Monday, August 31, 2009

New York Day 2

Le deuxième jour, pas de bol, il pleuvait. Et quand je dis qu'il pleuvait, je veux dire à gros bouillons, avec du vent et tout ce qui va avec. On se serait dit dans une tempête tropicale. Car malgré l'humidité ambiante, les températures restaient néanmoins... aux alentours des 30 degrés.
Rha.
Rat? Quelqu'un a dit, rat?
Rat!
Nous avons commencé par expérimenter le métro new-yorkais, avec sa légendaire salubrité, ses rats qui déambulent de partout et sa température équatoriale. Nous nous sommes démenés pour arriver chez Macy's vers 10h, d'abord dans le métro, puis sous la pluie, bravant tous les éléments, pour se rendre compte que... Le dimanche, Macy's n'ouvre qu'à 11h. Un simple coup d'oeil au guide touristique nous en aurait averti.
Rha.
Râ? Quelqu'un a dit, Râ?
Metropolitan Museum: Temple of Dendur
Nous avons donc opté pour le Metropolitan Museum, parce que nous sommes des gens culturés et facilement impressionnables par la quantité phénoménale de tableaux européens qui se trouvaient exposés là. (Je veux dire, il y avait des soldes chez Van Gogh ou quoi?) Eliane, je te remets le prix de l'excellence archéologique si tu nous fais un petit exposé sur le temple ci-dessus dans les commentaires.
Puis finalement nous sommes quand même allés chez Macy's, non sans un arrêt à l'incontournable Burger King.
Burger King
Qui nous a pris tellement de temps que finalement, notre matinée shopping s'est trouvée réduite à son strict minimum.
Mais ce n'est pas grave, car la culture nous appelait de nouveau. Et par culture je veux dire notre rdv au Guggenheim avec Kev et Gwen qui se trouvaient aussi à New York à ce moment-là. Mais apparemment nous n'étions pas les seuls à avoir eu l'idée: la file s'étendait jusque dans le pâté de maison avoisinant! On avait un peu pitié de tous ces gens vissés à leur parapluie qui ne leur était que de peu d'utilité, le vent de côté et de dessous les détrempant comme un sucre dans du café.
Nous avons donc trouvé un plan B, le Cooper-Hewitt National Design Museum deux rues plus loin, qui abritait JUSTEMENT une superbe exposition sur le feutre... Oui, oui, le feutre, la matière, déclinée en vêtements, tapis, rideaux, canapés et j'en passe.
The Cooper-Hewitt National Design Museum
Mais au moins on n'était pas mouillés.
Puis, surprise! A la sortie du musée, le temps s'est soudainement dégagé, et nous avons pu prudemment nous diriger dans Central Park, de nouveau.
Hyde Park
Puis dans Soho, où nous attendait moulte shopping et autres burritos pas nets.
Burrito
Pour terminer par boire des bières boissons fraiches non-alcoolisées sur le toit de notre hôtel, vue ci-dessous.
View from the rooftop of The Pod Hotel
(Celui qui peut trouver le gratte-ciel de General Electrics sur cette photo gagne le prix de l'excellence architecturale).
Ce fut une bonne journée malgré la pluie, qui nous a permis d'expérimenter le côté culturel de la ville que nous n'aurions pas forcément fait si nous avions eu un soleil de plomb!
Bon, évidemment, la nuit, j'ai amèrement regretté les multiples abus nutritionnels de la journée. Surtout le Egg McMuffin. Ou le Burger King? Ou bien les cupcakes au glaçage ultra compact. Ou les burritos, la glace, les Starbucks multiples... Pour respecter les règles de bienséance de ce blog, je ne dirai rien de plus, mis à part que quelque soit le confort d'une salle de bain, il n'est jamais agréable de devoir s'endormir dedans.
Dès le lendemain j'ai pris des mesures drastiques de limitation de la junk food, au grand désarroi de mon frère, qui a passé son temps à se moquer de moi par la suite. Exemple.
Lui: "On se prend un hot dog?"
Moi: "Bof, on en a déjà pris un tout à l'heure..."
Lui: "Excuse-moi, j'avais oublié que tu étais un peu intolérante aux hots dogs."
Moi: "Ha. Ha. Bon, on va prendre le métro."
Lui: "Tu es sûre, ça ira? Parce que bon, comme tu es un peu intolérante au métro..."

