Friday, March 27, 2009

iiiiiii!

Plus que trois heures et dix minutes.
Edit. Plus que trois heures et cinq minutes. Oui ben ça passe lentement tout ça, il me semble.
Edit. Plus que deux heures cinquante-cinq minutes. Pour tuer mon impatience, je suis allée chercher des photos de winter cupcakes sur internet. Ci-joint.
Edit. Bon, ça fait longtemps que je ne suis plus allée à la toilette, non?
Edit. A force de réfléchir sur la signification du mot "Edit", je suis tombée là-dessus. Ben c'est "Edith" mais en Hongrois.
Edit. Plus que 2h30, et oh! Déjà un premier commentaire. Un(e) anonyme qui m'apprend la diabolique fonction F5. Que diantre. Désormais ma vie ne sera plus jamais la même.
Edit. J'étais de nouveau concentrée sur mon boulot quand une collègue est passée dans mon bureau pour me dire: "et alors, tu n'as pas encore commencé à décompter les minutes?" Puis, une autre est passée dans le couloir avec sa valise: faudrait pas rater l'avion. Booo. Plus que 2h10.
Edit. HhhhhHHhHHH!!!!! (Plus qu'une heure vingt).
18h. * Ding *
18h30. Je suis chez moi. Je suis en vacances. Et, heu... J'ai une valise à faire, et des skis à déplacer.
Feuque.
(Pour ceux qui n'auraient pas compris le message qui se trouve caché dans ce poste alambiqué: je serai au ski pendant toute la semaine prochaine, yiiihaaa! Pensez bien à moi - en bien).

Thursday, March 26, 2009

26 ans


Quand on a 26 ans, on n'a pas juste 26 ans de plus que le jour où on est né: on a aussi 1 an de plus que lorsqu'on avait 25 ans. Et au bout des 25 ans révolus, l'Etat a un message bien spécifique à nous délivrer.
1. Tes réductions jeunes, plus jamais, tu n'auras (car jeune, tu n'es plus).
2. Tes réductions étudiants, en certaines circonstances, ne s'appliqueront pas (car étudiant, tu n'es plus sensé être).
3. Tes transports en commun, au prix plein, tu payeras (car tu es sensé travailler, bouse de jeune post-ado).
4. Dans la vie active, pleinement, tu participeras...
Et oui... Je bénéficiais encore d'un an de sursis après avoir célébré mes 25 ans, mais à présent il est difficile de ne pas se rendre à l'évidence: à 26 ans, on est sensé être un adulte. Ouais. Enfin, c'est ce qu'on dit.
Quand je regarde autour de moi, à 26 ans, la plupart de mes amis ont:
- Un contrat à durée indéterminée.
- Un copain(copine)/fiancé(e)/époux(se).
- Un appartement/une maison.
- Et dans certains cas, des enfants.
Enfin, en résumé, ce qui est communément accepté comme le standard du jeune cadre dynamique qui a terminé ses études à 24 ans.
A 26 ans, j'ai accompli:
- Un contrat à durée déterminée.
- Heu, c'est tout.
Booo, je suis une bouse.
Mais pour ne pas nous déprimer, je vais sortir de cette check list imposée par les conventions sociales et je vais ajouter:
- Une vague ambition littéraire, concrétisée par une angoisse compulsive de la page blanche.
- Un banquier qui m'appelle pour me dire qu'il serait temps de commencer à épargner pour ma pension.
- Un intérêt pour la cuisine, ce qui techniquement devrait faire en sorte que les gens acceptent encore de venir manger chez moi, histoire que je ne passe pas toutes mes soirées toute seule quand j'aurai 45 ans.
- Heu, c'est tout.
Ouais ben moi je dis à ce rythme-là, vivent les 27 ans. Profitez, les petits jeunes, profitez encore de vos tendres années! Il viendra un jour où vous regarderez en arrière et direz, "mais où est passée ma jeunesse? Où ont filé mes jours?" Et vous adopterez un berger allemand qui vous mangera le jour où vous viendrez à décéder, toute seule chez vous.
(Le prix de l'excellence littéraire à qui reconnait l'hommage qui se cache derrière cette citation burlesque).

