Friday, March 30, 2007

Petite soirée DVD
Hé oui voilà ce que devient ce qui était à la base une petite soirée DVD chez Gwen.
Elle nous acceuilli avec un bon petit repas et en préparant un gâteau au chocolat qui, ma foi, avait l'air bien bon.


Mais en le sortant du four nous avons trouvé qu'il avait une consistance un peu louche et tant soit peu liquide. C'est là que Gwen - heu pardon, c'est là que Kévin - s'est écrié: oh, la farine! Oui, nous avions oublié la farine, donc nous l'avons ajoutée après coup et recuit le gâteau, pour un résultat des plus originaux.
Puis nous sommes allés louer un DVD de gonzesses, Marie-Antoinette, contre l'avis de Kévin (cet homme est un martyr de la cause moderne, je ne dis que cela).

Et nous avons ouvert un peu de mousseux, des chips, et quelques fruits caloriques pour accompagner le gâteau.
Merci Gwen!

Thursday, March 29, 2007

Je vieillis
Bon bon bon, oui, j'avoue, c'était mon anniversaire la semaine passée. J'ai à présent un âge divisible par 2, 4 et 6, m'a rappelé Julia. Et aussi par 1 et aussi par 24. Aaaahlala le temps se fait pluvieux et je ne fais pas plus jeune. Si vous voulez que je vous explique la photo, c'est un coeur que les bougies forment sur le gâteau alors bon c'est un coeur que forment mes mains. J'ai fêté cela à Verbier entre amis et à Bruxelles en famille. Cette année je n'ai demandé/reçu quasi que des bouquins! Orwell 1984, L'histoire d'Angleterre écrite par Churchill, comment cuisiner des sushis, pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières et j'en passe. Aaah érudition quand tu nous tiens.
J'ai aussi reçu des gants de vaisselle et des menottes. Allez savoir pourquoi.

(Enfin moi je sais pourquoi mais bon je ne vais pas le dire hein).

Et comme me dit Gwen: pour l'instant, je n'ai qu'une seule ride, et je suis assise dessus!


(Les emballages cadeaux ont été très ciblés cette année)

Tuesday, March 27, 2007

Bibil postule
Non seulement ça me bouffe tout mon temps, mais ça me bouffe aussi toute mon énergie et toute mon attention. J'y pense non stop, j'en parle non stop, je demande des pistons et des conseils un peu partout, j'appelle des gens que je connais par un ami qui connaît quelqu'un qui connaît, c'est pire que les examens. C'est la première fois que je postule, que j'écris des lettres de motivations, tout ça, et de ma vie je n'ai jamais effectué d'interview. Moi qui était jusqu'à présent une oasis de calme et de sérénité (si, si), je suis devenue une boule de stress incapable de m'asseoir devant mon PC plus de trente secondes. On dit que les hommes pensent au s*xe toutes les 52 secondes, et bien je compatis parce que c'est franchement c'est chiant d'avoir une pensée comme ça qui m'obsède de jour comme de nuit.
Gaëlle m'a suggéré de limiter le temps pendant lequel je m'occupe de postuler et de n'y concentrer que deux heures par jour. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, parce que j'ai beau essayer de me déconnecter c'est impossible, et puis zut j'ai un blocus à commencer aussi, hein!
Si quelqu'un se sent inspiré et a envie de rédiger des lettres de motivations pour moi, et en anglais, surtout qu'il n'hésite pas à se manifester... Et puis si vous avez entendu parler de stages/jobs/promotions canapé dans les institutions européennes ou dans des think tanks/boites de consultance en politique européenne, hein... Ou si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît...
Pfff moi je dis, je vais postuler pour le chômage ce sera plus simple.

Monday, March 26, 2007

Quand on porte un bonnet toute la journée...
...L'effet est bizarre quand on l'enlève.
C'est pourquoi vous remarquerez quand pendant les pauses, les mecs n'avaient aucun problème à les retirer et se faire des coiffures de punks (c'était drôle), tandis que Diane et moi on hésitait un peu plus (c'était laid).

