Sunday, May 31, 2009

20 km à pieds, ça use, ça use...

Km 1: mais qu'est-ce qu'il fait chaud dans ce pays, c'est moi où il fait genre 30 degrés?
Km 2: et en plus tout le monde me dépasse.
Km 3: de l'eau! Aaaah! Soif!
Km4: Mais c'est Caro que je vois? Carooo! Coucouuu! Je te dépasse!
Km 5: J'ai CHAUD, non mais c'est pas POSSIBLE, et ces tunnels de l'avenue Louise c'est DUR, et les gens courent VITE, et ceux qui sont devant moi ils courent trop LENTEMENT, et nom d'une chaussure de course, qu'est-ce que j'ai CHAUD...
Km 6: Aaaah ici on est dans le bois. C'est à l'ombre, logiquement, il va faire moins chaud.
Km 7: Non, il ne fait pas moins chaud.
Km 8: Il ne fait toujours pas moins chaud. Le bois, c'est long. Courir, c'est dur. Allez, je m'en vais me renverser sur moi ma bouteille d'eau.
Km 9: Non mais j'arriverai pas au bout, là. Bibil mais qu'est-ce qui t'a pris de vouloir les courir ces 20 km? Tu n'es pas entrainée, tu pèses 5 kg de plus que l'année passée, tu es lente, tu as chaud.
Km 10: Mais mais mais mais je suis à mi-parcours!
Km 11: La vache. Ca monte. Pas marcher, pas marcher, pas marcher. Je m'en vais renverser sur moi ma bouteille d'eau.
Km 12: Allez, c'est la descente, Bibil, là il faut courir. Oh mais c'est Caro! Carooo! Coucouuu! Je te dépasse! (Tiens, j'avais pas déjà fait ça avant?)
Km 13: Le stand Isostar, éclairé par une lumière céleste (rha il fait chaud ici), me tend les bras pour une boisson énergisante.
Km 14: Cette boisson est dégueu. En plus ça colle par terre.
Km 15: Allez, les 3/4 sont faits. Mais? Carooo! Carooo! Coucouuu! Je te dépasse! (La vie est un éternel recommencement).
Km 16: Je m'en vais renverser sur moi ma bouteille d'eau. (On nous en donne des nouvelles, non mais je dis ça pour que vous ne pensiez pas que j'utilise toujours la même.) Mais? Maman! Ohé! Maman!
Km 17: Ca MONTE. J'ai MAL. J'ai CHAUD.
Km 18: Après tout, je vais peut-être les finir, ces 20 km? Allez, je m'en vais me renverser sur moi ma bouteille d'eau.
Km 19: Oui mais, l'arrivée, c'est filmé non? Rhola mais je suis dégoulinante d'eau! Pas du tout photogénique!
Km 19,1: C'est long.
Km 19,2: C'est LONG.
Km 19,3: J'ai mal.
Km 19,4: et j'ai chaud.
Km 19,5: non mais ça n'en finit pas ce truc?
Km 19,6: le temps s'étire à l'infini, je suis aspirée dans le vortex d'un monde parallèle...
Km 19,7: Rha allez non, Bibil, cours un peu plus vite
Km 19,8: Pas marcher, pas marcher, pas marcher, pas marcher
Km 19,9: Oué, oué, oué!
Km 20: Finiiii! Hourré! Finiiii!
Arrivée: "Non mais non ça va bien, Mr le secouriste. Je vous assure. Non, ce n'est pas de la transpiration, c'est de l'eau."
En bref, je l'ai fait en 2h15, qui est meilleur que l'année passée, mais paradoxalement ça a été beaucoup plus dur. Je ne suis pas sûre de le refaire l'année prochaine. Enfin je dis ça, mais je vais craquer, d'office.

