Thursday, April 30, 2009

hhhhhhhhhh!

J'étais en train d'essayer de combattre cette gentille petite fièvre de la manière la plus efficace qui soit, à savoir, dormir. Lorsque.
Un son inhabituel m'est parvenu de ma salle de bain.
Inhabituel, mais familier.
Non, ce n'était pas... Quand même... Je suis allée voir, et si.
UNE GUÊPE.
hhhhh.
Il y a une guêpe dans ma salle de bain.
Je ne sais pas d'où elle est venue, parce que j'ai sécurisé tous les accès avec le monde extérieur (cad la bouche d'aération). Après réflexion, en fait, si. Le seul endroit d'où elle aurait pu venir, c'est du trou dans le mur, celui qui a été fait pour l'ampoule (que je n'ai toujours pas remplacée).
hhhhhh.
Non.
J'ai peur.
J'ai appelé ma mère, la guêpe avait disparu. Maman est rentrée chez elle. J'entends de nouveau la guêpe qui vole, frustrée d'être ainsi privée de liberté.
Elle doit être en colère.
hhhhhhh. Respirer.
Ah tiens c'est quoi ce bruit? Relax Bibil. C'est un avion.
Respirer.

Edit 18h30: JK a tué la guêpe. J'ai un peu pitié pour cette bête qui semblait en fait à l'agonie... Mauvais karma pour moi, je suppose.

J'ai un collègue qui est rentré du Mexique...

... Et ce matin j'ai un petit mal de gorge.
Je dois paniquer ou pas? :-)

Bon, allez, une petite vidéo sur les bonnes manières sur facebook...

Wednesday, April 29, 2009

Je vous poste une photo de cupcake pour détendre l'atmosphère

Mmmmh! Scrapcooking
Si vous voulez faire ces cupcakes chez vous, voilà le lien vers la recette. Mon cupcake était jaune et avait des petits dinosaures dessus, si vous voulez tout savoir.
(Oui, j'emmène mon filleul à des cours de cuisine pour enfants, j'ai le droit aussi hein :-) )
Mmmmh! Scrapcooking

Tuesday, April 28, 2009

Antwerp 10 Miles


Voilà, les scores sont en ligne! J'ai couru les Antwerp 10 Miles ce week-end et le résultat est...
(Roulement de tambour)
(Non mais il faut bien créer un peu de suspense aussi)
(Enfin je fais ce que je peux)
(Mais je m'égare)
10 Miles, c'est 16 kilomètres, vous le saviez ça?
Aaaah mais si je vous en parlait, de cette course? Si si, mais j'insiste. On pourrait croire que toutes les compétitions se ressemblent, mais c'est faux. Pendant les 20km de Bruxelles, l'ambiance venait surtout des supporters, mais sur le terrain tout le monde courait un peu pour soi; enfin c'est mon point de vue. A cette course-ci, par contre, l'ambiance venait de ceux qui couraient... Dans les tunnels, des centaines de gens applaudissaient, criaient, s'encourageaient pour faire résonner l'écho, c'était assez impressionnant. Nous sommes aussi passés dans le centre historique d'Anvers, tout était hyper bien organisé, et le parcours était chiffré en kilomètres et non en miles.
Évidemment quand j'ai raconté ça au boulot, la discussion a très vite tourné sur: mais un mile, ce n'est quand même pas 1,6 km, si? Ah mais attention, il ne faut pas confondre avec le mille nautique, qui lui fait 1,8 km. Et cette différence elle vient d'où? Etc etc.
Mais soit.

J'ai couru ces 16 kilomètres en 1h43, ce qui veut dire que je cours à présent à une moyenne de 9,3 km/h. Ahaaa, cela vous en bouche un coin! Quel score de compétition! Vous n'avez pas du tout besoin de savoir que je suis arrivée en 11.329 position ni que la vitesse moyenne de Fabrice soit de 14 km/h.
Bon d'accord, c'est un score de gonzesse.
(En même temps, je suis une gonzesse.)
Ce qu'il faut retenir, c'est que l'année passée je courrais à une vitesse moyenne de 8,5 km/h, et que j'ai donc progressé. Ce qui, en soi, est le but.
Évidemment le vrai but aurait été de faire du 10 km/h pour pouvoir terminer les 20 km en 2 heures. Mais de toutes façons, cette année, les 20 km seront annulés pour cause d'épidémie de grippe porcine, alors à quoi bon...

