Tuesday, September 29, 2009

Bon, et bien forcément, quand je ne donne plus de nouvelles pendant une semaine...

... Il faut un long post pour récupérer tout cela. Alors mettez-vous à l'aise, hein. Mettez vos pieds sur la table, faites-vous un thé, je ne sais pas moi, ou alors prenez une prune. Pas de prune à votre disposition? Mais cela tombe bien, le jardin de mes parents en déborde, on ne sait plus qu'en faire, SURTOUT venez les cueillir (d'autant plus que maintenant, il n'y a presque plus de guêpes). 100% bio, sans pesticides, super bonnes, et si vous le voulez je vous donne même une recette de tarte aux prunes en prime.
Voilà, petite annonce personnelle, check.
Objet suivant sur l'agenda... Ah oui, ma disparition de la surface de la bloggosphère pendant 2 à 3 semaines, avec comme promesse latente: "j'expliquerai".
Et bien c'est bien simple. Comme la bourse de mon doctorat commence officiellement le 1er octobre, j'ai dû terminer mon projet de recherche un peu plus tôt que prévu. C'est-à-dire pour le milieu du mois de septembre, et présentation la semaine passée à Edinburgh. En gros j'ai fait de longues heures s'étendant sur mes week-ends et sur mes nuits. Et c'est là que je constate que l'âge est une chose ingrate: 3 jours que j'ai fini, et je ne récupère toujours pas. Sans vous parler des débuts de rides, du bronzage parti et de ma balance non coopérative. Ma vie est difficile.
Si, si, elle est difficile.
Je vais vous le prouver par la suivante.
1. 16 heures de train en 5 jours, une moyenne de 3 heures par jour, donc. Bruxelles-Londres, Londres-Edimbourg, Edimbourg-Londres, Londres-Salisbury, Salisbury-Londres, Londres-Bruxelles. Ah, joie. Ne vous y méprenez pas, j'aime bien les trains, mais bon... La plupart du temps j'ai juste dormi et essayé de ne pas attraper d'infections en utilisant les toilettes publiques (car malgré ce que me dit Glamour... il y a des sièges sur lesquels il vaut mieux ne pas s'assoir). J'ai aussi commencé à lire French Kissing de Catherine Sanderson, l'auteur du blog de Petite Anglaise; opinion partagée pour le moment, car autant j'ai été accrochée par son premier livre, autant j'ai eu du mal à me mettre dans celui-ci. L'histoire est plus une autofiction qu'une vraie fiction, ce qui ne me dérange pas mais qui apporte trop de complications pour un livre qui se veut chick lit. Et puis le style littéraire est bien moins envoutant que le livre précédent... Je vous l'ai dit, j'ai une vie difficile. Surtout quand on regarde la vue que j'avais depuis le train.
On the road again...
(Si, c'est bien la mer qu'on voit).
2. Il a plutôt fait chaud en Belgique ces derniers jours, vous ne trouvez pas? En tous cas il parait qu'il a fait chaud. A Edimbourg, pas. On était même plutôt balayés par les vents du nord comme en plein janvier, avec une alternance de pluie froide et de soleil pluvieux. Il parait que c'est normal pour la saison.
Du coup nous avons visité les serres du jardin botanique:
Giant Waterlilies
Et pour le reste, nous étions dehors, portant une superposition de tous les pulls d'entre-deux-saisons que nous avions emmené, à défaut de veste.
Par contre, j'avais visité Edimbourg enfant et c'est étonnant de tout ce dont je me souvenais... Comme par exemple la flower clock, la tour panoramique ou le château. Je suis contente de l'avoir fait en tant qu'enfant, ces vieilles pierres sont féériques mais font beaucoup plus travailler l'imagination quand on croit encore aux fantômes!
Edinburgh flower clock
Edinburgh Castle
(Superbe composition d'eau sur fond d'eau)
(Quand ça caille il ne faut pas me demander de prendre une photo droite, non plus).
Mais donc, je me plaignais.
3. Soldes.
twilight at £5!
Trop dur.
Franchement, j'aurais presque besoin de nouvelles vacances...

Monday, September 28, 2009

Glamour, quand tu nous tiens...