Bibil est ultra-ready

Ah oui, il faut bien, aujourd'hui c'est le grand jour.
Enfin, quand je dis ultra-ready, on va plutôt dire que je réalise ce que je vais devoir faire tout-à-l'heure, et que la perspective de manger mon Mars spécial 20 km m'enchante plus que celle de courir.
Un Mars, et ça repart!
Le plan initial était de courir 3 fois par semaine pendant 3 mois: 2 x 5 km en semaine et 1 x 10 km le week-end. J'étais pleine de bonne volonté. Comment dire? Ce n'était pas que la motivation m'avait manquée, hein, du tout du tout, mais bon. 1 x 5km le week-end, c'est déjà pas mal, non?
J'avais aussi comme plan initial de me constituer un capital sommeil béton, d'arrêter toute boisson déshydratante, comme alcool, thé, café, et de boire 2 litres d'eau par jour.
Bon.
Au moins ça fait 3 jours que je mange des pâtes, que je me repose (ah oui trèèèès important ça, se reposer) et que j'achète des barres énergétiques pour me soutenir dans l'effort.
Parce que Mars a beau être sponsor officiel des 20 km de Bruxelles, je veux pas dire, mais l'état du chocolat au bout de 17 km à suer sang et eau, ça donne pas envie.
Allez hop hop hop! Je vais faire un effort de préparation ultime, suivre les bons conseils des vrais sportifs et me reposer jusqu'au bout. Je ne sors pas de mon lit avant 11h30. C'est dit.

Saturday, May 30, 2009

Oh non. Le chien.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions.
Evil Danio 2
(PS: Oui, c'est bien la Bibil Mobile que l'on voit en guest star à l'arrière-plan!)
Evil Danio 1
Sinon, ce dimanche sera pour vous la grande occasion de me montrer votre soutien. Car je cours. 20 km. Encore. Mais cette fois-ci je ferai mieux, alors je compte sur vous pour m'attendre dans une descente (si possible) avec une grande pancarte où vous écrirez, "Bibil tu es une star", ou "Cours, Forest, Cours".
Et pour finir, je me suis dit que j'allais partager avec vous cette petite vidéo, prise à 2h30 du matin de la fenêtre de ma chambre, le soir du fameux orage-stroboscope (cad l'orage où on n'avait que des éclairs, mais jamais un coup de tonnerre). C'est drôle, il y a des bruits bizarres qui se sont rajoutés au moment des éclairs, qui n'étaient définitivement pas là au moment de l'orage!