Monday, April 27, 2009

C'est là que je sens que mon système immunitaire ne va pas me rendre service

Peut-être ais-je trop travaillé sur la Première Guerre Mondiale et sur son épidémie de grippe aviaire. Peut-être ais-je déjà tenté de m'imaginer ce qui se serait passé si c'était moi là-dedans, au coeur de l'épidémie. Peut-être ais-je trop l'habitude de me choper la plupart des sal*peries qui n'affectent qu'une minorité de la population car la conclusion qui s'est imposée, c'est que si j'avais été là, je n'aurais pas été dans la m*rde. Puis peut-être me suis-je dit que heureusement une épidémie de cette sorte ne risquait pas de se reproduire.
Non mais sérieusement. Je vais commencer à avoir peur de prendre un Doritos. Je vais porter un masque autour de toute personne sirotant tranquillement une Corona... Parce qu'avec un système immunitaire comme le mien, c'est pas gagné. Je le soupçonne secrètement de respecter un quota de 3 maladies différentes par an (le record étant de 5 en 2007). J'aurais eu de quoi rembourser la dette du Tiers-monde avec tous les vaccins contre grippe et autres boosters homéopathique que je fais pour lutter contre le piquet de grève constant de mes anticorps... Une maladie par-ci, une semaine à rester au lit par là, et quand on calcule bien, l'année passée, ce sont cinq semaines que je suis restée dans mon lit en appelant la mort. Cinq semaines.
Alors autant vous dire que cette nouvelle épidémie de grippe porcine, là, je la sens mal. D'OFFICE que si elle débarque en Belgique, je suis la première à me la chopper.
Appelez le Guiness Book. C'est un pari officiel.
Ou alors pariez sur le nombre de fois que je tomberai dans les pommes en pensant à une nouvelle d'ordre bien plus grave: si jamais on trouve un vaccin contre le virus, et bien, ça veut dire une nouvelle piqûre.
Brrr j'ai les poils de dos qui viennent de s'hérisser.

Saturday, April 25, 2009

Aaaah mais c'est un jeu, en fait!

Erreur de la Banque
Excusez-moi, mais j'ai du mal à contenir mon enthousiasme. Ces nouvelles affiches d'Eurostar, celles qu'on voit partout, celles qui imitent des cases du Monopoly...
C'EST UN MONOPOLY GEANT!!!
iiiii!
Allez à Bond Street
Un monopoly géant à l'échelle de la Belgique... Il y a exactement 5.550 affiches, chaque affiche représente une case du jeu et contient un code personalisé. Le premier qui chope ce code y construit une maison... Obligeant tous ceux qui envoient ce code après lui à lui payer un loyer. Pas con le mec.
Code
Evidemment, le concours est ouvert depuis lundi, et se termine lundi prochain. Toutes les affiches sont déjà prises. Toutes, car franchement je suis allée exprès dans les rues les plus paumées qu'on puisse trouver, en ville comme dans la campagne profonde - non mais vraiment j'ai fait des détours, vous ne vous imaginez même pas. Et à chaque fois, dommage! J'alimentais le compte d'un autre joueur.
Allez à la National Gallery
Rhaaaaaaa!
Si j'avais su plus tôt.
Gare du Midi - Saint Pancras Int.
Je suis officiellement frustrée.
(L'une de ces photos a été prise en dessous de l'appartement d'un(e) de mes lecteurs/lectrices. Saura-t-il/elle se reconnaître?)
Payez-vous un hôtel à Mayfair

Thursday, April 23, 2009

Je suis un tantinet stressée aujourd'hui

... Car c'est aujourd'hui qu'un éminent jury discute de la question très importante de m'accorder un financement pour ma thèse ou non.
Alors forcément, je me pose des questions. Est-ce que mon dossier est assez bien? Mon CV pas trop dispersé? Mes références bien choisies?
Et surtout, si j'obtiens cette bourse: est-ce que j'ai vraiment envie de le faire, ce doctorat?
"Ah oui?" me direz-vous. "Et pour faire quoi d'autre, alors?"
Aha. Ben c'est bien ça le problème.
Parce que là, il serait temps que j'aie un plan. Cumuler les contrats de quelques mois sans garantie de renouvèlement, et survivre sur mes économies dans les périodes de creux, je veux pas dire, mais ça crée une pression que je supporte de moins en moins. Et puis ça fait un peu un an et demi que j'ai fini mes études... On pourrait croire que ça m'a donné le temps de réfléchir... Mais plus le temps passe, et moins c'est clair. Si jamais j'ai cette bourse, j'arriverai à projeter mon futur au delà du mois d'octobre 2009; je postposerai la question du "que vais-je faire de ma vie" jusqu'en 2013, au moins. Ce serait moins angoissant. J'arriverai peut-être à dormir de nouveau la nuit.
Mais la question restera toujours là.
Et déjà maintenant, je suis trop qualifiée pour des emplois que j'aurais peut-être pu aimer; alors avec un doctorat en plus...

