Saturday, July 30, 2011

Et bien juste là, actuellement...

Il y a l'une d'entre nous qui est en train de dire oui. Les autres sont sans doute en train de déguster un fromage montagnard avec un petit verre de fendant (qu'est-ce que j'en sais, ceci est un post programmé).
Sweet 16
La photo a été prise en 2000, si vous voulez tout savoir.

Wednesday, July 27, 2011

La Suisse, donc.

Donc.
Nous étions partis pour la Suisse, avec comme but initial de faire ceci:
Le tour du Wildhorn en quatre jours. Challenge challenge, il s'agissait d'un parcours un peu plus difficile (lire: vertigineux) que notre précédent Tour des Combins, et qui allait sérieusement mettre à l'épreuve nos muscles et articulations de citadins dans la vie "active" (qui, nous le savons bien, n'est active qu'intellectuellement). Les prévisions météo n'étaient pas folichonnes, mais ce n'est pas grave, on décide de quand même tenter le coup.
Donc. Premier jour, nous garons la voiture au barrage de Sanetch, enfilons notre complet de pluie (car oui, il pleut), prenons quelques barres énergétiques pour nous donner du courage, et hop hop hop! On commence par descendre, puis monter, puis descendre, enfin normal quoi. La définition même de la marche en montagne, c'est que tout ce que tu descends tu devras le remonter, et vice-versa.
Entre Sanetch et Hind Wispile
Contrairement à toutes nos attentes, les chevilles d'Alice se tiennent tranquilles, et ce sont les genoux du Zouzou qui souffrent. Au bout d'une heure de douleur lancinante, il accepte, non sans dépit pour sa fierté masculine, de porter une genouillère. Au final tout le monde se porte bien, une personne aura des marques de bronzage bizarres au niveau du genou, et se profile une sombre histoire de gourde qu'on ne veut plus utiliser (mais ça n'a rien à voir avec le reste).
Bug!
Le tronçon Sanetch-Geltenhütte est en somme un peu sportif (surtout la "promenade de santé" sur la fin, 2h de montée raide pour arriver au refuge), mais pour les gens qui souffrent du vertige (comme moi) c'est impeccable: larges sentiers, ravins à distance. Et la vue est à couper le souffle, malgré les nuages menaçants.
Vue depuis Hind Wispile
Il y a plein de chutes d'eau entre Lauenensee et Geltenhütte, on se croirait dans un autre monde!
Vers Geltenhütte
(Cette photo a été prise juste avant la "promenade de santé" susmentionnée. Oui, la réponse est que la cabane se trouve très loin au dessus de cette petite chute).
Vers Geltenhütte
Et finalement, entourée d'un halo de lumière céleste (enfin presque) se découvre notre point de chute, merci Saint Genoux, et en enlevant nos chaussures on se rend compte directement que le lendemain, on va beaucoup moins rigoler.
Geltenhütte
Mais à ce que cela ne tienne: on a des bières, des magazines à thème alpin, un jeu de Uno, un repas gastronomique avec un de ces veloutés aux champignons ("non mais le plat principal on ne se ressert qu'une fois, hein" nous a dit la gardienne après notre troisième demande de refill), et plein de produits frais, on se demande comment ils sont acheminés jusque là (on mise sur un système de poulies un peu caché des regards).
Geltenhütte
Le lendemain, les courbatures se font sentir, on fait comme si elles allaient passer sans stress et on entame le second tronçon: Geltenhütte - Iffigenalp.
Vue sur Lauenensee depuis Geltenhütte
Nous nous retrouvons très rapidement dans un sympathique alpage totalement typique, ronronnant perpétuellement au son d'un petit générateur électrique, et alimenté par un système de poulie artisanal que nous avons pu cette fois-ci admirer de près.
On y trouvait aussi des porcs.
Porcs
Ainsi que des vaches.
vaches
Enfin, nous arrivons à un embranchement, indiquant tous deux Iffigenalp, mais l'un plus long et l'autre plus court. A côté du plus court, en signe d'indication, il est quand même écrit "Vorsicht". "Bah, ça n'a pas l'air terrible" dit Papa malgré mes protestations multiples (j'ai le VERTIGE j'ai dit). Alors bon, on y va quand même.
Vorsicht!
Oui, en effet, ça, c'était la partie qui n'avait pas l'air terrible. Mais après ça j'ai vite arrêté de prendre des photos, j'ai plutôt opté pour l'option "lutter pour ma survie", qui consiste à avancer au maximum avant que mon cerveau ne puisse enregistrer le vide en dessous de moi, parce que si je me laissais le temps d'y réfléchir, j'étais paralysée, c'était foutu, je ne savais plus avancer. Donc bon. A fond de balle sur des sentiers dont la taille faisait la moitié de la largeur de ma chaussure, juste à côté de ravins abrupts, mes muscles poussés par l'adrénaline, autant vous dire que je faisais une meilleure performance que les dopés du Tour de France. "Le problème avec toi c'est que tu t'imagines dans le ravin" me dit Papa. Non mais un peu, oui. On se trompe de chemin, il faut faire demi-tour, l'option "face à la montagne" n'est clairement pas permise car le chemin fait 5 cm à tout pêter, et hop vas-y qu'on se retrouve au dessus du vide, sans être encordé, j'en suis encore malade rien que d'y penser. Ma soeur a kiffé par contre, elle s'était crue au Parc Aventure à Wavre - la sécurité en moins, quoi.
Arrivés au sommet, on voit ceci.
Nur für geübte Berggänger
Nur für geübte Berggänger.
SANS. BLAGUE.
Vous pouvez le voir à ce stade, le ciel était carrément sombre, et la pluie se mettait à nous retomber dessus. Tout ce que je peux vous montrer c'est ceci, avant notre petit détour par Wildhornhütte, où nous nous sommes arrêtés pour manger au sec.
Vue sur le Wildhorn
Et après mon appareil photo était au fond de mon sac entouré par 3 sacs plastiques, et nous sommes descendus sous la pluie battante et dans le brouillard complet vers Iffigenalp. On était assez lents, les genoux de Cédric se manifestaient à nouveau, et mes muscles totalement tétanisé par leur expérience du matin refusaient de coopérer. Enfin, avec l'exception du moment où je me suis fait charger par un troupeau de chevaux (véridique), là bon l'adrénaline est revenue et je me suis barrée vite fait.
Bon, le soir-même, à Iffigenalp, le moral était un peu bas, mais ça s'est vite arrangé à la perspective d'une douche, d'un poêle et d'un chocolat chaud. Nous avons pu jouer avec les cochons au jeu de "cochon-cochon", qui consiste à s'approcher d'un cochon, lui dire "cochon-cochon" et le voir détaler.