Thursday, August 27, 2009

J'ai choisi

Oui, aussi étonnant que cela soit, et nécessité me poussant à la décision, j'ai choisi. Ce fut dur. J'aimais le design et le confort de la C3, j'aimais le moteur de la Yaris, et j'aimais les autocollants "Tour de France" de la Skoda. Le dilemme était cornélien. En acceptant l'un, je renonçais à l'autre, et vice versa.
Mais j'ai choisi.
Je suis allée voir le vendeur toute seule, il m'a rempli un bon de commande et m'a regardé d'un air dubitatif. "A votre nom?". Je répond par l'affirmative (un tout petit peu vexée. J'ai l'air d'une étudiante dont les parents achètent la première voiture, peut-être?). "Veuillez signer ici et là, précédé de la mention lu et approuvé." Suivi d'un interrogateur: "Vous pouvez me donner un acompte?" Suivi d'une ferme poignée de mains: "Félicitations pour votre achat."
Et c'est là que j'ai dit, ô sacrilège! "J'espère que celle-ci, elle tiendra au moins dix ans, pas comme l'autre." Et voilà, c'était fait, ma première critique envers la Bibil mobile, sortie de ma bouche presque involontairement au moment où elle s'est fait supplanter. Je me sens coupable, si, c'est vrai.
Ceci dit c'est un bon choix. Mes parents approuvent, mes collègues approuvent, Strepy approuve, et Sophie aurait préféré que je prenne la Golf. Maman, après l'avoir vue, ne se tenait plus: tant d'espace de rangement, tant de place pour mettre ses brols. Papa, quant à lui, c'est contenté d'un sobre: "Elle est très bien, c'est très toi."
Mais, mystère! Ami lecteur, quel a été mon choix?
Ah, il se fait tard, là, non? Je sens que je vais aller dormir...
***
Bon, je vais tuer ce suspense. J'ai pris la Toyota Yaris ECO, 5 portes, couleur gris clair (ouais ou gris satin, enfin ça reste du gris).

