Friday, December 31, 2010

Héééé mais il est temps de changer mon agenda!

*Attention, dernier post de 2010*
*Musique feutrée, éclairage à la bougie, odeur de cannelle*
*On est bons*
*Action*
On a un peu l’impression de se répéter avec le temps, mais voici encore une année qui se termine ! Sauf que cette fois-ci, elle est passée tellement vite que j’ai l’impression qu’il n’y a eu que quelques mois entre janvier et maintenant.
(Même si techniquement, c’est le cas)
(Voici qui vient de rompre le quart d’heure philosophique du blog).
Et comme il est de coutume à cette période de l’année, j’ai considéré ma liste de potentielles bonnes résolutions. Même si, dans la vie, je ne pense pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises résolutions. D’ailleurs si je devais résumer ma vie avec vous aujourd’hui, je dirais qu’il s’agit de rencontres, de gens qui m’ont tendu la main à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards ou les rencontres forgent une destinée…
(Quelque part dans ce post se cache un remake subtil d’une scène de cinéma célèbre ; ami lecteur, seras-tu assez fin que pour le débusquer ?). 2010, donc. Qu’est-ce que j’ai fait en 2010 ? Heu. Et bien, ma thèse. Parce qu’on a beau dire, « oh ben peinard Bibil, tu as jusque 2013, » une année de thèse ça passe très vite, et une deuxième année aussi d'ailleurs, et j’ai mine de rien un calendrier à respecter, et la mi-thèse dans quelques mois. D’autant plus que la date fatidique du renouvellement de ma bourse arrive, et que je voudrais bien avoir quelques résultats tangibles à montrer au jury. Donc, il faut bosser.
Mais la thèse ce n’est pas juste un job, c’est tout un processus mental. Un peu comme un dégât des eaux… L’eau trouve toujours un moyen de se frayer un chemin ; et une fois qu’elle est dans la maison, elle s’étend partout, laisse des marques partout, fait pousser des formes de vie parasites partout. (Oui, j’ai eu un dégât des eaux récemment). (Je vous expliquerai). Le résultat c’est qu’on devient complètement obsédé par la thèse, elle vous habite, elle vous possède, vous n’êtes plus qu’un simple outil dans le but ultime de sa réalisation, tout en angoissant légèrement en vous demandant si votre vie aura encore un sens une fois que vous l'aurez terminée.
Alors BIEN SÛR je nie la chose en me disant que j’ai une vie riche et remplie ; la preuve, c’est qu’il y a eu plein de projets en dehors de la thèse. En mars, par exemple, les Merri m’avaient donné les six pots d’herbes aromatiques les plus utilisées par l’ami Jamie en me disant, « on ne sait jamais que tu ais envie d’en planter dans ton jardin »… Et bien, 17 herbes aromatiques plus tard, on lançait un potager avec 7 légumes différents. Puis il y a eu l’entrainement aux 20km de Bruxelles, que j’ai tellement fait à fond que j’ai amélioré mon score de 15 minutes (contre 3 minutes l’année précédente). Ensuite il y a eu le scrapbooking. Puis la couture. Et puis, et puis… En fait en 2010 j’ai géré mes hobbies exactement comme ma thèse : il fallait de la production plus que de la création, il me fallait des résultats concrets. Autant j’avais la pression de devoir démontrer que je progressais dans ma recherche, autant je me mettais celle de devoir montrer que je progressais dans ma créativité. Du coup tous les hobbies que j’ai développés cette année étaient des passe-temps à faire seule ; forcément, puisque personne n’était prêt à suivre le rythme que je m’étais imposé. Parce qu’au final, impliquer quelqu’un dans mes loisirs c’était me ralentir, j'avançais plus vite toute seule, et de toutes façons ça n’intéressait pas vraiment personne. C’était assez frustrant, finalement, mais au moins je faisais ce que je faisais de mieux.