Wednesday, March 25, 2009

Spéciale dédicace à Maman

Je ne sais pas dans le cadre de quelle émission ils ont fait ça, mais ça donne super bien...

Allez, tous avec moi... Do, a dear, a female dear; Ray, a drop of golden sun...
(Ceci dit, je cherche un bon coiffeur à Bruxelles; gentes damoiselles, si vous avez des conseils, n'hésitez pas - par email).

Tuesday, March 24, 2009

Afterlife

Hier, nous avons eu une session d'écriture créative assez intéressante. (Pour ceux qui ne suivent pas, je fais partie d'un groupe d'écriture créative et nous nous réunissons tous les lundis).
(C'est en anglais, mais pour vous faciliter la vie je vais vous traduire la chose dans la langue de Molière.)
(Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, était un dramaturge et acteur français qui a vécu de 1622 à 1673).
(Voilà, c'est dit.)
Et maintenant que tout le monde suit, j'en retourne au vif du sujet. Enfin le vif, c'est beaucoup dire, car le thème de notre atelier d'écriture était... "Describe an afterlife".
Une fois la question énoncée, on s'est tous regardés d'un air hébété pendant quelques secondes, ne sachant pas trop comment comprendre la question. "Et si on ne croit pas en une vie après la mort?" a dit l'un. "Tu ne dois pas forcément parler de quelque chose auquel tu crois. Simplement une version fictive." Alors bon. On a tous écrit pendant 30 minutes, perdus dans une grande concentration. Celui qui a posé la question s'est levé pour aller aux toilettes puis est revenu en ayant trouvé l'inspiration. Par après, il nous a lu sa version des choses: quand on meurt, on va dans un lieu où il fait froid, où on est nu, et où notre seule distraction est de se ch*er dessus. "Ah mais on a dit une version. C'est une alternative comme une autre. Pourquoi pas?"
Tout le monde a ri, puis nous sommes passés à quelqu'un d'autre, en s'attendant à avoir au moins une fois dans la soirée un texte plombant et déprimant, ou en tous cas pas léger.
Et bien non.
Il semblerait qu'en 30 minutes, la seule option qui s'était offerte à nous pour traiter d'un sujet aussi lourd et philosophiquement chargé était la voie de l'humour.
La personne suivante avait imaginé un système où les gens se réincarneraient en objets symbolisant leur existence. Un banquier se serait réincarné en snowglobe, se retrouvant inondé de paillettes d'or à chaque fois qu'on le secoue. Un jeune fêtard décédé trop tôt se retrouverait en poisson exotique, plein de couleurs et sans mémoire. Le narrateur était lui-même un hibou, et avait anciennement été un vieil homme sage.
De mon côté, j'ai préféré décrire la punition d'un homme abject qui se retrouve réincarné en une mouche à m*rde, donc un truc velu, plein de pattes, et devant réprimer son envie de manger, et bien, la m*rde. La mouche se rebelle contre son sort, se suicide dans une toile d'araignée, puis se trouve réincarnée une seconde fois... en un ver de terre. Qui conclut: "I wish I was still a fly!"
Mon texte préféré décrivait une personne âgée se réveillant dans un lieu inconnu, avec une créature qu'elle ne reconnait pas, et en chemin vers une destination étrangère. Le texte était lu à des niveaux différents jusqu'à ce que l'on se rende compte que cette personne âgée était simplement un "unreliable narrator": elle souffrait d'Alzeimer et ne reconnaissait plus ce qui l'entourait.
Ce qui m'a donc le plus frappé, c'est que malgré le thème chargé de symboles et de croyances, nul d'entre nous n'a vraiment écrit un texte sérieux. Juste de la fantaisie, sans dogme ni jugement, avec seulement une vague notion que ce qui arrivait à nos personnages après leur mort était, grosso modo, lié à leur vivant. Etait-ce parce que nous étions pris par surprise? Pris dans une limite de temps? Ou bien simplement incapable de nous imaginer, sérieusement, ce qu'impliquerait une description objective d'un tel sujet?
Vous auriez parlé de quoi, vous?

