Thursday, February 26, 2009

Bibil prend son pied... en patience.

J'ai remarqué dernièrement que les gens n'aimaient pas le sujet des ongles incarnés. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que j'entame le sujet, j'en vois certains ciller des sourcils, défaillir, changer de couleur, voire s'exclamer en pleine rue, "Oui mais Bibil mais c'est DEGUEULASSE ce que dont tu me parles, là".
Et pourtant.
J'ai un ongle incarné.
Voilà, c'est dit, et si vous avez tressailli à cette évocation, je vous conseille de ne pas lire plus loin, car je suis sur le point de vous relater ma visite chez le podologue; le podologue qui est, précisons-le, un spécialiste des pieds.
Je prends rendez-vous, donc, toute guillerette d'avoir trouvé quelqu'un détenant la solution à mes petits problèmes, et je fais part de mon exultation à mon colocataire qui a souffert jadis du même mal, lorsque celui-ci me répond en substance:
"Ah ouais pas de bol, moi on a du m'opérer, c'était hyper gore. Tu t'imagines pas la taille de l'aiguille, c'est un truc énorme, et ça fait hyper mal, en plus on te la met dans l'orteil, c'est vachement sensible; et le pire de tout ça c'est que dans la partie qui est infectée le produit ne marche pas super bien, donc tu sens tout. J'ai trop touché mon slip."
Et là j'ai commencé à paniquer.
Il ne pouvait pas savoir, évidemment, pour ma phobie des piqûres; ou alors il savait, et il avait une vengeance particulière à prendre sur moi, parce que du coup les trois nuits qui me séparaient de mon rendez-vous, je n'ai pas dormi.
Puis est venu le jour fatidique.
Je suis arrivée chez la podologue, stressant comme un goret qui aurait vu des rillettes. Mais elle m'a très sympathiquement m'a accueillie dans son bureau, qui ne sentait même pas le pied. Elle m'a fait enlever mes chaussures et chaussettes et allonger sur cet espèce de tapis surélevé en caoutchouc que tous les docteurs ont, justement à leur disposition, quand il s'agit de faire une piqûre. Mais elle restait très sympathique. Je suis alors entrée dans une longue tegiversation avec moi-même quant à la nécéssité de faire part de mes craintes versus l'envie de sauver quand même un minimum de dignité. Pendant ce temps elle déballait ses instruments de torture, tous pointus, voire piquants. Puis elle a mis le courant. Sur une fraise.
iiik.
erk erk erk.
Une.
Fraise.
J'ai eu peur.
Alors bon. Elle a dû m'expliquer que ça ne ferait pas mal. Et moi j'ai cherché du regard les sparadraps mickey qu'on me donnait à chaque fois qu'on me disait que ça ne ferait pas mal, parce qu'après on me dirait que bon d'accord ça faisait quand même un tout petit peu mal, mais que j'avais été très courageuse. Enfin ça c'était quand j'avais 10 ans, mais le traumatisme est toujours là, donc j'ai toujours le réflexe de checker les sparadraps mickey. Et il n'y en avait pas. Pas de sparadrap mickey, pas de docteur qui ment aux petits enfants, et donc pas de charcutage de pieds, me suis-je dit. Je me suis temporairement relaxée jusqu'à ce que je réalise que la podologue était en train de mettre du désinfectant sur un bout de coton.
Houla.
Mauvais, mauvais, mauvais, mauvais, mauvais.
Elle a désinfecté mes orteils, elle a clippé mes ongles (mais hééé je l'avais fait la veille), elle m'a dit qu'il ne fallait pas que je cherche à suivre la courbure de l'ongle quand je les coupais, sinon ça faisait des ongles incarnés, et puis elle a commencé à nettoyer mes orteils avec ses instruments pointus. Elle a viré quantité de peaux mortes et crasses coincées entre mes ongles et mes orteils, à grater, à racler, à arracher, tout ça. Mais elle ne m'avait pas menti, ça ne faisait pas mal.
Diantre, que c'était déconcertant. Mais où se trouvait le gore? L'orteil ouvert? L'ongle arraché? Etait-ce là une technique d'amadouage?
Je commençais à entretenir une paranoïa doucerette lorsque mes soupçons ont été soudainement confirmés. Elle a entamé la conversation, à savoir, elle a essayé de faire en sorte que je pense à autre chose.