Même si on m'a déjà dit plusieurs fois que franchement, ce bonnet, il valait mieux que je le bazarde (mais je ne le ferai pas tant que le bonnet jaune fluo de Gauthier sera toujours à l'air libre).
Et tiens, en parlant de Gauthier, le voici en train de raconter la blague du Roi des Ours. J'ai dû faire un petit montage parce que j'ai filmé tout ça sans son accord. Et je publie cela sans son accord aussi, d'ailleurs.

Et tant qu'on y est, je peux également vous raconter la blague de la mobilette. C'est un peu une inside joke parce qu'en fait ce n'est pas sensé être drôle. En gros, ce n'est pas une blague, quoi.
Alors voilà, c'est un mec qui entre dans une boulangerie et qui demande deux baguettes pas trop cuite.
- Désolée, nous n'en avons plus, répond la vendeuse.
Et le mec répond:
- C'est pas grave, je suis en mobilette.
Voilà, c'est là que vous devez rire (ou pas). Vous ne comprenez pas? C'est normal, il n'y a rien à comprendre. Mais ce qui est bien avec cette blague c'est qu'on peut la raconter avec plein de variantes différentes. C'est pas grave, je suis en ski/en surf/à pieds/en charrue/en Porssche. Mais ça ne fait rire que nous, en fait.
Ceci dit, variante inventée par Christophe le dernier jour:
Mr et Mme Lette ont un fils, comment l'appellent-ils?
Fondue!
Fondue, selon Wikipedia: un des plats nationaux suisses typiques, que l'on retrouve également en Savoie (France), Vallée d'Aoste et Piémont (Italie). C’est du fromage à pâte dure que l’on fond pour le manger chaud.
Selon nous: Quelques litres de fendant réchauffés dans lequel se trouvent un peu de kirsch et une minorité de fromage. Mais c'est bien parce que je suis allergique au fromage, hein.

Résultat: heureusement qu'il y avait un peu de pain pour assurer la partie non alcoolisée du repas. Maman sera presque choquée de savoir que nos proportions de fendant étaient les mêmes que celles qu'elle utilise avec ses amis et que, contrairement à elle, nous n'avons pas agrémenté cela d'un coup du milieu. Voilà, comme ça c'est dit, voici Maman dans l'incapacité de me faire des reproches.
Evidemment après on avait un peu de mal à se concentrer sur les jeux de société (Ci-dessous, Jungle Speed).



Voici une petite vidéo sympa que j'ai tournée dans la cuisine, avant que la fondue ne soit prête, donc là si je puis préciser nous sommes sobres.

I love the fondue, c'est dingue. Ah oui et Vincent et Diane ont un gage qu'ils n'ont pas encore effectué. Faites-les souffrir.
Ski, ski, et re-ski
Les Islandais ont près de 12 mots pour désigner la neige, dont la signification diffère en fonction de sa consistance, de son adhérence, de son abondance, etc. Au Groenland, ils en ont à peu près 15. Nous, nous n'en avons qu'un, de même que nous n'avons qu'un mot pour désigner "poudreuse", "brouillard", "tempête de neige", "je suis perdu dans un nuage", ou encore "mais quel temps de merde".
En clair, si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez que le temps a été dégueulasse.
Illustration:

Ceci est l'un des rares moments où nous sommes passés en dessous du plafond nuageux. Mais la règle générale était de se perdre dans un brouillard plus ou moins épais et plus ou moins neigeux/pluvieux/grêleux/froid/douloureux.

C'était un peu comme la sensation de se perdre dans une page de papier blanche, ou encore de se trouver à la sortie du broyeur à papier, se recevant plein de flocons dans le visage.
Mais j'ai l'air de me plaindre, en réalité nous n'avons vraiment souffert que le premier jour, lorsque naïvement nous nous étions équipés de micro-lunettes de soleil et de crême à bronzer. Dès le lendemain, nous avons chacun opté pour des stratégies différentes afin de combattre le blizzard.
Ci-contre, la technique du dissident Corse, adoptée par Amaury (junior), plus modernement connue comme "fous ta cagoule". Ca protège bien mais ça ne le fait pas quand on veut aller dans une banque.