Monday, March 23, 2009

Who Shot the Sheriff?

Ou, la murder party sur le thème Far West, donnée afin d'oublier la douloureuse réalité de mes 26 ans et de la perte de mes réductions jeunes sur le Pony Express (entre autres).
Car crime il y a eu, et un crime sérieux. Nous n'étions pas rassemblés depuis une demi-heure dans le Saloon de la Dernière Chance (dont j'étais l'heureuse propriétaire) que le Shérif a été assassiné. Qui était le coupable?
Scarlett O'Lala, ma nouvelle recrue et dernière conquête du Shérif? (Shérif que je connaissais à peine, faut-il le préciser). Ou Juanito Banditos, propriétaire de ranch mexicain, ne se départissant jamais de ses célèbres chihuahuas?
murder2
Le chef Indien Lowerwatha, dont la grand-mère Fière Truie avait été empoisonnée par l'eau de feu du Shérif? Le Général Moutarde, dont le Shérif avait surpris le trafic d'armes (bien que rien dans la Bible ne prohibe ses agissements)? L'entrepreneur de pompes funèbres Woody Box, qui n'avait plus de morts à enterrer depuis que le Shérif avait remis de l'ordre parmi les hors-la-loi?
Murder Party 1
Une des galantes du Saloon? Qui, de Big Emma, Lucy BangBang ou Scarlett O'Lala, avait le plus de raisons de l'assassiner?
Murder Party 5
Lily la Tigresse, que le Shérif avait séduite puis abandonnée? La maire Elise Emoi, afin que le Shérif ne se présente pas aux élections? Ou bien tout simplement son adjoint, Dennis NoGood, qui rêvait de devenir Shérif à la place du Shérif?
Murder Party 4
Ou bien quelqu'un d'autre? Pourrait-il s'agir de n'importe quel autre personnage présent à la soirée?

(De gauche à droite: Snow White, ma fille rebelle de 15 ans; Vanilla Muffin, serveuse; Marie McCousin, propriétaire de ranch; Calamity Janette, chasseuse de prime; le Général Moutarde; le chef Indien Lowerwatha; Dot Dash, la télégraphe intellectuelle; Richard Levéreux, directeur de la banque; et Russel DeCheval, cowboy solitaire).
Quoiqu'il en soit, ce léger assassinat ne nous a pas empêchés de nous amuser, et de souffler mes si nombreuses bougies apposées sur des muffins un peu ratés...
D'ailleurs, si vous vous promenez en ville, faites attention à ce hors-la-loi notoire.
On le dit inoffensif, mais de petite vertu.

Sunday, March 22, 2009

26 ans hier

cjnoizjrfgnierxljvgzr sofgjzvomn blblblbl....
Il me semblait bien que j'oubliais un truc essentiel hier soir, en allant dormir. Je me suis rappelée de me changer, de me brosser les dents, d'enlever des milliers de pinces dans mes cheveux, d'éteindre la lumière. Tout y était? Mmmm, non.
Fermer mes rideaux. Voilà ce que j'ai oublié.
Diantre que le soleil se lève tôt dans cette contrée, se levant sur la deuxième journée de mes 26 ans: le deuxième jour d'une vie sans réduction jeune dans l'Eurostar. J'ai checké les cheveux blancs et ça va, je n'en ai toujours pas; par contre, je ne pourrais pas en dire autant pour les débuts de ride.
Au moins j'ai un superbe bouquet de fleurs (roses et gerberas) pour me faire oublier l'inévitable... Bibil, y a un happy birthday deuxième round tout à l'heure, et... Tu as toujours la vaisselle de 22 personnes à faire.
Et un salon à nettoyer.
Salon dans lequel se trouve du foin.
blblblblblblbbl....