Et non, malgré ce titre prometteur, vous n'aurez pas d'épisodes rocambolesques de jambes poilues ou autres glamouritudes quotidiennes. Non, je vais vous parler du vrai Glamour, j'ai nommé la nouvelle UK October Issue. C'est vrai que je vous ai plus habitués au Cosmo, mais de temps en temps, Glamour... que voulez-vous, ce doit être l'âge. Pour ma défense, ces magasines me servent principalement de source d'étude des mentalités britaniques, dans le but de favoriser ma compréhension des cultures locales et de faciliter mes contacts avec les autochtones. On se souviendra, entre autres, de ce fabuleux article sur la "dating timeline", qui a définitivement convaincu Diane de ne pas éduquer ses futures filles en Grande-Bretagne, mais c'est une autre histoire.
Dans le Glamour, donc, il y avait un article retentissant intitulé "How Gross are you?", au sous-titre magnifique: "Glamour.com polled 1000 women on everything from using public loos to re-wearing dirty clothes... Find out which habits are unhealthy - and which are filthy but fine." Sous dissimulation de poll se trouvait donc, le croirez-vous? Un subtil message d'hygiène. Tellement subtil que je vais vous donner quelques citations au sort:
"63% of women washed their hands after using the loo but only 38% used soap (a must) and only 2% did it for ten seconds or more. Patient.co.uk recommends 15 seconds."
"The five-second rule - which states that if you retrieve a morsel quickly enough, it's safe - isn't true. Researchers tossed food on grimy flooring and found that it was germy after just a few seconds. Since it takes very little bacteria to make you sick, it's a good idea to toss fallen food into the bin."
"Ever wear dirty clothes? A full 85% of women have. Just draw the line at underwear (which 52% of poll-takers have reworn)."
C'est marrant ça, on dirait que si Glamour ne nous l'avait pas dit, on ne saurait pas qu'il fallait se laver les mains et se brosser les dents... Mais pourquoi insister là-dessus maintenant? Y aurait-il un contexte mondial quelconque?
Enfin pour votre instruction publique, sachez que vous pouvez, oui vous pouvez! vous assoir sur un siège de toilette: il y a peu de chances que les germes trouvent leur chemin depuis la peau de vos fesses jusqu'à vos mains ou jusqu'aux mains de quelqu'un d'autre - enfin vous faites ce que vous voulez, ça ne me regarde pas. Il est aussi ok de ne pas se laver tous les jours, du moment que vous ne puez pas; oui, vous aurez des bactéries qui se développent sous vos armpits, mais avant qu'elles ne se retrouvent sur vos mains... (Mais de nouveau, vous faites ce que vous voulez). Et attention, la palme d'or: il est ok de faire pipi sous sa douche! Apparemment 75% des Anglaises le font. "But" - citation - "it isn't really that gross. Unless you have an infection, urine is sterile and non-toxic".
Je crois que mon adaptation à la culture anglaise a trouvé une limite.