Il y a aussi la technique qu'a adoptée Gauthier, celle de l'anti-camouflage: un bonnet jaune fluo, bien pêtant, pour être sûr de ne pas le perdre.
Ou encore celle de Vincent, celle du camouflage neige intégral, bien involontaire en fait, car souvent c'était dû au fait qu'il était sorti de la piste et s'était retrouvé dans la poudreuse sans le savoir. Ou encore au fait que Gauthier l'attendait avec de la neige à lui faire manger.
La preuve en images.

Allez, quand même une photo d'un moment de soleil, au début de la piste Tortin. C'était le premier jour.

Comparez avec cette photo du dernier jour et constatez notre sublime hâle bronzé aspirine.

La palme de la citation du séjour revient à Vincent, qui a déclaré comme ça dans le brouillard: "J'ai essayé de manger la neige, mais j'ai arrêté quand j'ai pensé à toutes les usines par lesquelles ça a dû passer".

Friday, March 16, 2007

Pas si vite, petit fripon
Ton esprit s'était déjà envolé avec moi vers le pays de la fondue, m'imaginant jouer à cache-cache dans les sapins voire me rouler dans la neige, mais non.
Je suis toujours à Londres.
Pourtant j'avais bien géré mon affaire, j'avais terminé mes essays, fait mes valises à temps, nettoyé ma chambre à fond, éteint toutes les prises, tout. J'avais pris mes deux énormes valises pour mon dernier séminaire, dans le but de cavaler prendre mon train. Je me suis fait aider genre par quatre mecs (prof inclu) pour porter les valises jusqu'à la sortie de l'auditoire. J'ai pris un taxi, passé les contrôles de douane, acheté le Cosmo du mois, et je me suis assise à ma place de train d'un air triomphant. Il faisait beau. J'étais en vacances. Tout allait bien.
Cela allait tellement bien que d'un coup, je me suis dit: ça va merder. Panique, sueurs froides. Tout va trop bien. Cela ne peut que merder.
Et indeed.
Ca a merdé.
Ca a commencé par un message du chef de bord disant qu'on aurait un peu de retard à cause d'un feu sur une voie. Certes, cela n'arrive pas tous les jours me direz-vous, et j'aurais dû sentir le truc venir. Trois-quart d'heure plus tard, on n'était toujours pas parti, on avait déjà eu trois messages pour calmer notre impatience. Je suis allée faire un petit tour au bar et le staff avait l'air un peu désespéré. "Oh non pas encore une nuit à l'hôtel" ou bien "mais c'est l'anniversaire de ma copine ce soir". Oups. Mamouth sous cailloux.
Et voilà. Train annulé. Tous les trains de la journée aussi d'ailleurs. Et puis tant qu'on y est, tous les trains du lendemain.
Supeeeeeer.
Donc je suis rentrée chez moi, laissant derrière moi une marée humaine en pleine ébullition éructant de façon peu polie leur frustration sur le personnel de bord. A ce moment-là je remerciais encore la life parce qu'après tout, j'avais un logement, un téléphone et une connection internet. Je suis rentrée chez moi, me suis enfilée une demi-tablette de chocolat et je me suis mise à l'ouvrage.
Sauf que.
Tous les bus avaient été pris d'assault, il n'y en avait plus un seul. Plus avant dimanche. Les avions étaient assailli également, les places se faisaient rares ou en tous cas incroyablement chères. Imaginez-vous une ambiance 24H, avec le chronomètre qui défile. Tut, tit, tut, tit... et superposés à l'écran: une Bibil hargneuse au téléphone, Maman Bibil concentrée sur internet, Amaury-le-Rosbeef derrière son Gmail, et le tout en suractivité, pendant DES HEURES. C'était comme négocier avec des terroristes ("Négatif, nous ne négocions pas avec les terroristes" "Mais Mason, ils ont la fille de Bauer en otage") sur le montant d'une rançon. Tout était hors de prix. Pas de solution, j'en étais venue aux larmes, quand on s'est dit tant pis, cédons aux exigences de l'offre et de la demande. Ma petite Maman que j'aime m'a offert un billet au prix plein, demain à la première heure. Avec ce budget j'aurais pu m'acheter un petit iPod. Ou bien 50 muffins. Faites le calcul.
Oui, mais et mes bagages dans tout ça? Mes deux lourdes valises que je n'arrivais pas à porter seule? J'ai dû reshuffler le tout pour ne prendre avec moi que 20 kg, et j'ai largué le reste chez mon cousin dont un ami rentre en voiture la semaine prochaine.
"Mais c'est un caca de mastodonte ce que tu m'apportes là" m'a-t-il dit en me voyant débarquer avec la valise restante.
Sur ce vous m'excuserez mais je vais tenter de prendre cinq heures de sommeil.
Rajout utile numéro un: J'ai mon horaire d'examen. 6 examens en 9 jours, entre le 11 et le 19 juin. Mais j'ai envie d'y survivre, hein.
Rajout utile numéro deux: J'ai updaté ma wish list sur Amazon. Je ne sais pas, un jour quand vous aurez envie d'y faire un tour.
Et Hop!
Et je suis partie. A dans une semaine.