Tuesday, April 21, 2009

J'ai cédé à la pression sociale...

... Et je me suis mise sur Twitter. Il semblerait que ce soit hyper hype en ce moment, alors bon... Mais en réalité je suis perdue en plein dans une technologie inconnue et je ne sais pas comment m'en sortir. Qui sont tous ces gens? Qu'est-ce qu'ils me veulent? Pourquoi?
Me suis-je vraiment rendu service?
(Pour le fun, je l'ai quand même rajouté sur ma sidebar. Qui sait.)

Monday, April 20, 2009

Prague

Vous n'avez pu l'ignorer, j'ai disparu de la circulation pendant quelques jours. Si, si, vous l'avez remarqué. Rassurez-vous, il ne m'est rien arrivé de déplaisant, j'étais juste ici:
Charles Bridge
J'étais en meeting transnational à Prague. Soyez jaloux. J'insiste.
J'ai pris l'avion jeudi matin, après avoir écrit pour la énième fois mon testament du "au-cas-où-y-a-un-problème-avec-l'avion" - franchement, je pourrais écrire un roman rien qu'avec ces lettres. Que je n'entende pas dire "Rho Bibil elle a peur de tout, d'abord ce qui pique, ensuite le vide, et maintenant les avions" car la peur de l'avion est (dans mon cas) liée à la peur du vide. Donc je maintiens que je n'ai pas peur de grand chose, sauf de ce qui pique et du vide, et toutes les subcatégories que cela contient.
Mais rassurez-vous, tout s'est bien passé, mis à part le sandwish fromage-dinde-chou, qui en réalité était un sandwish à la sauce tartare avec traces de fromage et de dinde. Je suis arrivée à Prague sans encombre, pour me dire... Diantre, tous les prix qui sont affichés ici sont fichtrement inhabituels.
Et il est écrit CZK derrière.
Ca alors, la République Tchèque ne fait donc pas partie de l'Eurozone?
Near Charles Bridge
Ce petit moment de solitude derrière moi, je me suis retrouvée, ni une ni deux, dans une salle de conférence, et je ne devais en sortir que trois jours plus tard. Il pleuvait. On discutait. Il pleuvait encore, et on discutait davantage. Je réfléchissais sur la raison mystérieuse qui avait fait que je n'avais pas oublié mon parapluie, mais que j'avais oublié ma veste. Je buvais des quantités d'eau faramineuse pour me distraire, profitant de chaque pause pipi comme d'un mini-break.
Finalement, au bout d'efforts prolongés, nous sommes parvenus à remplir nos objectifs, et nous avons été libres de profiter librement de la ville. C'est alors que le soleil est apparu. Que de joie.
Panoramic Prague
Et c'est là qu'on a vu la différence entre la junior toute heureuse de pouvoir visiter une ville à haut potentiel touristique aux frais de son employeur (moi), et les seniors blasés qui voulaient juste attendre à l'hôtel puis rentrer chez eux (tous les autres).
J'ai finalement choppé un guide et j'ai marché, marché, marché pendant deux jours, jusqu'à ce que mes semelles se trouent et que je frôle la tendinite.
St Vitus Cathedral
Prague est une ville superbe, à l'architecture unique et aux couleurs délicieusement kitchounettes. C'était le moment idéal pour y être, paraît-il: à Pâques sortent foules de marchés de Pâques et d'arbres de Pâques, comme à Noël, sauf à Pâques.
Easter tree
J'ai donné une chance aux petites spécialités locales, genre des dumplings de patate et de pain, qui en réalité n'ont rien d'un dumpling et ne sont qu'une boulette compacte au contenu incertain et au goût plus que douteux. Je me suis aussi vite rendue compte que la seule viande disponible était le porc... J'ai donc mangé du poisson pendant quatre jours. Surtout de la truite, et parfois du requin (apparemment ce n'est pas illégal, non non). C'était drôlement bon.
J'ai aussi testé ceci:
Trdelnik (local specialty)
C'était sucré, c'était gras. Je ne saurais pas vous en dire plus.
Et enfin, ce que j'ai apprécié le plus, c'étaient les balades au fil de l'eau très tôt le matin. La ville était déserte et le soleil se levait... C'était limite ultra romantique, sauf que bon, j'étais toute seule. Mais je ne considère pas que visiter une ville toute seule soit pathétique, cela démontre plutôt une curiosité intellectuelle épanouie, et heu, ouais bon comme je mangeais avec des collègues, ça allait.
Prague, near the water
Le vol du retour, par contre, ne s'est pas aussi bien passé qu'à l'aller. Tout d'abord, l'aéroport me faisait curieusement penser à un roman de Kafka (ça tombe bien alors, il est tchèque), avec une file interminable qui commençait au terminal voisin. Ce n'est qu'au bout de 20 minutes de file que je me suis rendue compte que j'avais une gommette "fast track" sur mon ticket, et que je pouvais donc allègrement skipper la file pour ne pas rater mon vol. Je suis arrivée tout juste à l'heure pour l'embarquement, ce qui n'a servi à rien car de toutes façons, on est partis 45 minutes en retard. L'avion faisait un drôle de bruit. Il était curieusement turbulent, zones de turbulences ou non. De temps à autres, ça lui prenait de perdre de l'altitude, comme ça, sans rien dire, juste assez pour nous donner une sensation de montagne russe dans l'estomac. A l'atterrissage, il a commencé à tanguer pour le fun, juste avant l'impact. J'ai prié pour ma vie.
Plus jamais, plus jamais je ne prends l'avion. C'est dit.
Enfin.
Je me comprends.

