Tuesday, July 31, 2007

Vie de jeune fille: enterrée

J'ai supprimé ce post pour respect de la vie privée de la personne concernée. Il fallait venir plus tôt. Sachez simplement que ce fut mémorable.
Mais puisque je vous avez fait tout ce chemin jusqu'à ce post, je vais quand même vous laisser avec deux photos.
Voici. Bon amusement.

Wednesday, July 25, 2007

Drame
Oui. C'en est véritablement dramatique. J'ai le bouquin chez moi mais je ne peux pas le lire... Nooon pas le temps, pas le temps! Si je commence à le lire alors je vais me plonger dedans comme une cuillière dans de la jelly, c'est-à-dire: je vais rester engluée et je ne vais plus m'en détacher.
Et je n'ai pas le temps de rester engluée.
Une collègue de bureau m'a dit qu'elle était en train de le lire et que c'est dramatique, c'est une vraie boucherie, J.K.Rowling fait mourir plein de gens. "Pourquoi, mais pourquoi faire ça à ses personnages préférés? Qu'est-ce que ça lui apporte? C'est cruel, c'est tout!" a été son commentaire.
Alors qui meurt? Harry? Ron? Hermione? Neville? McGonagall? Est-ce que Draco va se rejoindre le côté de Harry? Peut-être meurt-il lui aussi? Rhaaaaa mais qu'est-ce qu'il peut bien y avoir dans ce livre!
Bon ben vous savez ce que je ferai ce week-end.

Monday, July 23, 2007

Eblouissements
C'était samedi après-midi, au mariage de mon cousin. J'étais debout dans un jardin belge, sous le soleil de l'été, un petit verre de champagne à la main. Juste après que j'aie dit au revoir à Londres. Après, juste après ces deux semaines folles où j'étais dehors tous les soirs, pour dire au revoir aux personnes et aux lieux que je laissais derrière moi. Après les lendemains où pendant toute la journée, je m'enfermais en bibliothèque pour courir derrière mes bouquins, me casser les yeux sur un écran d'ordinateur et photocophier des pages par milliers. Après que j'aie emballé ces photocopies dans des cartons avec le reste de mes affaires. Après que j'aie mis ces cartons dans une voiture, et après que j'aie traversé la Manche dedans. C'était après tout ça, les au revoir, le travail, le déménagement, après que je me sois soudainement retrouvée à Bruxelles, en plein soleil alors que Londres s'innondait. Après une nuit dans mon ancien lit, me demandant pour combien de temps j'y resterais cette fois.
Je n'étais plus habituée à toutes ces heures debout à parler de personne en personne et je commençais à sentir la fatigue de ces deux semaines de course me rattraper. Et d'un seul coup c'est venu. "Je m'assoierais bien", j'ai dit. J'ai regardé autour de moi, pas de siège, j'étais dans le jardin. "J'ai vraiment besoin de m'assoir". Je sentais mes jambes me lacher. Je me suis dit que j'allais viser la ballustrade à trois pas de moi. Sauf que le troisième pas je ne l'ai jamais fait: après un pas ma vision a commencé à se brouiller, et après deux pas j'étais par terre. La seconde d'après, ma mère était là, et Bernadette, qui est infirmière, me mettait les jambes en l'air. J'avais les yeux ouverts mais je ne voyais plus rien; j'entendais tout mais je ne répondais pas.
Et puis une fois allongée le sang est retourné vers ma tête et j'ai recommencé à voir.
Ma première chute de tension se terminant en syncope.
On m'a amenée à l'intérieur et on m'a fait m'assoir. J'ai tenté l'humour en disant à ma mère qu'elle aurait dû voir sa tête quand elle est arrivée, même si en réalité sa tête je l'avais devinée plus que je ne l'avais vue. C'est ma tête à moi que j'aurais dû voir, m'a-t-on répondu: blanche comme de la pierre, et les lèvres bleues.
Bernadette et Macy m'ont ramenée chez eux et m'ont dorlotée comme jamais. Aaaah que voici donc l'occasion de les remercier publiquement! Ils m'ont allongée sur un canapé avec une couverture, des tartines, du thé, puis un bon repas, servis sur des petits plateaux garnis et avec un bon DVD à la télé. Puis au bout de trois heures de squat je ne me sentais toujours pas mieux alors ils m'ont ramenée chez moi et je suis allée dormir. Pendant longtemps.
Le lendemain ça allait mieux, mais depuis la chute de tension s'est transmise à ma connection internet qui s'évanouit à intervalles réguliers de 7 minutes.
Voilà pourquoi vous n'avez pas de mes nouvelles, désolée... Encore une fois je privilégie mes heures de sommeil sur ma vie sociale. Buuuuh je suis pas drôle des fois.
Un jour j'aurais comme ça trois heures miraculeuses qui me tomberont du ciel et je pourrai me mettre à jour.