Wednesday, March 14, 2007

Vacances, Jour-2
Bientôt ce seront les vacances. Un deuxième trimestre qui se termine.
Aujourd'hui, je suis détendue et impatiente. Cela fait deux semaines que je prépare mon congé dans ma tête. Comme quand j'avais seize ans, j'imagine comment les événements vont se dérouler, se suivre. Comment je vais faire mes valises. Comment je vais les défaire. Et tout ce qui se passera entre deux, comment je vais les amener aux cours avant de courir pour l'Eurostar. Comment nous allons tous voyager vers la Suisse, comment nous allons skier, comment nous allons parler, comment nous allons rire. Je prends tout avec tellement de légéreté! Je termine sans stress mon dernier essay. Il n'est pas très bon, mais il ne compte pas dans ma moyenne - j'ai l'esprit ailleurs.
Alors qu'en décembre, quel contraste! Et quelle horreur surtout... Je crois que j'étais complètement dépassée. J'avais franchi mes limites mentales depuis la troisième semaine du trimestre, puis mes limites physiques depuis la sixième semaine, et je les ai poussées et poussées jusque la semaine dix. Deux mois entiers de stress. L'épuisement. Le surmenage. Les mauvais points. Mon moral qui ne dépassait jamais le niveau de mes souliers. Je ne dormais pas plus de six heures par nuit, et je dormais mal. Il m'arrivait régulièrement de me réveiller à 3 heures du matin, et d'être malade. Mal à la tête, mal au ventre, tout le temps, le tremblement de mes mains quand j'avais trop bu de café, mais surtout un manque d'énergie et de motivation permanent. J'avais un mal fou à me coucher. Je passais la moitié de la nuit réveillée, à me tourner dans tous les sens. Puis vers trois heures, si je n'avais pas été malade, je m'endormais profondément, et le lendemain, je n'arrivais pas à me lever. Quand j'avais été malade, c'était simple: je ne dormais pas. Et ensuite, le matin, me forcer à prendre une douche. A m'habiller. Manger mais oublier de boire; manger des pâtes mais oublier les fruits. Les kilos galopaient. J'avais accompli mes courses de Noël comme une corvée, intercallées à la va-vite entre deux essays. Je redoutais le moment de mettre le pied dehors, avec toute la foule que la saison attirait. Anonyme dans une marée humaine. Mes amitiés, mes possibles histoires de coeur, je les gâchaient: pas le temps, pas l'énergie. Mes vacances sont arrivées, j'ai prétendu que j'en étais heureuse, mais en réalité j'étais juste vidée. Jamais avant cela je n'avais connu un tel niveau de stress et d'épuisement.
Heureusement que c'est passé. J'espère simplement qu'une situation comme celle-là ne se reproduira plus! Par contraste, ce trimestre-ci s'est passé définitivement mieux, sans comparaison possible. Je dors environ dix heures par nuit, de façon ininterrompue. Mes points ont augmenté d'un grade. Aucun kilo de pris - en réalité, trois de perdus. Et surtout, un moral infinitivement plus positif.
Et vive les vacances.