Cochon Cochon! from Bibil on Vimeo.

Le soir, on nous a servi du cochon (oh tiens, justement), cuit en hypocuisson à 80°C pendant 12 heures, un délice. Et une crème au chocolat, aussi.

Crème au chocolat from Bibil on Vimeo.

Le lendemain, malheureusement, il pleuvait toujours autant, sans perspective d'amélioration pour les prochains jours. Il avait neigé 10cm de neige sur le col que nous devions emprunter, au point où le refuge de notre prochaine nous a conseillé de rebrousser chemin, même si mon père insistait que nous étions des geübte Berggänger (heu, objection). Nous avons donc dû couper court à notre parcours, et prendre un bus, puis un train, puis un autre train, puis un bus, puis un téléphérique pour retrouver notre point de départ.
Le retour
Bon, au final, on avait quand même mal partout, et j'avais été checker des images du Col des Audanes que nous devions prendre le lendemain, avec toutes ses petites cordes et échelles au dessus du vide, et ça ne me faisait pas vraiment rire. Et il a plu sur l'Oberland pendant toute la semaine où nous étions en Suisse. Donc bon, on a pris la bonne décision. Enfin, il aurait fait beau que nous aurions peut-être eu la chance de passer par certaines localités:
Sur le Sex
Sex Rouge
Sex Noir
Pro du Sex
Allez, ce sera pour la prochaine fois!

Wednesday, July 20, 2011

Non mais il NEIGE quoi.

Bon, ben les petits amis, sachez que si chez vous il pleut, chez nous ici il neige. Si si, il neige. Je vous jure.
Donc du coup au lieu de me les peler en Suisse allemande en haut du col des Audannes, complètement paralysée par le vertige sur ces petites échelles de fortune et battue par les vents glacés, je me retrouve en train de faire des mondanités à Verbier en mangeant des röstis, en parlant français et en buvant de l'abricotine (pauvre de moi, me direz-vous).
Vous auriez donc deviné que j'ai parlé allemand pendant deux jours. Principalement pour demander si je pouvais avoir encore de la soupe ou bien les horaires de train. Mais ces Suisses allemands parlent tous le français de toutes façons, ils ne me laissaient jamais dire plus de deux phrases, c'était très frustrant.
A l'attention de Strep: en Suisse allemande il y a plein de lieux dits qui s'appellent Fang, et qui se prononcent comme moi je le prononce.
Plus de détails plus tard, là je suis demandée à un jeu de Pentago.