Wednesday, July 18, 2007

Bye Bye
Ces deux semaines se sont passées à rythme un peu irréel, rapide mais lent, particulier mais si familier... J'ai dû organiser mon déménagement, lire et photocopier comme une malade pour ma dissertation, trouver quelqu'un pour sous-louer ma chambre, et surtout voir des gens et des lieux que je ne verrai plus avant longtemps. Tous les jours, tous les soirs, et parfois même les matins, je sortais quelque part.
Allez hop, voici un mini-safari photo de la jungle urbaine.
Petit déj' à Monmouth Coffee:

Breakfast at Monmouth Coffee

Etudier sur les toits de la LSE:

LSE roofs

Happy Hour avec Victoria:

Edinboro

Underground et autres transports en commun divers:

Tube models

Ou parfois, simplement rentrer à pieds:

Wellington Arch by night

Je suis contente de rentrer en Belgique, mais je suis aussi triste de quitter Londres. C'est bizarre à dire, mais je crois que l'année prochaine, Londres me manquera autant que la Belgique m'a manquée cette année. Pourtant, même après deux ans, je n'ai pas l'impression d'en avoir visité le quart du huitième; à chaque coin de rue, il y a toujours quelque chose de nouveau à faire, à voir, à raconter.
J'aimais beaucoup les parcs, ces grands espaces verts d'où dépassaient quelques buildings. Les nombreux cafés où l'on pouvait s'installer dans des canapés et sentir l'odeur du chocolat chaud. La Tamise, ses ponts, ses rives. Le monde incroyable qui se presse dans les rues. Les marquages du sol, "look left - look right", les bus et boites postales rouges, la conduite à gauche. Les boutiques, la mode déjantée, les tops de chez Topshop, les assortiments de leggins roses avec des espadrilles à paillettes. Les fish and chips, les muffins, les Pimm's et les smoothies.
J'ai la sévère intention de revenir de temps en temps et de revoir les gens que j'y ai laissé.
Ce soir c'est ma good bye night, j'ai décidé d'en faire un pique-nique sur Primrose Hill... Risqué à prévoir avec le temps qu'on a ces derniers jours, enfin ces dernières semaines, enfin ces derniers mois: alternance de soleil et de pluie à très courts intervalles. Le matin, je regarde par ma fenêtre, ah il fait beau. Je descends de mon bâtiment, mets mes lunettes de soleil, et ah il pleut. Je sors mon parapluie, marche jusque l'arrêt de bus, et hop il fait de nouveau beau mais il continue de pleuvoir. Puis la pluie s'arrête, un gros nuage passe à la vitesse de l'éclair, puisque le vent s'est levé. A tel point que Nina a qualifié le temps anglais de "menopausal", et c'est vrai que ces petites sautes d'humeur, là, ça commence à bien faire.
Mais enfin il fera beau ce soir, même si là, 14h45 il pleut, j'ai confiance en BBC Weather. Vienne qui veut, en apportant à boire!
Une histoire de quotas
Chaque année, il y a ceux qui réussissent leurs examens, et il y a ceux qui les ratent. Selon tout logique, ceux qui les réussissent passent à l'année supérieure; ceux qui les ratent, souvent, recommencent.
Mais il y a aussi ceux qui réussissent leurs examens mais qui ratent également, qui ne sont pas admis à l'année suivante.
Je parle du numerus clausus pour les étudiants de Belgique en médecine, un quota qui détermine ceux qui seront autorisés à devenir médecins et ceux qui ne le pourront pas.
Je n'écris pas ce post pour relancer le débat sur le numérus clausus, même si personnellement, je pense que le droit d'être médecin devrait être basé sur les compétences d'une personne et non pas sur un chiffre arbitrairement fixé; après tout, la proportion d'élèves compétents n'est pas la même d'année en année. Mais soit, suffisamment d'encre a déjà coulé sur le sujet.
Ma cousine Pascaline vient de terminer sa première en médecine. Pendant toute l'année, il a fallu bosser jour et nuit, en sachant que même en réussissant avec un grade, sa place à l'année supérieure n'était pas garantie. C'est un risque énorme, un investissement personnel considérable, c'est du temps, de l'espoir, et beaucoup de courage qui peuvent s'avérer perdus. Elle m'a décrit l'ambiance horrible de compétition dans les auditoires, tant l'enjeu était important; car pour réussir, il fallait souvent que l'autre rate.
Le jour de la proclamation, la tension était à son comble, alors que patiemment étaient énumérés les noms de ceux qui avaient passé la sélection. Tous ont obtenu une distinction ou plus; des notes assez difficiles à obtenir, même avec la motivation. Malgré le décès de notre Grand-Mère au milieu de la session d'examen, Pascaline était dedans, au grand soulagement de tous.
Elle m'a aussi raconté l'histoire de son amie Viviane, 13,80/20, proclamée 96e sur un quota de 96.
Une bête histoire de quotas qui a ruiné ses perspectives d'avenir.
Car deux jours après la proclamation, Viviane était appellée chez le recteur. Une erreur interne de l'université. Un élève a été sous-coté. Du coup, Viviane s'est retrouvée 97e; elle est recalée. Et comme il s'agit de sa deuxième année d'échec (12,96/20 l'année passée, si vous appelez ça rater), elle ne peut plus tenter sa chance.
Je crois que si j'avais été dans ce cas-là j'aurais pleuré toutes les larmes de mon corps. Et c'est ce que Viviane fait.
Les médias ont été prévenus, l'affaire est remontée au niveau de la ministre, mais aux dernières nouvelles rien ne pourrait être fait: la loi a dit 96, ce ne sera pas 97. Même si Viviane a été proclamée devant 400 personnes, a reçu des invitations à participer aux séminaires de seconde année, y a cru pendant quelques jours. J'imagine la tragédie morale que cela doit être.
Pascaline est scandalisée mais elle me dit aussi que ce n'est pas surprenant, "chaque année il y a des drames". Des drames oui; des erreurs, combien? Dès que je trouve la pétition je vous la mets en lien.