Thursday, April 16, 2009

3615 Cigogne, j'écoute? C'est pour une commande?

J'aurais dû m'en douter.
Il y a deux mois, Diane a arrêté le Body Combat, et à chaque fois elle trouvait une nouvelle excuse que je gobais sans rien dire. Je lui en voulais un peu, j'avoue, mais ma suspicion ne s'étendait pas au delà de la fatigue, voire de la paresse. Après tout, il n'y avait pas vraiment de quoi élever notre suspicion: quand on lui proposait de l'alcool, elle acceptait. (Je devais apprendre plus tard qu'en réalité c'était Amaury qui buvait son verre, quel bel exemple pour la jeunesse).
Je n'y ai pas pensé non plus lorsque, passé 22h30, on commençait à perdre Diane. Là encore, ma suspicion n'allait pas au delà de la fatigue, voire de la paresse. Longues journées, beaucoup de travail, c'est la crise pour tout le monde, tout ça.
Quand elle a envoyé un email me proposant d'aller boire un verre chez elle, et que j'ai constaté que les destinataires n'incluaient que des amis proches, et que j'ai demandé "tu as une annonce à faire?" et qu'elle n'a rien répondu, je ne m'en suis toujours pas doutée.
Et même quand elle a dit, "Oui en fait, Amaury et moi on a une annonce à faire", je ne m'en doutais toujours pas.
Il n'y a que quand j'ai vu les échographies que j'ai commencé à me dire, Oh My God, et j'ai laissé passer ça sans me douter de rien.
Car réjouissons-nous! Les heureux tourtereaux sont à présent de futurs parents. Il s'appellera Sybille si c'est un garçon. Sinon, ce sera John-John Frédéric.
Il apprendra à manger des pittas et son premier mot sera, "Nickel Mec".
Amaury aux cheveux
Ses cheveux s'en hérissent
(Bon sur ce, je suis à Prague jusque dimanche. Occupez-vous jusque là).

Tuesday, April 14, 2009

Ils sont fiancés!