Sunday, September 27, 2009

Bibil doit se reprendre en main

* Le texte ci-dessous est une restitution fidèle du monologue intérieur que j'ai mené contre moi-même ces trois dernières semaines *
Blngbnitnithbnfkg. Je suis bien naze, là, tiens. Oh oui, bien bien naze. Tellement naze que j'irais bien dormir. Oui mais bon, il n'est quand même que 10 heures / midi / 16 heures / biffer la mention inutile. Et mon projet n'est pas terminé, c'est un brin problématique. Il n'empêche que j'ai comme un bon petit coup de pompe.
Mais, oh, qu'est-ce que c'est que cette petite chose sucrée qui se balade toute seule sur mon bureau? Ca n'aurait pas été mis là pour m'aider à lutter contre la deadline par hasard?
Bon. Sybille. Pas de panique. Tu peux résister. Tu peux.
Tu peux.
Non mais j'ai quand même grave la dalle, en fait.
Tu peux quand même, si si, tu peux.
Ah, zut.
Bon. C'est pas grave. Une fois, un écart, ça peut arriver à tout le... Oh! Ce ne serait pas du sucre que tu as là?
***
Si j'avais été ma balance, j'aurais au moins eu le tact de discrètement indiquer en vert "+ muscle", au lieu de faire clignoter en orange flash, genre sirène d'ambulance bien là sous mes yeux, "+ fat". La vérité est une chose si subjective après tout. Mais bon, un constat est un constat, et il faut que je me rende à l'évidence: il va falloir que je prenne des mesures drastique de réduction des inputs ou d'augmentation des outputs, si vous voyez ce que je veux dire. Et pour ce faire j'ai un plan sans faille, qui a marché auparavant et qui est sensé marcher de nouveau aujourd'hui, et qui consiste en ces simples dictats:
De la date d'aujourd'hui au jeudi 29 octobre:
- Ne seront autorisés que l'eau et le thé vert, toutes les autres boissons sont bannies.
- Seront prohibés tous les aliments cuits/frits dans l'huile, ce qui inclut les chips, les frites et les sauces.
- Le sucre, c'est le mal.
- Se dire qu'on est trop fatiguée que pour aller courir un peu, c'est aussi le mal.
Mais comme la réussite de ce plan repose sur une bonne dose de motivation, de contrôle de soi et de sommeil récupérateur, quelque chose me dit que ce n'est pas gagné d'avance... Ce qui fait que je vais rajouter un autre dictat qui s'applique à vous, lecteursbienaimés:
- Quand vous verrez Bibil rompre l'un des dictats édictés ci-dessus, vous avez le droit de lui faire une gentille remarque. Dans le genre, "tiens, tu n'avais pas dit que?" Et si jamais, au lieu de rejetter l'objet du délit, je vous insulte et défends mon muffin au péril de ma vie, vous avez le droit de... heu... Et bien, de me faire remarquer que le 31 octobre, je devrai être déguisée en Sexy Witch avec une robe minimaliste et peu coopérative.
Quelque chose me dit que je vais passer un mois difficile.
Et que ma balance va avoir l'audace de m'accueillir avec des "- muscle" et "stable" dans les semaines à venir.

Monday, September 21, 2009

La morte ligne

Allez, youhou, mon rapport est terminé, rendu, emailé à travers 6 pays différents. Et demain je présente mes éminentes conclusions à Edinburgh.
Donc en fait, en toute logique, la fin de ma deadline ne veut pas forcément dire une activité bloggesque débordante. Le monde est ainsi fait, l'injustice déborde de partout.
Mais je vous rassure: il y aura quelques updates automatiques. Enfin je crois. Sinon je chargerai un malheureux lecteur d'updater ce blog jusque dimanche.
Sur ce j'y vais, je dois aller acheter des saucisses et de la sauce andalouse au Colruyt (et celui qui devine la raison pour laquelle je dois accomplir un tel acte gagne la palme de la divination).

Sunday, September 20, 2009

Et puis bon, y a pas de raison...

... La règle numéro un du mariage, c'est que les photos compromettantes qu'on ne savait même pas qu'elle existaient, tout à coup, se retrouvent publiquement exposées.
On redoute toujours, en effet, l'exposition de photos à l'âge où on a la peau qui bourgeonne...
... Ou alors l'aveu public que la mariée est une grande fan de Twilight.
Félicitations à Claire & Léopold!

Oh, mais d'où est-ce que ça vient, ça?

Bon, comme cette photo a été mentionnée dans le discours de mariage, je me suis dit que c'était une oeuvre d'édification publique que de la diffuser encore une fois.
Toutes mes félicitations à Alexis/Freedom/Chéri & Sylvie/Caroline/Chérie!

Friday, September 18, 2009

Thursday, September 17, 2009

... Et toujours pour vous faire patienter

Mes colocs et moi avons décidé de vous faire une petite danse.
Non mais j'ai fait ces vidéos il y a un petit temps hein, n'allez pas croire que c'est à ça que je passe mes journées quand je deadline...
Try JibJab Sendables® eCards today!

Wednesday, September 16, 2009

The line is dead.

Au cas où certains se le seraient demandés, je n'ai pas respecté ma deadline. En fait c'est une pré-deadline. La vraie deadline est vendredi.
Youpie.
J'expliquerai.
Mais pour vous faire patienter, et surtout pour célébrer la deadline annuelle de notre ami Gauthier, banquier de son état, le voici en train de faire le grand saut...
Try JibJab Sendables® eCards today!