Tuesday, August 25, 2009

New York, New York! 1

Start spreading the news, I'm leaving today... (Heu, enfin) I WA-NNA-BE a part of it, New York, New York!
Bref.
Guillaume et moi n'avions que quatre jours à New York, et en quatre jours, le planning était serré. Le premier jour, donc, nous avons atterri à midi. Nous étions à l'hôtel à 14h, puis à 14h30, hop hop hop, Starbucks, et à 15h, hop hop hop, dans la file de l'Empire State Building. Je dis "dans la file", parce que ce n'était pas une garantie qu'on arrive au sommet. 45 minutes d'attente répartis entre: la file devant le portillon de sécurité, la file devant les tickets, celle devant la photo obligatoire (pas moyen de resquiller), celle du premier ascenseur, celle du second ascenseur, et une fois au sommet, celle pour pouvoir s'insérer entre deux grumeaux de touristes compacts et explorer rapidement la vue avant de se faire écrabouiller. Autant dire que nous avons pris les photos d'abord, et exploré la vue après. Cela donnait quand même ceci.
Vue de l'Empire State
Petite touche artistique (le prix de l'excellence panoramique à qui reconnait le building à droite du pigeon)
Vue depuis l'Empire State
Il faisait tellement chaud qu'on pouvait voir la chaleur qui remontait des rues, et donc du coup, notre vue de Manhattan s'en est trouvée complètement brouillée! On suait à grosses gouttes, je suppose que c'est à ça qu'on reconnait un touriste à NYC: les autres passent leur été à l'intérieur d'un bâtiment, peinard, dans l'air conditionné. Nous on avait juste l'air cons.
Donc voilà, il était 17h, nous avions fait un gigantesque "check" dans notre liste devant l'Empire State, heureux qu'il s'agisse d'une chose qu'on ne fasse qu'une fois par séjour (j'allais mettre dans sa vie, mais pour ma part c'était la deuxième fois, donc ça ne s'appliquait pas). Nous allions découvrir plus tard qu'il y avait bien d'autres spots beaucoup moins touristiques pour pouvoir bénéficier d'une belle vue de NYC, dont la Rockfeller Tower (j'y reviendrai), et surtout le toit de notre hôtel, aménagé en un mini beer garden.
Rooftop of the Hotel "the Pod"
Très agréable le soir.
Bref. Après l'Empire State, nous sommes redescendus peinard sur Time Square; c'est mon second séjour à New York (Gaëlle, Mathilde, je vous salue), mais c'était le premier pour Guillaume. Donc quand nous sommes arrivés depuis Broadway il s'est exclamé "C'est ça? Mais c'est tout petit". Jusqu'à ce qu'on arrive réellement sur Time Square et qu'il réalise l'ampleur du truc.
"Eeeeeeh mais c'est énorme!"
Moi: "Tu t'attendais à quoi?"
Lui: "Ben je sais pas moi, Picadilly Circus".
Et s'il y a bien une chose que New York a de différent de Londres, c'est la démesure. Démesure des gratte-ciels, lumières, voitures hauteur et grandeur, et aussi démesure des plats. La suite de la journée allait nous le confirmer, lorsque Guillaume et moi avons trouvé des sandwishs (après quelques jours avec Guillaume, vous prononcerez "Douiches"). Il cherchait du pastrami, nous avons trouvé quelque chose de vaguement similaire, j'ai été calée de suite, et lui s'est encore pris deux hot dogs dans Central Park.
Central Park
Parce que nous sommes fatalement arrivés dans Central Park, au coucher du soleil en plus, quel romantisme de fou. Nous avons traversé le pont "de la demande en mariage dans les films" (celui qui passe sur l'eau), où se prenaient justement, ben, des photos de mariage. Il y avait plein de festivaux différents, c'était assez sympa. Puis au bout d'un moment de marche bucolique, Guillaume m'a demandé:
"Le Central Perk, il est où?"
Moi: "Dans un studio en Californie."
Lui: "Quoi? Mais c'est nul! Et l'immeuble de Friends?"
Moi: "Ah, je crois que c'est à Greenwish Village".
Lui: "C'est pas à Central Park? Mais c'est nul!"
Mais en voyant le genre d'immeubles qui entouraient Central Park, il s'est remis de sa déception. (Après cette petite incartade kitschoune et subjective donnant la parole à mon frère, je ne puis que lui laisser le droit de réponse. Il dit: "Sybille t'es trop nulle, tu mérites une *i***e". Enfin c'est ce qu'il dirait s'il avait été là.)
Nous sommes arrivés au Metropolitan Museum, et puis nous avons marché de nuit vers l'hôtel (angle de la 3rd av et 51st av, si jamais ça vous intéresse dans votre visualisation de notre parcours). Les gens qui entraient et sortaient des bâtiments résidentiels de la 5th av. se faisaient accueillir par un portier aux gants blancs, c'était assez épique. Pour finir nous nous sommes écroulés à 21h, oui, j'en suis fière! Car cela signifiait 3h du matin pour nous.
Et voilà pour la première journée.
J'ai passé trois semaines Outre-Atlantique. Je vous préviens, le compte-rendu risque d'être long.

Monday, August 24, 2009

Ô Jet Lag

Jet Lag, Jet Lag,
Toute la journée, je te résiste.
Je garde les yeux ouverts,
Malgré la fatigue qui s'abat et qui referme mes paupières.
Je n'ai plus faim au petit déjeuner
Mais j'ai faim quand je m'y attends le moins.
Sur mon assiette, je veux dormir, dormir...
Et quand je suis dans mon lit, et bien.
Non. Rien.
J'arrive pas.
Rho.
Je suis frustrée.

Non ça ne rime pas, il ne faut pas me demander, à cette heure-ci et avec le cerveau aussi embrumé, ce n'est pas possible. Mais pour passer le temps je vais quand même vous passer cette petite photo bucolique.
Sunset
Aaaah. Chouette. Dans 8 heures, je travaille.

Friday, August 21, 2009

Il y a une justice

A l'heure actuelle, je suis dans l'avion, et je retourne vers ma terre natale. J'espère pour vous qu'il ne pleut pas. J'espère aussi pour vous qu'il n'est pas arrivé malheur à mon avion, sinon tous ces posts programmés n'auront bien sûr plus de sens. Mais bon. Y a pas de raison.
Je vous aime, amis lecteurs, et bientôt vous allez me haïr tellement je vais vous flooder de photos de vacances.

Thursday, August 20, 2009

Un peu de culture...

