Monday, November 21, 2011

Une petite update sur Paris

Je crois que le moment est bien tombé pour vous donner une petite update de mon échange de recherche à Paris. "Petite" n'est pas vraiment le mot en fait. J'ai un peu l'impression d'être revenue aux débuts du blog, où j'écrivais de méga longues updates pour tout bien dire dans un seul post, par opposition au côté un peu "déstructuré" du blog quand je suis à Bruxelles. Bref, c'est une update quoi, c'est long mais ça vous intéresse.Vous pouvez le faire en plusieurs parties si vous le sentez. C'est vous qui voyez.
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D'un point de vue professionnel, d'abord. Le début de mon terrain a été assez stressant. En fait, j'ai sous-estimé le fait que la plupart des grands noms académiques de mon domaine de recherche se trouvaient à quelques bureaux du mien. Du coup, en plus de mon terrain, je suis en train de faire un grand rattrapage théorique, histoire de pouvoir quand même profiter de mon séjour pour discuter avec des grands noms des sciences sociales sans trop me ridiculiser. Insistons sur ce dernier point, sans trop me ridiculiser.
Puis j'ai aussi eu l'occasion de faire une présentation à un cours, ou en d'autres mots donner un petit bout de cours, pour le plus grand bénéfice de la moitié de l'auditoire (l'autre étant sur facebook). Pour tester un peu l'assemblée, j'ai lâché quelques petits 'septante', 'nonante' et 'Maastricht' bien placés (parce qu'il faut savoir que pour les Français on dit Mastrich-te, avec le 'ch' comme dans chocolat). Ceux qui tiquaient légèrement étaient ceux qui m'écoutaient; ceux qui ne réagissaient pas étaient ceux qui ne m'écoutaient pas; celui qui était tout fan au premier rang était un étudiant erasmus belge.
Musée Jacquemart-André
Bref, j'ai dû beaucoup travailler, soirées et weekends compris, et ça avait un peu miné mon moral au début. D'autant plus que le fait de me retrouver à vivre seule dans une ville que je ne connaissais pas était déjà un peu stressant en soi. J'ai eu quelques petits moments d'angoisse, vous savez les moments d'angoisse typiques des doctorants, sur comment j'allais parvenir à faire cette thèse, est-ce que j'en était capable, quel avenir après, si ça se trouve j'étais en train de gâcher ma vie, j'allais finir seule et moche et acariâtre avec des étudiants qui se foutaient de la gueule de mes 'Maastricht', etc etc. Typique, quoi. Mais maintenant que la période de stress est derrière moi je peux dire que ça va mieux, je profite un petit peu plus. Et quand vraiment je pète une douille je prends mes affaires et je vais bosser au Starbucks, ça aide.
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Sinon, d'un point de vue divertissement, je dois dire que cela ne manque pas. Je n'ai pas chômé du côté des activités culturelles: théâtres, expos, longues promenades, marché de Noël, shopping, restaurants, cafés, bars (ah mais non mais tout ça c'est culturel hein).
Dans les highlights de mon séjour, so far:
- Je suis allée courir le long de la Seine pour faire genre. Bon, ça a duré maximum 30 minutes, dans le froid, l'air pollué et les relents d'odeur de pisse sous les ponts. Et je ne vous dis pas les courbatures après, j'en ai presque honte. Mais c'était beau sur le moment.
Les amoureux du Pont Neuf
- Ma tante m'a fait découvrir le Mont Blanc.Oh my God les amis, OH MY GOD! En gros le Mont Blanc c'est un dessert qui implique de la crème de marron, de la meringue et de multiples variations de chantilly. Tous les plus grands pâtissiers ont le leur, Ladurée, Pierrre Hermé, Angelina, Secco... Il faut tous les goûter. Un par un.
(Bon c'est pas light hein. Mais de ma vie je vous jure que je n'ai jamais mangé de truc pareil).
- Orsay est rénové! J'y suis restée en pleine contemplation devant l'Hallali du cerf de Gustave Courbet, nouvellement arrivé dans leurs collections. Il faut vous imaginer cette toile sur 3,5 x 5m, mise en valeur sur un fond violet foncé, on sent tout petit à côté. Le travail de ce tableau et la lumière qui en dégage, c'est très impressionnant. 
- J'ai découvert les surgelés Picard. Nom d'un macaron givré c'est une véritable tuerie ce truc! Au début de mon séjour ici je me suis surprise à constater que, contrairement à Londres, Paris n'avait pas le culte des plats préparés. A Londres on pouvait aller dans tous les supermarchés et trouver des tueries gastronomiques pour que dalle, ramener ça chez soi et prétendre avoir fait de la grande cuisine, qu'on soit 1, 2 ou 6 personnes. Vite fait, pas gras, trop bon. Les supermarchés d'ici, par contre, étaient relativement semblables à la Belgique (à part une certaine insistance à vouloir me vendre des tripes à la mode de Caen - non mais ça va bien?). Mais bon, je suis allée chez Picard, et j'ai changé d'avis. Full plats préparés méga pratiques, à la seule différence que c'est surgelé, et que ça peut parfois être très raffiné, au point qu'on dirait un take-away du resto. Pourquoi on n'a pas ça en Belgique? C'est injuste. En plus ce n'est même pas comme si je pouvais faire mes stocks de bouffe et les ramener, parce que bon le surgelé, hein...
Picard!
(Oui j'ai fait une photo de mon sac de courses et je n'ai pas honte, d'abord).
- D'ailleurs en parlant de courses...
Un peu de shopping
- Sinon, Gabrielle et moi avons littéralement massacré un gâteau au chocolat. En fait nous avons voulu faire ma recette miracle de gâteau au chocolat et framboises surgelées (parce que les framboises venaient de chez Picard), sauf que je n'avais pas la recette avec moi. Nous avons donc substitué cela avec une recette de moelleux au chocolat qui pouvait faire l'affaire. Je n'étais pas là au moment de mettre la farine, mais il parait qu'il n'en fallait que 3 cuillères à soupe. Bref, le gâteau aurait été parfait dans des petits ramequins, mais là full size, c'était, comment dire... Peu solide. On a fait un beau glaçage et on a rattrapé le coup. Plus ou moins. Bon anniversaire Antoine, hein.
Bon anniversaire Antoine
- Et pour finir, non ce n'est pas une légende, les serveurs parisiens sont vraiment très désagréables. Très très très désagréables. Ils te regardent de haut et pestent à chaque fois qu'ils doivent te servir, même dans les endroits un peu chicos. Mais j'ai trouvé une façon très personnelle de me venger.
Vous avez de la monnaie?
"Attendez, j'ai le compte juste". Huhuhu.

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