Sunday, September 13, 2009

Thursday, September 10, 2009

La Bibil Mobile 2.0

Et voilà, oublieuse que je suis de l'intensité des moments partagés avec ma défunte Twingo... Infidèle à sa mémoire, et traître à l'abnégation attendue de mon deuil... J'ai ramené une Yaris.
La voici.
La nouvelle Yaris!
(Le cadre du texte a mangé la moitié de la photo... Cliquez dessus pour la voir en entier)
Mais qu'on ne s'y méprenne pas, elle et moi, c'est fait pour durer! (On dit ça, on dit ça, mais il s'en faut de si peu pour que cela clashe...)
En tous cas c'était bizarre. J'avais la sensation de ramener un nouveau-né à la maison. Je l'ai traitée avec grande douceur, de peur de l'abimer, cette petite chose toute neuve. J'ai fait la liste des premiers trucs qu'elle faisait. (Première chanson à la radio: Sexy Bitch de David Guetta. Heum, on fait mieux). Je l'ai nourrie avec attendrissement (la vache, elle s'engloutit 37 litres sans ciller, quel appétit!). J'ai cherché du regard des similitudes génétiques, formes des yeux, couleur de peau, tout ça.
Puis je l'ai habillée.
Muffin planqué dans la voiture
Et je l'ai baptisée.
Danio dans la Yaris
Et c'est parti pour de nouvelles aventures...

Wednesday, September 09, 2009

Mais tout bon voyage commence par un bon road trip

Parce que de New York au Canada, il y a quand même une petite volée de kilomètres.
Donc en gros. Départ: 4h du matin depuis le Connecticut. Conducteur: Kev. Passagers: Gwen, Guillaume et moi. Le véhicule: une Ford Focus fort sympathique ayant une option essentielle, mais alors, vraiment essentielle:
The car, at night
La possibilité de changer la couleur de l'éclairage du porte-boissons. Ici, en rose. (Ne marche qu'avec des bouteilles d'eau, ou à la rigueur avec des boissons Starbucks).
(Et la nuit).
(Autres couleurs: rouge, blanc, jaune, vert, bleu).
Ca nous a occupés pendant deux minutes trente, on a pris des photos, puis on a soupiré à la perspective de 14 heures de route. J'ai tellement soupiré que je me suis d'ailleurs endormie jusq'au petit jour, sommeil que rien n'a pu interrompre, sauf apparemment l'arrivée d'un péage.
Moi: "Kev! Kev!"
Kev: "Oui?"
Moi: "Non mais on s'est déjà arrêtés à une station service!"
Kev: "Oui mais on est à un péage ici..."
Moi: "Mais on s'est déjà arrêtés à une station service!"
Kev: "Oui mais c'est un péage?"
Moi: "Mmfgkfnfilhnbfon... Rrrrrr..."
(Moi je ne fais que dire ce qu'on m'a raconté. Je n'ai pas souvenance de ce petit interlude.)
Breakfast!
Puis vers 7 heures... Yeah.
Petit déjeuner.
Moi j'ai commandé mes bagels au Dunkin' Donuts et j'étais très contente... Aaaah, baaagels. Par contre les autres ont été très déçus de voir qu'à 7 heures du matin, ouverture du Burger King (en réalité ils étaient là depuis 6h55 et ont dû faire la file pendant 5 minutes), on ne servait pas encore de Whopper. Ils ont dû se contenter d'un Egg Muffin et Latte. Triste (pour eux).
A ce moment-là, il nous restait encore 11 heures de trajet.
Nous avons donc trouvé des moyens fort divertissants d'occuper le temps. Nous avons mémorisé les capitales des 50 états américains (la capitale de l'Idaho, anyone?). Nous avons exploré les routes secondaires de Buffalo en tentant de trouver la bonne sortie. Nous avons écouté des chaines de radio québécoises. Nous avons fait un arrêt aux chutes du Niagara.
Nous avons constaté qu'au Canada, le M de McDonalds avait une feuille d'érable au milieu. Nous avons gouté de la Root Beer. J'ai sifflé l'entièreté du Nestea de Guillaume en prétendant ne lui en prendre qu'une bouchée (50 cl quand même). Et enfin quelques heures plus tard... Nous arrivions à bon port.
Oui, au bon port, donc.
De là nous avons pris le bateau.
The last minutes of the 16-hours drive
Et ici, sur cette photo, on arrive presque. Gwen cache ses cernes avec ses lunettes, Kev est frais comme une rose après ses 14 heures de route... Pas moyen de changer de conducteur avec ces voitures louées, c'est une question d'assurance, donc le pauvre s'est mangé un trajet Connecticut - Buffalo - Toronto - Nord de l'Ontario, devant résister seul à l'énorme coup de pompe qui s'est emparés de nous dans cette canicule.
Et Guillaume a un peu dormi, comme moi, mais il fait semblant d'être fatigué quand même.
Nous avons été accueillis par les autres qui étaient arrivés la veille, avec une bonne bière et un bon petit repas.
Inside the cottage
Et le séjour pouvait commencer. Je songerais même à vous le raconter... Un jour prochain. Si, si.