Sunday, March 11, 2007

Le difficile lendemain
Je n'aurais jamais cru que j'aurais un post intitulé de la sorte avant la fin du trimestre, puisque en toute franchise je devrais être en train de stresser comme un boeuf se dirigeant vers l'abattoir, me symbolisant de la sorte la date du 16 mars où je devrai rendre mon essay.
Mais non. Cela fait 3 jours et là je l'ai à peine commencé (c'est-à-dire, j'en ai discuté avec mon ami Wikipedia, car tout-le-monde sait que si Wikipedia dit c'est que c'est vrai).
<-- J'ai pourtant fait une tentative en allant dans la study room rejoindre Claire, mais j'y suis allée avec du thé, du chocolat et du gâteau et en oubliant mes cours, donc on s'est raconté des ragots plus qu'autre chose.
Toute la semaine ça n'a été que sushis, lunchs prolongés, restos dès 6h, pubs et bars. Et hier soir il y avait une soirée organisée par la résidence, avec karaoké et DJ qui jouait de l'Abba et du Britney Spears (supeeeeer). Je n'ai même pas bu dans une tentative d'éviter le difficile lendemain, mais d'une certaine façon la nature se venge quand on s'est rendue sourde et muette à force de gueuler au dessus de la musique, dans une atmosphère confinée, fumant passivement en mettant le pied dehors, et ce jusqu'à des heures déraisonnables...
Difficile, difficile, j'ai un litre de thé vert à côté de moi mais cela ne résoud rien.
Voici pour vous donner faim une photo du resto libanais organisé par Amaury ce vendredi.
J'ose à peine prendre un Nurofen, psychologiquement ça me paraît trop puissant puisque dans ce pays on utilise ça pour soigner les pneumonies.

Wednesday, March 07, 2007

Quatre heures
Autre record dont je ne suis pas peu fière. Je viens d'écrire un essay de 1500 mots en quatre heures.
Célébration.
Sauf que là aussi j'ai fait la feignasse et j'ai récupéré le texte d'une de mes présentations. Oui mais, subtilité, la question est différente! Ma présentation répondait à la question: "Does the right to self-determination support minority claims for internal government"? Et c'est devenu: "Does self-determination justify secession"? Pas très grande différence, mais le prof a approuvé. J'ai tout reformulé sans recherche additionnelle.
Ouf, je respire enfin, cela me laisse environ une semaine pour réaliser mon dernier essay, puisque le texte de ma présentation de vendredi est lui-aussi terminé.
Sur ce vous m'excuserez mais je vais célébrer cela par une orgie de sushis.

Tuesday, March 06, 2007

Trois semaines
Je ne sais pas si je dois être fière de vous l'annoncer ou pas, mais j'ai tenu environ trois semaines sans faire ma lessive. Trois semaines. Oui. Vingt-et-un jours. Je suis une feignasse et je le reconnais.
Pour accomplir un tel exploit, j'ai quand même dû user de malice. Quand j'en ai eu fini de ma collection d'hiver, j'ai entamé la collection d'été. J'avais un peu froid, donc je gardais mon manteau aux cours (et ce n'était pas pour couvrir mon décolleté comme le diraient certains (surtout pas quand j'ai ressorti mon petit top rose (vous savez très bien duquel je parle))). Quand j'ai fini mon stock de chaussettes, pareil: soquettes d'été, avec des bas par dessous, parce qu'il fait froid. En avril, ne te découvre pas d'un fil, dit-on, et là on est encore qu'en mars.
Mais ce matin, j'ai été forcée de constater une cruelle pénurie générale de sous-vêtements.
Option numéro 1: en acheter d'autres.
Option numéro 2: au travail, feignasse. Voilà ce que ça donne, j'ai compté dix-neuf paires. + Deux jours où j'ai mis des bas. 21 jours, le compte est bon. (Il y en a encore derrière l'imprimante et dans l'armoire ouverte, si vous vous demandez). J'ai des pulls et des tops accrochés à tous mes cintres et à tous mes crochets. Et ça pue le savon de lessive jusque dans tout le couloir.
On va voir combien de temps tout ça va encore traîner là après que ce soit sec. Et puis je suis une feignasse si je veux d'abord.