2010 a donc été hyper crevant. Chaque soir de la semaine était occupé par un cours ; chaque minute de mes week-ends était consacrée à un projet créatif. J’arrivais tout le temps en retard chez les gens, et je n’étais jamais à l’heure quand je les recevais chez moi. Je voyais toujours les mêmes personnes, d’ailleurs, car je ne prenais plus la peine que d’inviter les gens qui m’invitaient en retour. Je n’avais plus vraiment le temps de m’impliquer dans les amitiés oubliées, de garder le contact avec ceux qui ne faisaient pas d’effort de leur côté. Et puis, j’ai refusé trois propositions de vacances. Je n’allais plus à mes cours d’écriture créative. Je ne lisais plus. Je n’étudiais plus mes cours d’allemand. Deux ou trois fois par semaine, je mangeais des céréales le soir, parce que j’étais trop fatiguée pour me faire à manger. Et quand je repense à 2010, je repense à ce rythme infernal, à cette pression que je me suis imposée à moi-même, à cette to-do list irrationnelle qui ne fait jamais que s’agrandir, et à ces deadlines incroyables pour me prouver que je progresse. Et je me dis qu’il faut que ça s’arrête, que je ne tiendrai pas à ce rythme-là une année de plus, que finalement le temps passe très vite et que je suis tellement occupée que je ne vois plus les semaines ni les mois partir.
*La musique de fond s’intensifie, la lumière se tamise davantage, le suspense atteint son paroxysme*
*Et paf ! Pause publicitaire*
*Haha, un quart d’heure plus tard, vous revoici, bandes d’addicts.*
Tout ça pour dire que cette année-ci je devrais arrêter avec toutes ces résolutions, ces promesses internes d’accomplir des choses. Je devrais plutôt me recentrer sur ce qui est important ; c’est-à-dire que bon, oui, je suis en retard sur l’agenda de thèse que j’ai fixé avec mon promoteur, et qu’il ne faut pas déconner avec ça. Mais le reste n’est pas important. Je ne suis pas obligée d’améliorer mon score à chaque fois que je cours les 20km de Bruxelles. Ce n’est pas important si j’invite des gens autour d’un bête spaghetti et d’un dessert tout préparé. Ce n’est pas important si j’arrive à un dîner avec juste une bouteille de vin au lieu de quelque chose de plus spécial. Je ne suis pas obligée de toujours être généreuse. Les gens n’en ont finalement que très peu à faire si j’amène des muffins au bureau, si j’organise leur anniversaire ou si je leur donne des plants de tournesol de mon jardin. Personne ne me reprochera de diminuer les trois updates de blog/semaine. Et puis, je n’ai pas une deadline pour apprendre à coudre, ni pour écrire un livre ; il faut que j’arrête de penser que je devrai tout avoir accompli avant mes 30 ans, et que la vie s’arrêtera après ça. Au fait, pour résumer cela, il faut que j’arrête de m’obliger de toujours devoir aller de l’avant, de toujours devoir découvrir de nouvelles choses, de toujours vouloir apprendre sans arrêt. Cela ne me rend pas plus intéressante pour autant ; cela me rendra juste plus fatiguée.
...
Évidemment si vous avez envie d’inclure dans vos bonnes résolutions de 2011, « retranscrire les entretiens de Bibil gratuitement », vous êtes les bienvenus, hein !
Ah oui, et heu, * Générique de fin.*
*Pendant que les crédits défilent dans une toute petite fenêtre, on annonce avec une voix enjouée le futur premier post de 2011*.
*Bientôt.*
*Si.*

