Saturday, April 21, 2007

... Et je repars...
Je repars ce soir à Londres. J'ai du mal à me dire que je suis restée près d'un mois en Belgique, cela ne m'a semblé que quelques semaines. Techniquement, un mois, ce ne sont que quelques semaines, mais enfin. Le temps est comme figé ici, j'ai associé la Belgique aux vacances et je passe mon temps à rêvasser et sortir au lieu de travailler. Il est vraiment temps que je retourne à Londres, et que je m'y mette sérieusement. Etudier. Chercher de l'emploi. Tout ça.
Cela me fait presque bizarre de repartir, j'ai presque oublié ce qu'était mon quotidien à Londres. J'ai eu du mal à revenir en Belgique, je dois dire. Beaucoup de mal à me réadapter à mes anciennes habitudes, à constater tout ce qui s'était passé pendant mon absence. Pendant deux semaines, je ne trouvais pas le sommeil dans mon propre lit. Mes vies à Londres et à Bruxelles sont si différentes, deux heures trente de trains et mon univers change du tout au tout: mes fréquentations, mes habitudes, mes priorités, mes envies, tout.
Là bas, c'est la ville, le gris, les grands buildings en béton. Les longues promenades le long de la Tamise. L'université, la bibliothèque, les chocolats chauds à la crême fraîche dans des canapés en cuir. Entendre tous les jours plus de trente langues différentes. Parler, m'habiller, me comporter, manger à la Londonienne, à la Française ou à l'Américaine, en fonction des circonstances.
Ici, ce sont les grandes étendues vertes, la quasi-campagne. Prendre ma voiture et me déplacer partout, totalement indépendente, puis revenir dormir chez mes parents. Les amis, la famille, les lieux qui me sont familiers. Respirer.

Le bois bleu

Hier, j'ai parlé de mon mémoire en Histoire pendant un colloque sur la Première Guerre mondiale. Un quart d'heure de présentation, et au total près d'une demi-heure de questions, en comptant celles qui m'ont été posées après la séance. J'étais étonnée de voir à quel point la question intéressait les gens. J'avais juste écrit sur un sujet qui me passionnait, de la façon dont je le voulais, avec l'intime satisfaction de connaître des choses du passé que j'étais la seule à savoir. Et puis, là, on m'a mentionné des mots comme "une problématique unique", ou "des théories que vous êtes la première à développer". Je n'avais jamais vu les choses comme cela. "Pourquoi ne l'avez-vous jamais fait publier?" m'a-t-on demandé à deux reprises. Je n'y ai pas pensé, je n'ai pas eu le temps? La vérité c'est que je suis partie à Londres une semaine après avoir reçu mes résultats et j'ai changé complètement de vie. J'ai oublié ce que cela faisait. Mes études d'Histoire, ma vie à Louvain-la-Neuve, c'est si loin maintenant. Je me demande pourquoi j'ai tant voulu changer. Poursuivre mes rêves? Je les avais déjà à portée de main.

Grégoire, Sophie et Charlotte

Je vais vous laisser sur ces photos de Charlotte et Grégoire (et aussi Sophie, hein, mais bon ça c'est pour que ceux qui lisent mon blog sans me connaître puissent faire le lien). Ca aussi, c'est un changement de vie radicalement différent, mais que je ne connaîtrai pas avant une série d'années.

Grégoire 2

Mon prochain post sera de la capitale de la pluie. Enfin, si je n'ai pas de problèmes comme la fois passée. Touchons du bois, implorons la clémence du dieu des transports ferrovières.
Et cela vous parlera du choc de retrouver ma balance, sans doute.

1 comment:

maman said...

Bibil, le chien n'a plus de croquettes. Et il est couché sur ton lit pour l'instant..