Cette vidéo décrit un évènement purement fictionnel: l'annonce des fiançailles entre les personnages de Dennis NoGood et Lucy BangBang à ma Murder Party.
Et pourtant.
Le temps que Seb retrouve le petit papier qu'il devait lire à l'assemblée, et les questions fusaient déjà: "C'est pour de vrai?" ou "C'est dans le jeu?" "Oui, c'est dans le jeu" a répondu Seb, à la grande déception de l'assemblée.
J'avoue, j'avoue que j'ai été un peu cruelle en demandant à Cath et Seb d'annoncer des fiançailles fictives. Voyez-vous, en décembre 2008, Diane, Gaelle et moi avons fait avouer à Seb qu'il songeait au mariage - et probablement à un mariage en 2010. Du coup, j'avais comme la sensation que les fiançailles étaient, comme qui dirait, imminentes. Je réalise que je leur ai à peine mis la pression à mon anniversaire...
Mais il faut croire que c'était le destin, car une semaine après, la demande était officiellement faite. Festoyons, amis lecteurs, ripaillons à cette bonne nouvelle!
Pour ce faire, je suis allée rechercher des photos de l'été 2005, au moment où le couple s'est formé, et je dois dire que tout cela ne nous rajeunit pas... Car en cherchant des posts là-dessus sur le blog, j'ai dû me rendre à l'évidence: le blog n'existait pas encore. Quoi qu'il en soit, je vous ai promis des photos, et les voici:
142
Voici le couple à ses débuts. Une charmante petite ville croate, une matinée ensoleillée, un arbre romantique à souhait, et voici. Quand j'ai annoncé les fiançailles à ma soeur Alice, elle a quand même tenu à faire remarquer que c'était elle, et elle seule, la première à avoir été au courant de la chose. Sa voiture a croisé le chemin du jeune couple dans ses premières heures d'existence, et en reconnaissant les protagonistes, elle a hésité à garder cette révélation pour elle-même... Mais ses mains avaient déjà composé mon numéro de téléphone et sa bouche avait déjà dit un "hééééé Sybille tu ne devineras jamais!"
Ce qui fait qu'en pratique, j'étais la deuxième personne à avoir été au courant, et je n'en suis pas peu fière. Enfin, une à deux semaines plus tard, nous partions ensemble en Croatie, donc j'aurais été informée de toutes façons. Je suppose.
IMGP9006
Puis je suis partie à Londres, ne revenant que de manière sporadique, ce qui ne m'a pas empêchée de revoir le jeune couple, qui au fil du temps commençait à célébrer son anniversaire en années. J'ai quand même passé un inoubliable instant de geekitude absolue: un combat de tétris avec Cath, auquel elle m'a écrasée lamentablement. Ce fut splendide. A ce moment-là, ils étaient encore aux études, et en kot à Louvain-la-Neuve.
Puis deux ans plus tard, quand je suis rentrée de Londres, ils étaient passés au stade supérieur: finies les études, finis les kots, et bienvenus les appartements et... le chien!
Obama et le canard
Ah si quand même, je me devais de mettre une photo du chien. Obligé. D'ailleurs, je suggère que pendant le mariage, ce soit le chien qui apporte les alliances. S'il ne les mange pas avant.
Allez, festoyons à cette annonce joyeuse! Champagne virtuel pour tous!
IMG_2947
Ah oui, et je vous avais promis une photo compromettante.
Je l'ai postée aujourd'hui entre 11h et 14h. Il fallait être plus rapide :-)

Sunday, April 12, 2009

Au secours

Il y a un frelon dans ma salle de bain. Si. Un frelon. Très mécontent d'être là.
Au cas où je viendrais à décéder dans des circonstances mystérieuses au cours de la mâtinée, je lègue toutes mes chaussettes roses à Esmé.
Je HAIS l'été!!!!

Friday, April 10, 2009

Jane, what have you done with my mind?

Désormais, je n'aurais plus jamais le même idéal masculin. Jane, ô Jane, qu'as-tu fait mon existence? A quel destin as-tu damné ma vie sentimentale? Et, plus important: où se trouve Mr Darcy?
(Je sais que vous vous attendiez à ce que ce post vous fasse une importante annonce, et que vous frappez votre touche F5 à répétition depuis le milieu de la semaine, mais que voulez-vous, c'est Jane quand même.)
J'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai terminé mon cours sur Jane Austen, et voici mon classement:
1. Pride & Prejudice
2. Mansfield Park
3. Sense & Sensibility
4. Emma
5. Northanger Abbey
Et hors classement: Persuasion, que je n'ai pas eu le temps de lire.

***
Il n'est pas surprenant que j'aie adoré Pride&Prejudice, l'oeuvre la plus connue et la plus aimée de cette chère Jane.
Mr et Mme Bennet ont cinq filles, ce qui aux yeux de la législation de l'époque, constitue un drame financier: la propriété étant héritée de père en fils, au moment du décès de Mr Bennet, Mme Bennet et ses cinq filles se retrouveront sans rien. Leur seule solution: se marier, se marier riche, et vite. Ce qu'indique d'emblée la première phrase du roman:
"It is a truth universally acknowledged that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife." (Voir le premier chapitre ici).
Le village entier est en effet en émois lorsqu'arrive Charles Bingley, un homme célibataire qui vient d'acquérir le château avoisinant. Il est accompagné de son meilleur ami, le riche mais hautain Mr Darcy, et de sa soeur Caroline Bingley, déterminée à s'attirer les attentions de Darcy. En même temps, voici qu'est annoncée l'arrivée de la milice anglaise, pleine de second fils de bonne famille... Elizabeth Bennet, la deuxième fille de Mr et Mme Bennet, semble pourtant décider d'effectuer un mariage d'amour. Et ce, malgré les insistances de sa mère, qui jette ses filles dans les bras du premier célibataire venu, et malgré l'intérêt que lui porte le ridicule et pompeux Mr Collins, l'héritier légal de la propriété Bennet. Je n'ai qu'un mot à dire: excellent, ce roman est excellent. Il décrit sur un ton léger la fragilité de la situation de la femme dans l'Angleterre du 19e siècle, tout en faisant bouillonner des personnages ridicules ou émouvants, mais en tous cas inoubliables...
Concrètement parlant, je peux vous prêter le roman, mais aussi l'adaptation de 1995 de la BBC. Quand au film hollywoodien avec Keira Knightley (autrement surnommée "Bouche de Mérou"), vous pouvez l'oublier: il respecte très peu le roman, et Keira, tout aussi bonne actrice soit-elle dans d'autres films, constitue une insulte à Elizabeth.

