Friday, March 16, 2007

Pas si vite, petit fripon
Ton esprit s'était déjà envolé avec moi vers le pays de la fondue, m'imaginant jouer à cache-cache dans les sapins voire me rouler dans la neige, mais non.
Je suis toujours à Londres.
Pourtant j'avais bien géré mon affaire, j'avais terminé mes essays, fait mes valises à temps, nettoyé ma chambre à fond, éteint toutes les prises, tout. J'avais pris mes deux énormes valises pour mon dernier séminaire, dans le but de cavaler prendre mon train. Je me suis fait aider genre par quatre mecs (prof inclu) pour porter les valises jusqu'à la sortie de l'auditoire. J'ai pris un taxi, passé les contrôles de douane, acheté le Cosmo du mois, et je me suis assise à ma place de train d'un air triomphant. Il faisait beau. J'étais en vacances. Tout allait bien.
Cela allait tellement bien que d'un coup, je me suis dit: ça va merder. Panique, sueurs froides. Tout va trop bien. Cela ne peut que merder.
Et indeed.
Ca a merdé.
Ca a commencé par un message du chef de bord disant qu'on aurait un peu de retard à cause d'un feu sur une voie. Certes, cela n'arrive pas tous les jours me direz-vous, et j'aurais dû sentir le truc venir. Trois-quart d'heure plus tard, on n'était toujours pas parti, on avait déjà eu trois messages pour calmer notre impatience. Je suis allée faire un petit tour au bar et le staff avait l'air un peu désespéré. "Oh non pas encore une nuit à l'hôtel" ou bien "mais c'est l'anniversaire de ma copine ce soir". Oups. Mamouth sous cailloux.
Et voilà. Train annulé. Tous les trains de la journée aussi d'ailleurs. Et puis tant qu'on y est, tous les trains du lendemain.
Supeeeeeer.
Donc je suis rentrée chez moi, laissant derrière moi une marée humaine en pleine ébullition éructant de façon peu polie leur frustration sur le personnel de bord. A ce moment-là je remerciais encore la life parce qu'après tout, j'avais un logement, un téléphone et une connection internet. Je suis rentrée chez moi, me suis enfilée une demi-tablette de chocolat et je me suis mise à l'ouvrage.
Sauf que.
Tous les bus avaient été pris d'assault, il n'y en avait plus un seul. Plus avant dimanche. Les avions étaient assailli également, les places se faisaient rares ou en tous cas incroyablement chères. Imaginez-vous une ambiance 24H, avec le chronomètre qui défile. Tut, tit, tut, tit... et superposés à l'écran: une Bibil hargneuse au téléphone, Maman Bibil concentrée sur internet, Amaury-le-Rosbeef derrière son Gmail, et le tout en suractivité, pendant DES HEURES. C'était comme négocier avec des terroristes ("Négatif, nous ne négocions pas avec les terroristes" "Mais Mason, ils ont la fille de Bauer en otage") sur le montant d'une rançon. Tout était hors de prix. Pas de solution, j'en étais venue aux larmes, quand on s'est dit tant pis, cédons aux exigences de l'offre et de la demande. Ma petite Maman que j'aime m'a offert un billet au prix plein, demain à la première heure. Avec ce budget j'aurais pu m'acheter un petit iPod. Ou bien 50 muffins. Faites le calcul.
Oui, mais et mes bagages dans tout ça? Mes deux lourdes valises que je n'arrivais pas à porter seule? J'ai dû reshuffler le tout pour ne prendre avec moi que 20 kg, et j'ai largué le reste chez mon cousin dont un ami rentre en voiture la semaine prochaine.
"Mais c'est un caca de mastodonte ce que tu m'apportes là" m'a-t-il dit en me voyant débarquer avec la valise restante.
Sur ce vous m'excuserez mais je vais tenter de prendre cinq heures de sommeil.
Rajout utile numéro un: J'ai mon horaire d'examen. 6 examens en 9 jours, entre le 11 et le 19 juin. Mais j'ai envie d'y survivre, hein.
Rajout utile numéro deux: J'ai updaté ma wish list sur Amazon. Je ne sais pas, un jour quand vous aurez envie d'y faire un tour.

1 comment:

maman said...

je peux vous rassurer, elle est bien arrivée à Bruxelles, avec sa petite valise et est déjà repartie pour des vacances méritées.
Et c'est son anniversaire mercredi...