Monday, March 05, 2007

Deadlines, stress, deadlines...
Je vous l'avais bien dit, que le stress allait faire un retour en force après le week-end.
Et particulièrement maintenant, parce que j'entre dans l'avant-dernière semaine du trimestre. Pas si terrible que ça, me dites-vous? Vous m'avez mal comprise. C'est-à-dire que, dans 7 jours, c'est la dernière semaine. LA dernière semaine. L'ULTIME semaine de TOUTES les deadlines, pas d'extension possible, après la ligne (vendredi 16) on est vraiment mort.
Et je suis en retard d'environ deux jours. Deux jours que je devrai traduire en heures de sommeil perdues.
Symptôme connu: je fais des rêves d'angoisse. Le genre de rêve, on sait quand ils commencent qu'ils seront mauvais. Tout foire dès le début. Je suis avec les mauvaises personnes, au mauvais moment, autour de la Tamise souvent, dont la rive est devenue exceptionnellement profonde. Immanquablement, je dois traverser un pont. Immanquablement, il se rétrécit, ou casse, ou simplement je perds l'équilibre. Et je tombe. Ou alors je tombe de la fenêtre de ma chambre. Je tombe des escaliers de la bibliothèque. Je tombe dans les trous creusés dans ma rue. Et je me réveille en sursaut par l'impact au sol.
Autre symptôme connu: j'ai de nouveau envie de sucre. Genre, j'ai ce paquet de chocolat à côté de moi et je ne sais pas combien de temps je vais encore pouvoir résister... J'ai aussi ce paquet de sucre dans la cuisine... J'ai snacké des Spécial K pendant toute l'après-midi et j'ai vidé la moitié de la boite, pas bien! (J'en ai même trempé quelques uns dans du miel, c'est encore pire). Et je veux du suuuuucre, rha, par perfusion s'il-vous-plait.
... Personne n'a envie d'écrire un essay pour moi? Nina? Non? J'échange du chocolat, un paquet de sucre, une boite de Spécial K et un pot de miel.
PS: Oui mais le moral va bien quand même. Et la photo a été prise par Emilie.

Sunday, March 04, 2007

Et là, c'est le big paf
Vous avez sans doute été nombreux à regarder l'éclipse hier. C'est-à-dire, vous avez vu une tache sombre, et si vous cherchiez bien un chouïa orangée. En réalité, internet m'a appris qu'on aurait dû voir ceci:C'était bien beau quand même. J'ai regardé l'éclipse pendant quelques heures, d'abord dans le froid dehors, et puis de la fenêtre de ma cuisine.
On attendait tous que la Lune devienne orange.
"Mais pourquoi est-elle sensée devenir orange?" se demandait-on. Mon explication scientifique, trouvée sur Wikipedia, était que l'atmosphère terrestre jouait comme un rôle de lentille en projetant les rayons du soleil sur la Lune. Les rayons traversent l'atmosphère, et puis c'est le big paf.
Donc nous avons tous attendu le big paf. Qui se déroulait sous nos yeux pendant tout ce temps sans qu'on ne s'en rende compte.
"I do see some orange on the corners", fut ma réflexion ultime, pour qu'on me dise discrètement, "Sybille, la Lune n'a pas de corners". Puis Claire a désapprouvé: orange, que dalle. "C'est parce que tu penses 'orange' (accent français)", a dit Nina. "Nous, nous pensons 'orange' (accent anglais). Lost in translation".
Sur ce, certains ont entamé une danse sacrée pour apaiser les dieux, surtout parce qu'ils étaient en flip flop et qu'ils avaient froid. "I told you to sacrifice your daughter! Now look at what you've done!"
Autre version, plus intellectuelle. "Que faites-vous?" "Nous attendons Godot".

