait vite asocial.

Si vous avez un peu de patience, donc, vous allez kiffer grave! Bon amusement, n'hésitez pas à me demander des patrons et à me montrer le résultat! Evidemment par reconnaissance j'accepte avec joie vos offrandes de produits finis sur le thème de mon prénom, ou bien que vous appeliez vos futurs enfants "Sybille". Mais c'est vous qui voyez.

Saturday, August 20, 2011

J'ai retrouvé les fils à broder de Granny

Ces fils sont rangés au même endroit depuis ma naissance ou même plus tôt... Je trouve que c'est un hasard extraordinaire que je tombe dessus justement au moment où je me mets à broder, des années plus tard! En plus je constate que ma grand-mère et moi travaillons avec la même palette de couleurs... Vous voyez par exemple qu'elle utilisait le 743; je l'utilise aussi!

Bon, et sinon, votre mois d'août, ça marche?

J'avoue, j'avoue, je n'ai pas été la plus assidue à l'update du blog ces derniers jours. Que voulez-vous, quelques facteurs ont perturbé mon organisation parfaite...
1. Il a fait (parfois) (acceptablement) beau (enfin, suffisamment pour que j'aille tester mon nouveau vélo entre les gouttes).
2. Je suis en train de me pencher sur l'album de mariage d'Alice (quelqu'un peut m'expliquer pourquoi le site de photo m'a téléchargé 780 photos mais ne m'en développe que 630? On n'est pas sortis de l'auberge).
3. Et sur quelques projets au point de croix (noooon Sybille c'est vrai?)

Mais enfin, comme je suis bonne et généreuse, je vais vous livrer en toute exclusivité quelques photos en vrac.
Twingo!
iiiiiii une Twingo comme celle que j'avais (nostalgie, nostalgie). Oui j'étais à perpette sur cette photo, je suis au courant.
Chaussures
Les jolies chaussures de... Ah mais de qui? Le prix de l'excellence mondaine à qui sait les reconnaitre.
Danio-Obama-Fourchette meet
Un Danio-Obama-Fourchette meet (assez difficile à prendre en photo d'ailleurs).
Poulet
Quelques beer butt chickens à la Jamie. N'appelez pas le Comité contre la Dégradation de la Dignité des Poulets, regardez plutôt comme ils ont l'air heureux.
Adélaïde
Adélaïde (ôôôôôÔÔÔôôôôô). Adélaïde qui est d'ailleurs l'heureuse bénéficiaire de plein de projets au point de croix (un seul venant de moi pour l'instant, mais ça va s'améliorer).
Danio
Et, heu, un vampire.

Thursday, August 18, 2011

Les amis, j'ai une grande nouvelle pour vous...

... J'ai un nouveau vélo.
Nouveau vélo!
Weeeeeeee c'est parti pour de grandes promenades (c'est quand vous voulez). Il y a plein de possibilités de parcours à partir du parc de Tervuren et c'est quasi la campagne profonde au bout de 15 minutes, c'est super cool...

Work in progress

Thursday, August 11, 2011

Vintage, vintage.

Et hop! Que voici une photo que j'ai retrouvée par hasard (et pas du tout en fouillant les albums photos de ma mère dans le but d'y trouver du dossier sur un certain cousin qui vient de se marier). Elle date de 1984. On y voit mon père (avec de magnifiques chaussettes) examiner un vélo avec son pote Zep. Le vélo et le pote Zep sont toujours là, presque trente ans après, d'ailleurs. On y voit aussi mon ancienne maison qui malheureusement a brûlée depuis, avec les belles roses que Maman passait des heures à entretenir, et une aquarelle de ma grand-mère dans le couloir. Et puis un tout petit machin, là, qui se balade partout (et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ce petit machin, c'est moi). 
Il m'a fallu un peu de temps pour sortir de cette phase adolescente de je-suis-plus-cool-que-mes-parents et de être-jeune-maintenant-ce-n'est-plus-la-même-chose-qu'être-jeune-à-leur-époque, et pour voir cette photo selon l'oeil de, ah tiens c'est marrant, que faisaient mes parents quand ils avaient mon âge? Et bien, c'est assez drôle à regarder, car 1. ils font toujours les mêmes choses maintenant (du vélo pour mon père, prendre des photos pour ma mère), et 2. il y a des choses qui sont indémodables. Mine de rien nous aussi on fait aussi du vélo le weekend (ou on court, selon), on a aussi des enfants en bas âge (enfin surtout les autres), et enfin, si d'aventure ce modèle de petite robe venait à se revendre dans les magasins... Je serais la première à me jeter dessus. (Très bon choix Maman, tiens d'ailleurs tu ne sais pas où cette robe se trouverait actuellement?)

Wednesday, August 10, 2011

Bon ben voilà, ça se calme (à Londres en tous cas)

Contrairement à ce que je l'avais pensé, les émeutes du Nord-Est et du Sud-Ouest ne se sont pas rejointes diagonalement à travers le centre de Londres, mais l'ont contourné par le Sud-Est. Sur cette carte on voit en bleu les événements du weekend, et en rouge ceux de la nuit de lundi à mardi. En orange, une seule incidence pour la nuit passée. (Source)
J'ai eu un peu de mal à comprendre leur stratégie. J'aurais été à leur place et j'aurais voulu faire passer un message, je serais allée faire du bruit du côté où cela aurait eu un impact. Genre, les ministères ou les banques, quelque part dans le centre. Mais à la place ces jeunes se tournent contre leur propre communauté. Ce qui me fait penser qu'ils n'ont pas de stratégie. Ce sont des jeunes qui n'ont rien à faire et rien à perdre. Ils restent là où ils sont, le long des rues commerçantes, et vont piller les magasins devant lesquels ils passent pour se rendre au métro, surtout de matériel électronique, de téléphonie mobile ou de vêtements de sport. Une petite pensée à la famille Reeves, qui a tout perdu suite à l'incendie volontaire de leur magasin plus que centenaire. Et dans une moindre mesure à l'ami Jamie, dont le resto de Birmingham a été saccagé, mais bon on va dire que vu son empire financier ce ne sont pas quelques vitres brisées qui vont le ruiner.
Ce qui surprend c'est là où ça éclate. Bon, à Lambeth, Lewisham ou Elephant & Castle, ce n'est qu'une histoire de plus de coup de poignard ou de jeunes à problèmes. Mais à Clapham par exemple, quartier jeune, dynamique et un peu bobo (équivalent belge, on va dire, le Chatelain), tout a été mis à sac.
J'ai checké avec mes amis sur place, ils vont tous bien. Certains se sentent juste un peu forcés de rester barricadés chez eux ou au bureau en écoutant les voitures de police passer. Mais ça se calme, cette nuit a été super calme (en même temps 16.000 policiers dans les rues ça calme bien, le seul endroit où il y a eu un incident est à Canning Town qui est juste l'endroit le plus au milieu de rien qu'on puisse imaginer). Les journalistes se déplacent à Manchester, et tout le monde sait bien que c'est là où les journalistes sont que les émeutes ont lieu.
Aujourd'hui, un Waterstones disait: "We are staying open and if they steal our books they might learn something".

Tuesday, August 09, 2011

London is burning

La première fois que je suis arrivée à Londres était en 2006. A ce moment-là, je vivais dans la périphérie au Nord-Ouest, zone tranquille; toute la zone à l'Ouest de Londres a toujours été très tranquille. En 2007 j'ai déménagé au Sud, quartier réputé chaud; je l'ai trouvé pauvre, certes, et chaud de façon localisée (ne visons pas Elephant and Castle ou Lambeth). Tous les jours je prenais le bus à travers ces quartiers pour me rendre dans le centre et voir la métamorphose progressive des bâtiments et des gens au fur et à mesure du trajet. La plupart de mes amis de l'époque habitaient également au Sud. La LSE avait des hall of residence à Borough, à Tower Hill et à Southwark. Esmé habitait Stockwell, Audrey habitait Brixton.
Brixton, vous devez en avoir beaucoup entendu parler ces derniers jours. A l'époque, le quartier avait une mauvaise réputation, mais Audrey insistait que l'endroit avait changé; et en allait lui rendre visite on ne pouvait qu'être d'accord avec elle: de superbes bâtiments de la Belle Epoque, petits appartements ou même petites maisons de maître où il fait bon vivre, vraiment un joli quartier. Et signe suprême de sa sécurité nouvelle, une multitude de chaines récemment ouvertes qui avaient jugé le quartier assez sûr pour s'y installer. C'est assez ironique de voir que ce sont ces chaines qui se trouvent maintenant les cibles des émeutiers. Plus là dessus plus loin.
Cet été, je suis allée vivre au Nord (on va dire, au Nord Nord, la partie bourgeoise, parce que bon on a beau dire que Tottenham est au Nord, je vous assure qu'on ne parle pas de la même chose), et je suis allée travailler à l'Est. Et en quatre ans l'Est était devenu the place to be. Tous mes nouveaux collègues y habitaient. J'y faisais de longues promenades et de mémorables sorties nocturnes. La cause? Sur le long terme, l'arrivée prochaine des jeux olympiques à Stratford, qui avaient mené à un énorme investissement dans le quartier et à une hausse de l'immobilier. Sur le court terme, l'ouverture d'un nouveau overground reliant les quartiers d'Hackney et Dalston au centre. Mais tout cela était encore très récent, tout était encore en construction, comme une promesse d'une nouvelle ville dans la ville. J'ai été frappée de voir que contrairement à Brixton, aucune chaine n'y avait encore mis le pied, on y achetait tout chez des vendeurs turcs locaux. Mais leur faillite prochaine était annoncée avec l'ouverture prochaine d'un Marc & Spencer, d'un Tesco, et d'un restaurant Jamie Oliver.
Et maintenant, en août 2011. Je suis à Bruxelles, mais j'ai les yeux rivés sur la propagation de la violence à Londres. Elle a commencé à Tottenham, au Nord-Est. Un jour après est descendue presque naturellement vers Dalston et Hackney, le long de la route principale qui relie Tottenham au centre de Londres. (Route que j'ai empruntée lorsque j'ai marché de Finsbury Park à Hackney). Pour l'instant elle stagne plus ou moins à Stratford. Puis un deuxième foyer a éclaté à Brixton, population similaire, mais qui se trouve très très loin, à son opposé géométrique, genre comptez une heure de trajet.
Petite carte pour illustrer mes dires, qui doivent vous sembler très hermétiques (oh ça va c'est mal fait mais c'est artisanal hein)
Mis à part retracer le parcours de la violence, les médias n'ont qu'un mot à la bouche: mais pourquoi font-ils cela? Certains y voient une opportunité prise par la racaille de Brixton de piller toutes ces chaines qui se sont installées là mais qui restent trop chères pour eux; ça peut expliquer certains comportements (la première cible ayant été la chaine Curry's, une sorte de combo entre Vandenborre et the Phone House, qui vendaient des iPhones; suivi par des branches de O2, un réseau de téléphone qui vendait... des iPhones). Mais je pense qu'il y a une insatisfaction plus large. Quand je suis arrivée en avril, il y avait un climat de frustration ambiante à cause des réductions budgétaires du gouvernement, notamment en ce qui concerne le financement des universités. Les manifestations n'avaient rien changé, il faut dire que la culture des grèves et de la syndicalisation est beaucoup moins développée en Angleterre que dans certains pays limitrophes. Il y avait une sorte de sensation désagréable que le gouvernement, dans sa volonté de limiter ses dépenses au strict essentiel, avait comme oublié d'investir dans l'avenir de sa jeunesse. C'est mon avis personnel, mais je pense que les émeutes n'ont plus rien à voir avec des émeutes raciales comme dans les années 1980s, et comme l'incident qui les a déclenchées pourrait laisser penser; ce sont des émeutes socio-économiques, une jeunesse frustrée face à un cout de la vie croissant et à des opportunités d'avenir de plus en plus maigres. D'accord, les classes socio-économiques les plus défavorisées sont souvent racialement définies. Mais en même temps je trouve cela assez révélateur que la première des cibles ait été des magasins vendant des iPhones; symboles d'un statut social plus élevé, pouvant être revendus facilement et chers.
L'évolution? Je crois que les émeutes vont entrer vers l'intérieur de Londres via la route reliant Dalston à Angel, puis Angel à King's Cross, ou pour le dire plus rapidement, le long de la Victoria line entre Tottenham Hale et le centre. Et puis à partir du Sud depuis Brixton, de l'autre côté de la Victoria line depuis Brixton vers le centre. Pas étonnant que la Victoria line soit temporairement fermée, on va dire. Mais j'espère en même temps que je me trompe et que cela va se calmer avant d'en arriver là...
Pour votre info, la Victoria Line est la ligne bleue claire reliant le Nord au Sud de Londres.

Friday, August 05, 2011

Et sinon, la thèse, ça marche?

Avant de vous parler du fameux mariage de Charlotte et Frédé, pour lequel je vous tiens en suspense pendant une semaine, je vais d'abord vous parler de moi. Mais si, de ma personne. De un, c'est un sujet qui m'inspire, et de deux, c'est mon blog, j'ai le droit.
Petite blague à part (Diantre que je me sens d'humeur taquine), c'est surtout pour vous mettre à jour, parce qu'on me demande souvent si la thèse ça va mieux, depuis un post en avril où je me plaignais de la difficulté d'entrer en contact avec mes répondant. Je ne veux pas vous donner l'impression que ce job est absolument horrible et déprimant, hein! J'adore ma thèse, je n'y vois que des avantages. Il est vrai que chaque début de terrain est un peu difficile, mais avec du temps et de la détermination on arrive à tout...
En l’occurrence, mon terrain londonien a été un succès. Via un PV de réunion parlementaire de 2001 j'ai pu identifier un ancien chef de service qui m'a redirigé vers un responsable qui m'a redirigée vers un autre, qui s'est avérée être ze source... Puis j'ai trouvé d'autres contacts via des académiques, en lisant leurs articles puis en les rencontrant pour en discuter. Et à chaque interview que je faisais je demandais des contacts, qui ont parfois débouché vers d'autres interviews qui ont débouché sur d'autres contacts. C'est un vrai travail d'investigation, on se sent un peu comme un détective. Bon, ici, j'ai eu la chance que la majorité des anciens responsables aient accepté de me parler. Le Royaume-Uni avait le bon rôle dans toute cette histoire et personne n'était sur la défensive, c'est aussi un peu pour cela que j'avais décidé d'en faire mon premier terrain. 
L'étape suivante: la France. Je ne sais pas du tout ce que je vais y découvrir, mais qu'importe ce suspense, je pars à Paris de novembre à janvier en échange interuniversitaire avec Sciences Po. D'ailleurs, si d'aventure vous habitez à Paris et avez un canapé-lit, ou faites de fréquents aller-retour en voiture sur Bruxelles sachez que je vous aime à l'avance; mes chances d'obtenir une bourse sont jusqu'à présent assez incertaines, mais bon, en même temps au mois d'août on ne sait pas faire avancer l'administration vous allez me dire.
Bon et sinon depuis juillet et jusqu'au mois d'octobre, je suis à Bruxelles. Je n'ai plus de vacances prévues, mis à part un road trip en France à l'occasion du mariage de ma cousine. J'ai pris un nombre aberrant de kilos sans avoir forcément changé mon quotidien, et je blâme entièrement les mariages et mon séjour à Londres ayant occasionné des excès qui, ajoutés à ma gourmandise naturelle, font que je ne rentre plus dans ma garde-robe d'hiver. 
Remarquez par ailleurs la tristesse de cet aveu: garde-robe d'hiver. On va diplomatiquement dire que je ne perds pas espoir de pouvoir un jour ressortir ma garde-robe d'été en été, mais avec la météo actuelle c'est plutôt compromis.
Pour l'été prochain, je me dis qu'il faut que je fasse un grand voyage. Cela fait deux ans que je n'en ai plus fait et malgré tout, avec une semaine par ci et un long weekend par là, on ne récupère pas beaucoup... Et finalement en étant fatiguée au quotidien la productivité souffre plus que si j'étais partie une bonne fois pour toutes pendant bien longtemps. Donc si vous avez des propositions n'hésitez pas non plus, je suis preneuse!
Voilà, c'était tout pour le moment.
Ah oui, on est en plein dans la récolte des prunes chez mes parents. Vous allez me dire, des prunes, un fruit d'automne? Que voulez-vous, il n'y a plus de saisons.

Thursday, August 04, 2011

By the way, il parait que ceci serait une plante rare?