Et ça JE LE SAIS. Tous les docteurs qui veulent me faire parler ont clairement l'intention de me détendre, pour mieux me frapper quand la partie stressante arrivera. Genre, à ma dernière prise de sang, on m'a demandé quel était mon lieu favori de vacances, et j'ai commencé à vanter les mérites de la montagne tandis que c'était marrant ça, hololo, elle n'avait pas piqué la bonne veine, il fallait recommencer, et ah tiens celle-là non plus.
Enfin bref.
On a parlé de sport. De course à pied, puis de fil en aiguille, des chaussures de course, puis des chaussures que je porte dans la ville de tous les jours, puis des anormalités multiples que présentaient ma plante de pieds, la preuve que je ne marche pas bien, que je m'appuie trop sur l'avant, et d'ailleurs c'est marrant ce que vous me dites là parce que mon centre de gravité sur la Wii Fit est toujours trop en avant, ah mais c'est bien la Wii Fit alors? Parce qu'on ne m'en a pas donné de tellement bons échos...
Et hop, en disant ça, elle saisit sa fraise, qui rententit d'un énorme BZZZZRRRRRrrrrRÔÔÔAZZRRR. Et voilà, je savais que j'étais en train de me faire avoir.
"Non mais détentez-vous mademoiselle, on n'est pas chez le dentiste ici, et puis d'ailleurs ça ne fait pas mal."
Et elle avait raison, ça ne faisait pas mal.
A que cela ne tienne. Elle n'avait pas encore approché l'objet de mes douleurs, le mal de mes jours, enfin mon ongle incarné. Parce que je me dois de vous fournir une petite explication à ce sujet. Voyez-vous, il arrive de temps en temps qu'un ongle subisse un traumatisme, comme par exemple faire une expédition de montagne de 8 jours avec des chaussures mal adaptées. Pour l'expliquer de façon poétique, et toujours par exemple, l'ongle devient rouge, puis bleu, puis noir, puis passe par une série de tons jaunes et bruns qui font qu'on évite de le regarder sous la douche. Puis un beau jour, on découvre un nouvel ongle. Tout beau, tout neuf, enfin c'est ce qu'on devine, car ce nouvel ongle, et bien il pousse en dessous de l'ancien.
Et quand l'ancien tombe, par exemple en une belle journée ensoleillée de février, genre le jour où je me suis ruée sur mon téléphone pour prendre rendez-vous; et bien ce jour-là, on se rend compte que l'ongle n'a pas seulement poussé sous l'ancien ongle, mais aussi sous la peau qui se trouvait en dessous de l'ancien ongle. Et que donc que l'on a de la peau en guise d'ongle, et un ongle en guise de peau.
Vous avez chancellé là? Non mais si, vous pouvez me le dire hein, faites pas vos gonzesses non plus.
D'ailleurs la podologue allait m'apporter la preuve que mon autodiagnostic était faux, doublement faux, car ce que je pensais être un ongle sous une peau, était en réalité une espèce de grosse croute cicatrisée dégueulasse qu'elle allait justement m'enlever. Mais oui m'enlever, mais c'est tout à fait possible, et ça ne fait pas mal.
Et c'est là qu'elle a sorti une lame, et une deuxième dose de désinfectant. Mais je ne devais pas m'inquiéter.
Ah oui.
Et ça n'a pas fait mal.
C'était même plutôt agréable, elle me massait les pieds en même temps que de lancer la conversation sur la bénignité de mon cas, et des cas médicaux qu'elle avait déjà vus, et des progrès de la médecine de nos jours.
Louche.
Mon coloc m'aurait-il menti?
J'ai donc hasardé le sujet de la piqûre gore, enfin juste pour savoir, non pas que je me sois inquiétée à ce sujet, mais bon. Et la podologue m'a assuré que non, que je n'aurai pas de piqûre, que dans un mois si mon ongle ne poussait pas correctement on me mettrait une protèse en résine pour faire office de tuteur, mais l'opération était totalement superflue, mais ahlala oui elle était d'accord que ça faisait drôlement mal cette piqûre, et que le pire était les jours qui suivaient, car ça continuait à faire très mal, au point que les gens ne savaient plus dormir, parce que le contact avec les draps était trop douloureux. Mais cela ne me concernait pas, enfin du moins à présent, parce qu'on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir.
Puis elle a terminé.
Nous avons pris rendez-vous pour la pose de la résine, la conversation était toujours des plus sympathiques, tout allait bien, il faisait beau dehors, et je suis ressortie de là sans la moindre douleur, détendue de ce massage, en me disant que ça restait louche, mais que vraiment, finalement, en fait, c'était le pied.

Tuesday, February 24, 2009

J'ai taggé des gens sur Face.

Il y a des gens qui passent leur temps libre à lire de la poésie, à philosopher sur le monde ou à faire des Sudokus. Cela arrive. Dans mon cas, je devrais dire que j'ai fortement tendance à lire du Jane Austen, ou à écrire dans des carnets délabrés à force d'être transportés partout.
Mais pas aujourd'hui.
Aujourd'hui je suis allée sur Face et j'ai taggé mes amis.
Huhuhu.

Alors: je dois déjà dire que Gatien n'est pas content parce que je l'ai taggé sur le petit bonhomme avec une combinaison en cuir et un fouet. Fix n'est pas content parce que j'ai dit qu'il était geek (alors qu'en fait j'ai voulu dire qu'il était le mec avec les petites lunettes rondes). Les autres se taisent; en bref, personne n'a l'air content.
Sauf moi.
Moi je trouve ça hyper drôle.
Alors pour la suivante, je vais vous laisser tagger tout le monde... ah oui, et heu, lol.

Sunday, February 22, 2009

Thursday, February 19, 2009

Saint Valentin, fête des amoureux

Saint Valentin, n.m.,
1. Fête occidentale célébrée le 14 février durant laquelle les amoureux s'échangent des billets doux et preuves d'amour.
2. Fête commerciale permettant à la poste, aux fleuristes et aux chocolatiers d'engranger leurs recettes d'une année.
3. Deadline redoutée des célibataires qui sont traités tels une minorité marginale et triste pendant 1 jour, et qui par la suite évitent de fréquenter des couples pendant une semaine, de crainte d'entendre des histoires romantiques/indécentes qui ne les concernent pas (quelle que soit leur tentation de finir les chocolats).
4. Célébration qui tombe immanquablement pendant les zones de pic de grippe ou de gastro ou d'angine ou d'autre maladie hivernale.
A part pour cette année, je dis bien à part pour celle-ci, je voue une haine féroce pour la Saint Valentin, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et même plus.
L'année passée, j'étais en vacances avec 3 couples, dont 2 qui ont célébré la chose de leur côté, et 1 qui a décidé de boycotter l'événement mais qui s'est échangé tant de tendre mots kitschement romanesque accompagnés de mamours émotionnés que c'était comme si leur fête avait été célébrée avec nous. L'année d'avant s'est terminée sous la couette, où j'étais tenue au chaud par une pneumonie en faisant des confessions sur l'oreiller à mon blog, pendant que s'organisait sans moi une orgie de sushis entre gonzesses. L'année précédente s'est passée au pub à s'ennivrer de Carling tiède, euh en fait c'était fun donc on va l'inscrire dans le rang des exceptions, et l'année encore avant, le cap a été célébré par une gigantesque fête entre célibataires à mon kot de Louvain-la-Neuve, où j'ai finalement dû aussi intégrer les couples qui étaient trop vexés d'être exclus de la chose, et qui donc finalement avait perdu son sens initial.
Mais soit.
Cette année, c'était différent.
Cette année, j'ai célébré l'amûûûr.
Line & Vincent - smarties
Ou plus précisément, le mariage de Line et de Vincent.
Aaaah mais quel buffet dessert, les amis, on n'avait jamais vu ça! Le gâteau des mariés, un gigantesque coeur aux fruits et à la crème sur pâte feuilletée, nappé de massepain; des glaces et sorbets auxquelles pouvaient être ajoutées crèpes aux pommes et calvados; des tartes à la framboise, à la banane, aux pommes, des gâteaux au chocolat, des millefeuilles... Je n'ai pas eu assez d'une assiette pour tout gouter, et - oh! Excusez-moi, je dois essuyer un filet de bave que cette tendre évocation vient de susciter.
Mais je m'égare.
Je connais Line depuis huit ans, je l'ai rencontrée lors de mon premier jour de candi en histoire, et nous nous sommes trompées toutes les deux de visite guidée pour nous retrouver avec les romanes. Nous avons, paraît-il, échangé une passionante conversation où j'ai dû avouer le nom de mon école secondaire, et il semblerait qu'elle ait trouvé ça très drôle; moi je me souviens qu'elle portait un pull rayé qui lui allait très bien. A l'époque elle était déjà avec Vincent, et oui, et depuis quelques années, même.
Dans les années qui ont suivi, nous avons poursuivi avec assiduité des cours d'heuristique et d'histoire des institutions, où je dessinais sur tous ses syllabi des smiley grotesques, puis je passais chez elle après mes cours de sport où nous mangions des frites chez Jean-Lou (ok on n'a fait de Jean-Lou qu'une fois mais c'était mémorable), et où nous argumentions sur le fait qu'elle n'était pas blonde mais brune.
Aaaah. Que de souvenirs.
Mon souvenir le plus récent est de la voir danser autour d'un balais en plein milieu de la rue, portant un tutu rose et un boa en plumes, avec les gens applaudissant sa performance. Mais détail que tout cela. Et de l'entendre parler de Vincent comme au premier jour, démontrant que huit années n'étaient qu'une broutille dans l'éternité de leur amûr, et c'est pour cela que je tiens à le proclamer:
Line, Vincent, toutes mes félicitances.
Je ne doute pas que vous avez choisi ce jour symbolique pour pouvoir appeler votre premier enfant Cupidon (si c'est un garçon) ou Chérubine (si c'est une fille), ce qui donnera lieu à de joyeux surnoms dans l'école primaire, et à des minutes de gausserie pour les futurs employeurs chez qui débarqueront son CV.
Sans vouloir offenser mes lecteurs éponymes, si toutefois il y en a.