Wednesday, May 27, 2009

Bibil se prend un PV

Bon, je tue tout le suspense de ce post par ce titre sans glamour, et le lecteur attentif devinera qu'il n'y a pas de double sens, que je n'ai pas fait de collision frontale avec un homme nommé Pierre-Victor, non. Je me suis prise un procès-verbal.
J'explique.
J'étais à la place Meiser, téléphone à la main, insultant les autres automobilistes et écrasant les personnes âgées, selon la conduite irréprochable qui me caractérise si bien. Je venais de Reyers et je voulais faire demi-tour pour retourner sur Reyers. Je m'étais donc mise sur la bande de gauche pour pouvoir tourner plus facilement, illustration ci-dessous.
Jusque là, tout est normal.
Seulement voilà: je ne suis pas une conductrice sauvage, et quand beaucoup de personnes se pressent pour passer avant moi, j'avoue que je les laisse passer pour pouvoir peinard me tracer mon chemin après eux. C'est ce qui s'est passé hier. J'ai démarré au vert, puis j'ai laissé passer les conducteurs hargneux qui voulaient absolument me gratter le passage, me retrouvant ainsi dernière dans la file.
C'est là que je me suis fait héler de façon peu polie par un officier de police.
Ma première pensée, c'était qu'il était là pour faire la circulation et que je je gênais, donc qu'il voulait que j'avance.
Il tape sur ma voiture et m'engueule.
"NON, pas LA, mais ICI" s'époumonne-t-il comme s'il essayait de dresser un chien.
Toute traumatisée, je conduis la Bibil Mobile jusqu'à son collègue qui était arrêté un peu plus loin.
"Vous savez ce que vous venez de faire, là, mademoiselle?" qu'il me dit.
Je m'arrête un moment, ravie d'avoir l'air toujours assez jeune pour qu'on m'appelle mademoiselle (ne pensant pas que c'était peut-être dû à l'étiquette parking ULB sur le parbrise d'une toute vieille twingo jaune vomi). "Heu, non," je réponds.
Il me regarde d'un air désolé.
"Vous avez brûlé un feu rouge. Violation de l'article blablablablabla, et puis les piétons blablablablabla, enfin c'est une faute grave."
Je balbutie, n'ayant pas la présence d'esprit de me dire, heu mais non je ne l'ai pas brûlé ce feu rouge, je proteste, et puis d'abord comment est-ce que vous pouvez me dire ça? Vous êtes tellement loin du feu que vous ne pouvez pas le voir. Ah oui, comme j'aurais dû dire ça. A la place, je fais, "Ah bon?" et je le laisse me dire:
"C'est une amende de 150 euros, vous le savez, ça?"
Gloups.
"Ca fait beaucoup," que je réponds, non mais quelle conne vraiment, j'aurais eu la présence d'esprit de sortir de mon état de choc que je me serais rendue compte que ce feu, quand je l'ai passé, il était vert. Il me regarde d'un air condescendant. "Carte d'identité, permis de conduire, et papiers du véhicule."
Bon, ben la voie de l'humour, autant oublier. Je switche instantannément en mode naïf mais plein de bonne volonté, je ne savais pas, on ne m'y reprendra plus. C'est une stratégie qui m'a déjà fait éviter des amendes de resquillage de transports en commun à trois reprises. En fait, c'est la seule stratégie que je connaisse, et il faut croire que j'ai une tête de conne parce qu'en général ça marche à tous les coups.
Et cette fois-ci, je dois dire que ça a presque marché. Le policier commençait à prendre pitié, pour un peu je me serais mise à pleurer, il se serait senti méga-coupable et il m'aurait laissée partir avec un air attendri. Mais c'était sans compter sur le petit hargneux qui m'avait harponnée au début.
Il gueule par dessus le traffic: "C'est une ETUDIANTE, Jos, une GAMINE, regarde la date de son permis." Jos se laisse distraire, le charme est rompu, et il regarde mon permis. Le petit hargneux reprend de plus belle, "la DATE de son PERMIS Jos!" Et comme il ne comprennait pas la réponse de Jos, il est venu de lui-même pour constater que mon permis, je l'avais depuis 2002 (Diantre que ça avait l'air suspect, pour un peu il était prêt à croire que c'était celui de ma mère). Il m'a regardée avec un regard plein de haine, et il m'a dit, "150 euros et c'est tout." Et voilà, il m'a fait un signe de circuler.
Jos l'a regardé lui, puis il m'a regardée moi, il a haussé les épaules et m'a dit, "nous ne faisons que notre métier, mademoiselle."
Et meeeeerde.
150 euros pour une faute que je n'ai pas commise, franchement, la vie n'est qu'injustice.
150 euros, ce sont 2 aller-retour pour Londres.
5 kilos de dragées de qualité.
1 digital voice recorder flash 16MB pouvant enregistrer 176 heures d'entretien.
C'est plus que la somme totale de ma Wish List.
Si vous êtes un lecteur compatissant travaillant pour la police et pouvant faire sauter un petit PV, sachez que votre profil m'intéresse. (Ou, à défaut, si vous avez 5 kilos de dragée de qualité, ou l'un des livres se trouvant sur ma wish list...)

Friday, May 22, 2009

Découvrez Anonymous comme vous ne l'avez jamais vue

Huhuhu.

