Monday, October 17, 2011

La maison de mes rêves?

J'ai découvert à mes dépends qu'on ne dort pas beaucoup quand on achète une maison. L'angoisse, puis le soulagement, puis l'enthousiasme, puis de nouveau l'angoisse... On voudrait faire avancer les choses, rien n'avance, on fait des plans, on les défait, on planifie de les refaire, on note ce qui dénote, enfin bref. Tout cela tient éveillé. Au moins, je sais que je ne suis pas la seule dans mon cas (certains lecteurs devraient logiquement s'y reconnaitre).
Mais dans les brefs moments de répit que Morphée nous accorde, on fait aussi des rêves obsessionnels. Certaines personnes m'ont dit avoir rêvé que leur maison brûle, ou fasse un petit dégât des eaux (c'est d'ailleurs arrivé à certains - ne rions pas du malheur d'autrui et touchons du bois), que le toit s'écroule, etc. Des rêves très rationnels, donc. J'en ai eu quelques uns, comme par exemple, avez-vous un jour rêvé de la démarche à suivre au cas où vous auriez des squatteurs? Hein? Mais ce genre de messages du subconscient n'est nullement l'apanage des propriétaires en devenir, loin de là; commencez une thèse et vous verrez.
Non, ce qui est le plus funky, ce sont les rêves qui n'ont aucun sens. 
Imaginez. 
Vous avez acheté une maison. Jusque là, ça commence bien. Votre chambre est en dessous d'un toit plat, comme dans mon futur chez moi. Et sur ce toit plat, une colonie entière de pigeons a décidé d'élire domicile. Sur le vôtre, hein, pas chez les voisins.
Alors vous, que faites-vous? Dans un délire onirique persistant, vous décidez d’œuvrer à leur décès (oh, c'est mon subconscient qui me parle là, hein, vous permettez). Les pigeons décèdent, ça, c'est fait, ne me demandez pas comment, c'est un rêve. Mais quand vous montez sur le toit pour vérifier, vous vous rendez compte qu'en fait, ce ne sont pas des pigeons, mais de grands oiseaux noirs. Beaucoup. Sur votre toit toujours, pas chez les voisins. Et là, la question qui vous turlupine pendant toute la nuit: Qu'est-ce que j'en fais? Est-ce que je les enterre discretos dans le jardin? Est-ce que je préviens la commune? Parce que bon, vous avez vaguement l'impression que tout est de votre faute, mais sans exactement pouvoir mettre la main dessus. D'ailleurs, qu'est-ce qui les a tués, au juste? Est-ce dangereux pour vous? Pour toute la rue?
Et puis vous vous réveillez. Au boulot, votre collègue à qui vous racontez votre vision onirique vous regarde avec beaucoup d'inquiétude, vous annonçant que rêver d'oiseaux noirs morts sur son toit c'est un très mauvais signe. Vous lui répondez que pas du tout, des oiseaux noirs, vous en avez plein dans votre jardin. Puis vous rentrez chez vous à la fin de la journée, et curieusement les oiseaux noirs de votre jardin sont sur votre toit et vous regardent fixement. Hum.
Oui, hum, en effet.
Bon et sinon je vous rassure, j'ai aussi rêvé de planter un arbre à bonbons là où se trouve mon feu ouvert, ou de mettre des poules qui ne font jamais caca dans mon jardin.
(Enfin, rappelons que tous ces articles possessifs à la première personne du singulier ne seront d'application qu'au moment de l'acte. Pour le moment, la prochaine étape, ce sont les architectes et prendre les mesures de la maison.)

1 comment:

Anonymous said...

les squatteurs...
... une grosse galère!!!