Monday, February 16, 2009

Quelle héroine de Jane Austen êtes-vous?

Oui, laquelle?
Bon, ben sans grande surprise, je suis Elinor Dashwood, la soeur aînée responsable qui laisse la raison dominer ses sentiments, et qui finit limite vieille fille à force de se sacrifier pour tout le monde. Ce dont je suis seulement moyennement contente, parce que le happy end d'Elinor Dashwood voyez-vous, c'est qu'elle s'attire l'attention romantique d'Edward Ferrars, qui excusez-moi, mais n'a vraiment rien pour lui. Sauf que dans un ultime effort de le rendre plus populaire, dans le film, il est joué par Hugh Grant. Mais ne nous emballons pas. Même si bon, Hugh Grant, quand même, mais reste calme, Bibil, reste calme.
Sinon un autre test me dit que je suis Anne Elliot, mais bon ça ne change pas grand chose puisqu'on s'accorde généralement à dire qu'Anne Elliot est une version raffinée d'Elinor Dashwood - vieille fille de 27 ans, étouffant ses sentiments à grands coups de raison au point de refuser d'épouser l'homme qu'elle aime. Elinor au moins elle a 21 ans. Booo. Je suis vieille.
Boooo.
Bon. Si vous êtes un homme et que le résultat de ce test vous déclare un Mr Knightley, ou à la rigueur un Mr Darcy, je vous autorise à laisser vos coordonnées dans mes commentaires. Si vous êtes un Willoughby, par contre, il vous faudra l'autorisation de mon père. Et si vous êtes un Edward Ferrars c'est même pas la peine d'y penser.
Et oui j'ai bien conscience que personne d'autre que moi ne comprend ce post, mais vous verrez, bientôt vous viendrez me demander mes romans de Jane Austen que j'ai en double exemplaire.
Si, si. Vous verrez.

Thursday, February 12, 2009

Ouais bon du coup...