Je suis vraiment au bout de ma semaine

C'est pour varier un peu, comme ça vous n'êtes pas déçus.
Mais pour ma défense, j'ai été très occupée ces derniers jours.
Pièce à conviction numéro 1: Au lieu d'écrire le blog, je me suis laissée aller à des sports extérieurs multiples, comme un très nécessaire entrainement pour les 20 km de Bruxelles, et du vélo, pour les 60 ans de mon père ou encore pour aller pique-niquer dans l'allégresse.
Vélo au Cinquantennaire
2. Il est tombé des litres d'eau sur le sol belge, sur les routes belges, dans les caves belges, et dans les égouts belges, au point qu'à côté de chez nous se soit improvisée une mare qu'a même colonisée un colvert...
La mare
3. Pendant ce temps, un de mes coloc jouait à ceci:
Momo joue à James Bond
4. Et moi, je passais devant la maison de bambi:
La maison de bambi
(Agrandissez, vous n'en reviendrez pas)
(Pour votre information, un autre de mes colocs n'a pas été choqué par la profusion de kitcherie qui se trouvait dans ce jardin et a juste répondu, "ben quoi, c'est la campagne... C'est bien, la campagne...")
Bon, et j'ai été aussi pas mal occupée par les susmentionnés 60 ans de mon père, qui les a fêtés par un grand tour en vélo suivi d'un lunch dans l'intimité la plus stricte (150 personnes).
Et puis j'ai un peu bossé, aussi. Si peu, si peu. Argh. Vivement le week-end, que je dorme.

Sunday, May 17, 2009

Je suis au bout de ma vie

C'est dit.
Là je suis peinard dans mon lit, avec une tasse de thé, la radio et mon ordinateur. Je voudrais vraiment, mais alors là vraiment, faire deux choses:
- Chercher la collection complète des écrits de Katherine Mansfield, qui se trouve actuellement dans ma salle de bain.
- Dire bonjour à ma coloc que j'ai entendu rentrer.
Mais ces deux actions impliqueraient le fait de me bouger. Alors bon.
Je me suis dit que ce n'était pas grave. J'ai envoyé un sms à ma coloc pour lui dire bonjour (je pourrais crier et elle m'entendrait, mais en fait j'ai la flemme de crier aussi). Puis je me suis dit que je pourrais écrire. J'ai ouvert un document word vide, et j'ai essayé de faire une phrase - houla mais c'est pas possible. A la place, j'ai comaté en écoutant la radio. Elles sont bien ces chansons, elles sont calmes, tiens mon esprit s'égare et pense à plein de choses, et tiens il combine bizarrement des événements improbables, comme si j'étais en train de rêver... Oho, Bibil, tu dors, et comme une larve si je puis ajouter.
Misère.
Je ne peux pas aller me coucher maintenant.
1. Parce que me coucher avant 20 heures, c'est quand même un peu la loose.
2. Pour aller dormir, il faut que j'aille me brosser les dents. Pour me brosser les dents, il faut que je me lève. Et si je me lève, je peux tout aussi bien aller chopper le livre de Katherine Mansfield, ou dire bonjour à ma coloc, ou tout simplement choisir d'aller manger, et ne pas me brosser les dents du tout. Ce serait con que je me réveille à 2 heures du matin parce que j'ai la dalle, n'est-ce pas?
Déjà que je me réveille à 6 heures du matin parce que mon estomac fait un esclandre généralisé, genre mode grève de la faim maximal, et ses revandications sont claires: "Bibil si tu ne me nourris pas, je vais te faire défaillir d'hypoglycémie alors que tu ne t'es même pas levée, et on te retrouvera morte et mangée par des rats dans quelques jours". Alors que bon, quand on y réfléchit, ça ne fait jamais que depuis la veille que je n'ai plus mangé.
Je n'ai jamais compris les gens qui arrivaient à faire l'impasse sur le petit déjeuner, ceci dit en passant.

Saturday, May 16, 2009

Chaud devant - Attention au Scan!