Sunday, July 15, 2007

Quarter-life crisis
"I'm feeling so insecure and so anxious right now. I don't have a job, I don't have any money, I don't know what I want to do with my life, in which city I want to live". Cette phrase, sortie au détour d'un café, avait une profondeur particulière. Celle qui me l'a confiée avait des cernes énormes, une anxiété marquée, encore plus que pendant les examens. "I didn't worry that much during the exams because I knew what I had to expect afterwards. But now I have just no idea where my life is going".
Elle n'est pas la seule à le penser, c'est le sentiment dominant parmi tous les gens que j'ai vu cette semaine. Dire que nous pensions que la fin des examens nous apportait le plus grand des soulagements. Au contraire, nous sommes passés au stade suivant: la fin des études approche, il faut faire des choix, trouver des jobs, entrer dans la vie active. Une vie active qui est souvent bien plus cruelle que ce qu'on l'avait imaginé. L'angoisse, le stress, savoir quoi faire. Les jobs dont on est rejettés. Les jobs dont on n'a pas envie. On nous demande dans nos interviews comment nous voyons notre futur dans cinq ans; nous n'arrivons déjà pas à le voir dans deux mois.
Il y a un nom pour cela, la quarter-life crisis, un phénomène commun entre 21-29 ans, paraît-il, arrivant généralement à la fin des études universitaires ou au début du premier job. Pour ma part, cela fait un an que je suis en plein dedans. Depuis le début de mon master, je suis en insécurité constante à propos de tout. Mon avenir, mon choix de carrière, où je veux vivre, ce que je veux faire.
Il y a d'abord eu l'incertitude, vers la fin de mon master en journalisme. J'ai remis en question tous mes choix de vie. Pourquoi ais-je voulu faire journalisme? Y trouverais-je vraiment ce que j'y cherche? Si je ne fais pas journalisme, vers quoi m'orienter? Cela aurait été tellement plus simple si il y avait eu un job que j'avais réellement envie de faire. Et puis j'ai commencé ce master à la LSE, et la question qui est venue, c'était: pourquoi? Pourquoi étudier ces sujets, tellement intensément, dans quel but? Où est-ce que cela va me mener?
Ensuite, cela a été des questions du genre, pourquoi rentrer à Bruxelles, pourquoi quitter Londres? Où ais-je vraiment envie d'être? Il y a certains jours où j'ai envie de rester à Londres, d'autres jours où je pense à Bruxelles. Je sais au fond de moi que j'appartiens à la Belgique, que j'y terminerai ma vie; mais y retourner signifie aussi accepter de vieillir. Qu'est-ce que j'aime vraiment dans Londres, est-ce donc seulement un échappatoire?
J'ai remis en question mes valeurs, aussi. Mes convictions, mes façons d'agir, mes interdits. J'ai remis en question mes amitiés. Souvent, j'ai regardé ceux qui ont été mes amis pendant toutes ces années, et je me suis demandée: si je les rencontrais maintenant, me serais entendue avec eux? D'ailleurs nous entendons-nous toujours?
Il y a aussi eu la nostalgie. Durant cette année, je suis énormément retournée en arrière vers mes études à Louvain-la-Neuve. L'avenir importait peu, tout était tellement plus facile. Pas de soucis d'avenir, pas de job à trouver, pas d'appartement à acheter, pas de mariages, pas d'enfants. Nous en étions tous au même stade dans notre vie. Rien n'importait à part nos amitiés.
Dès le début de ce master, j'ai aussi connu la solitude à un niveau que je n'avais encore jamais expérimenté. Je travaillais tout le temps et je ne voyais personne. Même quand je voyais du monde, ce n'était pas pareil; ce n'était pas ce lien qui aurait pu effacer tous les soucis de la vie. Bien entendu j'ai développé quelques fortes amitiés; mais face à l'anxiété je ne pouvais qu'être seule.
Et puis c'était l'envie, la frustration. Le sentiment que tout le monde était bien plus heureux que moi. J'ai toujours cru que d'accomplir de brillantes études me rendraient heureuse, mais même cela je l'ai remis en question. Pour quoi faire, vers où? Je reprends contact avec des gens que je n'ai pas vu depuis cinq ans et je vois où ils en sont: un job, marié(e)s, enfants. Je les envie énormément, alors que moi j'en suis encore aux études, célibataire, sans point d'ancrage.
Je suppose que c'est somme toute une crise d'identité. Je ne sais plus ce que je veux faire, qui je veux être, qui je suis. C'est l'anxiété de ne pas pouvoir me définir, de ne pas savoir quel est mon rôle. Les choses changent, mes émotions changent; ce qui autrefois était intense est devenu banal, ce qui faisaient mes passions d'adolescence se sont éteintes.
Maintenant j'ai l'impression que je peux parler de tout cela avec un peu de recul. Je vais rentrer à Bruxelles. Obtenir ce stage, même s'il ne dure que deux mois, m'a prouvé que je pouvais être engagée quelque part, pour une cause qui finalement m'intéresse beaucoup. L'insécurité s'en va peu à peu. Maintenant je la retrouve chez les autres de la LSE. "You are so lucky that you have a job" me dit-on ici. Et quand je réponds qu'il ne s'agit que d'un stage, non payé, de deux mois, j'entends dire: "still, it is something". Je ne peux qu'approuver, car je me suis rendue compte que ce stage m'apporte un véritable soulagement, la certitude de savoir où je serai dans les deux prochains mois.
Cela me fait bizarre de me dire que je vais rentrer à Bruxelles, que je vais accepter de m'installer, de quitter la vie étudiante, de vieillir. Cette ville qui est la mienne m'apparaît tellement distante...