Tuesday, September 08, 2009

La Bibil Mobile est à présent réduite à l'état de boite de conserve

Et c'est bien triste. J'aurais été artiste que je l'aurais érigée en oeuvre d'art, telle une ôde à ma jeunesse glorieuse et à ma vie estudiantine. Mais je ne suis pas une artiste, je suis une - heu, une quoi? - une chercheuse pragmatique. Je l'ai froidement envoyée à la casse contre compensation monétaire. * Soupir *.
La Bibil mobile est dans un autre monde à présent. Un monde paisible, où elle emportera les dernières images de son séjour dans ce monde: le garage froid où je l'ai abandonnée, dépouillée de tout ce qui la liait encore à moi (1); les inconnus qui l'ont enlevée, ouverte et démantelée de tous ses organes vitaux, avant de compresser sa défunte carcasse dans un broyeur géant. Ses grands yeux tristes se sont éteints dans la solitude en... Oui. Bon, c'est pas top. Consolons-nous. Peut-être repensait-elle, dans la fraction de seconde avant la fin, à notre première étreinte (2)? Ou alors à mes doux mots d'adieu pour l'accompagner lors de sa dernière route (3)? A ces instants paisibles où sa couleur chatoyante reflétaient l'herbe en période de canicule, les étangs en période de nettoyage? A toutes ces routes qu'elle a parcourues, à tous ces meubles de kot qu'elle a transporté, à toutes ces chansons de Britney qu'elle a écoutée?
Booooo.
Ma Bibil Mobile.
Pour le souvenir j'ai donc décidé de publier ces vidéos exclusives, prises en 2004.
Alice, 18 ans, apprend à conduire la Bibil Mobile, alors que Bibil, 21 ans, fait des commentaires qu'elle aurait pu garder pour elle.

Et Guillaume, 16 ans, décide, malgré interdiction formelle de l'autorité parentale, de faire de même.

Et ça n'a rien à voir, mais... Coin coin coin coin coin. (2004, toujours).


(1) L'autoradio
(2) "Non mais c'est normal, ce volant qui ne tourne pas, là? Comment ça, pas la direction assistée? Non mais tu vas tourner, oui?"
(3) "Oh, j'ai calé, là. Ah non. Ca ne répond plus. Ouhou! Tu déconnes? Pourquoi tu ne réponds plus?"