Thursday, March 19, 2009

Bibil et le grand mystère de son alimentation

Bon.
Hier, dans la journée, si nous faisons le compte, j'ai mangé.
- Du porridge avec du miel au petit déjeuner.
- Une pomme à 10h.
- Une demi-baguette au chèvre à midi.
- Vers 16h, des biscuits bio au son, accompagnés d'une tisane.
- Vers 17h, une poire (pas assez mûre, j'en conviens), une banane, des céréales aux noix de pécan.
- A 19h30, un steak d'agneau bien cuit, des pâtes intégrales cuites dans du bouillon de légumes, des brocolis, et un peu de chocolat noisette.
- A 20h, une tisane.
Ca vous a l'air sain, ça, non?
Je ne me suis pas englouti le contenu d'un Quick et de la petite Casa réunis. Ma cuisine est propre. Mes produits sont frais. Vraiment, je ne comprends pas. La vie, parfois, c'est quand même pas juste.
(Le lecteur averti comprendra de lui-même la suite des événements, et déduira par ailleurs que je suis encore dans mon lit à 11h du matin, ayant dormi en tout et pour tout 5 heures.
Boooo.)
(Et je n'ai pas envie d'y voir un lien direct de cause à effet sur l'hygiène précaire de mon lieu de travail, mais bon... Heu, quand même quoi.)

Wednesday, March 18, 2009

Il y a une justice

Si je vous montrais ceci:
Muffins
Ou cela:
Le financier aux griottes et aux pistaches
Ou encore ceci:
Muffins printaniers
Vous vous dites?
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle fasse encore des rêves de maison de pain d'épices"
Ou encore:
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit tentée, tous les jours, de se chopper un à un tous les carrés de sucre qui trainent à côté de la machine à café de son boulot"
Voire même:
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait plein de caries".
A cela, je réponds:
1. Oui, j'ai déjà réfléchi à l'option de la maison en pain d'épices, puis j'ai pensé à la date de péremption de ce truc qui contiendrait forcément des produits périssables, à moins d'être boosté de conservateurs de partout. Puis aux insectes que ça attirerait. Puis à l'impact du soleil sur le nappage en chocolat. Les rêves d'enfant c'est très bien, mais parfois il faut rester pratique.
2. ... Je ne ferai aucun commentaire quant à ces carrés de sucre qui, il est vrai, sont toujours juste au milieu de la table, s'exposant sans retenue, m'appelant doucement d'une voix tentatrice.
3. Je suis allée chez le dentiste aujourd'hui.
Ah oui.
Ah c'est la joie.
D'où le titre de mon post.
J'arrive chez ma dentiste, je m'installe. Elle prend des nouvelles de ma personne, de la famille, me fait ouvrir grand la bouche, et continue à essayer de me faire parler. Et cela donne:
Dentiste: "Dites-moi, cela fait un petit temps que vous n'êtes plus venue."
Moi: "ha hè hè, hun han hé hi" (à savoir, "ça c'est vrai, un an et demi").
Petit moment de silence.
Dentiste: "Ce n'est pas ce que dit mon dossier." Elle prend son petit instrument qui ressemble à une aiguille en serpe pour aller gratter mes gencives. "D'après mon dossier, vous n'êtes plus venue depuis 2006."
Moi: "ha hon?" ("Ha bon?")
2006. Trois ans sans dentiste. Trois ans durant lesquels j'ai mangé, en moyenne, 365 x 3 desserts, plus les suppléments. Huuuu. J'ai commencé à craindre.
Dentiste: "Oh, qu'est-ce que je vois là?" Elle gratte un truc avec son aiguille et je sens avec frayeur la pointe s'approcher dangereusement d'un nerf. "Ah non, autant pour moi. Ce n'est pas une carie. Oh, mais heu, et là?" Et elle a recommencé. "Ah, là non plus. Oh mais dites-moi, ici!" Et pas de carie non plus, incroyable.
Mais n'en concluez pas pour autant que je m'en sois sortie à si bon compte. Comme je vous l'ai dit dans le titre, il y a une justice.
Donc la dentiste a continué: "vous n'avez pas mal?"
"Ben un peu quand même" ais-je répondu. Non mais je me suis sentie obligée de lui dire la vérité hein. Après tout, je suis venue parce que j'avais mal. "Ici, en haut à droite, en dessous de la gencive". Et je lui ai montré le truc.
Alors là EVIDEMMENT, munie de sa petite serpe, elle va me gratter EN DESSOUS de la gencive en haut à droite. Elle réfléchit, fait un petit "Mmmm oui", puis va trafiquer un truc derrière mon dos.
Dentiste: "On va faire une radio".
Moi: "hu hoi? hè houhoi?" ("Une quoi? Mais pourquoi?")
Dentiste: "Il est possible que vous ayez une carie en dessous de la gencive."
Moi: "hehahihohuhihohèha!" (mouvement de panique soudain).
Dentiste: "Oui mais ne vous inquiétez pas hein, ça se guérit, c'est juste une petite anésthésie locale et puis..."
Moi: "hooooooooooooon!!!"
Dentiste: "Oh, mais une petite piqûre... Et arrêtez de bouger, je... ah, c'est malin, je vous ai coupé un bout de gencive. Ah ben oui ça saigne, ça forcément."
Justice, je vous dis, justice.
Le sucre finit toujours par avoir raison.
Traitre chose.
IMG_4809