Thursday, July 12, 2007

La fabuleuse histoire du voisin nu
Ou, comment créer une histoire avec ses mots-clés.
Après une riche et intense discussion avec Coya hier, portant principalement sur nos blogs et sur les mots-clés qui y mènent, nous avons toutes deux développé une petite histoire.
La historia del vecino desnudo.
Under the skirt of the city is a naked neighbor. He sings Johnny Depp's songs while reading a chocolate cheese cake recipe. He likes Britney Spears, Paris Hilton and Madonna. Last week, he attended Live 8 and tomorrow he's going to buy a ticket for the "White Stripes" + concert + London.
The poor man likes to walk around naked, Girl. And earlier on today he whispered to his Brazilian chick's ear: "I think Brad Pitt and Angelina Jolie are going to adopt more children".
This story doesn't involve:
- Sex with goats
- Hen insemination
- Professional Canibalism
Bring it on.
La mienne:
Le voisin nu, qui aime prendre des photos de lui, spécialement accompagné de grosses en mini-jupes, pense que les muffins sont meilleurs que le chocolat. Mais il ne peut pas en manger trop, parce qu'il est très stressé et parce qu'il se le demande: le stress fait-il grossir?
Il aime beaucoup le transport londonien, spécialement lorsqu'il arrive à mater sous les jupes des femmes, vieilles ou obèses, animaux ou enfants. Il se demande d'ailleurs si ses voisins/voisines, des filles naturistes qui tiennent un blog, ont autant de cellulite que lui, spécialement sur les fesses.
Vous ne comprenez pas? Laissez-moi vous montrer quelques mots-clés qui linkent sur mon blog via notre très grand vénéré maître Google et vous verrez:




Et bien, quelle belle image pour la jeunesse que ce blog dépravé qui est le mien.

Wednesday, July 11, 2007

Islande, deuxième partie
Je vous préviens ça va être long, mais rien ne vous oblige à lire, vous pouvez mater les photos et faire semblant que vous savez tout sur mon voyage, je ne me vexerai pas. Sinon l'alternative c'est de s'installer dans un fauteuil avec une tasse de thé (pour Maman), ou bien d'ouvrir une fenêtre internet avec un site juridique, économique ou scientifique, et prétendre lire ça quand le boss arrive derrière vous (pour mes amis qui bossent).
Après ce petit passage hautement touristique et culturel, que j'ai intitulé "Islande, première partie", nous sommes allés nous retirer dans une petite maison de campagne près de Hvalfjördur, un fjord pas loin de Reykjavik pour ceux qui se le demandent.
Tout d'abord, il y a eu la visite du supermarché, pour acheter des kilomètres de bouffe de survie, genre chips et poisson séché. Et là, au milieu des produits de toutes nationalités, brillaient tels des joyaux rares:

Produits Colruyt!

Des pâtes Resto et des biscuits Jempy! Aaaah un peu de Louvain-la-Neuve inséré dans ces contrées éloignées, c'est incroyable.
Bref.
Voici la maison de campagne, nous avons inauguré le séjour par un barbecue massif. (Ca c'est l'apéro) (Il est 22 heures)

Eating the hot dogs

Un peu de poisson séché, c'est pas mauvais mais par contre ça pue grave quand on ouvre le tiroir dans lequel il a été diplomatiquement planqué.