Friday, July 15, 2011

J'ai un nouveau jouet

J'avoue avoir fait une dérogation fondamentale à ma philosophie de base, qui est de ne pas acheter du neuf sauf si l'objet que je cherche à remplacer est cassé au delà de toute réparation et que le neuf ne constitue que la seule option possible.
(Ce qui est arrivé avec ma voiture, mes deux appareils photos précédents et avec tous mes ordinateurs. On ne dira rien au sujet du téléphone, hum hum, lalalalaaaa). Et donc, exaspérée d'une technologie qui n'acceptait plus les cartes mémoires fabriquées après 2008 (vas-y que je survis avec une carte de 1Gb de 2004, c'est pratique), qui n'entrait pas dans mes sacs à mains et dont le zoom avait grand besoin d'être huilé, j'ai acheté...
(Suspense)
(En fait pas vraiment parce que vous avez sans doute vu la photo avant d'avoir lu le texte)
Nouvel appareil photo!
Un Canon Ixus 115 HS de couleur bleue.
Comme vous pouvez le constater, il est équipé de l'option "Couleur contrastée" (que j'affectionne tout particulièrement), mais aussi de deux trois autres petites nouveautés, comme cet effet rétro:
Danio
Ou l'option "Fish Eye"
Grass
Qui, à mon avis, va être utilisée à outrance dans les prochaines semaines. (Parce que là vous ne voyez pas très bien tout le potentiel de cette nouvelle fonction).
Par rapport à l'ancien, cela me fait aussi deux fois plus de méga pixels, deux fois moins sa taille, et une carte mémoire de 16Gb fabriquée en 2011 (ô bonheur).
Et en plus de cela... Etes-vous prêts à l'apprendre?
Oui? Non? Oui?
Et bien... Je suis... en.........
VACAAAAAAAANCES!!!!!!!! (Youuuuhouuuu danse de la joie et esbaudissements dans les chaumières)!
Danio
Je pars pour une semaine, je reviendrai svelte et reposée (et avec de solides marques de bronzage randonnée).
FREEEEEEEEEEEEEDOOOOOM!!!!!

La récolte!

Enfin, celle de cette semaine, seulement. Dire que j'étais parvenue avec succès à expédier celle de la semaine passée dans une soupe... Il y en a plein d'autres maintenant!

Thursday, July 14, 2011

Aaaah manger.

En ce jour de pluie, de publication des résultats du concours de notariat au Moniteur Belge, et de fête nationale française, je voulais vous faire part de ma découverte la plus récente (grâce aux Merri sans qui cette merveille culinaire serait à jamais tombée dans l'oubli):
Ainsi que partager une petite adaptation d'une recette de Marabout ("5 Fruits et Légumes par Jour" si je ne m'abuse).

Pour 4 personnes (dans la recette originale ils disaient 6, mais bon, il faut croire que j'ai des amis qui mangent pour plusieurs personnes).

Ingrédients:
4-5 tomates
2 avocats
2 boules de mozzarella
2 pêches
olives noires dénoyautées et coupées en petits morceaux (optionnel)
jus d'un citron vert
crème de balsamique (aux fruits ou naturel)

Coupez le tout soit en lamelles, soit en dés, puis arrosez le tout de jus de citron vert. La crème de balsamique n'est là que pour décorer, parce qu'en soi c'est super bon même sans! Et voilà, simplissime, super bon, et tout à coup quand le dernier coloc revient du boulot à 21h éreinté de sa difficile journée, on se rend compte qu'en fait on ne lui a rien laissé, le condamnant à se chercher un durum dans le dépit complet.
(Bon, les absents ont toujours tort, en même temps).

Bonne pluie à tous!

Friday, July 08, 2011

A la base, il devait s'appeler Mini-Sybille.