Sunday, March 15, 2009

Mmmmh... Manger.

Ou, le post où je vous expose les photos de tout ce que j'ai cuisiné ce mois-ci, mais n'ai pas eu le temps de poster.
1. Des muffins à l'espresso
Muffin à l'espresso
2. Des sushis, dont j'ai en réalité juste acheté les ingrédients. Ceux qui les ont cuisiné sont, je pense, Strepy, Alice, Céline et Gaëlle (ci-dessous).
Gaelle aux sushis
3. Une soupe miso
Ici, la préparation du tofu. Mais il y a encore des algues, du bouillon et des zestes de citron qui passeront par au-dessus
Miso Soup step 1
Une photo que je dédie à Kanako:
Japanese diner: the ingredients
J'ai aussi cuisiné, entre autres:
- des muffins aux patates douces, orange et airelles (sans sucre ni gras, la patate douce remplaçant la chose)(selon une recette offerte par Line)
- des muffins au cacao - noix de coco (recette offerte par Line)
- du porc braisé au cidre et aux pommes (selon une recette offerte par Maman)
- un crumble de légumes (carottes, fenouil, patates douches) (offerte par la même personne)
- des champignons portobellos avec un soufflé au chèvre (recette offerte par Maman, toujours)
- une soupe froide de concombres, fenouil, ail et citron (selon une recette offerte par Strepy)
- Des rochers noix de coco - citron vert
- un cheese spread au chèvre, miel, amandes et cranberries
Je veux bien donner 2 recettes sur ce blog. Deux. Choisissez laquelle.

