Monday, March 26, 2007

Ski, ski, et re-ski
Les Islandais ont près de 12 mots pour désigner la neige, dont la signification diffère en fonction de sa consistance, de son adhérence, de son abondance, etc. Au Groenland, ils en ont à peu près 15. Nous, nous n'en avons qu'un, de même que nous n'avons qu'un mot pour désigner "poudreuse", "brouillard", "tempête de neige", "je suis perdu dans un nuage", ou encore "mais quel temps de merde".
En clair, si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez que le temps a été dégueulasse.
Illustration:

Ceci est l'un des rares moments où nous sommes passés en dessous du plafond nuageux. Mais la règle générale était de se perdre dans un brouillard plus ou moins épais et plus ou moins neigeux/pluvieux/grêleux/froid/douloureux.

C'était un peu comme la sensation de se perdre dans une page de papier blanche, ou encore de se trouver à la sortie du broyeur à papier, se recevant plein de flocons dans le visage.
Mais j'ai l'air de me plaindre, en réalité nous n'avons vraiment souffert que le premier jour, lorsque naïvement nous nous étions équipés de micro-lunettes de soleil et de crême à bronzer. Dès le lendemain, nous avons chacun opté pour des stratégies différentes afin de combattre le blizzard.
Ci-contre, la technique du dissident Corse, adoptée par Amaury (junior), plus modernement connue comme "fous ta cagoule". Ca protège bien mais ça ne le fait pas quand on veut aller dans une banque.


Il y a aussi la technique qu'a adoptée Gauthier, celle de l'anti-camouflage: un bonnet jaune fluo, bien pêtant, pour être sûr de ne pas le perdre.
Ou encore celle de Vincent, celle du camouflage neige intégral, bien involontaire en fait, car souvent c'était dû au fait qu'il était sorti de la piste et s'était retrouvé dans la poudreuse sans le savoir. Ou encore au fait que Gauthier l'attendait avec de la neige à lui faire manger.
La preuve en images.

Allez, quand même une photo d'un moment de soleil, au début de la piste Tortin. C'était le premier jour.

Comparez avec cette photo du dernier jour et constatez notre sublime hâle bronzé aspirine.

La palme de la citation du séjour revient à Vincent, qui a déclaré comme ça dans le brouillard: "J'ai essayé de manger la neige, mais j'ai arrêté quand j'ai pensé à toutes les usines par lesquelles ça a dû passer".

No comments: