Wednesday, August 29, 2007

Kill Bibil
Je ne résiste pas à vous sortir ce titre vanneux pour vous annoncer la nouvelle.
C'est fait.
J'ai achevé le monstre.
A coups de 9933 mots.
Je ne suis plus étudiante. Je suis libre. Libre! Liiiiiiiibre!
Enfin façon de parler puisque j'ai toujours mon stage de 9 à 5 tous les jours.
Si vous me cherchez, je serai cette chose ronflante en dessous de la couette pour les prochaines heures.

Tuesday, August 28, 2007

xxkldjgndk
Gné. J'ai vraiment du mal à émerger aujourd'hui. Dernier jour avant la deadline.
Je suis en train de considérer l'option de bosser à ma bibliographie au boulot. Peut-être si je suis très efficiente?
Murf.
OK ben je ne suis pas sortie de l'auberge quoi.

Bon en attendant je vous laisse avec cette vidéo pour que vous passiez une bonne journée.

PS: Volontaires pour relire mon mémoire, manifestez-vous, ne soyez pas timides!

Friday, August 24, 2007

Climate Change
A moins de ne pas avoir regardé par sa fenêtre depuis le mois d'avril, ou de ne pas avoir lu les plaintes continuelles de ce blog, vous l'aurez tous remarqué: ici, on est passé à la case novembre sans être passés par celles ni de juin, ni de juillet, ni d'août. Cela fait des mois qu'il fait dégueulasse. Et pendant que j'écoute les Londoniens se plaindre des inondations, voici que j'apprends qu'en Bulgarie... Il fait 45 degrés.
Vous allez me dire que ça fait des mois qu'on en parle, mais hé: je vis sans la télé, je zappe la lecture du journal faute de temps, et les seuls briefings d'actualité qui me parviennent concernent tous Yves Leterme. Voilà le choc: pendant qu'on se les gèle ici en Europe du nord-ouest et qu'on croule sous des trombes d'eau torrentielles, il y a une heatwave sans précédent au sud-est, venant de vagues de chaud remontant de l'Afrique. Il paraît que dans les Balkans, des mines de la Première Guerre mondiale sont en train d'exploser sous l'effet d'une chaleur qu'elle n'ont pas connue depuis un siècle!
Voici deux cartes de la BBC illustrant l'été passé et cet été-ci:

Climate change?

Thursday, August 23, 2007

La dernière ligne droite
Dans une semaine, jour pour jour, j'en aurai fini avec mon master à la LSE. Je pense avec bonheur au sentiment de liberté que j'éprouverai quand ma magnifique petite dissertation, un peu baclée et évitant de façon très bizarre toute référence à l'Europe, se retrouvera entre les mains de la secrétaire de mon département.
En attendant je lis, j'écris, je relis, je checke la législation online, je dérive mystérieusement sur facebook et perds une demie-heure, puis je relis. Nous avons formé un study group et nous squattons la Shaw Library, que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous.
J'ai l'impression de me retrouver dans un film américain.
Voici une photo de notre study group. Vous pouvez admirer dans le fond un vitrail antique qui en réalité n'en est pas un, il a été construit en 2005, et d'ailleurs ce n'est même pas une vraie fenêtre parce qu'il est contruit sur un mur (y a une lumière derrière). Il doit avoir une importance quelconque parce qu'il a été 'dévoilé' par Tony Blair en personne, vous vous imaginez le truc.

Our study group

Ce vitrail est la mocheté incarnée.
Mais je me perds.
Nous sommes quatre. Nous étudions dans le même programme mais ça ne nous empêche pas d'avoir des thèmes de dissertation radicalement différents. Je fais la mienne sur l'intégration des communautés immigrantes, Bénédicte (Norvège) écrit sur un truc vaguement lié à 'energy policy', Ardian (Kosovo) sur la Christianisation des Albanais, et Kathryn (USA) sur la peine capitale aux USA.
La voici avec sa nouvelle Bible (elle est contre la peine de mort si vous aviez des doutes):

Ô joie

La Shaw library est réputée pour son calme et pour ses canapés conforts; résultat, c'est là où tous les étudiants en rade de sommeil vont dormir. Depuis le début de la semaine il y a là une Japonaise qui dort de 8AM à 8PM, on se demande si en fait elle a vraiment un lit chez elle. J'ai judicieusement émis l'hypothèse qu'il devait y avoir un quota de ronflements par jour dans cette bibliothèque, parce que c'est vrai: ces gens RONFLENT, pire qu'un Eurostar à 6 heures du matin.
La photo ci-dessous a été prise dans une tentative ratée de photographier un étudiant qui ronflait bruyamment bouche grande ouverte.