Tuesday, December 28, 2010

ROAAAAAD TRIP!!!!!!

Et bien voilà, vous vous demandiez comment s'était passé mon road trip (si, si, vous vous le demandiez), et bien maintenant vous allez le savoir dans les moindres détails.
Je vous préviens, ça dure 20 minutes, et vous risquez d'en ressortir en chantonnant du yodel et des chansons de Noël (ou au pire, "Alice ça glisse" ou "wrong hole"). Faites-vous une petite tasse de thé, videz un reste de bûche, ou alors profitez du fait que du côté boulot c'est plutôt calme ces derniers temps (pour certains) (il parait).

Road trip Suède-Belgique from Bibil on Vimeo.
Mettez en plein écran, aussi.
Roaaaaad trip!

Tuesday, December 21, 2010

Monday, December 13, 2010

Tout va bien. Alice et moi allons bien, et la voiture va bien, et les dala horses aussi.

Mais il n'empêche que nous avons quand même fait un accident.
J'explique.
Alice avait le volant (ceci n'expliquant nullement cela, précisons-le), et il faisait nuit noire malgré le fait qu'il n'était pas encore 17h. Car le soleil se couche à 15h30 en Suède... Ah oui, parce que nous sommes en Suède. Ceci expliquera certainement la suite.
Bref.
Nous conduisions sur une route gelée par un petit -15°C, normal. La vitesse était limitée à du 90 km/h, normal aussi, pour la Suède du moins, il parait. Nous étions tranquillement en train d'écouter un CD de musiques de Noël en suédois (ben quoi?) en respectant les limitations de vitesse quand tout à coup...
Ben tout à coup, quoi.
En fait on n'a pas trop compris.
A du 80km/h, la voiture est soudainement allée sur la gauche, puis Alice a voulu récupérer le contrôle du véhicule et la voiture est allée sur la droite, en ice planning total, pour faire un petit 180°C. Jusqu'au dernier moment on a toutes les deux cru qu'on s'arrêterait avant de quitter la route. Mais non. La voiture est sortie à pleine vitesse dans le fossé, le coffre en avant, à plein pot direction la forêt et les arbres. Là j'ai cru être ultra lucide et avoir la pleine possession de mes moyens, à savoir évaluer où se ferait l'impact et me mettre en oeuf en attendant le choc. Mais il parait qu'Alice a quand même crié "on va mouriiiiiiir" et que je n'ai rien entendu, pas plus que je n'ai remarqué que nos dala horses nouvellement acquis se sont pétés la gueule sur le pare-brise, mais passons. Le choc n'est jamais venu.
Chance incroyable, la neige dans le fossé a ralenti la voiture, et elle est allée se parquer dans le seul petit interstice de 2 mètres où il n'y avait pas d'arbre, genre sur une forêt de quelques kilomètres (on le sait parce que qu'après on n'arrêtait pas de se dire, "on aurait pu faire notre accident là", et ça foutait sérieusement les boules). Ce qui fait que nous étions entourées d'arbres à notre gauche et à notre droite, de la neige jusqu'à mi-porte, et n'avons toujours pas compris comment on s'en est sorties sans rien...
A peine avons-nous eu le temps de se remettre de nos émotions que le samu local est arrivé. Des témoins les avaient appelés, et eux non plus ne parvenaient pas à comprendre comment nous nous en étions sorties sans rien, surtout à cette vitesse-là... Les pompiers sont arrivés peu après pour nous sortir du fossé, Ch*rles aurait fait un infarctus de voir tant de voitures de secours réunies en un seul endroit, c'était assez formidable. Et le mieux de tout cela, c'est qu'après toutes ces aventures, la voiture roulait impeccablement bien... Par après on a remarqué qu'elle fait juste un petit bruit suspect du côté de l'amortisseur arrière droit, mais sinon ça va.
Quelques photos pour illustrer.
Photo prise de la route, lieu que la voiture n'aurait jamais dû quitter.
La voiture après le dérapage
Heureusement que le GPS d'Alice a une fonction spéciale "I need help", pour les secours que nous n'avons jamais dû appeler.
Message de secours
Et puis une petite vidéo des pompiers
Ainsi que du dégagement de la voiture
On n'a rien, mais on est sérieusement stressées à l'idée de reprendre le volant demain :-)
Au cas où, mes chaussettes roses doivent aller chez Esmé, et mes nouveaux Dala Horses iront au musée que vous dédierez à mon nom.

Citrouille farcie au riz

Bon! C'est pas tout ça mais j'ai un sujet brûlant d'actualité à partager avec vous, j'ai nommé: le menu de Noël. En effet, que faire pour échapper à la traditionnelle mais ennuyeuse présentation d'accompagnements posés pour faire potiche à côté de votre dinde? Et bien, les présenter avec originalité, pardi. Et c'est pour cela que la citrouille farcie existe.
(En cherchant bien, cette phrase pourrait avoir un double sens, mais je vous assure qu'elle n'en a pas.)
Vous allez voir que la recette est fort simple, même si elle implique de vider une citrouille, ainsi qu'un bon 2h de cuisson dans votre four; et si jamais vous tentez de sauver la planète, sachez qu'elle demande aussi pas mal de papier aluminium. Ces précautions oratoires expédiées, voici donc la recette:

Citrouille farcie au riz (recette inspirée de Nigella Christmas)
Sustente 10-12 personnes en plat principal, une vingtaine de personnes en accompagnement.