***
Il est par contre beaucoup plus surprenant que j'aie adoré Mansfield Park, une oeuvre très souvent "respectée à défaut d'être aimée". L'héroïne est maladivement timide et passive, le sens moralisateur très fort, et si le roman parlait peu aux gens de l'époque, il parlera encore moins aujourd'hui, à cause des nombreuses références historiques, socio-économiques et culturelles.
Et bien figurez-vous que ce que les gens ont détesté, moi, j'ai adoré. Car ce document constitue un trésor pour l'histoire, vous n'imaginez même pas tout ce qu'on y trouve, et je suis moi-même quelqu'un de maladivement timide.
L'introduction est un peu lourde, mais une fois qu'on a passé les 20 première pages, cela devient passionnant. Lady Bertram, l'épouse du richissime Baron Bertram de Mansfield Park, a deux soeurs: Mrs Norris, une femme avare qui a épousé le pasteur de Mansfield, et qui à ce titre passe ses journées à Mansfield Park à usurper le rôle de la maîtresse de maison; et Mrs Price, qui s'est mariée par amour, mais qui se retrouve à présent ruinée, avec un mari alcoolique et une ribambelle d'enfants dont elle ne sait que faire. Lady Bertram décide de faire un geste envers son infortunée soeur et de prendre à sa charge l'éducation de Fanny Price, la première de ses filles. Fanny arrive donc à Mansfield Park, complètement déracinée, traitée comme une inférieure par ses deux cousines de son âge. Le seul à lui montrer de la gentillesse est son cousin Edmund, de cinq ans son aîné, dont elle tombe progressivement amoureuse (mais ce n'est pas immoral pour l'époque).
Tous atteignent l'âge de l'adolescence, et commencent à penser mariage, lorsque leur vie se trouve bouleversée: leur père tyrannique, Lord Bertram, doit mater une révolution d'esclave dans ses terres américaines et part; tandis qu'arrivent dans le voisinage les cosmopolites, pétillants et très décadents Henry et Mary Crawford, frère et soeur célibataires à la recherche d'épousailles...
J'ai le livre, mais aussi l'adaptation avec Billie Piper, qui ressemble à un cheval.

***
Sense&Sensibility est incontestablement un des grands classiques de la littérature anglaise, et est également le premier roman publié par Austen. Il porte ainsi la marque des premiers romans des grands écrivains: un roman très travaillé, dans lequel Austen y a vraiment mis tout son coeur.
Le roman s'ouvre sur le décès de Mr Dashwood, propriétaire de Norland Park. La propriété doit passer à John Dashwood, fils d'un premier mariage, marié à une femme avare et capricieuse. Sa seconde épouse, Mrs Dashwood, et ses trois filles (Elinor, Marianne et Margaret) se retrouvent sans rien, à la merci de la générosité de John et se son épouse pour leur survie... Et donc à la porte de chez elles. Elles ne survivent que de la générosité d'un cousin de Mrs Dashwood qui leur offre un petit cottage, très loin de Norland. Mais Elinor, l'aînée, a laissé son coeur derrière elle, en la personne du frère de son horrible belle-soeur. Tandis que Marianne croisera le chemin de l'impétueux Willoughby, dont les belles paroles sont plus que douteuses... Sense&Sensibility, c'est l'opposition entre Elinor et Marianne, Elinor représentant la raison, et Marianne les sentiments. Mais c'est aussi une dénonciation de l'injustice des lois de l'époque, et de la fragilité du statut de la femme.
Dans Sense&Sensibility, cependant, le talent de Jane Austen est encore en formation. Le roman, d'abord écrit sous forme épistolaire, a été tellement retravaillé qu'il en a un peu perdu de sa flamme d'origine. Austen veut trop bien faire, ce qui résulte en une oeuvre dont l'histoire est passionante, mais dont le style est sec.
J'ai le roman, et aussi la fabuleuse interprétation cinématographique d'Emma Thompson. Et si vous voulez regarder la toute nouvelle adaptation de la BBC en streaming (mais chut chut, c'est illégal), c'est ici.