Shaw library

Et après en général on va manger un truc au resto, bien que récemment je sois rentrée chez moi pour manger des pâtes en tentant d'écrire un truc sur l'Europe.
Petite exception à ce programme, un verre bien sympathique avec les gens de Voice of a City au vodka bar polonais pas loin de la LSE; je crois que maintenant j'y suis allée tellement de fois que j'ai testé toutes les vodkas de la carte. Pour le coup m'a dernière ligne droite a été plutôt zigzagante.
Un article bien choisi du Guardian ce jour-là:

Livers at risk

Sinon, c'est marrant mais je me suis récemment mise à penser à Noël. Après mûre réflection je me suis dit que c'était probablement le temps, on a vraiment l'impression d'être déjà au mois de novembre. Dire que je me plaignais de la heatwave l'année passée... On a dû dépasser les quotas de soleil et on n'en a plus cette année, c'est la seule explication. Je demande un passage à un forfait plus adapté à nos besoins.

Tuesday, August 21, 2007

Le café c'est le mal
C'est un cercle vicieux. Je suis fatiguée, donc je bois du café. Mais comme j'ai bu du café, je ne dors pas. Et comme je ne dors pas, le lendemain je suis fatiguée. Que faire quand vous êtes fatigués? Boire du café...
Dire que j'avais essayé d'arrêter. Le café c'est le mal. Je vais devoir rejoindre un groupe de cafeholic anonymes. J'imagine déjà ce que ça va donner.
Moi: "Bonjour, je m'appelle Bibil, je suis dépendante du café. J'ai essayé plusieurs fois d'arrêter mais à chaque moment de faiblesse je retombe".
Groupe: "Bonjooooour Bibil".
Leader charismatique: "Sache que tu n'es pas seule Bibil. Nous allons te soutenir. Répétez après moi: nous sommes plus forts que le café".
Groupe: "Nous sommes plus forts que le café".
Leader charismatique: "ça fera £300 merci".
Moi: "Bah on va pas partir comme ça, on va prendre un petit café?"

Bref.

J'en suis à 8000 mots. Je dois réduire ça à 7000 si je veux pouvoir écrire la suite. Vous allez me dire, j'ai choisi un sujet trop vaste, et bien figurez-vous que je suis au courant. Au départ je voulais écrire sur les modèles d'intégration des communautés immigrantes en France et au Royaume-Uni. Mais mon tutor m'a arrêtée tout de suite: "Ah non Sybille, il te faut trois pays". Oui, sinon ce n'est pas une dissertation de l'Institut Européen, où je suis inscrite, mais c'est quelque chose situé quelque part entre le département Gouvernement ou Relations internationales.
Il m'a proposé les Pays-Bas. C'est pratique m'a-t-il dit, tu parles la langue du pays. Ah bon? Mais... ah oui, non c'est vrai, c'est ma deuxième langue nationale. Ah ben je ne suis pas dans la m*rde moi.
Puis en mai, j'ai présenté fièrement mon outline à mon tutor, qui l'a examinée longuement et en silence (ce n'est jamais bon signe, quoi qu'on en dise). Et il m'a dit d'un air non-satisfait: "Sybille, il manque une dimension européenne là-dedans".
Ce qui fait que je dois placer les modèles nationaux de ces trois pays dans un contexte européen. Mine de rien ça me rajoute le double de boulot que ce que j'avais prévu au départ. Et comment écrire là-dessus en 10 000 mots alors que des gens en écrivent des bouquins, je vous le demande.
Demain j'ai prévu d'avoir terminé la partie sur les modèles nationaux. Je vais alors joyeusement entamer la partie sur l'Europe, qui n'inspire que mon tutor, ah non tiens suis-je bête, ce sont mes études. Des études que j'ai choisie.

Moi: "Bonjour, je m'appelle Bibil, et j'ai des troubles de personalité. Un côté de moi rejette entièrement mon chapitre sur l'Europe, et mon autre moi tente de me persuader que j'aime ça, puisque je l'ai choisi. Pour fuir mon problème, j'ai commencé à boire... du café".

Sunday, August 19, 2007

Courge Forest, courge!