Dried fish (and butter)

La maison avait un espèce de bain géant, assez courant chez les Islandais il paraît, qui capture l'eau des sources chaudes de façon purement gratuite.

The hot tub

Une eau qui sortait de la terre avec une odeur suspicieusement sulfurée, tout comme l'eau potable et l'eau de la douche. Autant dire qu'on avait l'impression de boire et de se baigner dans une émanation de flatulences et que de temps en temps c'est après la douche qu'on sentait mauvais, pas avant... On s'y fait quand on est sur place, mais une fois que je suis rentrée à Londres, tous mes vêtements sont passés à la lessive, même ceux que je n'avais pas utilisés.
On ne le dirait pas sur la photo ci-dessus, mais il est 1 heure du matin.
Le lendemain nous avons commencé une série de radonnées, dont le premier sur Glymur, une chute d'eau assez spectaculaire et en dehors des routes touristiques. Seulement nous nous sommes trompés, nous avons pris le chemin de droite au lieu de prendre le chemin de gauche, et pour rattraper notre erreur nous avons décidé de passer à travers champs pour trouver le droit chemin.
Seulement, à travers champs, dans la montagne islandaise, ça veut dire à travers des champs de roches et à travers des rivières gelées.

Crossing the second river

Enfin, au bout d'une escalade impitoyable de côtes plus verticales qu'horizontales, nous arrivons en haut:

Glymur

Et voici la falaise à côté de laquelle nous nous promenions. Le plus beau, là dedans, c'étaient les goélands qui nichaient dans les roches et qui tournaient en rond en dessous de nous...

Glymur's cliffs


Ego picture

Nearing the cliffs

La descente était un peu balaise aussi, nous avons pris le mauvais chemin pour changer, et devions faire de l'escalade vers le bas sans matériel, on a eu un peu peur. Enfin tout le monde a survécu, même si nous avons sérieusement eu le vertige.

The path goes down dangerously

Le lendemain, deuxième hike, à Husafell. Nous avons commencé par visiter la ferme où vivait le révérend Snorri Björnsson, un légendaire tueur de fantômes. Voici le cercle où il a envoyé paître 81 fantômes qui étaient venus pour le tuer...

Draugarettur

Est-ce que les Islandais croient aux fantômes, a été ma question? Non, bien sûr que non, a répondu Eyglo, mais ils ne peuvent pas non plus prouver qu'ils n'existent pas. Pareil pour les trolls, qui se transforment en pierre dès qu'ils voient la lumière du jour, ou pour les elves, créatures invisibles qui habitent l'intérieur des montagnes. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'Islande était un pays relativement isolé et la vieille génération qui a été éduquée dans cet ensemble de croyances est encore vivante pour le raconter. Eyglo m'a dit comment, par exemple, la construction d'une route a été retardée par un rocher qu'aucune machine n'arrivait à détruire: elles tombaient toutes mystérieusement en panne aussitôt qu'elles s'en approchaient. On a fait venir un devin pour remédier à la chose, qui a dit que le rocher était habité par des elves, mécontents que l'on tente de détruire leur habitat. La route a donc contourné le rocher et les machines ont fonctionné très bien après cela.
Il n'est pas très difficile de s'imaginer ces montagnes comme étant le pays des elves, la nature y est tellement fantastique! Notre mythologie celtique s'est effacée il y a plus d'un millénaire, plus personne n'y croit ou même ne s'en souvient, et il est difficile de s'imaginer ce à quoi la Belgique ressemblait au moment où elle s'est formée. En Islande, par contre, il existe encore des régions où l'homme a eu peu d'impact, et dans lesquels se passent des phénomènes volcaniques que la science ne peut toujours expliquer... La mythologie n'y fait pas encore partie du passé. Et face à ce cercle de pierres, il paraît qu'il n'y a pas un touriste qui ose faire le malin et déranger ce qu'il y a en dessous. Car bien sûr, les fantômes n'existent pas, mais mieux vaut ne pas jouer avec le feu...
Et hop, une petite sculpture de l'artiste primitif Pall Gudmundsson

Sculpture from Pall Gudmundsson

Pour ne pas changer à nos habitures nous avons pris un chemin non tracé et nous avons escaladé une montagne sans fin. Ce fut rude, très rude, voici à quoi je ressemble quand mes muscles souffrent dans les émanations de souffre (oooh le bon jeu de mot, vous avez vu?)

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

(Photo prise par Alec)
Et nous voici arrivés en haut, exposés aux vents polaires venant des glaciers nous entourant, donc nous ne sommes pas restés longtemps.

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

(Photo prise par Alec)
Voici une petite vidéo du panorama. Ecoutez-moi ce vent (Message codé pour Maman, Esmé, Strepy et autres personnes à qui j'ai raconté deux ou trois choses en plus sur ce voyage... Constatez par vous-mêmes).
(Oui oui j'ai raconté ça à ma mère pourquoi?)