Ingrédients:
- Une citrouille entière, volume à adapter en fonction de l'appétit de vos convives
- +- 500gr de riz (j'ai pris du riz parfumé thaïlandais, mais Nigella conseille du riz basmati)
- 2 oignons, coupés finement
- 2 gousses d'ail, coupées finement
- 2 à 3 mandarines, séparées en quartiers puis coupées en deux
- 150gr d'airelles séchées (à remplacer par des raisins secs pour un budget plus raisonnable)
- Bouillon de légumes
- 2 grandes feuilles d'aluminium
Pumpkin
Modus operandi:
- Prenez votre citrouille. (Jusque là, ça va).
- Nettoyez-en la peau, puis videz-la, en créant un petit chapeau d'environ 8-10 cm de diamètre.
- Préchauffez votre four à 160°C.
- Préparez votre riz. Pour cela, faites rissoler les oignons et gousses d'ail, puis ajoutez le riz jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Ajoutez environ 700 ml de bouillon de légumes, les airelles et les mandarines. Faites cuire pendant une dizaine de minutes à couvercle fermé. Attention! Le riz ne doit pas être totalement cuit (hint: il va passer environ 2h au four dans une citrouille). Mais vous pouvez néanmoins vérifier s'il est correctement assaisonné.
- Pendant ce temps, isolez votre citrouille de votre plaque de cuisson (ou plat pour ceux qui en ont un). Enveloppez le bas de votre citrouille avec deux à quatre feuilles d'aluminium et remontez assez haut. Mettez ensuite de l'eau dans votre plaque de cuisson; cela créera un effet de "cuisson vapeur" dans votre four. Le but de l'opération est que l'eau ne touche pas la citrouille.
Stuffed Pumpkin
- Fourrez la cavité de votre citrouille (sans arrière-pensée) avec le mélange de riz. Vérifiez qu'il y ait quand même un peu d'eau avec votre riz pour terminer la cuisson. Ensuite, fermez votre citrouille avec son chapeau.
- Mettez la citrouille pendant environ 2h dans votre four. Une fois que l'eau commencera à s'évaporer, elle donnera l'impression de "transpirer"; c'est normal. Votre citrouille sera prête une fois que vous pourrez planter facilement un couteau dans sa chair (toujours sans arrière-pensée).
- Servez comme un cake, en découpant des parts.
Stuffed Pumpkin

C'est facile à faire, mais il y a quelques erreurs de débutant à éviter.
- Erreur de débutant 1: quand vous ouvrez le four, vous aurez full vapeur brûlante qui en sortira comme si sa vie en dépendait. Ne mettez donc pas votre tête au dessus "pour voir comment ça se passe là dedans", la vapeur vous atteindra en premier et vous aurez très mal. (Mais ça peut être très drôle pour les gens qui sont dans la pièce)
- Erreur de débutant 2: la tentation est grande de laisser votre citrouille cuire au maximum, histoire d'être bien certain qu'elle soit prête. Mais attention à ne pas trop la cuire! La chair se décomposera dans votre assiette comme une purée et ce sera assez désagréable.
- Erreur de débutant 3: si vous avez un colocataire se nourrissant exclusivement à base de pizzas et de lasagnes surgelées, et qui vous fait l'insulte de vouloir cuire sa ready-made lasagne en même temps que votre citrouille, pour la manger A LA PLACE de votre citrouille, prévenez-le quand même qu'il se retrouvera avec full flotte dans son plat... Ben oui, l'eau qui s'évapore et qui viendra cuire votre citrouille façon vapeur ne va pas agir différemment avec son plat préparé! (Et dites-lui aussi que c'est sympa d'utiliser la fonction grill pour que ça aille plus vite et de mettre le tout à 200°C, mais que si vous êtes en chaleur tournante sur 160°C c'est qu'il y a une raison - et que d'oublier de remettre les paramètres de cuisson à leur état initial une fois que la lasagne est sortie, ce n'est pas vous rendre service.) (Enfin vous trouverez ça quand même très drôle quand il effectuera l'erreur de débutant 1). (A plusieurs reprises).
- Ce qui nous amène à notre erreur de débutant 4: n'ouvrez pas le four toutes les 10 minutes pour checker si votre lasagne est prête, aaahlala, toute la vapeur se casse et vous devez tout recommencer à zéro. Ce commentaire vaut aussi pour la citrouille. Si malgré tout vous ne pouvez résister à cette tentation ultime, n'oubliez pas de rajouter de l'eau dans votre taque de cuisson si jamais elle s'est totalement évaporée.
Stuffed Pumpkin
... Et voilà, facile!
La prochaine édition: la pumpkin pie!