Demander à Sybille de ne pas parler nourriture c'est comme demander à Seb de ne pas parler d’Obama ou à l’autre Seb de ne pas parler notariat – On aimerait bien mais c’est tout simplement illusoire. Encore que dernièrement, renouvellement du contrat Fnrs oblige, elle nous a beaucoup parlé de son nouveau joujou facebookien : Farmville. Cette ferme virtuelle lui a apparemment donnée l'envie d'aller plus loin, et de rejoindre virtuel et réel en adoptant un vrai cocotier. Elle a d'ailleurs eu le mauvais gout de l’appeler Cocotte alors que cocotier est masculin de son état et devrait donc s’appeler Cocot (oui car coco ça fait perroquet).

On arrive donc tout doucement après quelques cassages en règle –et un vent pour moi- au véritable sujet. Oui, moi aussi j’ai adopté des plantes réelles : Basil et Tomato, mes plants de basilics et de tomates cerises. Ces plants, élevés en plein air, nourris au terreau namurois et à l’engrais 100% vache, donnent aux invalides (il s’agit du nom de mon appartement) un air de ferme bruxelloise.

Basil le basilic

Par ferme bruxelloise vous devez comprendre : toute espace aéré contenant un, deux voire trois pots de terre meuble avec des plantes ayant reçu un semblant d’attention mais dont la pollution environnante entrave le bon développement.

On repère facilement la ferme bruxelloise à plusieurs caractéristiques bien précises :

  1. A la taille : le bruxellois ayant une peur viscérale de tout ce qui pousse vert, avec des feuilles et envahit son espace vital, la taille des plantes dépasse rarement 50 cm de hauteur.
  2. A la couleur : ca forme un ensemble plutôt vert sur un fond de béton. Une couleur jaune indique un abandon des bonnes intentions du bruxellois. Faut pas lui en vouloir, il est bruxellois. Attention aussi à ne pas confondre jeunes plants de tomates et plants de cannabis, ces derniers étant généralement cultivés par un bruxellois récemment pubère.
  3. A l’odeur : l’engrais de vache c’est jamais que de la m… mais ça donne du goût et du volume aux tomates.
  4. Aux cris d’admiration émis par la faune locale à la vue de tomates ne se trouvant pas emballées dans du plastique au milieu de leur supermarché préféré.

Cette ferme bruxelloise m’a valu quelques taquineries de la part de mes colocataires qui ont trouvé là, et à bon compte, un motif de railleries accessible à leurs cerveaux simplets.

Mais le temps passa, et les moqueries cessèrent lorsqu'ils virent queje pris soins de mes petits plants. Apportant beaucoup d’eau à Basil, enlevant les rejets de Tomato, les protégeant de la pluie aussi par peur des maladies. Je leur laissais la radio allumée par mauvais temps de sorte qu’ils ne dépriment pas trop(…). Je m’assurais qu’ils aient toujours un maximum de lumière n’hésitant pas à les changer de place plusieurs fois par jour. Engageant des green-siter pour les arroser en mon absence.

Tomato le plant de tomates

Le temps passa encore et les petites piques verbales se transformèrent en "mmmh" car mon travail portait enfin ses fruits : de délicieuses petites tomates cerises de Tomato qui sont un régal à l’apéro que j’accompagne d’un peu de feuilles de Basil. De temps en temps, j’y rajoute un peu de mozarella et d’huile d’olive vierge extra première pression à froid de culture biologique acheté-100€-au-marché-mais-c’est-pas-cher-car-c’est-meilleur-pour-la-santé.

Manger des tomates cerises, c’est ma joie, mais à supposer que Sybille parvienne à obtenir des fruits de Cocot et comme le dit si bien un proverbe africain bien connu :

« Qui mange une noix de coco, fait confiance à son anus !»

Et bientôt, les invalides auront de la ciboulette, inutile de vous dire qu’on a déjà trouvé un nom depuis un bon mois, féminin celui-là.

Tuesday, August 18, 2009

Les aventures de la maîtresse d'Obama :

Je profite de l'accès qui m'est octroyé pour dire :




Bon anniversaire, Catherine !!!!

copyright : geluck


Saturday, August 15, 2009

Je t'aime, ami lecteur

Et dans un élan d'altruisme extraordinaire, je vous fais part de cette photo:
Tarte aux myrtilles
La tarte aux myrtilles de l'hôtel Weisshorn. Comme ça, sans raison. Vous n'avez pas un peu faim?

Tuesday, August 11, 2009

La Croatie : où comment Sybille se dénude en public


La qualité la plus fréquente d’une éloge funèbre est que le défunt est décrit de manière positive et que tous ses traits de caractères – même mauvais – sont évoqués avec sympathie. Dieu merci, en partant, Sybille ne nous a pas demandé de rédiger un tel texte à son propos, mais simplement de mettre à jour son blog. Je délaisse donc le mien pour alimenter ses lecteurs en attente des anecdotes croustillantes (et parfois méchantes ?) quant à ce grand écrivain qu’est Bibil !

