Wednesday, March 14, 2007

Vacances, Jour-2
Bientôt ce seront les vacances. Un deuxième trimestre qui se termine.
Aujourd'hui, je suis détendue et impatiente. Cela fait deux semaines que je prépare mon congé dans ma tête. Comme quand j'avais seize ans, j'imagine comment les événements vont se dérouler, se suivre. Comment je vais faire mes valises. Comment je vais les défaire. Et tout ce qui se passera entre deux, comment je vais les amener aux cours avant de courir pour l'Eurostar. Comment nous allons tous voyager vers la Suisse, comment nous allons skier, comment nous allons parler, comment nous allons rire. Je prends tout avec tellement de légéreté! Je termine sans stress mon dernier essay. Il n'est pas très bon, mais il ne compte pas dans ma moyenne - j'ai l'esprit ailleurs.
Alors qu'en décembre, quel contraste! Et quelle horreur surtout... Je crois que j'étais complètement dépassée. J'avais franchi mes limites mentales depuis la troisième semaine du trimestre, puis mes limites physiques depuis la sixième semaine, et je les ai poussées et poussées jusque la semaine dix. Deux mois entiers de stress. L'épuisement. Le surmenage. Les mauvais points. Mon moral qui ne dépassait jamais le niveau de mes souliers. Je ne dormais pas plus de six heures par nuit, et je dormais mal. Il m'arrivait régulièrement de me réveiller à 3 heures du matin, et d'être malade. Mal à la tête, mal au ventre, tout le temps, le tremblement de mes mains quand j'avais trop bu de café, mais surtout un manque d'énergie et de motivation permanent. J'avais un mal fou à me coucher. Je passais la moitié de la nuit réveillée, à me tourner dans tous les sens. Puis vers trois heures, si je n'avais pas été malade, je m'endormais profondément, et le lendemain, je n'arrivais pas à me lever. Quand j'avais été malade, c'était simple: je ne dormais pas. Et ensuite, le matin, me forcer à prendre une douche. A m'habiller. Manger mais oublier de boire; manger des pâtes mais oublier les fruits. Les kilos galopaient. J'avais accompli mes courses de Noël comme une corvée, intercallées à la va-vite entre deux essays. Je redoutais le moment de mettre le pied dehors, avec toute la foule que la saison attirait. Anonyme dans une marée humaine. Mes amitiés, mes possibles histoires de coeur, je les gâchaient: pas le temps, pas l'énergie. Mes vacances sont arrivées, j'ai prétendu que j'en étais heureuse, mais en réalité j'étais juste vidée. Jamais avant cela je n'avais connu un tel niveau de stress et d'épuisement.
Heureusement que c'est passé. J'espère simplement qu'une situation comme celle-là ne se reproduira plus! Par contraste, ce trimestre-ci s'est passé définitivement mieux, sans comparaison possible. Je dors environ dix heures par nuit, de façon ininterrompue. Mes points ont augmenté d'un grade. Aucun kilo de pris - en réalité, trois de perdus. Et surtout, un moral infinitivement plus positif.
Et vive les vacances.

4 comments:

maman said...

cela fait grand plaisir à entendre. D'ici peu, tu vas nous annoncer que tu restes une année de plus..??.. En tout cas, je t'attends, ta chambre est (presque) prête, les skis déjà là-bas.

Coya said...
This comment has been removed by the author.
Coya said...

Ah quelle fille bête, j'ai supprimé mon commentaire. Bon je reprends.

Ma chère Belge,

je me réjouis de ce post décontracté.

En même temps, à voir le beau temps s'installer sur London town et à lire ton blog, je ne me peux que m'attrister du temps qui passe et de voir ton depart approcher. Avec lui le regret de ne pas te savoir à Londres l'année prochaine. De mon côté, les vacances me semblent encore bien loin, mais j'espère qu'on arrivera à se voir avant que tu déménages pour de bon!

Des becots et des heuu... kusjes? (j'ai un affreux doute quant à l'orthographe de ce mot barbare)

Bibil said...

Bravo Victoria tu as franchi le grand pas... Et tu as laissé un commentaire! Dans une pose, ma foi, fort élégante, et multilinguistiques qui plus est.
A mon retour je viendrai faire un petit détour par Harrow. Promis