***
Je me surprends moi-même d'avoir moins accroché avec Emma, qui pourtant est excellent sur tous les points de vue. J'ai bien aimé, mais je ne le relirai pas. Je pense que c'est une question d'affinité personnelle avec le personnage. Contrairement à tous les autres romans, Emma n'a pas un fond de Cendrillon. Emma Woodhouse est riche, jolie et intelligente. Fille unique de l'homme le plus important d'Highbury, elle n'a d'autre problème que celui de trouver des gens qui lui soient égaux. Un beau piedestal dont il est clair qu'elle devra tomber... De toutes les héroïnes de Jane Austen, c'est la seule qui n'a pas besoin de se marier. Elle fera donc usage de son temps libre pour aider les jeunes filles qui n'ont pas eu sa bonne fortune à faire des mariages avantageux. Tout en faisant plus de mal que de bien, se trompant totalement sur les sentiments des gens qu'elle veut réunir. Sa plus grosse erreur de jugement, cependant, est bien celle de son propre coeur...
Je suppose que j'ai moins aimé Emma car il n'y a jamais de réel enjeu: elle commence riche et finit riche. Les autres personnages, par contre, sont beaucoup plus intéressants: Miss Bates, une vieille fille souffrant d'incontinence verbale; Mrs Elton, une femme insupportablement suffisante, ne parlant que d'elle et d'elle et d'elle; Harriet Smith, une fille tellement indécise que le dernier qui parle a toujours raison; Mr Woodhouse, hypocondriaque au point de vivre, à 45 ans, comme un homme du double de son âge; etc, etc, des tonnes et des tonnes de personnages rocambolesques, dont le seul qui semble pouvoir les juger correctement est le ténébreux Mr Knightley... Aaaah! De la sérieuse concurrence à notre ami Mr Darcy, si vous voulez mon opinion.
J'ai le roman, et l'adaptation avec Gwyneth Paltrow.

***
Quand à Northanger Abbey, il s'agit en réalité d'une parodie d'un autre roman. Sorti de son époque, donc, il n'a directement plus le même charme... C'est un peu comme si on décidait de faire une parodie d'Harry Potter et de la lire dans 200 ans. Bien écrit, ironique à souhait, mais à moins d'être un spécialiste des romans populaires du 19e siècle, vous risquez de ne pas en comprendre toute la subtilité.
J'ai le roman et le film.

***
Et puis Persuasion, hors classement notoire, j'avoue ne pas avoir eu le temps de le lire. Mais il paraît que j'aimerai bien. J'ai beaucoup d'attentes quand à cette petite Anne Eliott, et je vous dirai quoi.
Ah, Jane! Ton génie littéraire! Qu'auras-tu fait de moi? Je vous prête tout, tout, tout ce que j'ai si vous voulez, j'ai ses romans en double exemplaire et blindé de DVD que je n'ai pas mentionnés ici.
Pour la petite note biographique, Jane Austen a vécu au début du 19e siècle en Angleterre, fille d'un pasteur et passionnée de littérature depuis son plus jeune âge. Sa vie commence comme celles de ses héroïnes: elle se fait demander en mariage par un homme riche mais qu'elle n'aime pas; elle accepte, puis refuse. Mais elle n'aura pas eu le happy ending qu'elle méritait. Elle n'aura pas d'autre offre de mariage, et au décès de son père, vivra dans la pauvreté aux pendants de la générosité de ses frères. Elle se consacrera alors à l'écriture, mais ses romans se vendaient peu... Puis décédera de la maladie d'Addison à l'âge de 42 ans. Comme ça, vous savez. Et vous pouvez rejoindre mon propre Jane Austen Book Club...

Thursday, April 09, 2009

Bibil a le droit de lacher le morceau

Oui. Cinq jours que je me retiens, vous vous rendez compte, cinq jours! J'ai été sur le point de tout balancer à plusieurs reprises. J'avais même déjà été pêcher les photos compromettantes dans les archives de mon ordinateur pour l'occasion, impatiente que j'étais de tout vous révéler en avant-première...
Mais qu'importe que tout cela, puisqu'à présent j'ai le droit. A présent je peux. A présent je suis autorisée à parler.
Oui mais, pour le moment je n'ai pas le temps, alors vous saurez plus tard. (Et paf! comme ça je crée du suspense).
(Non mais ça m'amuse vous savez).