J'ai retrouvé de vieilles photos.
De très, très, très vieilles photos. Des photos que personne ne voudrait que l'on retrouve. Des photos au sujet desquelles j'ai déjà eu ce genre de conversation.
1998, Diane: "Non mais Sybille tu me promets que tu la jettes, hein, cette photo."
Sybille: "Mais oui, mais oui."
Diane: "Non mais vraiment, tous les doubles aussi, tu les détruis, parce que bon déjà je fais une sale gueule, mais en plus on voit mon appareil dentaire et mes problèmes de peau..."
Sybille: "Non mais tu ne me fais pas confiance ou quoi? T'inquiètes, cette photo n'existe plus."
Huhuhu.
Une personne sympathique les aurait laissées dans le fond de leur tiroir, mais non. Moi je les ai scannées. Et c'est ainsi qu'à 1 heure du matin, la veille du jour où je vais courir 10km à 8h30, si si mais je compte les faire hein, et bien à 1 heure du matin, je vous poste ceci.
Papa, Eliane et moi - bébés
Oooh que c'est mignon me direz-vous! Bon, ce n'est pas du tout ce dont je vous avais parlé, j'en conviens. Et c'est pourquoi j'ai aussi décidé de scanner ceci:
1988-06 Sybille au Coq
A une autre époque, cela aurait probablement été ma première profile picture facebook, mais soit. J'ai continué sur ma lancée et voici le résultat:
Eliane, Alice et moi - enfants
Aaaah on grandit un peu, et ça devient plus croustillant. Remarquez le fait que Maman nous habillait de la même façon, Eliane et moi, ce qui fait qu'en conséquence Alice récupérait nos vieilles affaires que nous possédions en double exemplaire. Le résultat c'est qu'aujourd'hui, Eliane et moi nous habillons de façon totalement différente, et qu'Alice ne fait que s'acheter des vêtements neufs. Mais je t'aime, Maman, tu sais.
Comment? Ce n'est pas croustillant, vous me dites? Mais vous n'y êtes pas: je voulais dire que plus on grandissait, plus ça devenait croustillant.
Comme en 2005.
Et c'est là qu'on va voir si mes (bientôt ex-) amis lisent mon blog ou non. Si personne ne se plaint, je considérerai qu'aucun mal n'a été fait.
A cause de cette photo-ci par exemple (qui en fait est gentille, mais comme la personne concernée n'aime pas qu'on la prenne en photo, c'est comme si j'avais fait un coup vache) .
Ou encore plus, à cause de cette photo-là.
Attention, s'il n'y a pas d'action en justice intentée contre moi avant lundi soir, j'upgrade dans le croustillant...

Friday, May 15, 2009

Qu'est-ce? Episode deux

Mais oui, quel est donc ce fantomatique robinet qui tient tout seul dans les airs? Où se trouve-t-il? Comment survit-il? Tant de questions auquel ne pourra répondre que le prix de l'excellence géographique.
Indice: c'est en Belgique, et même en Flandre, pour être plus précise.
sybille robinet
alice robinet
Il y a d'autres indices sur la photo...
Par contre, j'ai oublié de vous le dire hier, mais une personne anonyme et moi-même nous sommes fait une de ces soirées DVD! Incluant:
- Un film basé sur un roman de Jane Austen
- Des pancakes au sirop d'érable
- De la tisane dite "des Lamas" venant de la Septième Tasse (plus communément connue sous le nom de "pelouse")
- Quelques colocs qui ont vu le truc, se sont foutus de notre gueule et ont décampé aussi sec.
La preuve en images:
pancakes
Admirez au passage les superbes tasses vintage trouvées dans les affaires de kot de mon père. Dans les années 70, donc.
Ces tasses sont absolument splendides; et il est inutile de préciser que j'ai le service assorti.

Thursday, May 14, 2009

Vous n'avez pas comme un petit creux, vous?