Thursday, December 09, 2010

Blllblblblblblblll

Il y a des journées comme ça où on est comme la première à arriver au boulot et la dernière à en partir... Hop! Dès le tôt matin, une interview téléphonique, puis l'envoi d'une candidature à une conférence, les détails par téléphone d'une présentation à une autre conférence, lunch avec une amie, contact avec une représentation permanente pour avoir les coordonnées d'anciens représentants, (contact avec la boucherie du Colruyt pour commander une troisième dinde pour samedi 18), 2 heures de permanence au bureau de vote pour les représentants à la faculté et au département, retranscription de l'entretien téléphonique du matin, retranscription de celui de la veille, prise de tête avec le Conseil pour l'obtention d'un document, obtention du document, et heu, j'ai la tête comme dans un seau. 
Ah oui, et j'ai failli oublier.
Impression de mon billet d'avion pour demain.
Youhouuuu.
Les amis je pars, et je reviens mercredi 15, non sans vous avoir prévu un post programmé.
Je vous laisse voter dans les commentaires pour le pays pour lequel vous pensez que je me suis envolée. (Choix: Ostende, Londres, la Suède, les Etats-Unis ou les Caraïbes).

Wednesday, December 08, 2010

... Et sinon Bibil, ton Eurostar, ça s'est passé comment?