Thursday, March 12, 2009

Bon, si je dois attendre que Strep me le propose, on attendra des lustres

... Donc du coup, au lieu d'attendre qu'il me demande de remplir, moi aussi, ce fort joli questionnaire, je vais me contenter de le lui voler. Remarquez, il l'a lui-même volé sur le blog d'Angel, qui elle-même l'a volé sur le blog d'une de ses potes, donc ce n'est pas très grave.
C'est parti, donc, pour un charmant questionnaire sur la lecture. (Je vous préviens au cas où vous ne voudriez pas en lire davantage).
1) Plutôt corne ou marque-page ?
Corne? Non mais t'es pas bien? ABIMER ce support merveilleux qu'est le livre? Et pourquoi pas le déchirer tant qu'on y est? Je n'accepte de corner que les pages que je compte relire, et encore je préfère mettre un post-it... Ben oui je mets des post-il dans mes livres, ça vous surprend?
Par contre il serait temps que j'arrête d'utiliser un ticket de caisse comme marque-page. C'est pas très classe.
2) As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Mieux que ça: j'ai déjà DEMANDE de recevoir des livres en cadeaux. D'ailleurs j'ai justement une wish list à ce sujet. Mais si vous voulez me les prêter au lieu de me les donner c'est bien aussi, remarquez.
3) Lis-tu dans ton bain ?
Non mais t'es pas bien? Et la buée sur les pages du livre? Après ça les feuilles gondolent, et j'ai ABIME ce support merveilleux qu'est le livre, pourquoi pas le tremper dans l'eau tant qu'on y est?
Ceci dit, le bain, c'est le mal pour l'environnement et la consommation d'eau. Parce qu'après on se chope des factures de 800 euros par personne et on ne sait pas d'où c'est venu.
4) As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Mieux que cela: je l'ai fait. C'est-à-dire que j'en ai fait des morceaux. Je les relis, je les retravaille, puis je trouve que c'est de la daube, je termine par tout réécrire, pour conclure que peut-être je devrais changer l'intrigue et recommencer dès le début. Parmi ces morceaux, j'ai entre autres, 16 versions de mon chapitre un, huit chapitre deux, ou encore cinq fins différentes. Et j'ai déjà rempli deux carnets de notes. J'y travaille depuis exactement le 23 novembre 2007, cad depuis le jour où j'étais assise dans la Central Line à dormir à moitié et où l'inspiration m'est arrivée, comme ça, d'un seul coup.
Non mais je suis une malade et je le sais.
5) Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Tout dépend de la qualité de la série. En général les séries en plusieurs tomes sont des phénomènes de mode, i.e. des phénomènes commerciaux, mais parfois c'est quand même vachement bien.
6) As-tu un livre culte ?
Zadie Smith, On Beauty.
Et puis Jane. Tous. Ceux que j'ai lu et ceux que je n'ai pas encore lu. (Jane Austen pour ceux qui ne suivent pas).
7) Aimes-tu relire ?
Seulement mes livres cultes.
8) Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé ?
Je suis trop timide. Voyez-vous, j'ai un jour fait un rêve étrange, dans lequel je rencontrais tout à fait par hasard une de mes bloggeuses préférées. J'ai causé quelques minutes, en apparence on s'entendait bien, sauf que le lendemain dans son blog, elle disait que j'étais une personne abominable et imbue d'elle-même au possible. Croyez-le ou non mais ça m'a traumatisée.
D'un autre côté, je ne crois pas qu'il faut partir du principe qu'un auteur préféré est quelqu'un de tellement au dessus de nous qu'il n'en a rien à foutre de rencontrer son lectorat... Je crois que ça doit lui faire plaisir, au contraire.
9) Aimes-tu parler de tes lectures ?
Oui. Mais ça saoûle tellement les gens que, concrètement, je n'en parle qu'avec Strep ou Gwen. Ou à mon cours sur Jane Austen, mais ça c'est différent: j'ai payé pour pouvoir en parler. (Rho c'est triste la vie parfois).
10) Comment choisis-tu tes livres ?