Vue du glacier laconiquement appelé Ok, ça se prononce comme ça se lit et pas "oké"

Ok glacier

La descente, la végétation commence peu à peu à refaire son apparition

Walking down


On a trouvé un guestbook, perdu au milieu de la montagne

The Guestbook!

Et enfin sur le chemin du retour nous avons fait un petit détour en voiture sportif sur Hraunfossar, une série de chutes d'eau qui sortent directement d'un champ de lave et qui s'étendent sur presque un kilomètre.

Hraunfossar

Et enfin, troisième hike, nous sommes allés à Akranes, une petite ville pas loin de Reykjavik, et nous avons commencé par visiter la ville.
L'ami Geof était singulièrement scandalisé par la photo ci-dessous, apparemment j'ai fait un sous-entendu malpropre, maintenant que j'y réfléchis pourquoi pas, mais je crois que Geof, tu as l'esprit mal tourné. (Et ne me dites pas que c'est la première chose à laquelle vous avez pensé aussi sinon je désespère de la race humaine).

Akranes 1946 lighthouse

By the way c'est un phare, et il a été construit en 1946, comme ça vous savez.
Nous avons aussi visité un petit musée du folklore, et ma foi c'était assez distrayant, nous avons pu explorer une collection de dés à coudre et de pierres de volcans, ainsi que des pures photos de classes des sixties au sujet desquelles Alice et moi avons amplement fait nos commentaires.
Et voici la montagne que nous allons escalader (objectif: la pique du côté droit en partant du bas du côté gauche):

Old houses of Akranes

Là je crois que mes jambes m'ont un peu lachées, parce que je n'avais plus du tout la condition physique nécessaire pour accomplir ce genre d'exploit sportif. Surtout que pour changer on a pris notre propre chemin le long de la falaise, et que vertige aidant, j'ai eu soudainement l'impression d'avoir vieilli de soixante ans...
Enfin nous sommes arrivés au sommet du Mont Akrafjall, avec vue, guestbook et tout le reste.

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

(Photo prise par Alec)
Fabuleuse vue sur Faxafloi Bay, on a l'impression que le ciel se confond avec la mer, fantastique.

Faxafloi bay

Et après cela a été l'expérience de la piscine.
Ou plus précisément des douches communes (insérez ici un son terrifiant de votre choix, des petits violons grinçants par example cela le fait bien).
Lors de notre précédent séjour en Islande, comme nous étions en majorité touristes, et donc nous nous sentions dans notre droit de garder le maillot de bain.
Hein, quoi, vous dites-vous en regardant cette phrase?
Oui, parce qu'avant d'aller à la piscine, il est primordial de bien se laver de partout, les Islandais n'ajoutent pas de chlore dans l'eau et donc ils sont intransigeants avec cela.
Ce qui inclut se foutre à poil dans des douches communes, mais saaaaans complexe les amis, jeunes et vieilles, minces et obèses toutes ensemble, sans crainte de voir et d'êtres vues. Eyglo, répondant dans son plus simple appareil au téléphone et se baladant de la sorte très librement et sans trop s'en inquiéter, nous a dit que les maillots fallait pas y penser, et Alice et moi qui nous faisions dévisager comme des malades par l'ensemble des Islandaises en tenue d'Eve avons dû nous exécuter.
Pour ceux qui connaissent ma tendance à être ultra-pudique, genre me mettre en maillot de bain faut déjà que je me force, comprendront aisémment mon sentiment partagé face à cette expérience. "Comment vous faites pour vous doucher en Belgique"? m'a demandé Eyglo, alors que je me douchais dans la seule douche disponible, celle du milieu, que tout le monde pouvait voir. Sa tête quand je lui ai dit qu'on gardait nos maillots. Se doucher avec son maillot avant d'aller à la piscine, mais c'est dégueulasse.
Pour tous ceux dont les cauchemars incluent se balader nus dans la rue, je voulais dire: je compatis.
Et ces douches puaient le pet pour changer.
Enfin voilà, c'est sur cette petite touche traumatisante que c'est conclut le voyage.
On a survolé Londres au retour.

London: the Tames, London Eye, Houses of Parliament

Weeee sightseeing.
Alleï zeg me voici épuisée après avoir rédigé cette note, une heure et demie

Sunday, July 08, 2007

Le Tour de France et autres Londonneries
Il y a un tas de choses que je dois faire avant de quitter Londres. Trouver quelqu'un pour sous-louer ma chambre, trouver un moyen de déménager, trouver un moyen de terminer tout ce que je dois faire à la bibliothèque... Tout à coup, là, je n'ai plus que deux semaines, et les jours s'égrènent. Bien sûr, ma dissertation devrait être ma priorité absolue, mais en même temps...
En même temps il y a tous ces gens à qui je dois dire au revoir, tous ces endroits où je ne suis jamais allée, et tous ceux où je voudrais aller une dernière fois.
Samedi, au lieu de travailler, je suis allée luncher à Borough Market avec Nina, ce qui a commencé par un Saucisse and Mash Wrap pour moi et un sandwish politiquement appellé "MittelEuropa" pour Nina (si si c'est vrai).