Poids idéal +4,3 kg.
Oui oui vous avez bien lu, une perte de poids de 1,5 kg causée uniquement par la gastro. Ce qui veut dire qu'en temps normal j'ai dans mon petit bedon rebondi près de 1,5 kg de, enfin bon, faut-il aller plus loin.
Sinon, j'apprends avec choc que Fix et Strepy ont bouloté à eux deux un sachet de 1kg de M&Ms en une soirée. 1 kilo. Entier. A deux. 500 gr par personne. En supposant qu'ils soient rentrés chez eux vers 19h, ça fait 100gr par heure.
D'ailleurs si vous voulez continuer le ragot plus loin, je crois avoir entendu trace du passage d'un Seb (pas forcément celui dont il est fait mention ci-dessus) chez nous vers 4h30 du matin. Je pense que son corps s'est échoué tel celui d'un cachalot sur un canapé quelconque jusqu'à 6h30, et je m'avancerait même à dire qu'il a oublié de ranger son bol sale dans le lave-vaisselle. A la place il l'a déposé au dessus de la machine en attendant que quelqu'un d'autre le range pour lui. C'est-à-dire, que je le fasse. Seb, qui que tu sois, saches-le, si tu avais été un de mes colocs, c'est par un autre orifice que des M&Ms auraient été intégrés à ton organisme.
Ah oui, et est arrivé par voie postale un superbe objet que nous avons hésité à utiliser comme lance-pierre, mais que nous avons préféré laisser trainer suggestivement en décoration murale. Je vous laisse deviner ce que c'est. Et je voudrais bien savoir qui l'a fait parvenir chez nous...
Et iiik, demain, on est vendredi 13.
Double-iiiik, en mars aussi on a un vendredi 13.

Tuesday, February 10, 2009

Juste une pensée comme ça

Chaque roman de Jane Austen comporte sa part de maladie. La maladie! C'est l'événement dramatique du livre. "Is your sister unwell?" est TOUJOURS un hint d'un sentiment amoureux, toujours... Quand Jane Bennet attrape une angine, son soupirant Mr Bingley l'accueille chez elle, et en tombe éperdument amoureux (malgré toute la glamouritude de la chose); sa soeur Elizabeth Bennet vient alors prendre soin de sa soeur et ne manque pas de s'attirer la flamme de Mr Darcy. Dans Mansfield Park, Tom Bertram ne revient à la moralité que lorsqu'il attrape une pneumonie lors de ses débauches londoniennes et que tous ses prétendus amis l'abandonnent dans la rue. Et que dire de Marianne Dashwood, qui attrape le typhus dans un élan d'auto-destruction après avoir été abandonnée par Willoughby, et que le Colonel Brandon sauve héroïquement de la mort?
Moi je dis, que de romantisme, que de lyrisme, que de tension dramatique.
Mais je me demande.
Jusqu'à présent, on a une angine, une pneumonie, et le typhus.
Pourquoi, mais seulement pourquoi, aucun de ces héros n'a-t-il attrapé une gastro?