Je note au passage que dans son post de départ, Sybille a parlé de son testament : il lui en restait un template. Malheureuse. A l’heure où elle est en train de déguster une délicieuse glace de Ben & Jerries, son glacier adoré (sans aucune arrière pensée pour son intolérance au lactose), elle ne se doute pas qu’un testament qui n’est pas entièrement écrit de sa main, daté et signé a autant de valeur qu’une cerise écrasée sur le trottoir du Boulevard des Invalides à Bruxelles.

Après cet interlude juridique – qui a eu pour effet de faire partir la moitié des lecteurs – je puis enfin me lancer dans le vif du sujet : comment le maillot de bain de Sybille a explosé en Croatie. C’est accrocheur comme entrée en matière non ?

En 2005, donc, nous avons décidé, Seb, Catherine, Sophie, Sybille et moi de partir en Croatie. Nous avons alors réservé un très joli appartement à l’architecture bizarre (deux cuisines) à Pirovac. Entre Zadar et Split (Spliiiitch disions nous alors). Plein de motivation, nous avions emprunté la Peugeot 806 de « Belle-maman idéale » (car, paraît-il, j’ai l’immense honneur d’être le « gendre idéal »), à savoir la Maman de Bibil.


Départ de Bruxelles à 4h00 du mat’, Sybille est au volant : moins d’une heure plus tard, alors que nous approchons de Leuven, le ventre de notre chère bloggeuse crie famine. Ses gènes de pic-nickeuse faisant effet, elle sort en moins de temps qu’il ne m’en faut pour l’écrire une tartine de Nutella. Vous connaissez la pub Nutella, avec leurs « moments Nutella » ? Eh bien, nous l’avons vécu. Sybille roulait à 120 km/h avant sa tartine. Avec la tartine, la vitesse a soudainement diminuée pour atteindre les 80 km/h.

Ce trajet fut particulier : j’ai appris que j’avais visiblement une tête de « gentil Papa », parce qu’à toutes les frontières, alors que les occupants des autres voitures devaient tous montrer patte blanche avant de rentrer dans le pays, je passais comme une lettre à la poste. Sybille a aussi appris à ses dépends que je pouvais être très énervé en voiture, quand elle touche au volume de la musique...J’ai aussi appris à mes dépends que Sybille pouvait être rancunière. Elle me ressort le « Sybille, ta gueule » que je lui ai sorti à ce moment, au moins deux fois par an. (Oui, oui, Belle-Maman idéale, j’ai insulté votre fille... Je me confonds en excuses et vous présente mes hommages les plus vifs).

Bref, je m’égare. Je pourrais vous raconter la fois ou j’ai cassé un lit, la fois ou j’ai failli écraser une chèvre ou bien la manière dont la proprio qui habitait en dessous de notre appart’ appelait sa fille à longueur de journée (Onioooooooooooooooooooooooooooooooo). Non, je dois vous raconter comment le joli maillot bleu marine à fleurs rouges de Bibil a craqué !

Nous partions vers la plage le lendemain d’une journée de visite. Après la traditionnelle heure de préparation (Crème solaire pour Sybille et moi, huile de castor pour Seb et Cath, rien pour Sophie qui s’en fout et préfère lire son bouquin au titre évocateur : « trois médecins », jouets gonflables pour l’eau, etc.) nous empruntons le petit chemin de terre qui nous amène vers cette plage où Croates, touristes allemands et hollandais (et nous) tentent de capter les rayons du soleil afin de revenir plus bruns que du Nutella. Sybille avait acheté pour l’occasion un maillot qui avait pour effet que moultes Croates se retournaient sur son passage. Malheureusement pour eux, le genre « Croate » ne plaisait pas à Sybille. Malheureusement aussi pour eux, aucun d’entre eux n’était sur le chemin le jour ou le maillot a claqué.

Comment ce fameux maillot a-t-il explosé ? Bin, l’attache a fait « clac », Sybille « Ouh » et Seb et moi avons explosé de rire. La morale était sauve, personne n’a vu la gorge (comme le dirait Emile Zola) de notre chère bloggueuse internationale.