Monday, September 07, 2009

New York: suite et fin

Starbucks
J'introduis d'emblée mon post par une photo d'un muffin et d'un smoothie Starbucks, avec l'enseigne légendaire, et derrière un businessman et encore derrière un bus, qui lui-même cache des gratte-ciels. Notre dernier petit déjeuner à New York. Notre périple touristique touchait hélas à sa fin, et ce petit déjeuner était empli de mélancolie...
Il nous restait deux choses à faire ce matin-là. La première, c'était de visiter Greenwich Village, quartier résidentiel sympathique et épargné par les gratte-ciels à torticolis. Il parait que c'est parce que le sol n'est pas d'assez bonne qualité pour accueillir des structures aussi lourdes... Donc du coup, on n'y voit des maisons à deux ou trois étages, ou à la limite des immeubles à appartement aux dimensions limitées. Ca fait un sacré changement.
Ce qu'on ne savait pas, c'est que The Village est aussi connu pour son rôle dans les premiers mouvements de libération gay, qui ont pris naissance à Christopher Street.
Christophe, ceci est pour toi.
Gay Street - Christopher street
Vers 11 heures, cependant, il a recommencé à faire impossiblement chaud. Et - ô horreur! - nous avions rendu les clés de l'hôtel le matin-même. Il nous fallait de l'air conditionné, et il nous le fallait urgemment. Mais nous avions tout prévu. D'où, le deuxième objet de notre agenda.
Guggenheim
Ah! Le Guggenheim Museum, cette fois-ci sans monde et surtout frais comme une glacière. (Celui qui repère ce qui ne va pas sur la photo ci-dessus reçoit le prix de la logique en images). Mon souvenir du Guggenheim était un sentiment de frustration, car la dernière fois que j'y suis allée, il était en pleine rénovation... Et cette fois-ci, et bien, le musée se préparait à accueillir une grande exposition sur Kandinsky. Donc pas mal de murs étaient vides. Mais je me console en me disant que j'ai déjà vu cette exposition au Tate Modern il y a deux ans. J'étais donc triste, mais j'ai arrêté d'être triste, et j'ai commencé à être awesome à la place... True Story.
(Et il y avait quand même une expo intéressante sur Frank Lloyd Wright, l'architecte qui a construit le Guggenheim).
Puis nous sommes allés manger des sushis.
La Bento Box
Un des grands highlights du séjour. (Petit resto japonais que l'on trouve dans la East 51st St., au niveau de la 3rd av.). Mes papilles gustatives s'en souviennent encore.
Voilà! Une journée bien chargée, mais il nous restait encore une heure et demi à perdre avant de prendre le train. Nous nous sommes dit, allons nous balader du côté de la 5e avenue, c'est juste à côté. Il fait beau, on pourra bien prendre quelques photos...
Saint Patrick's Cathedral
Et c'est là que nous sommes tombés par hasard sur ce qui deviendrait le point culminant de notre séjour. J'ai dit: la Rockfeller Tower.
Dans cette petite heure à perdre avant de prendre le train, nous avons déambulé droit vers un guichet pour l'observation desk. Le quoi? Nous sommes nous dit, car il n'était dans aucun guide touristique.
Nous avons quand même pris un billet. Après tout, pourquoi pas?
Et là, rien à voir avec les files de l'Empire State! Une fois notre billet acheté, nous nous sommes dirigés droit vers l'ascenseur, sans attendre, puis nous sommes directement monté tout en haut.
Tout en haut, oui, mais vraiment tout en haut.
Parce qu'il faut savoir que ce qu'il y a tout en haut de la Rockfeller Tower, c'est une plateforme, avec une vue vertigineuse à 360° sur tout New York. Quasiment pas de monde, un calme parfait, avec les lointains sons de la ville qui remontaient de tout en bas... Et un petit vent chaud soufflant vers le haut en tourbillon.
Observation desk at the top of the Rockfeller Tower
Top of the Rockfeller Tower
En haut de la Rockfeller Tower
Et une vue imprenable sur l'Empire State Building...
Vue sur l'Empire State depuis la Rockfeller Tower
Et sur Central Park.
Central Park, from the top of the Rockfeller Tower
C'était tout juste incroyable!
Evidemment, on est restés tellement longtemps qu'on a failli rater notre train. Mais ça, c'est une autre histoire.
Et vers 16 heures 30 en ce mardi 4 août 2009, nous étions historiquement en route vers le Canada.

Sunday, September 06, 2009

Thursday, September 03, 2009

New York, 3 (je suis d'une originalité tellement improbable que j'en suis pantoise)