Edelweiss rose
Pour ma mère, ceci est un edelweiss rose. Pour internet, l'edelweiss rose n'existe pas... (Sorry Maman). Donc, bon. Cela reste un mystère...

Wednesday, August 03, 2011

Et sinon, en Belgique, ça marche?

Ben oui, la vie suit son cours, la famille ça va, tout ça. Voici quelques petits highlights de la semaine passée (ben oui j'ai du retard dans ce blog et je l'assume, pas de violence, c'est les vacances).
La petite Adélaïde est venue rendre visite à mes parents, qui étaient tout contents.
Adelaïde
(Babysitters gratuits, avis à ceux qui ont des bébés).
J'ai acheté full miel artisanal à une amie qui a des ruches chez elle, c'était plutôt cool, et le miel est plutôt bon (Contactez-moi si vous voulez ses coordonnées, je pense qu'elle en a encore).
Miel
Je suis hyper admirative des gens qui parviennent à faire ce genre de choses, car ma maitrise de la nature se limite bien malheureusement à ceci:
Fleurs
Il était temps vous allez me dire, depuis avril que je me dis que je vais le faire, des fraises sauvages avaient commencé à pousser dans ce bac, et un nid de sortes de mouches/abeilles/fourmis (des insectes très bizarres, en tous cas) s'y était pleinement établi. Bon malheureusement une semaine plus tard ces plantes sont en train de décéder doucement, malgré la notice pourtant claire, "balkonbloomen", je ne comprends pas. Mon coloc me dit que les campanules ont souvent besoin d'un sol plus schisteux et que bon, nos bacs ne sont pas comme qui dirait situés mi-ombre, alors c'est normal qu'elles meurent (booooo triste).
Ah et sinon mes parents ont pu temporairement accueillir Jacques et Daniel, résidus du camp louveteau de mon frère, qui sont restés là deux jours avant de partir vers le poulailler d'un de ses amis.
Jacques et Daniel
Funky crête en tous cas.

Et hopla, une petite vidéo de Walram


Walram from Bibil on Vimeo.
Il ne se passe pas grand chose dans la vie d'un bébé, ça doit être un peu frustrant à la longue.

Tuesday, August 02, 2011

La suite de la Suisse

Oui, je sais, j'ai quelques posts de retard, alors autant y aller méthodiquement et commencer dans l'ordre par celui que j'aurais dû écrire il y a dix jours.
Notre expédition dans l'Oberland étant donc tombée à l'eau (huhu - ben quoi?), nous n'avons eu d'autre choix que de retrouver ma mère qui se trouvait à Verbier, avec nos sacs trempés et nos imperméables totalement perméabilisés. Et à Verbier, devinez quoi? Il faisait beau. Enfin, plus ou moins. C'est-à-dire qu'au niveau des magasins et des terrasses il faisait beau, mais au niveau des promenades, non.
(Dgé, tu aurais kiffé grave).
Nous avons donc été forcés contre notre gré à faire des parties endiablées de Pentago (malade ce jeu, je vous le conseille fortement). Vous pouvez d'ailleurs voir que là, au tour suivant, Cédric allait gagner - à moins que ce ne soit au tour d'Alice de jouer, dans lequel cas c'était elle qui gagnait. La stratégie de Maman dans tout cela m'apparait plus qu'incertaine, mais pour son honneur, elle s'est bien rattrapée par la suite.
Pentago
Et sinon, on a aussi beaucoup mangé de fondue.
Fondue!
Et heu, nous avons pu apprécié toute la beauté des ronds de serviette.
Ahem.
Nous avons aussi quand même pu faire quelques belles balades en restant au niveau des alpages, comme par exemple du côté du plan du Fou.
D'ailleurs, là vous voyez les alpages,
Alpage
Là vous voyez le plan,
Vue depuis Mayens de Riddes
Et là vous voyez le Fou.
Le Fou
Et bon, quand vraiment il faisait dégueu, on pouvait toujours regarder le tour de France!


Tour de France from Bibil on Vimeo.

Bon mardi à tous, profitez bien du soleil, d'ailleurs vous ne devriez même pas être en train de lire mon blog, qu'est-ce que vous faites devant votre écran là?