Amano, Mitteleuropean sandwish
Lunch at Amano

Et s'est terminé par une monstrueuse glace (à l'eau) et du shopping légumes et fruits au marché.
Puis je me suis dit, là, il faudrait que je bosse. Et j'ai vu comme un folder qui trainait par terre, et je me suis proust (c'est un gros mot), je suis en train de rater le...
... le...
... enfer et damnation...
... Je ratais le Tour de France.
Oui, le tour de France à Londres, ça peut paraître bizarre, mais la tradition veut que chaque année le tour commence dans un pays étranger pour terminer à Paris. Ceux qui connaissent mon père savent que rater le tour de France, alors qu'il me fait l'honneur suprême de passer dans ma ville, est une cause directe de déshéritage. N'écoutant que mon courage et mon abnégation, tel Regout faisant ses 150 km un dimanche de pluie avec sa tenue moulante Bianchi et sa demi-boule de bowling aérodynamique sur la tête, j'ai laissé mes cours et j'ai pris le bus.
(Petite envolée bucolique près de Waterloo station)

Around Waterloo station

Naïvement, je pensais que le bus m'amènerait direct au tour de France.
Quelle belle illusion.
Il y avait un traffic monstrueux, les ponts de la Tamise étaient bloqués, bref, je suis descendue à Waterloo, désirant me rendre ardemment à Green Park. Pour ceux qui situent un peu, sachez que c'est faisable en 20 minutes à pied.
Par jour normal.
Mais là il y avait tellement de monde (1 million de personnes il paraît), de déviations, de camions Cochonou, cela m'a mis une heure. A chaque fois que je voulais skipper par une petite rue sans monde, il y avait des policiers qui débarquaient de nulle part, les pauvres, habillés de la tête aux pieds par le seul jour de beau temps depuis des mois. Voie interdite. De temps en temps y avait un sac à dos qui se faisait checker, c'est vrai qu'on était de nouveau un 7/7.
Finalement je suis allée rejoindre Froggie, qui bosse avec moi à Voice of a City, à Green Park. On était bien, assises sur une couverture de picnic, regardant l'écran géant en train de griller comme des saucisses sous le soleil. De temps en temps on entendait des "Ouuuuuuuais" qui se déplaçaient aussi vite qu'une Ola de formule un. On comprenait qu'un cycliste venait de passer. Impossible de le prendre en photo, ça file comme une flèche ces machins-là, si Regout avait senti les déplacements d'air provoqués par leur vitesse il en aurait été tout émoustillé.

A cyclist

Celui-là il fait que parader hein, c'est pour ça que j'ai réussi à le photographier. Histoire de rajouter de l'huile sur le débat familial, remarquez bien comme ce bel athlète bourré d'hormones a les jambes épilées... Parce que c'est ce que les professionnels font, ils s'épilent les jambes! (De rien Maman, je sens qu'il va encore y avoir du débat ce soir)
Et ci-dessous une couleur qui me rappelle avec nostalgie l'uniforme paternel...

Giant screening at Green Park

La foule était largement pour Wiggins, qui finalement s'est classé quatrième, et moi j'ai pensé à la déception paternelle quand Tom Boonen n'a pas passé le cap du trentième, de façon totalement inaperçue par la populace désintéressée.
Par contre quand Cancellara a écrasé tout le monde par 8'50'' pour 7,9 km, ça a été un peu la folie au sein du barbecue (on rotissait comme des roastbeefs).

Fin de la course, 19 heures, j'ai bien le temps de me prendre un petit Pimm's avant de me remettre à bosser? Finalement ma seule étude de la soirée a consisté à remarquer une fort astucieuse façon de préparer le Pimm's en insérant une framboise entre les glaçons... Je tenterai cela en Belgique!

Un petit Pimm's bien mérité

Je suis aussi passée faire des soldes de DVD, sachant pertinament bien que j'avais déjà un problème de trop de valises à ramener en Belgique, mais c'est une autre histoire.
Allez qu'est-ce que je glande sur ce blog maintenant, je me sens coupable, faut que je bosse.
Ah oui et que je range ma chambre, les visites commencent après-demain.

Saturday, July 07, 2007

Islande - première partie
Le pays de la glace, soit-disant... Et bien je peux vous dire qu'il a fait beau et chaud comme dans le Sud, et ce pendant tout le séjour! Genre 20-25 degrés, grand soleil, piscine à 7 heures du soir... Et comme le soleil ne se couche jamais, il a fait beau 24h/24, un vrai record!
Du coup je suis complètement cramée parce que j'ai oublié de me mettre de la crème après 23 heures.
Qui aurait cru que j'aurais dû me diriger vers le nord pour échapper le froid et le mauvais temps de Londres.