Saturday, March 03, 2007

Le vin est mon ennemi
C'est bien ce que je dis. Cela vous étonne peut-être, surtout ceux qui m'ont connu dans mes années lovanistes. Malgré la réputation des pubs anglais et des traditionnelles pintes (qui en fait sont des demis), je l'avoue sans honte: ma résistance à l'alcool est devenue ridiculement faible. Ma résistance à la gueule de bois, quant à elle, a proportionnellement diminué jusqu'au niveau "gueule en terre, bleu".
Cela a commencé mercredi soir, avec un resto japonais qui, pour une raison obscure, a été arrosé de vin rouge et non de thé vert. Alors je vous le demande: est-il possible d'avoir la gueule de bois pour 1 1/2 verre de vin rouge? Que j'avais fait suivre de son double en eau, en plus.
Mais lorsque, comme à mon habitude, je me suis réveillée au doux son du marteau-piqueur sous ma fenêtre, j'ai eu comme l'impression que c'était dans ma tête qu'on forait les trous.
Aïe Aïe Aïe. Et en plus je devais travailler. Quel bonheur.
Mais le soir même j'ai remis ça, au vin blanc cette fois, deux ridicules malheureux petits verres, qui m'ont fait rentrer en titubant (qui a dit en rampant), ce qui aurait pu se terminer dans un des trous creusés par le marteau-piqueur le matin. Pour éviter tout désagrément du lendemain j'avais fait suivre de deux litres d'eau.
Et bien non seulement j'ai fait pipi toute la nuit, mais en plus ça n'a RIEN changé, et la ponctualité du marteau-piqueur non plus d'ailleurs.
Et le pire c'est que hier soir j'ai encore récidivé. Du mauvais vin suivi de rien du tout. Et ce soir c'est un dîner français, je crains le pire! Il faut que je me transforme en vraie étudiante de la LSE et que je dise: peut importe si il y a des semaines où il y a plus de sorties que d'autres, je dois quand même travailler autant. Ce qui est vrai, je dois travailler, la semaine prochaine je sens que je vais encore vous dire combien je suis stressée et comme je respecte pas mes deadlines. Aaaalala il n'y a plus de jeunesse.
Bon quelques photos de hier soir, j'ai organisé une soirée chocolat chez moi, avec chocolat belge, cookies et chocolat chaud (et vin pas cher apporté par les invités). On s'est retrouvés à 15 dans une cuisine de 8 chaises. Voici le avant:

Et voici le pendant:

Que de chocolat, que de bonheur!

Bon maintenant je m'en retourne à ma présentation sur la transition de l'économie communiste à l'économie de marché. Ca fait un peu trop de fois le mot "économie" dans une seule phrase à mon goût, surtout pour moi qui comprend à peine l'offre et la demande. J'ai étudié l'histoire, c'est-à-dire département Philo et Lettres, c'est-à-dire économie que dalle, c'est-à-dire j'y comprends rien. Et puis si je puis le déclarer à voix haute, JE HAIS L'ECONOMIE, et puis dans le même élan PARETO JE TE HAIS AUSSI, JE COMPRENDS RIEN A TON GRAPHE. Oui foutez-vous de ma gueule mais on va voir comment vous fonctionnez avec un diplôme d'Histoire, un marteau-piqueur et du vin pas cher.

Thursday, March 01, 2007

Je n'ai absolument rien de nouveau à déclarer
Et pour cause. Regardez la photo ci-dessous et vous comprendrez.Ah si, je vais aller au supermarché tout-à-l'heure. Weeeee. Passionnant. C'était tellement l'événement de la journée que j'en ai rêvé hier. Le genre de rêve que j'appelle le rêve "télé-réalité": prendre un caddie, commencer par le rayon légumes, ah je mangerais bien des brocolis cette semaine, n'oublie pas d'acheter du dentifrice, bonjour madame je vous dois combien. Exactement comme dans la vraie vie, au moins en aussi fun.
Enfin aujourd'hui il fait beau. Et en plus les ouvriers ont entamé les travaux à la pelle dans la rue, je vois beaucoup de muscles saillir depuis ma fenêtre.
(Pour vous rassurer je suis allée boire un verre hier et je vais boire un autre verre ce soir. Je veux bien être asociale mais il y a des limites)