Thursday, September 03, 2009

New York, 3 (je suis d'une originalité tellement improbable que j'en suis pantoise)

Le lendemain matin, il faisait de nouveau beau. Et chaud. Très chaud. Sur notre programme figurait la pointe de Manhattan: Brooklyn Bridge, Statue de la Liberté, Wall Street et tout ce qu'il y avait autour.
Nous avons commencé par un petit déjeuner frugal - Cheerios et 2 litres d'eau pour moi, non non je ne me sentais pas déshydratée; full fat muffin et frappuccino extra crème fraîche pour Guillaume. Normal quoi. Puis Brooklyn Bridge.
Brooklyn Bridge
Nous avons marché jusqu'au premier pilier, nous avons vu, puis comme nous avions quand même très chaud et qu'il n'y avait pas beaucoup d'ombre (euphémisme), nous sommes retournés sur nos pas. Il paraît que traverser Brooklyn Bridge prend une demi-heure et que c'est une belle balade à faire au soleil couchant, pour avoir une belle vue sur l'île de Manhattan. Mais soit. Un autre jour, peut-être.
Nous sommes ensuite arrivés à la statue de la Liberté. Ou plutôt: à Battery Park, où les gens faisaient la file pour la statue de la Liberté. Et là c'était complètement irréel: des gens, des files, des files et encore des gens, partout, à perdre de vue, se faisant harceler par des vendeurs et comédiens déguisés en statue de la Liberté, comme par un essaim de moustiques. Un nid à touristes. L'horreur absolue. On avise un homme qui a déjà son ticket et qui fait la file pour le ferry. On lui demande: "Excusez-moi" - je rajoute une formule de politesse, ça remonte le standing du blog - "Cela fait depuis combien de temps que vous faites la file?"
Lui: "Heu, la file pour le ferry? Ca doit faire 30 minutes. Mais la file pour les billets, on l'a faite pendant 1h30."
Nous: "Donc, cela fait deux heures que vous êtes debout sous le soleil."
Lui: "Ben... Oui. Approximativement"
Alors. Ici s'ensuit une grande leçon de vie.
Parfois dans la vie on est déterminés à faire les must-do touristiques.
Et parfois, on ne l'est pas.
Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a marché pendant 10 minutes jusqu'au Staten Island ferry. Staten Island, c'est l'île en face de New York... On a attendu 5 minutes, assis, dans l'air conditionné. Le ferry part toutes les 15 minutes et est gratuit. On est entrés dedans, facile, et au final on a eu la même vue que ces paumés de touristes qui attendaient debout sous le soleil. Héhé. On était assez heureux.
Vue depuis Staten Island
Ci-dessus, la vue quand on arrive sur l'île. Vous remarquerez le halo qui entoure les bâtiments qui se situent à certaine distance - chaleur ou pollution? Je préfère ne pas savoir.
***
La suite de notre programme était Wall Street. Mais vers midi, Guillaume et moi étions plutôt anéantis (euphémisme, toujours). Vous connaissez cette sensation, lorsque vous êtes dans un sauna et qu'on rajoute de l'eau sur les pierres, et que la chaleur vous envahit tellement que vous ne pouvez plus que vous concentrer sur deux choses: ne pas suffoquer et rester en vie? Et bien c'était un peu ça. Au moment d'attaquer Wall Street, on s'est regardé, et dans l'abattement respectif de nos regard il était clair qu'il n'y avait vraiment, mais alors là VRAIMENT pas moyen. On a mangé rapidos sans échanger un mot - trop faibles, trop fatigués, au bord de l'extinction de l'espèce. Puis on est rentrés à l'hôtel pour faire une sieste dans l'air conditionné. Lire, regarder la télé, et prendre quelques douches. Et dormir, aussi. Aaaaah.
Vers 16 heures nous sommes redescendus sur Wall Street.
Wall Street
On a commencé par suivre le guide touristique, puis finalement bon, on s'est juste baladés. On a vu une statue.
Une, heu, autre statue.
Puis une autre statue.
Une, heu, statue.
(De temps en temps, ce blog est tellement éducatif que je trouve qu'il devrait s'agir d'une entreprise de service public).
Pour échouer à South Street Seaport au coucher du soleil. Nous nous sommes assis sur les quais et nous avons regardé les commuters rentrer chez eux, dans le New Jersey, par bateau... Oui, oui, j'ai dit bateau. Ils arrivaient toutes les 5 minutes, traçaient comme des malades, et les files pour y accéder ne désemplissaient pas.
South Street Seaport
C'était complètement dingue, et aussi complètement pas dans les guides - comme quoi ce n'est pas plus mal d'un peu se perdre.
Et sur le chemin du retour, on a trouvé une toute vieille rue piétonnière conservée comme au début du siècle (il était écrit "patrimoine historique" sur chacune des petites maisons, je suppose que ça aide). Et transformée en énorme bierodrome. Nous avons pu trouver une Leffe. Guillaume a pu en boire alors qu'il n'avait pas 21 ans. Grosse fête.
Une Leffe
Puis on a marché jusque Chinatown et Little Italy en quête d'un repas. On a terminé par manger un petit plat de pâtes à un prix exorbitant, en bons touristes complets, alors que le serveur s'était trompé dans notre commande, enfin. Pour oublier, on a marché.
Little Italy
Et on a marché, marché, marché, toute la pointe de Manhattan jusqu'au début de la 5e avenue, puis toute la 5e avenue à Time Square.
Time Square
Une belle petite balade, en somme.
Il fallait bien: c'était aussi notre dernière soirée dans the Big Apple!
(Apple? Quelqu'un a parlé du magasin Apple?)

1 comment:

maman said...

bon plan la sieste au frais.