The blue Lagoon


Le premier jour, dès la sortie de l'aéroport, Alice et moi avons écumé le Blue Lagoon, qui était devenu vert de façon fort mystérieuse et que même les plus grands scientifiques n'arrivent pas à expliquer. Des microalgues parce qu'il n'a pas fait assez froid en hiver, nous disaient les uns. Trop de gens ont fait pipi dedans, selon d'autres. Enfin j'ai le plaisir de vous dire que ce n'était pas pour cause de radioactivité et qu'aucune d'entre nous n'avons développé des écailles.
Ensuite nous sommes restées deux nuits chez Eyglo à Reykjavik. Que nous avons visité intensément en une journée, et je crois que je peux dire que nous avons tout vu.
Hallgrimskirka:

Hallgrimskirkja

Avec la vue du haut de l'église:

Reykjavik

L'église avec la statue de Leifur Erikson devant (mais vous savez tous qui c'est donc je n'ai pas besoin d'expliquer).

Hallgrimskirkja

La maison dans lequel s'est tenu le Reykjavik Summit entre Gorbachev et Reagan (et Alice écrivant une carte postale à son aimé, comme c'est mignon).

The Reykjavik Summit House

Apparemment les tracteurs sont interdis dans la ville

A traffic sign in Reykjavik

Une petite vue sur Frikirkan à partir du lac... Celui de Reykjavik cette fois, mais les blagues du lac de Louvain-la-Neuve s'y appliquent aussi.

Frikirkjan and Tjörnin

La pose de l'année sur la digue.

Modelling in Reykjavik's harbourwall

Reykjavik est une petite ville de 200,000 habitants, mais c'est déjà pas mal pour l'Islande, car il s'agit quand même de 2/3 de la population. Très sympathique en tous cas.
Le soir, nous avons rejoint la famille d'Eyglo pour leur traditionnelle pizza familiale du vendredi, une tradition très sympatique que nous devrions instaurer en Belgique. Ils étaient tous blonds et parlaient l'Anglais comme leur propre langue maternelle, même les enfants en bas âge, c'était impressionnant. Ensuite nous sommes allés voir Die Hard avec Bruce Willis, sous-titré en Islandais, j'ai appris de la sorte quelques insultes et mots violents dans la langue locale.
Alec nous a rejoint le soir-même et nous sommes partis le lendemain faire les grosses attractions touristiques, le Golden Circle, qui en fait n'est pas du tout un circle mais une ligne droite, comprenant Pingvellir, Geysir et Gulfoss.
Voici Pingvellir. C'est l'endroit où se rassemblait le parlement Islandais, le Alping, au 10e siècle. L'Islande, faut-il le dire, la plus vieille démocracie ayant existé de façon discontinue.
Pingvellir (qui en réalité se prononce fingvetlir) est aussi l'endroit d'un grand rift entre les plaques techtoniques Nord-Américaine et Eurasienne. Nous pouvons y marcher entre des falaises immenses, clairement provoquées par une déchirure de la terre et dessinées par des bouillonnements de lave, c'est assez impressionnant

Alice in her lava trone

Ici voici Peningagja, le lac où tous les touristes jettent des pièces pour se donner chance. Voici Eyglo, Alec et Alice jettant de la menue monnaie islandaise dans le lac, se demandant combien ils pourraient récolter si ils bravaient le froid pour chercher les pièces.

Throwing a coin in Peningagja

Me voici jettant une pièce d'un pence, pas très généreux comme offre mais mon souhait s'est réalisé dans la semaine (avoir un job) (si j'avais fait un don plus généreux j'aurais peut-être eu un job rémunéré).

Throwing a coin in Peningagja

Ensuite, direction Geysir, le site des geysers.
Heureusement pour le tourisme, il y a sur place un geyser en activité qui érupte toutes les 8-10 minutes, parfois plus, parfois moins, de façon totalement aléatoire et inattendue, un peu comme les bus londoniens.

Strokkur

Strokkur

Lors de notre précédent voyage en Islande, Alice et moi avions posé pour Emilie pendant un bon petit quart d'heure juste pour avoir une photo de nous avec le geyser. On a dû s'y prendre à deux fois. De forts bons souvenirs que nous avons tenté de réitérer avec moins de succès, alors j'ai pris une photo du geyser sans personne devant. C'est tout aussi bien.
"En tout homme, il y a un geyser qui sommeille" (auteur anonyme). A méditer.


Une petite vidéo de Geysir, qui éruptait à 80 mètres de haut avant 1950, mais qui n'érupte plus maintenant qu'occasionnellement et jamais très haut, depuis que des touristes ont foutu des rochers et du savon dedans pour le rendre "plus impressionant".
Et enfin nous avons terminé ce petit tour touristique par Gulfoss, une chute d'eau très impressionnante, mais qui est loin d'être la seule chute d'eau en Islande, bien au contraire. Les "foss", ou plutôt "fossar" au pluriel, y sont aussi fréquentes que les fritkot en Belgique.

Gulfoss

Après cela nous sommes partis dans une maison de campagne que nous avions louée. Je raconterai cela une autre fois.
En attendant acclamez bien fort ce glorieux 300ème post.