Me demanderez-vous. 
Si, si, vous allez me le demander, vous allez voir. Imaginez que je commence une conversation par, "Ah ben j'ai passé un très bon week-end, merci de me le demander! Je suis allée à Londres faire un peu de shopping de Noël. Mais j'ai pris un train un peu plus tôt le vendredi pour pouvoir faire des entretiens pour ma thèse. Enfin j'ai failli ne jamais les faire à cause des retards de l'Eurostar..." Et là vous voudrez me demander, ça vous brûlera les lèvres, "ah ben oui tiens! Bibil, ton Eurostar, ça s'est passé comment?"
Mal, ça s'est passé mal, c'est là ma réponse.
La veille, déjà, je regarde les infos, un train sur trois qui est annulé, il neige, il gèle, c'est la big catastrophe. Je suis intérieurement persuadée de ne pas partir. D'autant plus que nous étions quatre à être au taquet par rapport aux horaires de train.
11h29: mon train.
18h59: celui de Dgé.
19h59: celui de D. et A. (ah! vous voyez qu'avec des initiales PERSONNE ne devine qui c'est).
Un peu comme une big lotterie: dans le tas il y en a d'office un qui ne partira pas. Un train sur trois. C'est la règle. Dgé me dit, "oh mais Bibil, il faut un peu croire à ta bonne étoile hein!" Ce qui est sûr, c'est que ce soir-là notre bonne étoile n'était pas Eurostar.
Vous avez remarqué le jeu de mot franglais? Quand même un peu, non?
Le lendemain matin, les résultats de la tombola sont publiés, et nous découvrons avec consternation que c'est le train de Dgé qui est annulé.
Bon moi je pars le matin, pleine d'optimisme et bien à l'avance, pour me rendre compte qu'à Bruxelles-midi c'était le chaos: là où il y avait les embarquements on n'embarquait pas, mais par contre il y avait des bureaux vers le côté qui me semblaient un peu plus prometteurs. Et en effet c'est là que le personnel était en train de redistribuer les places. Ca prenait un temps dingue, tout le monde semblait partir en groupe de dix et vouloir être assis ensemble. Enfin, sauf pour moi. "Vous êtes seule?" me demande la guichetière. "Heu... (je regarde autour de moi, houlala, n'est-ce pas dans ce genre de circonstances hollywoodienne qu'un Prince Charmant débarque et qu'on se retrouve propulsés par le destin?) (Non?) (Non.) ... heu, ben, en effet." Hop, elle décolle un sticker, elle le colle sur mon billet, et elle passe au suivant.
Bon, j'ai passé les postes de contrôle, je suis super à l'avance, c'est bien, je suis hyper ready pour l'embarquement. Sauf que, bon, on entend le bruit familier d'une annonce Eurostar, priant tous intérieurement pour que ce soit quelqu'un qui ait oublié ses clés au contrôle, mais sachant tous très bien que ce ne sera pas le cas.
1h d'attente. La rame qui devait venir nous chercher n'est pas arrivée, elle a des problèmes techniques.
(Ici, le lecteur intuitif pourra déjà deviner que les problèmes techniques de la rame ne se seront pas miraculeusement résolus pour la suite du trajet. Mais soit.)
Nous embarquons, donc. Le train est plein comme un oeuf, ça crie dans tous les sens, hyper pratique pour comprendre les annonces de notre train manager, ainsi que pour bosser, accessoirement. Puis notre train tombe en panne au bout de 15 minutes de trajet, et j'ai eu comme un mauvais pressentiment.
Au final, j'ai envoyé une série de sms du genre:
"Je suis arrivée en gare! ... de Lille-Europe. On n'est pas rendus."
"Je suis arrivée en gare! ... de Calais Fretun. Non, ce n'était pas prévu, je crois."
"Ah oui non là ça va je suis en Angleterre! Je suis en panne à la sortie du tunnel. La vie doit être fun pour ceux qui sont dedans juste après nous." (Gardant à l'esprit que j'étais en bout de voiture 18 et espérant vaguement qu'il n'y ait pas de collision).
"Je suis arrivée en gare! ...d'Ebbsfleet International. Oh tiens, il fait nuit".
Puis finalement je suis arrivée à Londres au bout de 5h30, juste à temps pour pouvoir faire mes entretiens pour ma thèse.
(D'ailleurs petite annonce à qui veut l'entendre: j'ai un entretien en français à retranscrire! Super intéressant, on a parlé des relations franco-allemandes à la fin des années 90 et de l'attitude française face à l'élargissement de 2004. Allez, si, ça vous tente, vous ne croyez pas?)
Et voilà. J'ai pris un Gingerbread latte et des mince pies. Happy end.
***
Puis vient le tour de Dgé, dont le train était annulé, rappelons-le. Pleine d'optimisme, elle décide de prendre une après-midi de congé, pour venir à la gare à 15h avec sa valise et essayer de chopper une place dans un autre train.
2 heures. Il lui a fallu 2 heures pour qu'elle arrive au guichet. Et finalement elle loupe de justesse les dernières places disponibles dans le train de 17h, pour se retrouver dans le train de 19h59. Celui de D. et A. donc, ça tombe bien, ça me permet de coupler deux histoires en une.
Bon, évidemment, il y avait du retard. Curieusement leur rame est aussi arrivée à la bourre, m'est avis qu'il s'agissait de la mienne qui était revenue de Londres entre temps. Et ils sont arrivés à 23h au lieu de 21h heure locale. Ce qui fait que Dgé a dédié en tout 9 heures de sa vie à essayer d'aller à Londres ce week-end. Mais ce n'est pas grave, elle est allé au bar et elle a rencontré plein de gens elle en a profité pour travailler, elle aussi, malgré son jour de congé.
***
Et au final? Dgé n'a pas eu de compensations car son retard "était dû à la météo". Et on considérait qu'elle avait déjà eu des compensations au fait que son train ait été arbitrairement annulé, car après tout, n'avait-elle pas eu de place dans le train suivant? "Oui mais heeeeeu j'ai passé 5 heures dans votre gare pour ça" n'a pas ému, apparemment. Par contre, moi, j'ai eu droit à un billet gratuit aller-retour. Allez savoir pourquoi. 
***
Mais j'ai eu un très bon week-end, sinon. On a découvert, entre autres, que Jamie a maintenant un stand au Winter Wonderland, que quand on nous dit "ce sera un peu épicé" c'est un signe qu'on va juste vouloir mourir dans la minute qui suit, et que les karaokés anglais jouent "les Champs Elysées" sur demande.
Ah oui, et que Dgé met 2h30 répartis sur deux journées pour choisir une veste. Que Laurent aime bien faire du shopping, mais seulement chez Liberty. Que Thibault a une théorie du marketing appliqué à la drague (les promos, la nouvelle collection, tout ça). Et qu'Esmé fait un excellent spaghetti au gratin!