Par recommandation d'un tiers, tout en sachant que le tiers en question peut être une reading list que je pique à un cours de lecture auquel je n'appartiens pas. Ou que j'appartiens. Non mais j'ai eu un cours de creative writing par correspondance, je fais toujours partie d'un groupe de creative writing en live, je suis pote avec Strep et Gwen et je lis des blogs, alors bon, des recommandations ce n'est pas ça qui manque.
Sinon, Amazon.
En fait si je devais vous l'avouer franchement, surtout Amazon.
Je suis une geek, c'est affreux.
11) Une lecture inavouable ?
Le blog de Belle de Jour. Et maybe un jour j'irai jusqu'à lire son bouquin, qui après tout commence par la phrase prometteuse: "the first thing you should know is that I'm a whore". Et qui continue, plus loin, par: "The second thing is that I live in London. These two facts may or may not be related." Bon d'accord, j'ai lu son bouquin dans un Waterstones, parce que dehors il pleuvait. Par contre je HAIS l'adaptation télévisée.
12) Des endroits préférés pour lire?
Mon lit, avec une tisane. Ou un Waterstones/Borders si je suis en Angleterre. J'ai déjà essayé d'autres endroits, mais:
- En transport en commun, c'est con, mais j'ai le mal des transports.
- Dans mon salon il fait trop froid.
- Au bureau j'ose pas.
13) Un livre idéal pour toi serait ?
Zadie Smith, On Beauty. Et N'ALLEZ PAS CHERCHER LA TRADUCTION FRANCAISE hein, y a qu'en anglais que c'est beau. Par contre je sais que vous le détesterez, surtout Alice, parce que concrètement parlant on pourrait dire que ça n'avance pas et qu'il n'y a pas d'intrigue, ni même de fin. Mais qu'est-ce que c'est beau...
Bon, sinon, le livre idéal est un livre qui ne me plombe pas le moral, parce que Ian McEwan et Khaled Hosseini, c'est beau mais qu'est-ce que ça me déprime!
14) Lire par-dessus l'épaule ?
La seule occasion à laquelle une telle chose pourrait se produire, c'est dans les transports en commun. Et comme je l'ai déjà mentionné, j'ai le mal des transports, ce qui est un peu gênant.
15) Télé, jeux vidéos ou livre ?
Livre d'office, et la télé surtout pas! Sauf les adaptations de livres que j'ai lu, et encore. J'en suis au point où je considère que je fais un effort de socialisation quand je choisis de regarder la télé avec mes colocs plutôt que de lire un bouquin toute seule dans ma chambre. Parce qu'à choisir, je préfèrerais le bouquin, mais du fin fond de ma conscience remonte la voix d'une de mes profs de primaire: "tu es encore à lire toute seule? Non mais il faut se faire des amis. Tu n'as pas d'amis ou quoi?". Alors je culpabilise.
Et les jeux vidéos ça me frustre, je ne fais que perdre, sauf quand je joue à James Bond avec mon coloc et qu'on joue en équipe. Parce qu'en équipe on gagne, mais l'un contre l'autre il me tue.
Ah oui, et le jour où j'ai battu Seb à Age of Empire, il y a 4 ans. Ca c'était cool. (Depuis il n'a plus jamais joué il parait). (J'avais eu trop bon, je l'avoue).
16) Lire et manger ?
Non. Je ne peux pas faire l'un et l'autre. La nourriture est un art qui requiert toute mon attention, la lecture aussi.
C'est un peu comme lire et dormir.
D'un autre côté ce serait un brin pathétique de réduire mes plaisirs essentiels à la nourriture, la lecture et le sommeil, donc je retire cette dernière phrase.
17) Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Je tolère un bruit de fond. Ce qui est déjà pas mal, parce que pour dormir, je ne le tolère pas.
18) Lire un livre électronique ?
C'est pratique au boulot Non, j'aime trop le format papier.
Des livres électroniques imprimés sur papier, c'est très pratique aux conférences qui n'en finissent pas.
19) Le livre vous tombe des mains : aller jusqu'au bout ou pas ?
Non. Si c'est une daube j'arrête. Par contre si c'est un bon livre et qu'il me tombe des mains parce qu'il est, par exemple, trois heures du matin, je préfère arrêter pour pouvoir me concentrer dessus après.