Moi ces derniers temps, j'ai tout le temps la dalle, c'est affreux. Comment voulez-vous que je perde ces 5 kilos d'hiver si je me comporte comme - et je vous cite l'exemple qui me vient, naturellement, comme ça, en tête - comme une Regout? Vous n'avez même pas idée je crois, ça fait 3 heures que je n'ai plus mangé et je sens que je vais tomber d'inanition. J'ai épuisé toutes mes pommes, j'ai même poussé le vice jusqu'à me siffler une barre de céréales-chocolat-noix de coco. J'ai l'estomac qui appelle, je sens que je vais me bouffer un bras, c'est dingue.
Oui, c'est dingue.
Personne ne s'en fout et tout le monde se sent concerné.
Donc pour vous faire comprendre mon désarroi, je vais partager avec vous ces derniers grands moments de la gastronomie belge.
Tout d'abord, le prix de l'excellence culinaire à qui sait me reconnaître la chose ci-dessous (petit indice: c'est écrit quand on passe sa souris sur la photo).
Muffins de thé vert
Muffins au thé vert
Oui bon, j'avoue que je n'ai pas vraiment cherché à vous imposer un degré de difficulté sur ce coup-là (ce sont des muffins au thé vert et au chocolat blanc, pour ceux qui n'avaient pas compris). Alors je vais ajouter une question subsidiaire: à qui appartiennent ces mains? Aha! Il s'agit d'une femme dont la tendre moitié lit ce blog, enfin il prétend en tous cas.
Pour continuer sur ma lancée, voici glorieusement l'arrivée des pizzas faites maisons, simplissimes, vraiment. Il suffit d'acheter de la pâte à pizza, de la chair de tomates, et plein de trucs à mettre dessus.
Pizza maison
(Ici, en l'occurence, de la mozzarella, du fromage de chèvre, des champignons, de la roquette, des tomates pomodorris, des olives et quelques lardons).
Et puis les plus britanniques d'entre nous le savent bien: pas d'été sans Pimm's! Et c'est pourquoi j'ai le grand honneur de vous présenter le premier Pimm's de l'année, 100% British, fait à base de Pimm's, de Canada Dry, de pommes, d'oranges et de concombres. (Oui, de concombres).
Le premier Pimm's de l'année
Et puis last but not least, un petit avant-goût de ce que donne l'apéro quand Gwen cuisine... (Gwen, c'est anonymous pour les intimes).
Crudités
Elle sait aussi faire de super gâteaux mais ma photo a foiré, donc j'attend la sienne.
Voilà, j'espère que vous avez un petit peu faim, non mais un petit peu quand même, et que vous comprenez ma douleur. De mon côté, la situation ne pourrait pas être pire. Là je suis en train de m'aphoner des litres d'eau pour noyer ma faim, et je sens l'eau qui descend d'une traite jusque dans un estomac vide, c'est la famine totale.

Monday, May 11, 2009

Le petit divertissement littéraire du lundi matin

“For God’s sake,” he said, hearing her, but not turning round. “Don’t make supper for me. I’m going out.” At that point, Mary Maloney simply walked up behind him and without any pause she swung the big frozen leg of lamb high in the air and brought it down as hard as she could on the back of his head.

Introduction surprenante? Il n'en fallait pas moins pour le lancement d'une nouvelle rubrique: "le petit divertissement littéraire" du jour, en l'occasion de mon 550e post.
Une rubrique où, en gros, je partage avec vous une histoire courte. Parce que je vous connais: vous n'avez pas le temps de lire, pas le courage de commencer un livre, pas d'argent à dépenser en littérature ou simplement pas la motivation de vous rendre chez le libraire. Alors vous ne lisez pas. Et bien la solution est ici pour vous, tout frais pesé sur votre écran d'ordinateur: des petites histoires de trois ou quatre pages qui se lisent la plupart du temps en moins d'une demi-heure. L'avantage? C'est que quand une histoire est ainsi condensée (beaucoup d'auteurs publiaient ce genre de nouvelles dans des journaux afin de se faire connaitre), elle est obligée de vous attirer, de vous interpeler, de vous faire réfléchir, voire souvent de vous choquer avec une fin surprenante.
Imprimez-les quand vous devez aller à une conférence fastidieuse, vous verrez; vous serez toujours heureux de vous perdre dans vos notes érudites lorsqu'un intervenant particulièrement soporifique prendra la parole.
Aujourd'hui je partage avec vous:
Roald Dahl, Lamb to the Slaughter, 1954. Vous y lirez, entre autres, l'introduction de ce post. Version originale ou traduction française ("Le coup de gigot"). Mary had a little lamb...