La courge

Je l'admets, ce jeu de mot était un petit peu pathétique, mais que voulez-vous je suis en phase de dissertation intensive et ce genre de vanne est essentielle à ma survie mentale.
Même pas honte d'abord.
Bref, tout ça pour dire que mes parents ont décidé de planter leur propre potager, et ils ont laissé pousser une courgette trop longtemps, et maintenant c'est devenu une courge. Mine de rien c'est sérieusement lourd ces petites choses, et on ne sait pas trop comment on va la cuisiner.
Oui je sais je suis à Londres et cette photo a été prise le week-end passé, mais c'est pour vous faire patienter en attendant de vous donner plus de nouvelles. J'ai quelques petits malheurs conséquents à ma sous-location et j'attends d'avoir le fin mot de l'histoire avant de déverser mon fiel.
Sinon pour rester dans le registre de la bouffe, voici une photo d'une petite pause biscuit à mon stage (la semaine passée, aussi je recycle):

Damier

Ils sont mignons comme tout ces petits damiers (mais pas très bons par contre)! Et derrière si vous vous demandez, tout le rouge, c'est du track changes. J'édite des rapports écrit en Français par des non-francophones et c'est costaud. Mais ça aussi ça attendra que j'ai le fin mot de l'histoire.
En attendant je voudrais bien avoir le fin mot de ma dissertation, mais ça n'avance pas! Je suis allée bosser dans le labo d'Esmé aujourd'hui, enfin dans un des bureaux attenant à son labo, et c'était assez dépaysant ma foi (on a nourrit des cellules, c'était fun).
(Encore de la bouffe, décidément).
Merci pour tous vos commentaires d'encouragement! Je dois être plus ou moins à mi-chemin et si je mets les bouchées doubles je terminerai dans les temps. Enfin, pas le choix quoi.

Wednesday, August 15, 2007

Quinze jours
C'est le temps qu'il me reste avant la deadline. Ooooouh j'ai comme une montée d'adrénaline rien qu'à vous dire ça. De ma vie je n'ai jamais été aussi en retard. C'est d'un pénible cette dissertation, mais il faut que je la termine dans les temps sinon... Ben sinon je peux repasser mon année. C'est-à-dire, avec les examens et tout.
Au secours.
Reeeeeespire. Touuuut va bien se passer. Ne panique pas.
Non mais qu'est-ce que je viens de dire, arrête de paniquer.
Ou est ma peluche anti-stress?

Saturday, August 11, 2007

Que voici le week-end.
Il me fallait un titre. Ca, c'est fait.
Je sais que j'ai un peu tendance à sombrer dans l'oubli (ais-je dit "ennui") ces derniers temps, mais c'est normal. Il y a une explication très simple: j'ai développé une allergie très prononcée aux écrans d'ordinateur. Des mesures radicales s'imposaient, et c'est pourquoi j'ai réduit mon temps devant un PC à son strict minimum: 8 heures au boulot + 3 heures quand je rentre. Pour la dissertation, comprenez bien.
Je veux des yeux de rechange pour quand j'ai trop abîmé ceux que j'ai maintenant.
Plusieurs choses. Tout d'abord, j'ai le plaisir de vous annoncer que mon virulent virus n'est plus. La lutte fut difficile, mais à bout de persévérance mon mal a été expédié aux confins de la civilisation. Je ne sais pas exactement où cela le situe sur une échelle géographique, mais je crois que cela ne doit pas être très loin de mon sens de l'ordre et de mes talents culinaires. Esmé, je ne doute pas que ton otite se terminera de façon similaire, à moins que le virus ne mute dans ton laboratoire radioactif pour commencer une infection mondiale.
Je voulais aussi vous faire part d'une forte cruelle impression que j'ai éprouvée hier, probablement la première d'une longue série: quitter un établissement pour lequel j'aurais vraiment voulu travailler, et me dire, ah ben je n'y remettrai plus les pieds. Expliqué de façon moins imagée: foirer une job interview. Rha. Le stress est mon ennemi. Mon manque de connaissance des institutions européennes, malgré mes études sur le sujet, l'est également. Et puis ma tendance à raconter n'importe quoi pour démontrer mes "interpersonal skills". Tout en voyant très bien que je n'avais pas l'expérience requise pour le poste. "Vous avez déjà travaillé pour un think tank"? "Vous avez de l'expérience en matière d'organisation d'événements?" ou bien même "What do you believe is the biggest achievement of the European Union?" Ou encore des petites questions sympathiques sur ma dissertation, genre: "do you think that the European Union is converging towards a common integration policy?" ou bien "which aspects of immigration policy are currently discussed by the European Commission?" Je suis sortie non seulement en me disant que je ne reviendrai jamais, mais aussi en espérant ne jamais croiser mes interviewers dans la rue de peur qu'ils se souviennent du vent que je me suis prise.
"As you know we have many other candidates for this post. We will keep in touch". Et au revoir.
Bref.
Sinon je ne peux que vous recommander chaudement le Cinquantenaire drive-in movie. Profitez-en, ce n'est là que l'été, et c'est sympa comme tout. C'est un peu cher quand on est en voiture mais c'est gratuit quand on est à pieds. En plus il y a un prix réduit pour ceux qui arrivent avec des voitures de collection, ce qui fait qu'on se balade souvent entre des Cadillacs et des vieilles coccinelles fleurant bon la jeunesse de mes parents. Voici une vidéo d'un concert de klaxons pour réclamer que le film ne commence:


Actuellement, 19 heures et quart en ce samedi 11 juillet, j'effectue quelques fastidieuses recherches sur la législation anglaise, lisant en long et en large tous les Race Relations Acts de 1965 à 1976, ainsi que les British nationality laws de 1919 à 1981. Je me répète que j'ai choisi ces études de façon délibérée, et que j'ai également choisi mon sujet de dissertation, pour lequel j'avais même de la motivation au début.
J'ai vraiment du mal à comprendre ceux pour qui cette dissertation n'est pas une plaie mais au contraire une masterpiece achevant un parcours académique passionant. (Nina c'est toi que je vise).

Tuesday, August 07, 2007

1500 mots.
Ouaaaaais c'est le résultat de mon week-end. Pendant le plus beau week-end de l'année, températures dépassant facile les 30 degrés, pendant que tout le monde se prélassait au soleil autour des piscines, limite avec un petit cocktail à la main, se disant à quoi ça sert de partir en vacances quand il fait si beau en Belgique, et bien oui pendant ce week-end-là, qu'est-ce que j'ai fait? J'ai écrit 1500 mots. Joie.
En me disant, j'ai un peu mal à la gorge quand même.
Puis lundi au boulot, j'avais toujours un peu beaucoup mal à la gorge, aux oreilles, aux sinus, et j'avais le cerveau totalement dans le gaz. Le verdict du docteur confirme, c'est bien un virus, et c'est contagieux.
A peine 2 semaines après avoir commencé, mon stage, donc, j'ai l'honneur de vous annoncer que j'ai pris mon premier congé maladie.
J'ai marqué le coup en dormant 15 heures hier.
Et là j'essaie de me remettre à la dissertation et c'est rude.
Je suis la seule fille que je connaisse à tomber malade de façon presque automatique dès que la température dépasse les 30 degrés.

Thursday, August 02, 2007

Hooooooulala
Un coup d'oeil innocent à mon calendrier, comme ça, parce qu'il faut bien: on est déjà le 2 août.
Aaaaaaak!
Plus que 28 jours avant la deadline de ma dissertation! 4 semaines! Déjà 2 semaines que je suis ici et je n'y ai pas encore touché. C'est bien simple: quand je rentre du boulot, je suis crevée, et je suis incapable de me concentrer. Je m'endors sur mes bouquins et je n'avance pas.
Pour le moment, je suis dans une phase où je me dis que la seule solution est de me lever vers 5 heures, pour pouvoir bosser 3 heures avant d'aller au boulot, parce qu'après je n'y arrive pas.
Seul l'avenir nous dira si je serai poussée à de telles extrémités dans les jours qui vont venir.
En plus de cela, je dois ajouter une recherche de boulot, qu'on me refuse parce qu'il me faut au minimum deux ans d'expérience, une recherche d'appartement, qu'on me refuse parce que je ne suis pas prête à prendre un bail de trois ans. Dans tous les cas on me demande des années en trop ou en trop peu, et en attendant les jours filent et ils ne sont pas consacrés à ma dissertation.
Ah oui, et je dois aussi écouter que si je veux rentrer dans ma robe de témoin il faut que je fasse du sport (quand?) et que je bronze (vacances?).
Nina t'as pas envie de m'écrire un petit chapitre, là? Je sais que tu aimes ça, allez!