Monday, December 06, 2010

Oh! Un post programmé.

Hé oui, pendant que je suis en train de m'esbaudir en terre londonienne, j'ai quand même pensé à vous avec un post programmé. Pour vous présenter le cadeau d'anniversaire offert à Momette (c'est son prénom).
Tablier Momette
... Mais vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un tablier faits avec les restes du tissus de la pendaison "Pois et Paillettes"! 
(Les boutons des fleurs sont faits avec de vrais boutons).
(Et contrairement à l'impression que donne la photo, la poche est en total parallèle avec l'inscription - c'est juste la prise de vue qui fait ça).
Allez, on commence avec le tablier, et on termine avec une collection automne-hiver! (Mais en attendant je vais plutôt aller chez GAP, d'ailleurs ça tombe bien à l'heure qu'il est j'y suis probablement)
(C'est dur le boulot, sinon?)

Wednesday, December 01, 2010

Ah ben là, évidemment, on ne peut pas le nier...

... L'hiver est là.
Ah ben oui, hein, -7°C sur la petite affichette quand on passe le viaduc Hermann-Debroux (chacun ses références), ça ne ment pas. Mais je suis assez contente que l'hiver soit là, figurez-vous. Parce que:
- Le sandwich "terrine de faisan - confit d'oignons" est de retour à la sandwicherie.
- Je ré-inaugure le label "Festive Saison" à la fin de ce post.
- J'ai à présent une vraie excuse pour mettre de la cannelle et du gingembre dans tous mes desserts, boissons, et aussi parfois plats.
- Là où je ne mets pas de cannelle, à savoir les plats contenant du chocolat, je peux mettre de la purée de marrons.
- Je peux faire des cartes de voeux en scrapbooking.
- ... en écoutant des chants de Noël jusqu'à épuisement moral de mes colocs (ce qui vient d'habitude après 2 chansons).
- Je peux mettre des vêtements informes "pour me protéger du froid" alors qu'en réalité sous cette apparente tendance de mode se cache le développement substantiel de mes couches adipeuses (oh ça va, hein).
- Je peux tester des recettes de Noël, "pour quand je ferai le menu de Noël", menu qui est d'ailleurs en constante et perpétuelle évolution.
- Car oui, il était ab-so-lu-ment nécessaire de tester ma pumpkin pie deux fois, et d'ailleurs je vais devoir faire de même avec ma mousse chocolat-marrons.
- Ma mère, pleine de bonté, me fait du bon thé...
- ... mais dès que je sors, je bois du vin chaud.
- Je suis justifiée dans mon choix super glamour de vêtements de nuits (pyjama manches longues en pilou + chaussettes de nuit + écharpe), car bon chez nous la nuit il faut 12°C dans les chambres, même si officiellement on chauffe à 16°C - on sauve la planète tout en réduisant nos factures. 
- Je suis également justifiée dans un très prochain achat de gants et bonnets de nuit chez Gap, car...
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Je vais à Londres ce week-end. (Contenons notre joie les amis!)
Faire des entretiens pour ma thèse le vendredi, et puis le reste du week-end enrichir ma culture (et par là je parle de shopping, de marchés de Noël, de sushis et de cidre chaud). En skippant l'étape patinoire, car il faudra bien que je m'y fasse: je n'ai aucun équilibre, et ça ne sert à rien de tenter la chose chaque année, je ne m'améliorerai pas.
Et le stéréotype du beau jeune homme qui vient vous aider à prendre votre élan ça n'existe pas, 1. parce qu'il n'existe pas, et 2. parce que personne n'a vraiment envie d'aider un cas désespéré de la patinoire comme le mien
Oh yeah.
Vive l'hiver.
(Je me demande si je peux apporter mes chants de Noël au bureau?)