Saturday, May 09, 2009

La Chose

Qu'est-ce?
La Chose
Le prix de l'excellence chimique à qui sait me donner la réponse.

Thursday, May 07, 2009

Routes, Routine, Poutine.

Oubliez Poutine, c'était juste pour la rime.
Tout cela pour dire que tout à l'heure j'étais en train de manger ma traditionnelle pomme de 17h en regardant la même vue par la fenêtre de mon bureau, quand tout-à-coup la vérité m'a frappée de plein batteur à oeufs (le fouet, c'est démodé).
Je suis enfermée dans la routine.
Enfin, ce n'est pas la première fois que je me dis ça. J'y pense à chaque fois que j'exécute un geste routinier, et que je ne peux pas me rappeler de la façon dont je l'ai exécuté la veille ou un mois auparavant. Hier par exemple, en essayant de dormir, je me suis dit que c'était quand même dingue: j'ai des milliers d'options devant moi et pourtant, je m'endors toujours de la même manière. Je m'allonge sur le dos un moment, le temps de détendre mon dos, puis je commence à me sentir bien, et paf! Je me tourne sur le ventre, les bras au dessus de mon oreiller. Jamais sur le côté, jamais de 3/4, jamais en pliant une jambe ou en mettant mes bras le long du corps, non. Je fais toujours la même chose.
Le matin aussi je suis mécanique: j'écoute la radio jusqu'à la première publicité, puis je me lève pour ne pas l'entendre, mais trop tard. Je vais prendre une douche, je m'habille, je fais bouillir de l'eau, je prépare ma capsule de thé en attendant, je mange et je bois mon thé toujours après avoir mangé pour que l'eau refroidisse un peu. Et puis je prends la voiture pour suivre le même itinéraire, même lorsqu'on annonce des embouteillages.
Au boulot, pareil. J'ai un rituel pour allumer mon ordinateur, des horaires pour manger le moindre snack, des habitudes de travail. Après le boulot, je ne fais que répéter des formules déjà testées. Le lundi, j'ai cours d'écriture créative. Le jeudi je fais du sport. Le week-end, je reste à Bruxelles: je vais courir avec le chien, j'écris, je vais chez des amis, je rends visite à mes parents, et parfois je sors. Mais ce sont toujours les mêmes endroits, les mêmes personnes, le même radius Montgomery-Uccle.
D'un côté j'aime cette routine. Elle est calme, elle est familière, elle est sécurisante.
Puis aujourd'hui, j'ai donné un coup de fil que j'avais longtemps postposé parce que mon interlocuteur me stressait. Je me suis concentrée, j'ai cherché les réponses, j'ai fait très attention au choix de mes mots. Quand j'ai raccroché le combiné j'ai été submergée par une espèce de vague de post-stress, un sentiment de soulagement et de fatigue, comme après un examen oral, et je me suis dit.
Tiens, cela faisait longtemps que je n'avais plus fait ça.
Et c'est pour ça qu'en mangeant ma pomme de 17 heures j'ai pensé à la liste des choses que je n'avais plus faites depuis longtemps. La liste des gens avec qui j'ai perdu le contact... On me dit toujours que quand on est jeune et quand on n'a pas encore d'attaches, on a toutes les options du monde devant soi. Au début c'était vrai; mais de plus en plus, je choisis celle qui s'écarte le moins de mes habitudes. Les autres options me fatiguent, et je n'ai pas envie de faire l'effort d'aller vers l'inconnu.
Le problème c'est que plus je m'enferme dans la routine et moins elle m'a l'air agréable. Je commence à cesser de voir les autres options et je commence à penser que je n'ai plus qu'un seul choix: faire la même chose, encore et encore et toujours. Plus rien n'est jamais spontané, plus rien n'est jamais aventureux, plus rien ne me donne d'adrénaline et plus rien ne m'étonne.
Il paraît qu'ironiquement, c'est ça qu'on appelle la vie active.
En gros, j'ai besoin de changer d'air.
Donc.
Si vous êtes un ami que je n'ai plus vu depuis longtemps.
Et/ou vous avez envie depuis toujours de faire quelque chose de mémorable mais n'avez jamais trouvé le temps.
Et/ou vous lisez ce blog (probablement par routine, mais on ne va pas revenir là dessus),
Droppez un commentaire ci-dessous.
Je vous préviens déjà: Gwen et Kev, on se fera une soirée DVD bouffe décadente. Gaëlle et Alexis, on viendra tagger vos murs. Diane et Soph, on va se faire une thalasso dans pas très longtemps. Y a un pub crawl qui va s'organiser un de ces jours. Je suis hyper partante pour aller à la mer un de ces quatre, je n'y suis allée que 3 fois en 2 ans... Et Obama (le chien), je vais t'apprendre le tour ci-dessous.