Sunday, February 08, 2009

Bibil souffre

Attention, je vais me plaindre. Non mais je vous le dis pour que vous soyez prévenus, hein. Donc si vous continuez à lire c'est votre faute. Et si vous étiez justement en train de manger et que vous avez persisté malgré tout dans la lecture de votre blog préféré, vous ne pourrez vous en tenir que comme seuls responsables.
Aujourd'hui, je vais me plaindre parce que je souffre du ventre.
"Bibil on t'avait dit de ne pas abuser des muffins" me direz-vous, mais que nenni, je n'ai pas simplement mal au ventre. Quand on a simplement mal au ventre il est possible de vaquer à ses activités du week-end, comme par exemple se mettre derrière un bar et servir des verres à des petits jeunes de 17 ans, qui sont persuadés que parce qu'ils te font les yeux doux ils auront une réduction sur le prix du wisky-coca. Car en effet, cela était mon activité quand j'ai commencé à avoir mal au ventre, vendredi soir vers 1h du matin. (Donc techniquement samedi matin). (Mais ne nous arrêtons pas sur les détails). Si vous demandez une explication pour pareil acte, sachez que j'étais bénévole dans l'organisation de la soirée Vacances Pour Tous. Comme ça, c'est dit.
Mais l'essentiel de mon histoire vient après. Quand je me suis réveillée le lendemain, fraiche comme une rose et pimpante comme un gardon, comme toujours après un lendemain de fête, j'avais toujours mal au ventre. L'après-midi aussi. J'ai pris une légère collation vers 17h, parce que bon il fallait quand même manger, et à 19h je me suis dit, j'aurais peut-être pas dû.
Et j'ai donc choisi de passer mon samedi soir, de 19h à 1h du matin, en tête à tête romantique avec ma cuvette de wc. Dans un soucis de bienséance et de civilité, je vais arrêter la description ici; ça ne sert à rien de vous parler de "rhume des fesses" ou de "ah mais le voilà, le jus d'orange!". Toujours est-il que ce matin, je me suis réveillée après une courte nuit ponctuée de cauchemars de fièvre et d'aller-retours à la salle de bain, pour constater qu'et bien, je n'avais pas moins mal au ventre; et en plus j'ai des courbatures aux abdos à cause des spasmes que ma vésicule biliaire, qui ne s'était pas manifestée depuis longtemps, a daigné m'accorder. J'ai expié dans la douleur mon péché de gourmandise.
Voilà, je me suis plainte, ça, c'est fait.
Maintenant essayons de trouver une explication rationelle à ce phénomène. Je vais avancer trois hypothèse, auquelles les médicaux d'entre vous sauront me répondre.
1. Une intoxication alimentaire, en provenance peut-être de la légère collation du frigo de ma mère, mais plus probablement originant dans les sandwishes que j'ai mangés vendredi soir et qui avaient été sortis du frigo assez longtemps avant, ou dans la viande pas très bien cuite que j'ai mangée avant cela, ou dans le mélange mandarine-napoléon et eristoff ice qui s'en est suivi. En tous cas un de ces trucs-là n'était pas net.
2. Une salmonelle. Pouvant trouver son origine dans la viande pas assez cuite ou dans les sandwishes pas assez frigorifiés.
Espérons que non.
3. Une grippe intestinale. Que j'aurais choppé soit de mon coloc, soit de ma collègue de bureau qui l'ont eue tous les deux. Internet me dit que ça se transmet par les mains et par les objets qu'on touche en commun, ce qui inclut poignées de portes et vaisselle, en abondance dans les deux cas. Mais en parlant d'objets touchés par beaucoup, vendredi soir justement, j'ai pu manipuler à mon aise moultes billets et pièces de monnaie, verres, tickets boissons et autres choses qui sont passées par plusieurs mains. D'ailleurs j'ai aussi touché les portes des toilettes publiques tant vendredi soir qu'au bureau. Je me suis lavée les mains après, mais paraît-il que cela ne suffit pas toujours... Diane et Sophie, prenez-en bonne note.
Si on part dans cette logique, mon ami internet me dit que le temps d'incubation est de 1 à 3 jours, ce qui veut dire que j'aurais pu chopper la chose dès mercredi, et si on analyse mon emploi du temps, on trouvera: un repas dégueulasse au resto universitaire (pardon christophe mais c'est vraiment pas bon cette fois), un repas à la crèperie bretonne, un partage de machines de sport, une manipulation de sandwishes de midi, etc. etc. Les occasions sont multiples. Cependant je pense que je vais accuser séparemment mon coloc et ma collègue de me l'avoir transmis comme ça ils vont compatir avec mon malheur, et si ça se trouve, faire la vaisselle à ma place.
Ceci dit si vous aussi vous voulez vous plaindre, vous avez les commentaires pour le faire, lachez-vous, internet c'est là pour ça.