Ah, sinon j'ai une annonce à faire, d'une nature qui en réjouira plus d'un.
Je vais la mettre dans les commentaires pour augmenter le suspense de façon insoutenable!

Tuesday, April 07, 2009

Le printemps, l'amour et les petits oiseaux

Mais que de lyrisme que tout cela! Oh, oui, le printemps, les petites fleurs, les lapins qui gambadent et l'envolée des hormones, que de joie, que de bonheur innocent! Enfin c'est du moins l'opinion de mon groupe d'écriture créative.
Car la session d'hier avait comme thème: "Love & Spring".
Bu - colique.
Alors bon. D'accord que c'est un bon exercice que de nous faire écrire sur des sujets qu'on n'aurait pas forcément choisi de soi-même. D'accord que parfois, ces sujets débordent à la limite du kitschounet. D'accord, d'accord.
Mais quand même, je crie à la discrimination. Et le célibat et le printemps dans tout cela? Hein? Quelqu'un y pense? Et les droits du célibataire? Et sa reconnaissance culturelle? Que dalle, oui. Le printemps est là, et il n'y a qu'un mot aux lèvres: l'amûr. Tomber en amûr, tomber amûreux, mon coeur, mon amûr, tout ça.
A cela moi je réponds:
Héhéhé mais je ne réponds rien, j'ai juste essayé d'attirer votre attention pour vous parler d'autre chose.
Ah oui, je suis d'accord, je passe du coq à l'âne (ou du coq à Lasnes, du Coca lane, selon les versions), mais de façon totalement volontaire.
Voilà. Je vous parle depuis quelques mois d'un projet de roman. Il y a un an et demi, un 23 novembre 2007 pour être précise, j'étais assise dans la Central Line, un long trajet entre la station Bank et Leytonstone. Et là, j'ai eu une idée. Et bien cela fait à présent un an et demi que cette idée évolue, alors j'ai décidé d'aller de l'avant, et de vous laisser entrevoir une petite preview. C'est ici que cela se passe.

Sunday, April 05, 2009

Ski Ski Ski!

Et voici en exclusivité un avant-goût de mes vacances au ski... Enviez-moi. Non mais vraiment, ne vous privez pas surtout. Je vous ai tellement enviés pendant ces 7 mois sans vacances, où je vous voyais partir pour des destinations exotiques pendant que moi, Môssieur, je travaillais le jour de Noël... Oui, le jour de Noël, parfaitement, et certains week-ends aussi, tout cela gratuitement. J'en étais venue à customiser ma boite à emails avec un thème montagnard pour me donner l'illusion d'être ailleurs. C'était tragique.
Donc.
Enviez-moi, ça me ferait plaisir.
Vue sur le massif du Combin
Voilà, maintenant que je vous ai balancé une vue pittoresque et que je vous ai tous laissés pantois, je peux aller dormir en paix.
Non?
Vous en voulez plus?
Et bien prenez ça dans vos gencives.
Damien a raté l'ancre
(On ne le dirait pas comme ça, mais il s'agit de Rambo qui a raté son ancre).
Ou encore, regardez avec jalousie le sex-symbol du séjour...
Sport
Vous pouvez aussi envier l'ambiance calme et reposée dont nous avons bénéficié, en prenant pour preuve:
JK et Daminou dans le télécabine, jouant avec les walkies talkies pour nous embarrasser publiquement.
Télécabine
Strepy aux fourneaux (qui devrait décidément me préparer mes lunchs par pure reconnaissance pour toute la publicité que je lui fais sur ce blog).
Strepy cuisine
Le jeu de Méditerranée, qui a entraîné tellement de controverses (principalement causées par de lâches attaques contre de vulnérables galères ou colonies, des alliances contre-nature, et des pactes de non-agression brisés... Ce jeu est une perle mais par contre, il ne faut pas être mauvais perdant!)
Méditerranée
D'autres photos viendront dès que j'aurai l'autorisation expresse des personnes concernées... Après tout, il ne faudrait pas que toutes les photos compromettantes qui se trouvent actuellement sur mon ordinateur ne se retrouvent par inadvertance sur ce haut lieu de la culture qu'est ce blog. Ou bien, si?

Huhuhu

Bon, sur ce, je suis rentrée de vacances, et j'ai faim.