Non mais quoi ? Vous ne croyez quand même pas que je vais raconter des cochonneries sur ce blog ou quoi ?

Monday, August 10, 2009

Ah, ça c'est une surprise!

Un post programmé, mais n'est-ce pas formidable ce que l'on peut faire avec la technologie de nos jours? En réalité nous sommes toujours le 31 juillet, et il est toujours 1h20 du matin, et j'ai toujours envie de dormir, mais je ne peux décemment partir sans vous présenter Cocotte, la Noix de Coco.
Cocotte la noix de coco
(A gauche sur l'image)
Bonne semaine à tous!

Wednesday, August 05, 2009

Oh, un post programmé

Il est toujours 1h20 le 31 juillet, mais comme je suis une aimable créature, je vous ai programmé ce petit message de sympathie.
Pour vous, la date est le 05 août. Vous travaillez. C'est difficile.
Moi je quitte New York et je road trippe vers le Canada.
Aaaahlala mais qu'est-ce que je pense à vous, alors!

Monday, August 03, 2009

2 - Bibil aime Starbucks

Pour ceux qui en doutait encore, Bibil voue une passion sans pareille à la chaîne Starbucks qui vend des cafés à tous les coins de rue des villes américaines mais qui n'est malheureusement pas encore implantée chez nous.

Lors d'un petit voyage culturel à Paris, qui a eu lieu en 2005 si je me souviens bien, nous avons eu l'occasion de déguster un de leur merveilleux café... qui n'a d'ailleurs de café que le nom étant donné le nombre impressionnant d'autres ingrédients qui squattent le gobelet. Sybille lorgnait sur la jolie tasse dans laquelle lui avait été servi le délicieux breuvage... elle l'aimait déjà, la convoitait... et puis elle remarqua le prix de la chose...10eur!!! 10eur pour un bête mug avec le logo starbucks!!! Mais c'est du vol!!! Sont fous ces américains!!!
C'est alors que j'ai eu la "bonne" idée de lui suggérer de dérober le précieux sésame ^^ Ni une, ni deux, hop la tasse dans mon énorme sac à main... personne n'a rien vu... on se caaaaaaaaaaaaaaasse ^^
Nous sommes sortie du centre commercial fières comme des paons alors qu'on venait (enfin "on" surtout "je" en fait) de commettre un délit punissable par la loi!!!

Je me demande d'ailleurs si Bibil a toujours ce magnifique mug...???

Mais rassurez-vous nous avons fait d'autres choses que boire du café starbucks lors de notre escapade parisienne, dont le but, à la base, était culturel. Nous avons quand même vu deux expos (Turner au grand palais et Pharaons à l'institut du Monde Arabe) et une pièce de théâtre!!! Bon on a aussi fait tous les magasins GAP de la capitale à la recherche de LA jupe marron mignonne qui apparemment n'existait pas en 36 et en marron ^^ et dévoré des tonnes de baguettes... On ne se refait pas hein!

Sunday, August 02, 2009

Vous allez TOUT savoir sur Bibil :D

Vu que j'ai moi aussi le grand honneur d'être invitée à bloguer en l'absence de la maîtresse de maison, je me suis dit que c'était une bonne occasion pour vous raconter pleeeeeeeeein de petites anecdotes sur notre Bibil nationale. Certes Sybille aurait peut-être préféré que je vous narre les innénombrables aventures des poilus qui peuplent ma maison... mais c'est tout de suite nettement mons intéressant pour son public... donc... Jusqu'à mon départ pour le Maroc le 19 août, vous aurez droit à quelques anecdotes sur Bibil !!! Le nombre et la fréquence sont encore à définir mais j'ai de la matière en stock.

Que Bibil se rassure, je ne transgresserai pas les consignes: je respecterai la bienséance, c'est promis!