Mais le destin en a joué autrement, et voici qu'est né le petit Walram, le 5 juillet 2011, 54 cm et 3,610 kg (pour être très précise). Pour mettre fin à une controverse très active dans ma colocation, la façon correcte de prononcer le prénom (aaaah!) est Val-rame; il s'agit de l'orthographe médiévale de Valéran et est un prénom familial de la famille du père (qui se reconnaitra) (enfin je suppose).
Pour ce que j'ai pu en voir, c'est un bébé tout sage, qui dort beaucoup, ronfle même légèrement, et a des attitudes de mante religieuse avec ses mains. Les parents se portent bien, et sa grande soeur qui a maintenant 18 mois est toute contente parce que "le bébé" est un des mots qu'elle sait déjà prononcer (et qu'elle prononce souvent).
Walram
Je félicite moultement les jeunes parents!

Wednesday, July 06, 2011

De retour en Belgique

Hé oui, ce fut bref, mais me voici définitivement hors de Londres et back in Brussels. J'ai tellement bien repris mon rythme de vie habituel que j'ai l'impression de ne jamais être partie... Heureusement que j'ai tous ces nouveaux vêtements (soldes!!!! iiii!) et un nouveau surplus pondéral pour me le rappeler!
Alors, la réadaptation? Me demande-t-on. Et bien, il y a pas mal de choses auxquelles je n'ai aucun mal à me réhabituer.
1. Le décalage horaire. Manger plus tôt, dormir plus tôt. Aaaah, manger, dormir. Que demander de plus?
2. Revoir ma famille et mes amis. (J'ai mis "ma famille" en premier sinon Maman n'allait pas être contente). Bon, ce n'est pas comme si la séparation avait été très longue, mais c'est cool quand même. Et puis quand on voit le nombre de nouveaux bébés et nouveaux ragots qui ont débarqué de nulle part ces trois derniers mois (quoique pour les bébés on sait généralement d'où ils viennent), on se dit qu'on a du temps à rattraper. Mine de rien, je constate qu'en Belgique, mon agenda social a une tendance à se remplir tout seul, alors qu'à Londres je connaissais forcément beaucoup moins de gens, mais qui par contre étaient éparpillés à beaucoup plus d'endroits, et tout cela demandait donc un effort d'organisation et de logistique un peu pénible par moment.
3. Avoir de nouveau ma chambre. J'ai beaucoup aimé squatter des chambres d'amis et des canapés-lits, cela me permettait de revoir des gens de façon beaucoup plus assidue que d'habitude, et dans certains cas de me forger de nouveaux liens, et je remercie d'ailleurs moultement mes hôtes de leur hospitalité. Mais j'avoue que là, tout à coup, me retrouver de nouveau chez moi, dans ma chambre, dans mon lit hyper confort (aaaah, dormir), avec l'entièreté de ma garde-robe et de mes bouquins, c'est plutôt cool.
4. Avoir un jardin. Oui bon là j'ai conscience de me mettre à dos mes lecteurs qui n'ont pas de jardin, mais il n'y a pas à dire, c'est hyper agréable: on revient du boulot, on se met dans le jardin avec ses colocs, ou alors seul avec un petit bouquin, et hop! On enchaine sur l'apéro, puis sur le barbecue. Puis on va dormir. Aaah, manger, dormir. Que demander de plus?
5. Etre de nouveau maîtresse de ma cuisine. Aaaah, manger. De nouveau pouvoir chercher des paniers de fruits et légumes bio, inviter des gens pour tester la dernière recette de Jamie, squatter le mix soup de ma mère, cuisiner avec de l'ail, tout ça.


Parmi les choses difficiles, par contre:
1. C'est quoi cette histoire, les supermarchés sont fermés le dimanche? Et à 20h en semaine? Comment ça je dois me dépêcher d'aller faire mes courses avant que ça ne ferme?
2. La big cicatrice de Danio. Pour me rappeler que j'étais à l'étranger au moment où elle a failli y passer. (Elle va bien maintenant, merci beaucoup).
3. Ne plus aller faire des sushis orgies avec Esmé, ou aller voir des comédies musicales, ou se faire arnaquer dans un tapas bar. (Et après ça on se demande d'où vient le surplus pondéral).
4. Ne plus aller boire des afterwork pintes au pub avec mes collègues de Londres, qui étaient quand même vachement sympas. (Et après ça on se demande d'où vient le surplus pondéral).
5. Bon c'est très cool, j'ai fait un tas d'interviews, mais maintenant je dois... les retranscrire. Yipeee ôde à la joie, fête et débordement de réjouissances. Et après ça le mieux c'est que je devrai les coder. Puis les analyser. Je ne peux pas attendre.

Enfin bref. Je suis de retour, quoi.