Friday, February 06, 2009

L'important dans la vie, c'est de se lever du bon pied

Je n'ai jamais été quelqu'un du matin. Jamais. Aussi longtemps que je puisse m'en souvenir, je n'ai jamais été complètement réveillée avant le repas de midi. Et quand j'avais 7 ans, j'avais pour institutrice une charmante jeune dame qui ne supportait pas que je lui fasse la gueule.
"Alors, tu t'es levée du pied gauche?" qu'elle me disait tous les jours. "Parce que bon, on dirait pas que tu t'es levée du pied droit."
Au bout d'un certain temps, soucieuse de bien faire, je me suis mise à faire attention. Je devais sortir de mon lit avec le pied droit. Attention Sybille, le pied droit sur le sol en premier. Sinon ce n'est pas bien.
J'y suis parvenue, et c'est toute fière mais pas forcément plus réveillée que je suis arrivée à l'école, et que mon institutrice m'a dit: "et alors, tu t'es levée du pied gauche?"
"Mais non Madame", que je lui ai répondu, "Je me suis levée du pied droit." Et elle m'a mise au coin pour tant d'impertinence. Alors pendant toute la période où j'étais punie, j'ai commencé à réfléchir. On dit "se lever du pied gauche" parce que pour la plupart des gens, le pied gauche est le mauvais pied. Mais j'étais gauchère. Si on suivait cette logique, alors il fallait que je me lève avec le pied droit, mon mauvais pied. Enfin si quand on est gauchère des mains on est forcément gauchère des pieds. Mais pourquoi pas.
Je me suis exécutée le lendemain.
"Et alors, tu t'es levée du pied gauche?" me demanda mon institutrice.
"Oui, Madame," j'ai répondu. "Parce que hier je me suis levée du pied droit et vous m'avez grondée."
Mon enfance est faite d'une longue série de traumatismes.
Comme quoi dans la vie, l'essentiel, c'est de se lever du bon pied.

Wednesday, February 04, 2009

Weee! Il neige à Londres!

(Photo prise par Froggie)
Aaah comme j'ai envie d'y être... Non mais il parait que c'est le chaos total, les bus, les routes, les gens qui glissent, les parapluies qui se retournent, ceux qui sont immobilisés chez eux, les supermarchés qui ne se remplissent pas, tout est inefficace, et... Londres me manque!
(Bon d'accord il neige ici aussi mais c'est pas une raison; ici il n'y a que mon frère qui en profite en faisant des dérapages frein à main sur mon parking, mais on va dire que je ne l'ai pas vu faire).
D'ailleurs si j'avais été à Londres, j'aurais fait la tournée des bonshommes de neige avec Esmé... Qui du coup a dû se résoudre à la faire sans moi, quelle triste perspective, mais à laquelle elle a quand même su rendre justice... Voir la vidéo.

Mon préféré, c'est quand même celui-là.

Tuesday, February 03, 2009

Oh. Mon. Dieu.

Il me faut ce sac.
Mais bon, je risque fort de me faire dévisager dans la rue, personne n'ayant lu Pride&Prejudice, ou alors ayant vu le film; mais dans ce cas ils s'imaginent Elizabeth Bennet sous les traits de Keira Knightley, aussi surnommée Bouche de mérou, ce qui m'est encore plus insupportable.

Sunday, February 01, 2009

Austen Power

Je suis plongée dans les romans de Jane Austen. C'est-à-dire que j'ai commencé un cours de critique littéraire sur Jane Austen et qu'on commence avec tous les romans que je n'ai pas encore lu, ce qui me donne une excellente excuse pour m'immerger totalement dedans.
Je suis dans Mansfield Park, et dès mardi j'entamerai Sense&Sensibility.
Et j'aime.
Non seulement j'aime son style littéraire, sa capacité d'observation et de création de personnages, mais j'aime aussi l'ambiance qu'elle crée: celle de la campagne anglaise au 19e siècle du point de vue féminin de l'époque. Une mine d'or pour l'Histoire.
Aaaah... L'époque où on n'avait pas l'électricité ni l'eau courante, où on se chauffait au charbon et où on se déplaçait en fiacre... Où le thé était apporté par les domestiques avec des petits gâteaux et des sandwishes... Où, pour faire une tamponne, on invitait les jeunes gens non mariés des familles affluentes du voisinage, accompagnés justement de leurs parents et/ou chaperons; ces derniers étaient placés à des tables où on jouait aux cartes pour pouvoir échanger des ragots sur les possibles alliances, sur qui avait demandé qui pour les deux premières dances et sur les robes des jeunes filles... L'époque où un frouchelage ignoble était concrétisé par un baise-main, et où la pire des disgrâces pour une famille consistait en une fugue amoureuse d'une des filles. Et où on passait ses jours à écrire des lettres, que Diantre on aurait presque dit que ces jeunes filles tenaient un blog...
Que...
Ah oui, le blog!
Et bien maintenant c'est updaté.
Soyez heureux.
PS: Je vais bientôt posséder tous les romans de Jane Austen en deux exemplaires, une longue histoire d'introductions différentes, donc si vous voulez en emprunter...