1- Bibil et les cours d'économie politique

Pour ceux qui ne savent pas, Bibil et moi nous sommes rencontrées au cours de nos études. Je suis tombée sur elle dans le hall de Saint-Louis le jour de la rentrée en 1re candi (et oui, à ce temps là on disait encore "candi") et on ne s'est plus quittées! Nous avons partagé de nombreuses heures de cours, plus ou moins passionnantes selon les heures, les profs, les sujets... LE cours qui me reste gravé en mémoire est celui d'économie politique! Ce faux cours à option que nous avons bien été obligées de suivre et qui s'est avéré plus que passionnant (hum), assorti d'un énooooooooooorme bouquin qui coûtait une fortune et de TP avec une jeune assistante qui n'avait pas l'air de capter qu'elle donnait cours à des philo& lettres (ah ben vi! ça change tout ma petite dame!). Bibil adoptait souvent une attitude concentrée en classe: elle paufinait avec précision et amour tous les petits smileys dont elle parsemait toutes mes feuilles de cours et les siennes! Mais en écopol nous étions à peine une dizaine... ce n'était donc guère très pratique pour s'adonner discrètement à son "vice". Et une après-midi, je me souviens que c'était un jeudi, Bibil encore plus concentrée que d'habitude sur l'offre, la demande et tous leurs amis, s'est PRESQUE endormie!!! Dans une petite classe de 10 élèves où vous êtes sous le nez du prof... c'est gênant... Encore plus quand votre tête heurte malencontreusement la table et vous arrache un cri d'étonnement "hein?, quoi??, que???". Le prof n'a jamais compris, Bibil a rougi plus vite que la lumière et moi j'ai failli mourrir de rire!!!

Je rassure l'assistance, et surtout la maman de l'intéressée, cela n'est arrivé qu'une seule petite fois. De plus, il faisait une chaleur étouffante dans notre salle de cours, ce qui explique certainement le fait que Bibil ait piqué du nez entre Keynes et Ricardo... (si, si).

Promis, la prochaine anecdote ne remettra pas en cause l'assiduité scolaire de Bibil ;)

Saturday, August 01, 2009

Départ vers le grand nord...

Bon et bien puisque les droits d'éditer ce blog sont tombés sur ciel sur ma boite aux lettres, je me lance! Mais ce sera pour faire de la pub pour mon propre blog, sur lequel il n'y a encore qu'un post mais qui sera updaté dès mon arrivée à Bergen en Norvège!

*** http://alicebergen.blogspot.com/ ***

Alors pour être originale, j'ai moi aussi préparé ma ferme à cet hibernement forcé:



Sur ce, bonnes vacances (ou pas) à tous et on se revoit à Noël!

Alice

Blog en vacances

Hé oui, je romps avec la tradition qui veut qu'une saga, ici en l'occurence une saga automobile, soit diffusée à intervalles réguliers afin de retenir toute l'attention du lecteur. Mais voilà: il est 1h du matin, je me lève dans 5 heures pour aller au Canada et je n'ai toujours pas fini ma valise. J'ai donc postposé ma cruciale décision à mon retour de l'au-delà de la petite flaque. Et là je n'ai qu'une seule pensée en tête: dormiiir.
Enfin blogger d'abord.
Puis la valise.
Le testament, pourquoi pas, puisque je prends l'avion - il doit me rester un template quelque part.
Commençons par le blog. Oui, pour vous annoncer que je ne bloggerai plus avant la fin du mois. Mais d'autres personnes bloggeront à ma place, si toutefois elles acceptent les invitations qui leur ont été lancées: l'ami Strepy, qui en profitera pour updater son blog aussi, tiens; l'autre ami Fix, parce qu'il a dit qu'il le ferait; Line, prolixe en commentaires, qui a sûrement quelque chose à dire sur la faune domestique de son habitation; et Alice, qui part en Erasmus dans 2 jours. Vos noms sont publics maintenant, il va falloir vous exécuter. Sujet: comme vous le voulez, du moment que les règles de bienséance soient respectées.
Et vous allez voir que ce n'est pas facile de blogger et de faire attention à son orthographe en même temps.
Bref, sur ce, j'ai mis ma ferme en jachère. Internet, c'est bon. J'ai dumpé toutes mes photos, je peux vider la carte mémoire de mon appareil photo, ça c'est fait aussi.Allez, mes valises, il me reste à tout mettre dans deux sacs différents: un pour le Canada et un autre pour New York. Météo: 30 degrés mais pluie; yihaaa, comment je fais une valise avec ça moi?
Et pour le testament, et bien les classiques: mes chaussettes roses pour Esmé, enfin quoique je les aurai avec moi donc espérons qu'elles me portent chance. Pour le reste, je vous aime d'amour vrai, et si jamais je vous ai fait du tort, soyez sympas de me pardonner rapidement, afin que mon âme soit plus légère qu'une plume sur la grande balance de la justice...
(Mythologie égyptienne si je ne m'abuse? A cette heure-ci il ne faut pas me demander quelles sont mes références).
Allez zou! Je m'en vais me faxer dans mes draps.