Et si vous avez des suggestions de lecture n'hésitez pas! Je suis en recherche particulière de livres traitant de la vie de couple d'un point de vue masculin, parce que je fais un blocage de la page blanche à ce sujet. Ce qui est fort embêtant figurez-vous, parce qu'un de mes personnages est un homme en couple, et n'étant ni l'un, ni l'autre, je bloque.
Et ce n'est pas le point de vue de cette très chère Jane qui va pouvoir m'aider.

Wednesday, March 11, 2009

Ma vie c'est un peu ça

Rho j'ai pas perdu un gramme depuis janvier. Bikini -3 mois. C'est pas juste.

Mais où était Bibil ce week-end?

Vous le reconnaitrez bien assez vite au vu de ces photos.
The top of Topshop!
Muffins chez Starbucks
Crocus, Hyde Park
Borough Market, cidre
Borough Market, biscuits
Alors, à vous de deviner mes statistiques, sur:
- Nombre de magasins visités
- Nombre de parcs
- Nombre de Starbucks, Cafe Nero et autres muffinoiseries
- D'ailleurs, on peut y rajouter le nombre de muffins, et quels goûts
- Et finalement, qu'ais-je acheté? (En sachant que j'ai complété une collection, et laquelle?)

Wednesday, March 04, 2009

Un projet, deux projets, encore un projet...

Pour commencer un doctorat, il faut de la motivation, et en grande quantité.
Il faut d'abord accepter qu'on va passer 4 ans de sa vie sur un projet, le même projet, et que c'est bigrement plus important qu'un mémoire. Ensuite, on réalise qu'en 4 ans on n'aura pas le temps de le finir, et que chaque jour sera une course vers l'achèvement du savoir. Puis vient la question du financement. Pour certains, la question ne se pose pas: leur département a des sous, et leurs résultats intéresse la science. On a toujours besoin de recherches contre le cancer, ou de développer des modèles mathématiques afin qu'Amazon nous vende des produits plus personnalisés.
Mais je suis en sciences sociales, le diplôme par excellence qui, après histoire et journalisme, ne mène à aucun débouché.
(Et le fait que j'ai également fait histoire et journalisme est purement une coïncidence, je vous l'assure).
Donc, si vous ne l'aviez pas déjà remarqué, cela fait près d'un an et demi que je me bats pour obtenir un financement. Et comment se bat-on pour la chose? Vous l'avez deviné, en écrivant des projets de recherche. Et nous en venons au coeur de ce débat.
Là je suis sur le point de devoir en rendre un autre, et si je pouvais dans un grand élan d'autodestruction extérioriser ma frustration profonde et ma démotivation la plus totale, je le ferais. Mais étant consciente que ledit élan entrainerait un flot d'insultes sans destination précise, et dans un soucis de préserver les règles de bienséance, je me contenterai d'extérioriser la chose comme suit.
Prout.
Non mais vraiment.
Y a rien de plus prout qu'un projet de thèse, et là ça commence à me gaver, il me sort par tous les orifices, et particulièrement par celui par lequel on fait prout, b@*$µl de prout.
Rappelons par ailleurs que ce mot est en réalité une locution latine, né de l'assemblage de "pro" et de "ut", donc techniquement, le standing de ce blog ne s'en est pas retrouvé baissé.
Sur ce, je m'en vais trouver un moyen de me lancer dans le monde professionnel de la pâtisserie histoire de trouver une alternative à ma déconfiture.

Tuesday, March 03, 2009

Muffins de courgette

Oui. Des muffins sucrés à la courgette. C'est un peu comme un carrot cake ou un pumpkin cake, à savoir qu'on goute plus la cannelle et les noix que le légume en question, mais la tête des gens quand on leur sert la chose, c'est beau à voir.
Muffins de courgette
Et donc j'ai cuisiné des muffins à la courgette, dont vous pouvez trouver la recette ici. Une invention de Bob Grossman, et un livre qui m'a été offert par Line, que je remercie amplement et en longueur. Remercie-t-on jamais assez quelqu'un qui vous a offert un cadeau hyper utile et qui vous crée une réputation de star de la cuisine hors normes? Et bien moi je dis non. Donc pour prouver ma bonne volonté, je vais une fois de plus lui rendre hommage par la publication de cette photo.
Line et la vache
Voilà, c'est fait. Line, c'est pour toi.
Et tant que je suis dans les hommages, Eliane, je te souhaite un bien joyeux anniversaire et un quart de siècle digne de ce nom, ou en tous cas, de ce gâteau.
25 ans Eliane
Bon c'est pas l'heure du goûter, là, tout à coup?