Bon, d'accord, le dernier truc c'était pour trouver un prétexte de vous poster une vidéo de chien. Mais j'ai le droit après tout, c'est mon blog.

Wednesday, May 06, 2009

Si j'avais été à Londres en ce moment

Et bien, j'aurais assisté à ça.
* Mouvement de nostalgie *

Allez, au moins je me console en cuisinant des muffins.
J'y retourne en juin, ça c'est sûr.

Sunday, May 03, 2009

Saturday Night Fever

Oué! Voici les photos compromettantes! Je remarque que les intéressés étaient particulièrement anxieux qu'elles ne soient pas révélées au grand public, car ils sont venus sur mon blog pour réclamer leur droit à l'image. A une heure pas particulièrement matinale, si je puis me permettre.
Enfin.
En tous cas, c'est raté, car les photos sont là.
Nous sommes allés au Havana Club, où il y avait de la bonne musique, de bons cocktails, et où il faisait très très chaud. Mais ce n'était pas grave: quoi de plus attrayant qu'un bon t-shirt suintant de transpiration après tout?
Mais je n'en dirai pas plus et vous laisserai vous faire votre propre jugement d'après les photos ci-dessous.
Havana Club
Havana Club
(Rodolphe était tombé, si vous vous demandez ce qu'il fait là)
Havana Club

On a eu très chaud un moment et on a pris des cartes postales en bas pour s'en servir comme d'un éventail, entre autres.
Havana Club
Havana Club
La fin de la soirée approche, on est dégueulasses de transpiration que ce n'est même pas permis
Havana Club
Ce qui ne nous empêche pas de constater que le vrai but d'une telle température n'est point de nous faire souffrir, mais bien de nous faire nous déshabiller.
IMG_9481
Je salue d'ailleurs ce jeune homme dénudé au cas où il viendrait, lui aussi, réclamer son droit à l'image. Car Strepy lui a donné l'adresse de mon blog (voir ci-dessous).
Havana Club
La photo est un peu tendancieuse, je le reconnais, mais je tiens ici à défendre l'honneur de Strep devant témoins. Strep n'est pas un homme comme ça. Heu, voilà. Après tout, Strep, tu peux défendre ton honneur par toi-même si tu veux.
Ensuite, pas du tout vers les premières lueurs du jour nouveau, nous sommes allés prendre un bon petit déjeuner bien reconstituant au Cabestan:
Havana Club
Et le prix de l'excellence télévisée à qui reconnaît la référence culturelle ci-dessous.
Havana Club
Havana Club
Une toute bonne soirée. Strep, Gé et Fix: si vous ralez pour les photos, je vous préviens. J'ai aussi des vidéos.

Photos compromettantes

D'ici une heure, j'en connais quelques uns qui regretteront l'invention de l'appareil photo numérique.
En attendant soyez patients.
J'y travaille, j'y travaille...