Le lendemain matin, il faisait de nouveau beau. Et chaud. Très chaud. Sur notre programme figurait la pointe de Manhattan: Brooklyn Bridge, Statue de la Liberté, Wall Street et tout ce qu'il y avait autour.
Nous avons commencé par un petit déjeuner frugal - Cheerios et 2 litres d'eau pour moi, non non je ne me sentais pas déshydratée; full fat muffin et frappuccino extra crème fraîche pour Guillaume. Normal quoi. Puis Brooklyn Bridge.
Brooklyn Bridge
Nous avons marché jusqu'au premier pilier, nous avons vu, puis comme nous avions quand même très chaud et qu'il n'y avait pas beaucoup d'ombre (euphémisme), nous sommes retournés sur nos pas. Il paraît que traverser Brooklyn Bridge prend une demi-heure et que c'est une belle balade à faire au soleil couchant, pour avoir une belle vue sur l'île de Manhattan. Mais soit. Un autre jour, peut-être.
Nous sommes ensuite arrivés à la statue de la Liberté. Ou plutôt: à Battery Park, où les gens faisaient la file pour la statue de la Liberté. Et là c'était complètement irréel: des gens, des files, des files et encore des gens, partout, à perdre de vue, se faisant harceler par des vendeurs et comédiens déguisés en statue de la Liberté, comme par un essaim de moustiques. Un nid à touristes. L'horreur absolue. On avise un homme qui a déjà son ticket et qui fait la file pour le ferry. On lui demande: "Excusez-moi" - je rajoute une formule de politesse, ça remonte le standing du blog - "Cela fait depuis combien de temps que vous faites la file?"
Lui: "Heu, la file pour le ferry? Ca doit faire 30 minutes. Mais la file pour les billets, on l'a faite pendant 1h30."
Nous: "Donc, cela fait deux heures que vous êtes debout sous le soleil."
Lui: "Ben... Oui. Approximativement"
Alors. Ici s'ensuit une grande leçon de vie.
Parfois dans la vie on est déterminés à faire les must-do touristiques.
Et parfois, on ne l'est pas.
Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a marché pendant 10 minutes jusqu'au Staten Island ferry. Staten Island, c'est l'île en face de New York... On a attendu 5 minutes, assis, dans l'air conditionné. Le ferry part toutes les 15 minutes et est gratuit. On est entrés dedans, facile, et au final on a eu la même vue que ces paumés de touristes qui attendaient debout sous le soleil. Héhé. On était assez heureux.
Vue depuis Staten Island
Ci-dessus, la vue quand on arrive sur l'île. Vous remarquerez le halo qui entoure les bâtiments qui se situent à certaine distance - chaleur ou pollution? Je préfère ne pas savoir.
***
La suite de notre programme était Wall Street. Mais vers midi, Guillaume et moi étions plutôt anéantis (euphémisme, toujours). Vous connaissez cette sensation, lorsque vous êtes dans un sauna et qu'on rajoute de l'eau sur les pierres, et que la chaleur vous envahit tellement que vous ne pouvez plus que vous concentrer sur deux choses: ne pas suffoquer et rester en vie? Et bien c'était un peu ça. Au moment d'attaquer Wall Street, on s'est regardé, et dans l'abattement respectif de nos regard il était clair qu'il n'y avait vraiment, mais alors là VRAIMENT pas moyen. On a mangé rapidos sans échanger un mot - trop faibles, trop fatigués, au bord de l'extinction de l'espèce. Puis on est rentrés à l'hôtel pour faire une sieste dans l'air conditionné. Lire, regarder la télé, et prendre quelques douches. Et dormir, aussi. Aaaaah.
Vers 16 heures nous sommes redescendus sur Wall Street.
Wall Street
On a commencé par suivre le guide touristique, puis finalement bon, on s'est juste baladés. On a vu une statue.
Une, heu, autre statue.
Puis une autre statue.
Une, heu, statue.
(De temps en temps, ce blog est tellement éducatif que je trouve qu'il devrait s'agir d'une entreprise de service public).
Pour échouer à South Street Seaport au coucher du soleil. Nous nous sommes assis sur les quais et nous avons regardé les commuters rentrer chez eux, dans le New Jersey, par bateau... Oui, oui, j'ai dit bateau. Ils arrivaient toutes les 5 minutes, traçaient comme des malades, et les files pour y accéder ne désemplissaient pas.
South Street Seaport
C'était complètement dingue, et aussi complètement pas dans les guides - comme quoi ce n'est pas plus mal d'un peu se perdre.
Et sur le chemin du retour, on a trouvé une toute vieille rue piétonnière conservée comme au début du siècle (il était écrit "patrimoine historique" sur chacune des petites maisons, je suppose que ça aide). Et transformée en énorme bierodrome. Nous avons pu trouver une Leffe. Guillaume a pu en boire alors qu'il n'avait pas 21 ans. Grosse fête.
Une Leffe
Puis on a marché jusque Chinatown et Little Italy en quête d'un repas. On a terminé par manger un petit plat de pâtes à un prix exorbitant, en bons touristes complets, alors que le serveur s'était trompé dans notre commande, enfin. Pour oublier, on a marché.
Little Italy
Et on a marché, marché, marché, toute la pointe de Manhattan jusqu'au début de la 5e avenue, puis toute la 5e avenue à Time Square.
Time Square
Une belle petite balade, en somme.
Il fallait bien: c'était aussi notre dernière soirée dans the Big Apple!
(Apple? Quelqu'un a parlé du magasin Apple?)