Friday, December 09, 2011

Bon, et bien, bienvenue chez moi, hein.

C'est marrant, quand je suis dans ma nouvelle maison, je continue à faire attention à ne rien abîmer derrière moi et à tout laisser comme je l'ai trouvé, pour la prochaine fois où les "vrais" propriétaires passeront. Je continue à utiliser des précautions oratoires quand je veux parler de "ma" maison, "enfin je veux dire" celle pour laquelle je suis "en cours d'acquisition", etc etc. C'est une sorte de superstition, parce que je me suis tellement interdite de m'emballer avant de signer l'offre, puis le compromis, puis l'acte. J'ai un peu du mal à réaliser que c'est finalement caisse.
Parce que pour ceux qui n'auraient pas suivi, j'ai signé l'acte de vente ce mardi 6 décembre. Jour de la Saint Nicolas, de l'annonce de la composition de notre nouveau gouvernement (avec les mêmes personnes mais à d'autres postes), et de la confirmation de l'imminente disparition de nombreuses primes à la rénovation (ah? Ah... Ah! ... ...Ah.)

Cupcake de Saint Nicolas
Remerciements à Isa pour ce cupcake de circonstances.
L'acte en lui-même s'est très bien passé. En vingt minutes on avait expédié le texte, on l'avait signé, et les vendeurs me remettaient une farde énorme avec toutes les factures liées à la maison et un trousseau de huit clés (toutes pour la même porte). Une fois les vendeurs partis, Maître Strepy senior m'a félicitée pour mon acquisition, m'a donné quelques bons conseils, et s'est ensuite lancé dans une discussion juridico-technique avec mon père (juriste, lui aussi), sur des sujets de droit belge pas vraiment liés à l'acte de vente, et qui a duré plus longtemps que l'acte lui-même.
J'ai enchaîné sur un rendez-vous avec mon architecte qui me présentait son avant-projet. Et bien j'ai été méga impressionnée. L'architecte ne déplaçait pas la cage d'escalier (ce qui était le challenge initial du projet), mais malgré cette contrainte technique il avait quand même trouvé un moyen d'agrandir mon salon/salle à manger sans empiéter sur la cuisine. Assez brillant, je vous le montrerai à l'occasion. Il me proposait aussi d'étendre mes murs au niveau de ceux des voisins, et de créer par la même occasion une terrasse "pour une table de quatre" avec un joli jeu de fenêtres. Le seul désaccord était que je préférais qu'on construise des murs en brique par opposition aux murs en bois, et que je préférais ne pas remplacer ma chaudière, qui à ma grande surprise s'est avérée être relativement récente et en parfait état de fonctionnement. Bref. Chaud boulette sur l'avant-projet.

Oh! Le tiroir assorti à la salle de bain.
Oh! Le motif de la salle de bain, retrouvé dans un des tiroirs de la cuisine.
Puis fut venu le moment des festivités.
Après le Noël cacahouète, j'avoue que je n'avais pas la motivation de me lancer dans une big pendaison de crémaillère, d'autant plus qu'on arrive dans la période des fêtes et qu'on overdose déjà de célébrations multiples, puis que j'ai le cerveau assez monopolisé par mon terrain à Paris, et mon porte-monnaie par mes nouvelles obligations financières. 
En même temps, je ne pouvais pas laisser passer tout cela et retourner à mon terrain jusqu'au mois suivant sans au moins faire visiter la maison à quelques personnes. Ce n'était pas envisageable.
Et donc, le résultat a été que je n'ai pas vraiment fait d'invitation. J'ai juste proposé de façon disparate à tous ceux qui s'étaient enquis de l'état de mon acquisition de passer prendre un verre le soir de l'acte.
Oh. yeah.
Et si je vous disais que sur cette image, il y a deux murs qui vont être déplacés?
Et bien mine de rien, une fois qu'on avait ajouté des tables et des gens, la maison me semblait tout à coup beaucoup plus remplie. Quinze personnes, c'était assez proche de sa capacité maximale.
On a fait avec des moyens de fortune: des tables et des chaises pliantes, des nappes vintage choppées dans l'armoire au trésor de ma grand-mère (choisies exprès pour accentuer la déco années 50), des assiettes en carton et une livraison de pizzas pour palier à l'absence d'électroménager dans la cuisine.
Et puis bon, évidemment, pour parfaire le tout, quelques bouteilles de champagne apportées par les invités. Je ne sais pas si vous avez jamais tenté le mélange champagne-pizza, mais je dois dire que c'était plutôt sympa. 
Le buffet
Ceci n'est pas plus un buffet.
Ce qui était aussi sympa, c'étaient les voisins d'un peu partout qui sont venus me souhaiter la bienvenue et m'apporter des fleurs. Il faut dire qu'après un an d'inoccupation, la maison était soudainement devenue super vivante et que cela ne passait pas inaperçu dans le quartier.
Pizzas!
Oui, j'aime bien les pizzas avec des olives dedans, au cas où cela ne se saurait pas
Pendant la soirée, je n'arrêtais pas de me remémorer ma première visite de la maison, où j'avais immédiatement été submergée par une espèce de certitude que c'était la maison de ma vie et qu'il ne pouvait pas en être autrement. Parce que là, d'un seul coup, je me tenais exactement au même endroit avec mes amis, mes affaires et les clés en main... ... Et une espèce d'énorme panneau de l'agence immobilière collé à la vitre avec de la super glu, totalement indétachable. Tout cela s'est passé à moins de trois mois d'intervalle, quand on y pense. C'est juste génial.
Saucisse
(Merci à mon notaire super rapide et super efficace, d'ailleurs).
Et pour conclure, cette petite citation de Gaëlle, quand je lui ai fait remarquer que je trouvais les pizzas meilleures que d'habitude. Elle a répondu:
"Mais c'est parce que tu les manges chez toi".
Oh yeah. Chez moi, voyez-vous cela. Bibil is in da place.

1 comment:

Esmeralda said...

Excellent, toutes mes felicitations :))